
La princesse Frederike, Sophie, Dorothée, Wilhelmine de Bavière, née le 27 janvier 1805 à Munich, était la fille de Maximilien Ier Joseph, roi de Bavière et de Caroline, Frederike, Wilhelmine, princesse de Bade. Le roi de Bavière, duc des Deux-Ponts-Birkenfeld, issu d’une branche cadette de la Maison de Bavière, dut sa couronne royale à deux circonstances exceptionnelles : l’absence de descendance mâle directe dans la ligne aînée de l’Electeur et duc de Bavière et à l’érection du duché de Bavière en royaume en 1806 grâce à Napoléon.

La fratrie de la princesse Sophie se composait de Louis (1786-1868), Augusta-Amélie (1788-1851), Caroline-Auguste (1792-1873), Charles-Théodore (1795-1875), comme issus de la première union de son père avec la princesse Wilhelmine de Hesse-Darmstadt (1765-1796) et de Maximilian (1800-1803), Elisabeth (1801-1873) et sa jumelle Amélie (1801-1877), Marie (1805-1877), jumelle de Sophie et Ludovika (1808-1892) et Maximilaine (1810-1821) issus comme elle de la seconde union.
Elevée dans une famille francophile et bonapartiste, la princesse Sophie parlait parfaitement le français et admirait Napoléon et les gloires de l’Empire. Sa soeur Augusta avait épousé sur ordre le prince Eugène de Beauharnais, beau-fils de Napoléon et connaissait avec lui un bonheur partagé. Le couple vécut d’ailleurs à Munich à la chute de l’Empire, le prince étant unanimement aimé et respecté tant par la famille royale que par le peuple.
Sophie fut une enfant intelligence et espiègle, faisant la joie de toute sa famille. Comme pour beaucoup de princesses, son destin fit scellé par les autres. Le Congrès de Vienne, en 1814, décida qu’elle devait épouser l’archiduc François-Charles, deuxième fils de l’empereur François Ier d’Autriche, appelé à monter sur le trône en raison de la débilité du fils aîné, l’archiduc Ferdinand.


A la vue du portrait de son futur époux et après l’avoir rencontré, Sophie pleura trois jours dans sa chambre. Il était loin de représenter l’idéal pour une jeune fille romanqtiue comme elle. Sa mère lui ayant fait comprendre qu’elle n’avait pas le choix, Sophie décida d’accepter son sort et le mari qu’on lui destinait et d' »être heureuse malgré tout« . Le 4 novembre 1824, elle épousait François-Charles en la Chapelle des Augustins à Vienne.

Elle retrouva à la Cour sa soeur, Caroline-Augusta, quatrième épouse de l’empereur François, qui devenait ainsi sa belle-mère. Mais les qualités personnelles de Sophie firent d’elle en réalité la Première Dame de la Cour, position que sa soeur ne lui contesta pas et que ne contesta pas non plus plus tard l’épouse de Ferdinand, la princesse puis impératrice Maria-Anna de Savoie. Elle y rencontra celui qu’on appelait « le délicieux Reischstadt », le fils de Napoléon et de Marie Louise. La position ambigüe à la Cour du jeune duc ne l’empêchait pas de jouir de l’affection de son grand-père l’empereur et de toute sa famille Habsbourg qui chérissait l’enfant au destin malheureux.

La romantique Sophie, sans doute émue par la situation du neveu de son mari, peut-être touchée par la beauté du jeune homme, eût avec lui une idylle platonique. La mort du jeune homme le 22 juillet 1832 laissa Sophie, alors enceinte de son deuxième enfant, le futur Maximilien du Mexique, complètement effondrée. Elle l’avait soutenu dans les derniers mois de sa vie et avait communié avec lui lorsqu’il reçut les derniers sacrements. son chagrin fit dire à certains que l’enfant qu’elle portait était du duc de Reischstadt, hypothèse fantaisiste quand on connaît la personnalité de Sophie, trop consciente de sa position et de ses devoirs et la promiscuité dans laquelle vivait la famille impériale. Leur relation au vu et au su de tous, fut d’ailleurs parfaitement admise par le mari de Sophie, François-Charles et par l’ensemble de la famille.

