
Du 13 mai au 1er novembre 2026, le Musée des Arts décoratifs de Paris consacre une exposition à l’élégance souveraine de la cour de Thaïlande.
Intitulée « La mode en majesté. Haute couture et traditions à la cour de Thaïlande », cette plongée raffinée dans les garde-robes royales révèle bien plus qu’un simple vestiaire : une véritable stratégie d’influence où la mode devient un outil diplomatique.

Au cœur du parcours, une figure domine : la reine Sirikit. Dans les années 1960, celle-ci comprend très tôt l’importance de l’image dans les relations internationales. Lors de ses voyages officiels, elle choisit d’incarner une Thaïlande moderne sans renier ses racines.
Pour cela, elle s’entoure des plus grands noms de la couture parisienne, de Dior à Balmain, qui adaptent leurs créations aux exigences du protocole royal et aux spécificités des textiles thaïlandais.
Soies chatoyantes, broderies délicates, coupes impeccables : chaque tenue devient une déclaration. La silhouette occidentale se mêle aux étoffes traditionnelles, donnant naissance à un style hybride d’une élégance rare. La reine ne suit pas la mode, elle la redéfinit, en créant un langage vestimentaire capable de séduire les chancelleries du monde entier.
Mais l’exposition ne se limite pas à ces fastes. Elle met également en lumière le patrimoine textile thaïlandais, avec ses techniques ancestrales de tissage et ses codes vestimentaires stricts, dictés par le rang et les cérémonies. Ici, le vêtement n’est jamais anodin : il traduit un statut, une fonction, une histoire.
Ce dialogue entre Paris et Bangkok fascine. D’un côté, la capitale mondiale de la haute couture. De l’autre, une tradition millénaire où chaque motif a un sens. Ensemble, elles composent une partition subtile où la mode devient un pont entre les cultures.
Avec « La mode en majesté « , le Musée des Arts décoratifs offre une leçon de style… et de pouvoir. Car à la cour de Thaïlande, s’habiller n’a jamais été un détail : c’est un art, et presque une diplomatie. (Merci à Bertrand Meyer)
Régine ⋅ Actualité 2026, France, Mode, Thaïlande 20 Comments
1 avril 2026 @ 07:38
Farah à imité ceci avec les textiles, les motifs perses .Les 2 reines étaient des exemples de classe, d’ élégance ,qu’on ne peut oublier …Elles furent rarement égalées !
1 avril 2026 @ 21:28
Exact, Framboise.
Se souvenir des tenues de l’Impératrice Farah lors des fêtes de Persépolis… une subtile alchimie de l’art français et des soieries orientales…
1 avril 2026 @ 07:46
Classe, beauté, distinction
1 avril 2026 @ 08:05
Il est bien sûr question ici uniquement d’élégance …..vestimentaire de la reine Sirikit.
1 avril 2026 @ 11:37
Jean-Pierre sous entend.
Nous nous en contenterons donc, avec un soupçon de soulagement pour ma part tant m’attristent les événements d’une époque jugés à l’aune d’une autre. Mais je reste un peu sur ma faim. Supposons donc que les contrastes entre les gens de pouvoir et les démunis devaient être très très très…contrastés.
1 avril 2026 @ 11:48
Il paraît que De Gaulle était en admiration devant la reine de Thaïlande !
1 avril 2026 @ 08:16
Cette exposition est organisée en collaboration avec le Queen Sirikit Museum of Textiles (QSMT) en Thaïlande et The Sustainable Arts and Crafts Institute of Thailand (SACIT). L’exposition s’inscrit dans le cadre des célébrations du 340e anniversaire de la première relation diplomatique et du 170e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la France et la Thaïlande.
C’est en 1939 que le Siam prit le nom de Thaïlande. L’ambassade du Siam arriva le 1er septembre 1686 à Versailles. Le mobilier d’argent fut, de nouveau, sur l’estrade royale. Couverts de leurs étonnants chapeaux pointus, les ambassadeurs se prosternèrent devant le roi puis ils se retirèrent à reculons les mains jointes. Ils visitèrent le port de Brest, fortifié par Vauban en 1683. En leur souvenir, la rue principale de la ville s’appelle rue de Siam.
