
À l’occasion du centenaire de la naissance d’Elizabeth II, le Royal Collection Trust publie un ouvrage exceptionnel : « Queen Elizabeth II: Fashion and Style », signé par Caroline de Guitaut.

Ce livre officiel, qui paraît le 26 mars 2026, ouvre pour la première fois les portes des archives vestimentaires de la souveraine et offre l’étude la plus complète jamais réalisée sur son style.

Richement illustré de plus de 400 images – croquis inédits, échantillons de tissus, photographies historiques et documents d’archives – l’ouvrage explore une collection de près de 4 000 pièces, soit la plus importante collection de vêtements conservée pour une souveraine britannique.

Il accompagne l’exposition majeure » Queen Elizabeth II: Her Life in Style », présentée à la King’s Gallery de Buckingham Palace à partir d’avril 2026.
Organisé en chapitres thématiques, le livre retrace l’évolution stylistique d’Elizabeth II depuis son enfance jusqu’à son long règne.

Les premières pages évoquent la jeune princesse découvrant la haute couture, portant dès 1937 une robe en satin et dentelle de Chantilly pour le couronnement de son père. On y observe aussi l’influence du New Look de Dior dans ses tenues de l’après-guerre, signe d’une modernité assumée.
L’ouvrage analyse ensuite la précision quasi diplomatique de ses tenues officielles : robes de jour aux couleurs vives, manteaux assortis, chapeaux sculpturaux et collier de perles, une silhouette devenue signature.
Cette “formule” visuelle, héritée en partie de Queen Mary, répondait à un impératif de visibilité autant qu’à une tradition monarchique.
Une attention particulière est portée aux grands couturiers qui ont façonné son image, notamment Norman Hartnell et Hardy Amies. Des croquis annotés révèlent l’implication personnelle de la Reine dans le choix des tissus et des couleurs. Sur un dessin destiné à la tournée de 1961 en Inde, au Pakistan et au Népal, elle note elle-même “Yellow satin”,
consciente de la portée symbolique de cette couleur dans ces pays.
Au-delà des apparats, le livre dévoile aussi une facette plus intime : vestes d’équitation, tailleurs de tweed, foulards noués sous le menton, témoins de son attachement aux chevaux et à la vie au grand air. Enfin, un chapitre consacré aux accessoires – sacs iconiques, souliers, gants, bijoux et chapeaux audacieux, parfois expérimentaux – révèle une souveraine attentive au détail et ouverte aux évolutions stylistiques.
Préfacé par Anna Wintour et enrichi de contributions de créateurs contemporains comme Christopher Kane, Erdem Moralioglu et Richard Quinn, l’ouvrage montre combien l’influence d’Elizabeth II dépasse le cadre protocolaire pour irriguer encore aujourd’hui la mode britannique. (Merci à Bertrand Meyer)
Régine ⋅ Actualité 2026, Angleterre, Expositions, Livres, Mode 24 Comments
17 février 2026 @ 12:51
Plus ou moins intéressant pour les habitués de la monarchie britannique!
Fascinant pour la nouvelle génération !
Mais, rien n’ est dit dans cet album sur le lieu mystérieux de l’immense endroit pour ranger toute la garde- robe et tous les chapeaux de la reine défunte Elizabeth II d’ Angleterre !!! OÙ ???
17 février 2026 @ 15:04
Le livre accompagnant l’exposition ne paraît que le 26 mars.
17 février 2026 @ 13:06
Ce que je sais Caroline c’est l’endroit de la garde robe de la princesse Grâce, ,(bien moins importante bien sûr) montrée en grande partie dans un documentaire : au sous sol du palais bien répertoriée sur des rails.
17 février 2026 @ 13:08
Si la reine Elizabeth fût mieux vêtue grâce à sa dernière styliste, Angela Kelly, c’est de la flagornerie de faire un livre où il y aura des tenues à oublier .
18 février 2026 @ 10:19