A la mort de l’empereur François Ier en 1835, le Chancelier Metternich imposa de ne pas modifier l’ordre successoral, contrairement à la volonté de l’empereur et permit l’accession au trône de l’archiduc Ferdinand (1793-1875), incapable de régner. Le Chancelier conservait ainsi la haute main sur la politique de l’Autriche et de l’Europe. L’archiduchesse Sophie n’approuva pas cette décision qui privait son mari, à peine plus capable que son frère, du trône et ne lui permettait pas à elle de jouer le rôle politique qu’elle envisageait. En effet, la jeune femme romantique, mère de cinq enfants : François-Joséph né en 1830, Maximilien né en 1832, Charles-Louis né en 1833, Marie Caroline née en 1835 et décédée en 1840 et enfin Louis-Victor né en 1842, avait laissé la place à la femme politique.

Considérée selon les critères de l’époque comme une très belle femme -son frère le roi Louis Ier de Bavière mit son portrait dans sa Galerie des cent plus belles femmes de l’Europe- elle dut se contenter d’être officieusement la Première Dame de l’Empire, tenant le salon le plus brillant de Vienne et tant d’autres, admirée de tous. Johan Strauss lui dédia une valse. Vienne et l’Europe se pressaient aux portres de son salon. On donna son nom à une salle de bal la « Sophiensaal » ainsi qu’à un établissement de bains.

Le « printemps des peuples » en 1848 emporta ce monde né du Congrès de Vienne et avec lui le Chancelier Metternich. Il risquait aussi d’emporter la monarchie des Habsbourg. L’archiduchesse Sophie ne l’entendait pas ainsi. Elle s’était mariée par devoir, il était aussi de son devoir de sauver sa nouvelle famille. Les trois premières dames de l’empire, l’impératrice douairière, Caroline-Augusta, sa soeur et belle-mère; l’impératrice Maria Anna, sa belle-soeur et Sophie elle-même décidèrent -ce fut « le complot des dames » – que l’empereur Ferdinand devait abdiquer et l’archiduc François-Charles à sa suite renoncer au trône en faveur de son fils François-Joseph, âgé de dix-huit ans.

L’archiduchesse Sophie renonçait donc à être impératrice au profit de son fils car elle avait conscience que la Monarchie des Habsbourg avait besoin d’un sang jeune. Il n’était bien sûr pas question qu’elle renonçât à jouer un rôle. Par son caractère et sa fermeté, et avec l’appui de l’Eglise, elle assit les débuts du règne de son fils aîné sur un régime absolutiste et autoritaire.
Bien que quatre de ses soeurs fussent souveraines, Amélie et Marie toutes deux successivement reines de Saxe et Elisabeth reine de Prusse, Carolina-Augusta impératrice d’Autriche et que son neveu Maximilien fut roi de Bavière, Sophie était la véritable tête de la famille. Les Viennois l’appelaient d’ailleurs avec affection « Unsere Kaiserin »notre impératrice.
La dynastie à nouveau assise, il convenait à l’empereur de perpétuer la descendance. Sophie décida donc que François-Joseph devait épouser une princesse non pas de son choix à lui, amoureux d’une de ses cousines Habsourg, Elisabeth de la branche palatine de Hongrie mais de son choix à elle dans la Maison de Bavière. Et elle choisit sa nièce la belle et sage Hélène, fille du duc Max en Bavière et de la duchesse Ludovica. Mais François-Joseph tomba éperdument amoureux de l’autre soeur, Elisabeth. Bien que contrariée dans son projet, Sophie n’en accepta pas moins Elisabeth de bon coeur et fut disposée à l’aimer.
L’incompréhension qui se révéla tout de suite entre les deux femmes rendit la vie familiale intenable à François-Joseph obligé de choisir en permanence entre sa mère qu’il admirait et sa femme qu’il adorait. L’histoire des rapports entre les deux femmes est bien connue. L’archiduchesse Sophie n’était pas la méchante et tyrannique belle-mère présentée parfois. Elle voulait la grandeur de l’Autriche et de sa Maison souveraine. Bien que manquant de tact et de patience envers sa belle-fille qui se montrait fantasque et incapable de remplir correctement les devoirs de sa charge, elle fut une excellente mère pour ses quatre fils et une excellente garnd-mère, proche de tous ses petits-enfants.
