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Vers 1630, la comtesse de Soissons occupe une résidence qualifiée alors de « très belle maison ». Elle subit ensuite des agrandissements et plusieurs pavillons sont construits sur le domaine avec jardins et fontaines.

A la mort d’Anne de Montafié, comtesse de Soissons, c’est sa fille Marie de bourbon-Condé, princesse de Carignan qui en hérite. A sa mort en 1699, il devient la propriété de François Le Juge, fermier général du royaume. Suite à de nouveaux agrandissements, on parle désormais de château de Bagnolet.

Louis Chevalier, secrétaire du Roi de France en devient ensuite le nouveau propriétaire avant de le vendre à la duchesse d’Orléans, épouse du régent (en attendant la majorité du roi Louis XV).

Les jardins du château de Bagnolet sont dessinés par le petit-fils d’André Le Nôtre. Un belvédère appelé l’Ermitage permet de voir les forêts du côté de Vincennes.

En 1749 à la mort de la duchesse d’Orléans, son fils Louis en hérite. Il sera ensuite légué à Louis Philippe dit le Gros, petit-fils de la duchesse d’Orléans, qui décide de le vendre par lots de terre afin de permettre l’acquisition du château de Raincy. La destruction progressive du château de Bagnolet commence.

Actuellement situé au n°148 de la rue de Bagnolet, seul a survécu du domaine le pavillon de l’Ermitage, « folie » de style régence. C’est là qu’en 1792 des réunions politiques eurent lieu avec pour objectif de libérer le roi Louis XVI.

Le pavillon de l‘Ermitage deviendra une propriété de l’assistance publique fin du 19ème siècle, puis un hospice jusqu’en 1972. La Ville de Paris l’a acheté en 1987. Il a subi une restauration en 2005 mais aujourd’hui une petite cure de rafraichissement de la façade s’avèrerait nécessaire. Il est accessible au public du jeudi au dimanche (après-midi).