C’est un acte de plus dans le désamour de l’Espagne vis-à-vis de l’infante Cristina. Après que les autorités de Palma de Majorque aient sollicité que l’on ne nomme plus Inaki Urdangarin en tant que duc de Palma de Majorque, qu’une place ait été débaptisée et ceci avant que le roi d’Espagne n’invite sa sœur à renoncer à son titre conféré lors de son mariage en 1997, c’est à présent la ville de Barcelone qui a retiré sa médaille d’Or à l’infante qui était devenue l’enfant du pays.
Après ses études universitaires en Sciences politiques à Madrid et un stage à l’UNESCO à Paris, l’infante Cristina s’installe à Barcelone. Deux théories sont alors avancées : il est de bon ton que la fille du roi s’établisse en Catalogne à un moment où la province a déjà des perspectives futures d’indépendance et gagne ainsi le coeur des habitants de la région, l’autre que l’infante souhaite être proche de la mer pour pouvoir pratiquer à sa guise le yachting. Elle fut d’ailleurs porte-drapeau de l’équipe olympique espagnole aux jeux de Séoul en 1988.
Cristina se met à l’apprentissage du catalan qu’elle finit par parler couramment, ce qui ravit le président de la Catalogne de l’époque le nationaliste Jordi Pujol conquis par l’infante.
Celle-ci loue un appartement avec une amie Vicky Fumado et sa cousine Alexia de Grèce qui travaille dans une institution pour enfants souffrant du syndrôme de Down. Les trois jeunes femmes tissent rapidement un solide réseau d’amis avec lesquels elles font des régates ou partent dans l’arrière pays le week-end.
Cristina se sent libre de ses mouvements lors de ses déplacements à Barcelone. Elle a entre temps intégré la Fondation La Caixa où elle s’occupe de projets de coopération. A cette époque, on lui prête une idylle avec le sportif multi-disciplinaire Alvaro Bulto.
Jeux olympiques d’Atlanta en 1996, Cristina rencontre le médaillé de handball Inaki Urdangarin. Celui-ci rompt avec sa petite amie Carmen Cami pour entamer une relation discrète avec la fille du roi d’Espagne. Bien que ses parents vivent à Vitoria, Inaki résidait quant à lui aussi à Barcelone où il est co-propriétaire d’un restaurant assez branché.
Printemps 1997, les fiançailles sont annoncées. Si l’infante Elena s’est mariée à Séville, il va de soi que celui de Cristina sera célébré à Barcelone. 2 octobre 1997, les autorités de Barcelone mettent les petits plats dans les grands à la veille du mariage princier avec un spectaculaire son et lumières avec jets d’eau. Le lendemain, les noces ont lieu en la cathédrale de Barcelone.
De retour de leur voyage de noces en Polynésie et en Jordanie, l’infante et son époux s’installent dans un appartement de la très résidentielle avenue Diagonale. C’est à Barcelone que naîtront à la clinique Teknon leurs quatre enfants.
Le couple achète en 2004 un petit palais dans le quartier huppé de Pedralbès pour près de 6 millions d’euros auxquels il faut ajouter des travaux importants. Ils s’expatrieront ensuite à Washington en raison des engagements professionnels d’Inaki auprès de la société Telefonica.
On connaît la suite : éclatement de l’affaire Noos, démission de la Telefonica et retour à Barcelone où la pression médiatique devient intenable, vente de leur maison pour 6,9 millions d’euros (il faut en déduire les 4,5 millions de l’emprunt hypothécaire), départ pour Genève et procès en cours.
Avant même le prononcé du procès, c’est déjà la fin de ce qui fut une grande histoire d’amour entre la Catalogne et l’infante. (Copyright photo d’archives : efe)


Gilles de Bise
6 avril 2016 @ 21:38
Cristina Urdangarin n’a finalement que ce qu’elle mérite. N’oublions pas que son frère, le Roi Felipe VI, l’a déchue de son titre de noblesse, ce que n’a jamais osé faire Juan Carlos. Elle doit être partagée entre l’amour de Inaki et son honneur de membre de la famille royale Bourbon. Elle a finalement opté de s’isoler de ses origines et en a le droit. Mais elle doit en assumer lourdement les conséquences. Elle vit actuellement des jours heureux à Genève, occupant un hôtel particulier dans un des quartiers les plus chics de la ville. C’est son choix. Espérons que la justice tranche, et vite.
beji
6 avril 2016 @ 21:55
Et dire qu’il y en a eu qui se sont indignés de la chasse au Botswana du roi Juan Carlos
où il était invité et même s’il a payé avec ses deniers il n’y avait pas là matière à scandale.
marianne
7 avril 2016 @ 15:25
L’ argen n’ est pas tout .
Chasser l’ élephant est un scandale en soi-même .
jo de st vic
7 avril 2016 @ 08:01
Où commence le cynisme financier…je lis dans le Canard que Monsieur le (toujours) député Thevenoud n’aurait (egalement ) pas payé la cantine de ses enfants….il fait actuellement la promotion de son livre!!!! royaux ou républicains ..
Ilona
7 avril 2016 @ 17:25
oui j’ai lu cela aussi !!!! je suis ECOEUREE !!!! Depuis 2011, lui et sa femme ne payent pas la cantine de leurs enfants . C’est juste de la mauvaise fois, et certainement le sentiment que tout leur est dû !!! Un peu comme Cristina.. en somme !!!
kalistéa
7 avril 2016 @ 10:21
Vous avez bien raison beji!
ladot Fabian
8 avril 2016 @ 23:04
Cette infante et son époux me dégoûte.. Les enfants sont à plaindre..