L’archiduchesse Sophie ne comprenait pas que sa belle-fille préférat sa vie privée à sa vie officielle. Elle ne comprenait pas non plus ses longues absences, dont elle, Sophie portait une part de responsabilité. Femme du siècle passé, elle ne pouvait comprendre Elisabeth, femme su siècle futur qui considérait la monarchie comme anachronique mais dont elle vivait fastueusement et avec fort peu de contraintes.

Sophie conserva son influence politique sur son fils jusqu’à la succession de défaites en Italie, face à la France et au Piémont, avec la bataille de Solférino, puis en Bohême face à la Prusse à Sadowa, qui impliquaient le retrait de l’Autriche d’Italie et d’Allemagne. Elles lui firent comprendre que son temps était passé.

Deux événements majeurs atteignirent Sophie au plus profond d’elle-même, en 1867, la signature du compromis austro-hongrois mettant la Hongrie qu’elle n’aimait pas beaucoup à parité avec l’Autriche, perçu comme une victoire de l’impératrice Elisabeth et surtout la mort de l’empereur Maximilien, son fils préféré au Mexique. Elle refusa de recevoir l’empereur Napoléon III et l’impératrice Eugénie en visite officielle en Autriche à l’été 1867. Elle les jugeait avec raison responsables de l’aventure mexicaine.
L’archiduchesse Sophie ne fut dès lors qu’une bonne grand-mère. Parmi ses petits-enfants, Giselle, Marie-Valérie, François-Ferdinand, Otto et Ferdinand, Rodolphe , l’espoir de la dynastie fut son préféré. Ferdinand par suite d’un mariage inégal, fut exclu de la famille, Gisèle et Marie Valérie mariées l’une en Bavière avec un cousin Wittelsbach et l’autre en Autriche avec un cousin Habsbourg-Toscane, Otto marié avec une princesse de Saxe, eurent une descendance prolifique et dynaste tant en Autriche qu’en Bavière.
L’archiduchesse Sophie mourut à Vienne le 28 mai 1872. Sa belle-fille Elisabeth l’accompagna dans ses derniers moments. Nul ne sait ce qu’elles se dirent mais Elisabeth en sortit apaisée. Son époux François Charles mourut en 1878. Ils avaient formé malgré leurs différences de caractère et d’intelligence un bon couple.
En conclusion, il est possible de dire que l’archiduchesse Sophie fut loin d’être la caricature autoritaire dont on se souvient par films interposés. Femme de devoir-elle avait accepté son mariage avec résignation en se promettant d’être heureuse malgré tout- elle avait renoncé au titre impérial pour la sauvegarde de la dynastie Habsourg-Lorraine- elle était également une femme politique dont les idées conservatrices, liées à la supranationalité de la Maison d’Autriche, ne convenaient plus en une période où la souveraineté nationale devenait nouvelle source de pouvoir. Sophie ne pouvait pas comprendre -elle dont le mariage avait été arrangé au Congrès de Vienne- que l’Europe de la Sainte Alliance avait vécu.
Il est intéressant de voir la parenté immédiate de celle qui fut au coeur de ce que l’on appelerait aujourd’hui un « network royal ». Fille de roi, elle fut également belle-fille d’empereur, nièce d’une impératrice consort, de deux reines consorts, d’un grand-duc souverain et d’une grande-duchesse souveraine consort; soeur d’un roi, d’une impératrice consort et de trois reines consorts; belle-soeur d’un empereur et d’une impératrice consort; mère de deux empereurs; tante de trois rois, deux impératrices consorts, d’un roi consort et de deux reines consorts, d’une grand duchesse souveraien consort; cousine germaine d’une impératrice consort, d’un grand-duc souverain, d’une grande-duchesse souveraine consort. (Merci beaucoup à Cosmo pour cet article, ses recherches et les illustrations)
Pierre-Yves
16 juin 2011 @ 15:10
Très intéressante évocation, merci infiniment à Cosmo.
