Après les confitures artisanales, les bougies à l’âme californienne et les ambitions lifestyle soigneusement mises en scène, la duchesse de Sussex ajoute une nouvelle ligne à sa griffe personnelle : un marque-page en cuir.

Oui, un marque-page. Sobre. Minimaliste. Silencieux. Presque méditatif. Vendu la modique somme de 15$50.
L’objet se veut élégant, épuré, ostensiblement chic. Un rectangle de cuir, une teinte neutre, un logo discret. Rien qui ne dépasse, surtout pas l’ironie. Car il faut reconnaître à la duchesse de Sussex un sens aigu du symbole : dans un monde saturé d’images et de prises de parole, elle choisit de vendre… ce qui permet de garder sa page. Littéralement.
Le message est clair — ou du moins, soigneusement suggéré. La duchesse ne vend pas un simple accessoire : elle propose une expérience intellectuelle, une invitation à ralentir, à lire, à marquer une pause.
Le marque-page devient presque un manifeste. À défaut de tourner la page sur les polémiques, on la glisse délicatement entre deux chapitres.
Reste la question qui fâche — celle que tout le monde se pose mais que personne n’ose formuler trop fort : fallait-il vraiment un marque-page en cuir siglé Meghan Markle pour rappeler où l’on s’est arrêté ? Apparemment oui. Car ici, le cuir n’est pas un matériau, c’est une intention. Il incarne le luxe discret, l’intellectualisme doux, le lifestyle conscient… à condition, bien sûr, d’en avoir les moyens.
Les observateurs les plus taquins y verront un objet parfaitement adapté à son époque : élégant, parfaitement inutile, et terriblement commenté. Un accessoire qui ne lit pas à votre place, mais qui affirme subtilement que vous pourriez lire. Un jour. Entre deux podcasts, trois interviews et une nouvelle controverse.
En définitive, ce marque-page résume à lui seul la stratégie Sussex : transformer le moindre objet du quotidien en déclaration d’intentions. Meghan ne vend pas du cuir, elle vend du récit. Et surtout, elle rappelle une vérité essentielle : dans sa vie comme dans ses livres, elle choisit toujours soigneusement l’endroit où elle marque la page.(Merci à Bertrand Meyer)