Voici la carte postale de Neufchâteau dans les Vosges par Guizmo. “C’est sur la rive droite de la Meusela que se situe la ville de Neufchâteau qui fut autrefois protégée par un château ducal. On compte plusieurs édifices datant du 16ème et 18ème siècle ainsi que deux églises.

Celle de Saint-Christophe abrite un chef d’œuvre unique en Europe : la chapelle Wiriot au voûtement aérien, doté de nervures à clefs pendantes.

La place Jeanne d’Arc, anciennement place du Marché et Place Royale, est le coeur historique de la cité.

Construite sur une forte déclivité à proximité du site de l’ancien château ducal dominant la ville, l’église Saint Nicolas succède à un édifice primitif de la fin du XIème ou du début du XIIème siècle. La crypte, appelée localement église-basse, ainsi que le gros-oeuvre du transept, de l’église-haute, placé très à l’ouest sans doute pour des raisons topographiques, sont de la fin du XIIème siècle.

La nef de l’église-haute date en grande partie du XIIIème siècle mais son plan originel en croix latine a été altéré par l’adjonction de nombreuses chapelles, élevées de part et d’autre à l’initiative de riches familles, principalement au XVème et XVIème siècle. Les choeurs de la crypte et de l’église-haute ont été reconstruits en 1703-1704 dans le style gothiqu

L’hôtel d’Houdreville est un ancien hôtel particulier. Il fût reconstruit de 1578 à 1594, dont subsiste les caves du 15ème siècle de l’édifice primitif, par un riche marchand de grains nommé Jean Mengin de Houdreville.
L’Escalier ainsi que la façade principale de l’Hôtel sont richement décorés : entrelacs, corbeilles de fruits, décor végétal, pilastre. L’exubérance des décors sculptés est une volonté de l’élite bourgeoise de l’époque : afficher sa richesse, son goût pour l’art et sa culture raffinée. Cet hôtel particulier est racheté par la ville en 1803.

L’escalier Renaissance fût reconstruit au milieu du 16ème siècle, et sa récente restauration en 2014, lui a redonné son élévation et son accessibilité jusqu’à la salle de fonction de tour de guet. L’Escalier de l’Hôtel de Houdreville, un des 100 escaliers Renaissance à volées droites à plafonds décorés en France est assurément le plus intéressant de Lorraine, par la beauté et la signification symbolique de son exceptionnel décor sculpté.


Les caves médiévales du 15ème siècle séparées par deux arcs brisés portés par un pilier sont voûtées d’ogives. Ces dernières retombent sur des culots ainsi que sur des piliers carrés ou des colonnes à chapiteau feuillagé.

Le Salon d’Honneur avec sa cheminée où l’arête inférieure chantournée du linteau est décorée de fines coquilles de style rocaille. Le Bureau de Monsieur le Maire où sa cheminée qui date vraisemblablement du milieu du 18ème siècle est représentative des oeuvres contemporaines néocastriennes .

La Maison des Goncourt. Cet hôtel particulier fût reconstruit dans la seconde moitié du XVIIIème siècle. L’hôtel doit son nom à l’un de ses propriétaires, Pierre-Antoine-Victor Huot de Goncourt, ancien capitaine d’artillerie et oncle des écrivains Jules et Edmond de Goncourt, qui l’acheta en 1816. De l’édifice qui l’a précédé, il ne subsiste que les caves de la fin du XVème ou du XVIème siècle, sous le corps principal.

L’Hotel Collenel est un vaste hôtel particulierqui présente ses deux époques de construction, au XVIè et au XVIIIème siècle : la maison entre cour et jardin a été construite par le baron de Bourlémont en 1537; il en subsiste cheminée, fenêtres et poutres d’origine. Après les ravages de la Guerre de Trente Ans, l’hôtel sur rue est reconstruit au début du XVIIIème siècle (1704, pour l’escalier hors-oeuvre), puis orné en 1748 de boiseries et de sa porte mouvementale à décor animalier, par des membres de la famille Collenel, anoblie en 1702. Vendu comme bien national, il n’a subi depuis la Révolution que des aménagements de confort.

L’ancien hôpital Saint-Jean de Jérusalem, aujourd’hui résidence du sous-préfet, est une des plus anciennes fondations hospitalières de la ville. Bien que ses origines demeurent obscures, les textes en font mention pour la première fois en 1292, date à laquelle il dépend de la commanderie des templiers de Robécourt. Sans doute reconstruit, au moins en partie, au XVIe siècle, comme en témoignent les caves qui subsistent sous le corps principal, il fait l’objet d’importants remaniements au XVIIIe siècle (peut-être en 1743) à l’initiative du supérieur (appelé commandeur) d’Hénin Liétard. C’est sans doute de cette époque que datent l’aile gauche et son décor intérieur. L’hôpital est vendu comme bien national en 1793. Après disparition de la chapelle en 1803, l’aile gauche est fortement remaniée. En 1823, le département achète les bâtiments pour y installer la sous-préfecture. Le corps principal fait l’objet d’importants travaux de réfection de 1859 à 1865.

Ne quittez pas Neufchateau sans avoir visité le Musée des Poupées. Michèle Raoult a ouvert en 2000 un musée dédié à sa passion : la poupée. Aujourd’hui, son époux a repris l’activité : ce sont des centaines de pièces de sa collection et une véritable plongée dans la vie d’antan à travers 63 vitrines qui vous attendent. Reconstitution d’un salon des années 1870, le moment du goûter en 1914, vitrine consacrée à l’école d’Art nouveau de Nancy, une salle de classe typique mais aussi des événements religieux comme la communion. Un véritable retour dans le temps de nos jour à 1850. Une belle découverte de la région au travers des différentes poupées et de leur habillement.”