Je comprends que ceux qui basaient leur connaissance de cette archiduchesse que la série des Sissi soient étonnés. En même temps, nul besoin d’être historien pour se rendre compte que la vérité des caractères y a été édulcorée sans vergogne pour complaire à tous les publics et qu’ on ne peut en rien se fier à ce genre de films.
Ceci étant, il est frappant de constater que le combat entre devoir et aspirations personnelles tel que l’incarnèrent Sophie et Elisabeth préfigure les débats que nous avons sur le site à propos des royaux d’aujourd’hui.
cosmo
17 juin 2011 @ 10:48
Je ne sais pas mais je vais vérifier!
Tofu.007
16 juin 2011 @ 15:33
Ok je ne serai pas originale dans mes commentaires mais quoi dire de plus que:
BRAVO et MERCI pour votre reportage et merci pour le portrait de l`Archiduchesse Sophie,femme de tête.
jam
16 juin 2011 @ 15:39
Il me semble que l’unique fille de l’archiduchesse Sophie s’appellait maria-Anna et non Marie-Caroline….
Patricia C
16 juin 2011 @ 15:50
QUel travail et reportage passionnant. Je vous félicite, Cosmo, pour la maîtrise du sujet. Je vous suis reconnaissante de m’avoir, ici, « refait » le portrait de l’archiducheesse Sophie, qui, comme vous le dites, souffre d’une très mauvaise image du fait des films successifs et de la très bonne image de l’impératrice Elisabeth. Il serait intéressant de connaître les propos échangés entre elles dans les derniers moments de l’archiduchesse. Félicitations pour votre article et Merci.
Caroline
16 juin 2011 @ 17:26
A Cosmo,sachant deja un peu d’histoire sur la belle-mere[ou la tante]de Sissi d’Autriche,l’heroine preferee de ma belle-fille italo-autrichienne,je vous felicite pour la belle redaction de votre article sur Sophie de Baviere! Puis-je oser vous demander si vous avez un peu copie un article analogue chez Google?lool! Si vous voulez bien connaitre les sentiments de Sophie de Baviere,je vous conseille de lire dans http://www.dialogus2.org/AUT2/votrefamille.htlm/ !Bonne lecture!
Caroline
16 juin 2011 @ 17:31
Suite a Cosmo,je viens de verifier si ce lien marche! Helas,ca n’a pas marche! Alors,il faut taper vous-meme ce lien par Google!Desolee!
Yannick
16 juin 2011 @ 23:11
C’est html et non htlm qu’il faut mettre à la fin ;)
marie-françois
16 juin 2011 @ 19:08
merci Cosmo pour ce reportage
Il ne faut pas trop critiquer les films sur Sissi car ce sont eux qui ont popularisé l’archiduchesse Sophie, par forécement d’une maniere caricaturale.
cosmo
17 juin 2011 @ 11:01
Marie-François,
Je suis d’accord avec vous. Outre le fait d’avoir popularisé – de façon négative – l’archiduchesse Sophie, en ne montrant qu’un aspect de sa vie, celui de ses rapports avec Elisabeth, l’ensemble des évènements relatés est juste. Ils ne sont pas mis dans la bonne chronologie mais il réflètent globalement la vérité historique.
Il ne faut donc pas bouder ces trois films, qui ont su redonner vie à François-Joseph, Sissi et Sophie, plus les autres.
Il est vrai que l’on ne comprend pas bien pourquoi l’Archiduc François-Charles est un père non régnant. Je pense que ce fait devait être clair pour les Autrichiens à qui ce film était destiné en premier. Et les acteurs sont de tout premier ordre.
Alors n’ayons pas honte, et aimons les trois « Sissi » sans complexe.
Cordialement
Cosmo
Blouin Andrée
16 juin 2011 @ 19:26
Merci vraiment pour ce beau document et les photos qui l’accompagnent; je connaissais Sophie l’amie de l’Aiglon dont j’étais amoureuse à 12 ans et je l’enviais de l’avoir côtoyé jusqu’à sa fin, mais je ne savais absolument pas qu’elle était devenue la belle-mère de Sissi. Je suis heureuse d’en avoir tant appris sur elle aujourd’hui, encore merci.