Le style d Elizabeth II fut totalement hideux du debut a la fin ,avec certes un peu d amelioration vers la fin …..couleurs ,matieres ,coupes , un defile d horreurs oscilant entre le vieillot et le rate et les chapeaux!!!! Ca n ote rien a sa gloire et ses merites, mais l eriger en icone du style! C est burlesque
18 février 2026 @ 12:18
Il ne faut pas le voir comme cela Sheila.
La reine a porté de très jolies robes du soir
De jolies robes de jour dans le style New look inspiré par Christian Dior pour certaines. Le mot hideux est injustifié.
En revanche, beaucoup de ses tenues ont été gâchées par d’improbables chapeaux jusqu’à une certaine époque.
Oui Angela sa styliste la conseillait bien dans ses dernières années de vieille dame, avec des chapeaux plus conformes à son allure
19 février 2026 @ 11:03
Les mérites moraux de cette reine m’échappent.Elle a fait son devoir comme mêmes les mauvais écoliers doivent faire les leurs .
18 février 2026 @ 12:41
Taisez-vous Baboula ! Je sais que comme moi vous allez vous précipiter pour acheter ce livre passionnant, et pour être sûre qu’il restera des exemplaires vous essayez d’en dégoûter les autres. Mais ça ne marche pas avec moi. Je vais guetter le facteur pour recevoir ce précieux colis.
19 février 2026 @ 11:55
Pauvre Roby ! Trop tard pour le Carnaval de cette année !
20 février 2026 @ 12:32
Pas grave, je vais un peu étudier les franfreluches de Rania et la tronche de Madame Erdogan.
17 février 2026 @ 13:10
Merci Bertrand pour cette présentation détaillée. Ce livre me fait très envie, notamment les croquis communiqués.
18 février 2026 @ 12:01
Ne nous dites pas que vous allez vous en inspirer pour vous même 😱
19 février 2026 @ 12:42
Non, juste pour le plaisir de tourner les pages.
17 février 2026 @ 14:45
Why not ?
Les croquis me plaisent.
17 février 2026 @ 17:26
Interessant à feuilleter sûrement mais il doit coûter au moins 40 EUR.
17 février 2026 @ 18:19
10 pages doivent suffire.
17 février 2026 @ 19:15
Les robes ne sont pas mal du tout. EII a eu un gouffre de goût vestimentaire aux années années 1970-1980. Avant elle était fort bien habillée. Le travail d’AK ne me plaît pas toujours (surtout les robes fleuries); elle en faisait souvent trop.
18 février 2026 @ 08:57
Caroline de Guitaut est la première femme à occuper le poste de « Surveyor of the King’s/Queen’s Works of Art » et est mariée à Édouard de Pechpeyrou-Comminges de Guitaut, membre de cette famille reconnue comme subsistante de noblesse médiévale, sur preuves de 1346.
18 février 2026 @ 12:41
Ce n’est pas parce que l’auteur a deux particules que l’ouvrage sera intéressant.
18 février 2026 @ 13:43
Son nom de jeune fille est Paybody.
19 février 2026 @ 12:59
Oulà … Epineux. Ou de bon augure .
19 février 2026 @ 11:48
Elizabeth ll portait la mode anglaise qui était différente de la splendide mode française de Christian Dior et de pierre Balmain (entre autres) , voilà tout !
Plus tard la mode devint plus internationale et elle eut des toilettes qui nous plurent davantage. Elle était assez petite (pas naine , tout de même , avec 1,62 m et de petits talons) , mince avec une taille fine à faire rêver. Il est faux de dire qu’elle n’était pas élégante
19 février 2026 @ 12:43
Dans ses premières et dernières années, la Reine était élégante ! J’ai adoré ses manteaux et chapeaux de couleurs vives, tout à fait adaptés à ses fonctions.
Elle était petite, âgée… Vous la voyez « déguiser » comme Mme Macron, avec ses talons aiguilles, ses pantalons ultra-collants, sa « perruque » ? Bien sûr que non ! Elle en imposait sans avoir besoin de se déguiser et son style était adapté à son âge !
19 février 2026 @ 13:02
Oulà … Epineux. Ou de bon augure .