1 avril 2026 @ 15:06
Prévention en parle dans un poème…
1 avril 2026 @ 08:17
Napoléon III choisit la salle de bal du château de Fontainebleau pour recevoir, le 28 juin 1861, l’ambassade du roi de Siam Rama IV Mongkut cinq ans après la signature du traité d’amitié franco-siamois, le 15 août 1856.
Mérimée, après avoir ironisé sur la « gestuelle » des ambassadeurs, écrit à la comtesse de Montijo : « II y a des étoffes d’or et d’argent d’une souplesse et d’une légèreté inconcevables. Ce sont des nuages d’or. Il y a de très belles tasses émaillées en or aussi et en filigrane qui feraient honneur au plus habile ouvrier (…) L’impératrice couverte de diamants, en grand manteau de cour, était admirablement belle. » Et il décrit le costume offert à l’empereur : « un pantalon dont le bas est brodé avec de petits ornements en émail rouge et vert et une veste de brocart d’or souple comme du foulard dont les dessins, or sur or, sont merveilleux. Les boutons sont en filigrane d’or avec de petits diamants et des émeraudes. Ils ont un or rouge et un or blanc qui, mariés ensemble, sont d’un effet admirable ».
1 avril 2026 @ 15:07
Eugénie n’y était pas?
2 avril 2026 @ 17:38
Framboize 08, mais si, elle était même « couverte de diamants » !
1 avril 2026 @ 21:33
Merci,Passiflore, pour vos commentaires toujours pétris d’informations détaillées et de sources sûres…qui permettent une information objective des sujets abordés…
2 avril 2026 @ 17:36
Philippe H., merci de votre amabilité.
Il est très intéressant de consulter les archives des Missions Etrangères de Paris : « C’est à Siam [appelé Thaïlande en 1939] que débarquèrent, vers 1665, les premiers évêques de la Société des Missions Étrangères partis pour I’Extrême-Orient. Le roi Naraï s’intéressait à la présence des missionnaires français dans son royaume à une époque où la Compagnie Hollandaise des Indes Orientales bloquait les ports du Siam pour le punir de n’avoir pas observé les contrats commerciaux entre le Siam et la Compagnie Hollandaise. Il n’ignorait pas que la France était en conflit avec la Hollande […} Une suggestion fut soumise à Mgr Pallu, alors en Europe : établir des relations diplomatiques entre la France et le Siam […} Bien qu’il ait triomphé de la Hollande avec le traité de Nimègue en 1678, Louis XIV était toujours aussi hostile au commerce hollandais. Il entendait poursuivre son offensive jusqu’en Extrême-Orient où la Hollande avait des comptoirs. »
1 avril 2026 @ 13:15
C’était une jolie reine.
1 avril 2026 @ 13:48
Une excellence maintenue jusqu’ à la 2e moitié du XXe siècle….et qui nous semble à mille lieues des tenues royales actuelles . En particulier parce que la rigueur et le sens des couleurs tissus coupes ont disparu .Dès lors à quoi bon? Le revers de la mort de l’ aristocratie.
1 avril 2026 @ 17:10
Les deux premières photos invitent à voir une belle exposition.
2 avril 2026 @ 13:22
Enfin à l’époque…il y avait elle, Grace de Monaco, la Begum…et Farah , plus tard et plus court… Un raffinement chez cette femme que ses filles n’ont pas héritées . Quant à son fils…
.
2 avril 2026 @ 18:20
Particulièrement ravissante, et très élégante.
Pour moi, elle était beaucoup plus chic que Farah.
3 avril 2026 @ 12:46
Avec la grâce et la finesse des asiatiques .
8 avril 2026 @ 21:44
Si chic : la toilette, les bijoux, et …les longs gants !!