Nemausus
16 juin 2011 @ 19:35
je n’avais jusqu’à présent qu’une vision caricaturale de l’archiduchesse à travers les films de Sissi… même si je me doutais que le trait était un peu trop accentué pour montrer une Sissi-Romy persécutée par une belle-mère acariatre…cela me donne envie de lire une biographie de cette princesse….
cosmo
17 juin 2011 @ 11:04
Nemausus,
Il n’y avait aucun désir de persécution de la part de l’Archiduchesse Sophie. Il y avait entre les deux femmes une incompatibilité difficile à comprendre.
Cela dit, une fois sa belle-mère disparue, Elisabeth n’en a pas moins continuer ses errances et ses extravagances. Sophie n’était sans doute pas la cause de tous ses troubles.
Cordialement
Cosmo
palatine
17 juin 2011 @ 13:23
Sophie avait vu juste en preferant Helene à Sissi. Tous les historiens le disent et meme les Habsbourg. Comme quoi les mariages d’amour ne sont pas toujours des réussites. Moi ce que j’ai admiré dans le couple imperial, c’est l’infinie patience de François Joseph pour les extravagances et les errances, comme vous dites tres justement, de sa chère moitié. Et il payait tout cela.
Sissi voulait vivre à sa façon, mais en grand style, et sans compter. C’est beau l’indépendance et les voyages quand c’est financé par quelqu’un qui reste fidele au poste, se lève tous les jours vers 5 h du matin pour travailler pour le bien de son pays.
François Joseph a fait le mauvais choix, mais il a assumé ce choix jusqu’au bout, et j’admire cela.
corentine
16 juin 2011 @ 19:42
l’archiduc Franz-Karl et la princesse Sophie de Bavière se sont mariés en 1824 et ont eu 6 enfants :
-Franz-Joseph, Karl né le 18/8/1830
-Maximilien, Ferdinand, Joseph né le 6/7/1832
-Karl-Ludwig, Joseph, Maria né le 30/7/1833
-Maria-Anna, Carolina, Pia née le 27/10/1835 et décédée en février 1840
-un garçon non nommé, né et décédé le 24/10/1840
-Ludwig-Viktor, Joseph, Anton né le 15/5/1842
l’archiduchesse Sophie etait grand-mère de 10 petits-enfants : Sophie, Gisèle, Rodolphe et Marie-Valérie, les enfants de l’empereur; et Franz-Ferdinand, Otto, Ferdinand, Margarete, Maria-Annunciade et Elisabeth, les enfants de l’archiduc Charles-Louis
Wendy
16 juin 2011 @ 19:53
Mille mercis à vous Cosmo, pour cet article qui réhabilite enfin la « méchante belle-mère » de Sissi!
Jusqu’à présent, seule l’interprétation (par Stépahne Audran) de cette remarquable archiduchesse dans « Sissi » avec Arielle Dombasle, donnait enfin, même si peu développée, une autre vision de l’archiduchesse Sophie. On la voyait notamment signaler à sa belle-fille le mécontentement des Tchèques et autres minorités de l’Empire face au traitement de faveur accordé aux Hongrois. Et face à Sophie sur son lit de mort, Sissi comprenait enfin le drame qu’avait vécu sa belle-mère: elle aussi avait un coeur qui avait souffert !
cosmo
17 juin 2011 @ 11:09
Wendy,
Merci de signaler cette version qui donne une meilleure idée de l’Archiduchesse Sophie.
Mais en ce qui concerne Mademoiselle Dombasle, elle est à mes yeux la pire des interprêtes de ce rôle. Le film présente des aspects invraisembables voire ridicules. Elisabeth n’a jamais consulté de psychiâtres, l’Archiduc Rodolphe est outré dans ses manières et dans son langage.
Un film destiné à satisfaire uniquement l’égo de Melle Dombasle qui, paraît-il, rêvait d’être un jour Sissi à l’écran!
Bref, un ratage total pour moi,
Cordialement
Cosmo
palatine
17 juin 2011 @ 13:14
j’ai vu ce navet, c’était lamentable. Invraisemblable du debut à la fin. Mais ce n’est pas le seul. Je pense à un telefilm où l’on voyait Anne d’Autriche telle une bete de sexe dans les bras de Mazarin.
