
Parution du livre « C’était une autre Europe » de Charles Alexandre de la Tour et Taxis. Les éditions Flammarion publieront l’ouvrage le 29 janvier.
Un livre de souvenirs signé Charles-Alexandre de la Tour et Taxis. À travers ce récit personnel, l’auteur fait revivre une Europe aujourd’hui disparue, celle des grandes familles aristocratiques, des frontières poreuses et d’un art de vivre cosmopolite bouleversé par les secousses du XXème siècle.
Issu de l’une des plus anciennes lignées princières du continent, Charles-Alexandre de la Tour et Taxis déroule une mémoire intime où l’histoire collective affleure à chaque page.
L’Europe qu’il décrit est celle d’avant la standardisation et la mondialisation, un monde structuré par les liens familiaux, diplomatiques et culturels plus que par les États-nations.
Le livre alterne souvenirs personnels, portraits de figures marquantes et scènes de la vie aristocratique européenne, des châteaux d’Europe centrale aux grandes capitales culturelles. L’auteur livre un témoignage lucide sur la fin progressive d’un univers fondé sur la continuité, la transmission et le sens du devoir.
« C’était une autre Europe » s’inscrit ainsi dans la tradition des grandes mémoires européennes, à la croisée du récit historique et de la chronique familiale. Il interroge notre rapport au passé et à l’identité du vieux continent. La nostalgie est toujours ce qu’elle était.
« C’était une autre Europe. Souvenirs de ma famille », Alexandre de la Tour et Taxis, Brigitte Lantz-Sonrel, Flammarion, 2026, 448 p.
8 janvier 2026 @ 06:38
Un livre qui me rappelle celui de Jean d’Ormesson, « Au Plaisir de Dieu », la fresque d’un monde disparu…
8 janvier 2026 @ 07:16
Oui c’est pour moi l’époque du prestige de l’Europe avec une autre période qui doit plus ou moins coincider avec la Renaissance.
On le ressent dès qu’on lit des souvenirs ou biographies de membres de cette élite.
Il n’est peut-être pas bénéfique de le regretter mais qu’on ne nous fasse pas prendre des vessies pour des lanternes.
8 janvier 2026 @ 08:34
Ce doit être très intéressant, l’auteur a certainement dû s’appuyer sur des archives inédites.
De manière générale ce n’était pas le premier bouleversement majeur qui a changé la société aristocratique européenne, c’est même grâce à l’un de ces grands changements que les Tour et Taxis sont devenus princes.
D’ailleurs ils n’ont été titrés que tardivement, donc pas si anciens que cela, même si le XIXeme siècle en a fait l’une des familles les plus en vue du « Gotha ».
8 janvier 2026 @ 08:45
Prénom et patronyme italiens de l’auteur : Carlo Alessandro principe della Torre e Tasso, duca di Castel Duino.
Son grand-père Alexander, prinz von Thurn und Taxis (1881-1937), avait été naturalisé italien en 1923.
L’auteur est-il toujours de nationalité italienne ?
La co-autrice Brigitte Lantz-Sonrel est-elle parente avec son épouse Véronique Lantz ?
Rubrique de N&R concernant sa mère :
http://www.noblesseetroyautes.com/archives-eugenie-de-grece/
8 janvier 2026 @ 08:48
Un descendant d’Eugénie de Grèce que l’on voit sur la photo avec sa mère Marie Bonaparte, son père et son époux.
8 janvier 2026 @ 09:15
D’après la photo de couverture et le titre, on comprend que c’est le cousin de Tatiana Radziwill, récemment disparue?
8 janvier 2026 @ 09:50
Voilà un ouvrage qui devrait être intéressant. Je ne connais pas le prince della Torre e Tasso – je n’ai rencontré que sa dynamique épouse, Véronique née Lantz, à laquelle la co-autrice de l’ouvrage est peut-être apparentée. Avoir pour mère et grand-mère Eugénie de Grèce et Marie Bonaparte a du être à la fois très Intéressant mais aussi un peu compliqué. Un peu surprise de voir le nom du duc de Castel Duino ainsi francisé. Il est certes issu de la Maison de Thurn und Taxis mais sa branche est italienne depuis 1923. On peut imaginer que l’éditeur a espéré élargir le lectorat potentiel. J’aimerais bien lire ici un article sur Carlo Alessandro et Véronique della Torre e Tasso mais aussi sur leurs trois enfants. Le château de Duino, charmant et pittoresque, est à visiter avant ou après Trieste qui se trouve non loin.
8 janvier 2026 @ 10:08
Qui saura me dire qui figure en couverture du livre ?
Une autre Europe, certes, d’une certaine société mais pas de toute la société, néanmoins sûrement très intéressant à lire .
L’art de vivre cosmopolite, juste pour les happy few.
8 janvier 2026 @ 10:16
Pourquoi de la Tour et Taxis et non pas Tour et Taxis?
Il a vendu à Drouot en début d’année quelques objets provenant de la collection de ses grands parents Grèce – Bonaparte. J’ai acheté des vues d’Amlienborg.
8 janvier 2026 @ 10:39
Un livre sûrement très intéressant. L’auteur (qui pourrait être son arrière-petit-fils – à vérifier auprès de Ludovina) parle probablement de Marie de La Tour et Taxis ?
En décembre 1909, le poète Rainer Maria Rilke (1875-1926) reçut la lettre d’une admiratrice qui souhaitait le rencontrer : c’était la princesse Marie de La Tour et Taxis (née Hohenlohe-Waldenburg-Schillingsfürst, 1855-1934). Ils se virent, d’abord, chez Anna de Noailles à Paris, puis la princesse l’invita dans son château de Duino, sur les bords de l’Adriatique. Il avait 35 ans, elle, 55. Elle disposait d’une immense fortune et devint son mécène jusqu’en 1920.
Marie de Tour et Taxis a écrit dans ses « Souvenirs sur Rainer Maria Rilke » : « Une grande tristesse le submergeait… Un jour, il reçut, de bonne heure, une ennuyeuse lettre d’affaires. Il voulut l’expédier rapidement. Dehors, la bora soufflait avec violence, mais le soleil brillait, la mer était d’un bleu lumineux comme couvert de fils d’argent. Rilke descendit vers les bastions […] reliés au château par un étroit sentier. Les rochers tombent ici à pic, sur 200 pieds de profondeur, jusqu’à la mer. Rilke montait et descendait, plongé dans ses pensées… Tout à coup, au milieu de ses songeries, il s’arrêta… car il avait l’impression que, dans le grondement de la tempête, une voix lui criait : « Qui donc dans les ordres des anges m’entendrait si je criais ? »… L’oreille tendue, il s’arrêta. « Qu’est-ce que c’est ? », chuchota-t-il à mi-voix… »Qu’est-ce qui vient ? » Il prit son carnet […] Le soir, toute l’élégie était écrite. »
Lorsque les dix Elegies parurent, en 1922, Rilke inscrivit dans son titre le nom du château de Duino en hommage à la princesse de La Tour et Taxis.
8 janvier 2026 @ 11:07
Voilà un ouvrage pour se replonger dans l’histoire et oublier, le temps d’une lecture, le « désastre » de notre actualité. Sans être nostalgique j’avoue que notre monde me désole.