*GUSTAVE
18 juin 2011 @ 00:20
Aussi bête qu’un vieil opéra pompier de Verdi, Giovanna d’Arco (1845) dans lequel il y a un duo d’amour entre La Pucelle et le roi Charles VII! Dans la scène finale, Jeanne meurt et s’élève vers le paradis.
palatine
18 juin 2011 @ 10:13
un duo d’amour entre la Pucelle et le roi ? Charmant !
cecil
18 juin 2011 @ 14:02
Alexandre Dumas, ou Shakespeare se sont chargé de déformer l’Histoire, bien avant les téléastes du XXe siècle.
Tatami
16 juin 2011 @ 20:59
Excellent article, bien écrit et passionnant ! merci à l’auteur !
Je voulais aussi dire que j’aimais beaucoup l’actrice Vilma Degischer (pardon pour l’orthographe) qui a incarné l’archiduchesse Sophie dans la trilogie (nunuche comme l’a dit quelqu’un ci-avant) de Sissi.
Femme d’une beauté altière qui aurait pu camper une grande d’Espagne ou l’impératrice Eugénie…
shandila
16 juin 2011 @ 23:04
Mon commentaire, hélas, n’a rien d’original, mais je ne résiste pas au plaisir de vous adresser à mon tour mes remerciements Cosmo.
Cet article est vraiment intéressant, d’une écriture parfaite, et agrémenté de belles photos. Un travail d’une grande qualité.
Merci d’avoir rendu justice à l’archiduchesse Sophie, bien loin du portrait présenté dans les « SISSI ».J’ai eu ma période SISSI, dans mes très jeunes années, je l’avoue sans honte, mais avec le recul, je réalise combien ce genre de film peut nuire à la réalité historique.
cosmo
17 juin 2011 @ 11:18
Shandila,
Voyez mon commentaire plus haut!
Les films ne sont pas faux. Ils n’ont montré qu’un aspect des choses en étant à la gloire de l’Impératrice Elisabeth.
Ils ont beaucoup contribué à sa légende.
Alors regardez les à nouveau sans sévérité et surtout sans bouder votre plaisir.
Cordialement
Cosmo
Palatine
17 juin 2011 @ 00:00
L’empereur François remercia avec humilité Sophie d’avoir accepté de lier son sort avec son fils, un homme au bord de la débilité, d’apres ce que j’ai compris. Le fiancé déplaisait … souverainement à Sophie qui pourtant fit son devoir. Mais ce que je ne comprends pas ce sont les 6 enfants. Elle aurait pu au bout de 2 enfants males arreter sa carriere de genitrice imperiale.
cosmo
17 juin 2011 @ 11:13
Chère Palatine,
C’était l’époque. Il eut été inconcevable que Sophie se refusât à son mari et encore plus de prendre les précautions que nous connaissons. N’oubliez pas qu’ils étaient tous de grand catholiques!
Alors comme beaucoup de femmes du peuple, bourgeoises ou princesses, elle a eu le nombre d’enfants que la nature, ou Dieu, lui a envoyés.
Amicalement
Cosmo
palatine
17 juin 2011 @ 19:18
hum, l’expression « devoir conjugal » prend ici tout son sens.
Harald
17 juin 2011 @ 01:24
Très beau Portrait.Merci beaucoup.
H.
Lil
17 juin 2011 @ 10:10
Merci Cosmo,
Votre article est passionnant.
Comme beaucoup d’internautes j’avais une idée faussée de l’Archiduchesse Sophie!
Merci à vous et à Régine
lorraine
17 juin 2011 @ 12:03
Je suis d’accord avec Actarus. Dans les films d’Ernst Marischka, seule la comédienne qui incarnait l’archiduchesse Sophie (Wilma Degisher) était remarquable.
radegonde
17 juin 2011 @ 15:33
Existe t-il une biographie sur l’archiduchesse Sophie ??
palatine
17 juin 2011 @ 19:21
il y en a une en préparation.
cosmo
18 juin 2011 @ 01:17
Il y en a une en préparation.
Audouin
18 juin 2011 @ 11:51
De qui? De vous, cher Cosmo?
Audouin
cosmo
19 juin 2011 @ 10:17
Un talent de devination, Cher Audoin?
marie-françois
19 juin 2011 @ 19:25
bravo, cher Cosmo !
Audouin
19 juin 2011 @ 23:59
La « devination », je ne sais pas ce que c’est, cher Cosmo…Quant à la divination dont vous vouliez très probablement parler si une faute de frappe ne s’était malencontreusement glissée dans le mot en question, c’est un art occulte que je ne possède, hélas, pas encore…
A vous lire.
Audouin
cosmo
20 juin 2011 @ 09:30
Cher Audoin,
Mon clavier a du confondre divin et devinette. Merci pour la rectification.
Je pense que sans posséder d’art occulte, vous avez un sens certain de la déduction.
Cordialement
Cosmo
Christine Snoeckx
13 juillet 2011 @ 20:30
merci pour cet article qui réhabilite l’archiduchesse Sophie. Quand j’ai vu les films Sissi j’ai été fascinée par cette femme et j’ai voulu en savoir plus sur elle. Malheureusement avant internet il était difficile de trouver. Dans le livre de Dorothy Gies McGuigan qui s’appelle Les Habsbourg j’avais pu découvrir sa vie mais de façon assez peu développée. Cette année j’ai découvert sa biographie mais ce livre n’existe qu’en allemand. Sophie die heimlische Kaiserin de Gerd Holler.
C’est passionnant on découvre les lettres que Sophie écrivait à sa mère dans lesquelles elle livre ses sentiments.merci de me donner des info sur la publication de son journal prévue en 2012
marie-françois
17 juin 2011 @ 19:08
A propos des Habsbourg, comment va l’archiduc Otto ?
Audouin
18 juin 2011 @ 12:06
L’archiduc Otto d’Autriche aura 99 ans le 20 novembre. Il n’est pas apparu en public depuis les obsèques de son épouse Regina auxquelles d’aileurs il n’assista pas…
Audouin
cosmo
19 juin 2011 @ 10:25
L’Archiduc Otto ne se porte pas vraiment bien. Selon un de ses fils, l’archiduc Georg, ses enfants se relient auprès de lui, chacun son tour pour lui tenir compagnie. Il conserve bien sûr toute sa tête mais doit assumer son âge et ses faiblesses physiques.
Bien à Vous
shandila
17 juin 2011 @ 23:22
Cosmo,
Je ne renie pas mon attrait pour les « SISSI », il m’a permis de m’intéresser à l’impératrice d’Autriche (son vrai portrait), et oui ils représentent une aimable distraction mais présentent une vision trop manchéenne de la famille impériale.
Palatine, je partage tout à fait vos avis – le commentaire où vous évoquer la princesse Hélène, et l’autre mentionnant A. DOMBASLE. Je n’ai rien contre elle, j’apprécie la cantatrice, mais si l’actrice pouvait renoncer à tourner !
patricio
18 juin 2011 @ 12:38
bravo pour ce superbe portrait
amities
patricio
(j’ espere que ce comm sera lisible car le precedent n’y ait pas)
Myriam
19 juin 2011 @ 15:23
Pour GUSTAVE, 16 juin.
Ce n’est pas LA Schneider mais Romy.
Et moi je la trouvais super, j’ai toujours aimé cette actrice et beaucoup regretté sa mort tragique.
J’ai adoré les « Sissi » mais effectivement quand on connait la réalité, on tombe de haut.
palatine
19 juin 2011 @ 16:29
Myriam, Gustave est un grand amateur d’opera. Il dit « la » Schneider comme il dirait « la » Callas.
Pour lui ces dames sont toutes des divas, ou plutot des « dive » .
jade
8 janvier 2017 @ 22:41
merci pour ce beau documentaire sur Sophie, c’est un très grand plaisir de vous lire.
puiselet77
11 juin 2023 @ 14:30
biographie sophie de hasbourg de jean paul BLED et aussi SISSI ses fres et soeurs den erika BESTENREINER