Frau Otto Windisch-Graetz
Erzsi avait perdu son grand-père et protecteur. Il lui fallait se rapprocher de son cousin, issu de germain, le nouvel empereur Charles et de son épouse née Zita de Bourbon de Parme. Elle lui écrivit pour l’informer de son intention de divorcer plus tard mais qu’elle souhaitait que son mari continue dans ses dispositions amiables et que pour ce faire elle demandait à l’empereur d’user de son influence auprès d’Otto.
L’empereur Charles
On peut aisément imaginer la surprise de Charles à la lecture de cette lettre. Il avait tant de soucis et de problèmes devant lui que la situation matrimoniale de sa cousine était le dernier d’entr’eux. Il lui répondit poliment et froidement qu’Elisabeth-Marie s’étant par son mariage exclue de la famille impériale, il ne pouvait s’occuper de l’affaire. Il lui envoyait aussi ses sentiments de sympathies et ceux de l’impératrice. Ni Charles ni Zita ne pouvaient comprendre Elisabeth-Marie, dont la vie, faite d’extravagance et de caprice était à l’opposé de la leur. Leur religiosité également n’était pas la sienne. Elle fulmina contre eux.
A Schönau, elle fut une bonne gestionnaire et une bonne mère mais n’hésita pas à prendre des amants au risque de voir sa réputation ternie. Et elle le fut. Parmi eux, il y eut le précepteur de ses fils, desquels elle ne se cacha absolument pas.
Elle connut alors une évolution intellectuelle à laquelle rien ne l’avait préparée. Elle ne sentait plus aucune fidélité envers la dynastie, et n’éprouvait pas de sympathie pour le jeune couple au pouvoir. Elle était marquée par la misère et la maladie qui régnaient autour d’elle dans toutes les classes de la société. Elle se sentit proche du peuple qui souffrait.
L’empire se défaisait sous les yeux de tous, les tentatives de paix du nouvel empereur afin de sauver ce qui pouvait encore l’être de la double monarchie avaient échoué. La guerre était perdue et l’empire n’existait plus en ce 11 novembre 1918.
L’Autriche était désormais une république séparée de tous les anciens territoires sur lesquels les Habsbourg avaient régné pendant tant de siècles. Elisabeth-Marie sut saisir l’occasion pour se débarrasser enfin d’Otto, qui, devenu lieutenant-colonel, était considéré comme un chef courageux et infatigable.
Karl Renner, nouvel ami d’Elisabeth-Marie
Chute de l’Empire, avènement de la République autrichienne, le socialiste Karl Renner au pouvoir, tout cela ne touchait pas Elisabeth-Marie. Pour elle, l’important était d’entamer enfin la procédure de divorce. Elle se déchaîna contre Otto qu’elle accusa d’être un homme sans énergie, égoïste, vaniteux, inintelligent, menteur, impuissant etc…Ces défauts étaient la cause, à ses yeux, de sa santé défaillante à elle et de ses crises nerveuses. En réponse elle se vit reprocher sa vie désordonnée, son refus de remplir ses devoirs conjugaux, une conduite libertine et enfin l’adultère. Elle ne pouvait nier avoir été la maîtresse d’Egon Lerch après s’être affichée publiquement avec lui dans tous les coins de la Monarchie, et avoir ostensiblement porté le deuil à sa mort.
Erzsi n’avait plus de protecteur, elle n’était plus “Altesse Impériale”, la République autrichienne ayant aboli titres et prédicats. Elle n’était plus que Madame Otto Windisch-Graetz, ce qu’elle haïssait plus que tout. Elle était toujours de nationalité autrichienne mais ses enfants étaient yougoslaves. Plus de passeport aux armes impériales faisant se mettre au garde-à-vous tous les douaniers et les policiers de l’empire, voire du monde !
Julius Deutsch, le sauveur d’Elisabeth-Marie
Elle décida de demander de l’aide au Ministre de la Guerre, Julius Deutsch, un socialiste dans la mouvance de Karl Renner. Elle demanda un rendez-vous qu’il lui refusa. Elle insista et il finit pas la recevoir. De nouveau il incrimina son mari qui voulait lui prendre ses enfants. Otto étant officier, il relevait de la compétence du ministre de s’occuper de ce cas. La femme de Julius Deutsch a rapporté : “ La petite-fille de l’empereur lâcha son dernier atout en affirmant que depuis longtemps, elle était “une social-démocrate”, elle avait droit à l’aide du ministre de la Guerre. “Un membre inscrit au parti ?” demanda Deutsch amusé “Non, non par çà répondit notre Habsbourg légèrement indignée, mais je voudrais m’instruire sur tout ce qui concerne le socialisme”…Deutsch vit que cette femme était complètement désorientée, étrangère à ce monde, livrée à une époque qu’elle ne pouvait pas saisir…Il se montra conciliant et humain. Il procura à Elisabeth-Marie d’excellents conseils juridiques. Il pria un de ses amis de s’occuper de cette femme hagarde et bouleversée, et de démêler cette situation de famille embrouillée. Cet ami était le député et conseiller scolaire Léopold Petznek, un homme d’un haut niveau intellectuel. Il accepta et prit soin de la “camarade Elisabeth-Marie”.
Elle qui avait reprochait son opportunisme à Otto venait de se livrer à la plus honteuse des pantomimes.
Dans le courant de l’année 1919, elle s’inscrivit au partis socialiste autrichien. Elle reniait son grand-père, sa famille et toute la dynastie à laquelle elle appartenait en faisant allégeance à la République autrichienne et en se déclarant social-démocrate. Tout cela fut en vue d’abattre son mari. Mais elle n’abandonna pas pour autant son orgueil de caste et ses habitudes de femme capricieuse.
Elle embrassa le socialisme avec enthousiasme sinon avec sincérité. Son engagement, qui fit scandale au sein de la société viennoise et dans sa famille, la mettait de nouveau à l’abri et la plaçait au-dessus du commun des mortels, en la mettant une fois de plus du côté du pouvoir. Alors que les biens des membres de la famille impériale qui ne prêtaient pas à l’allégeance à la république autrichienne étaient confisqués et qu’eux-mêmes étaient obligés de partir en exil, ceux d’Elisabeth-Marie furent sauvegardés, grâce à ses nouvelles convictions.
Leopold Petzneck, le nouvel homme dans la vie d’Elisabeth-Marie
Léopold Petzneck fut son mentor. Elle adopta immédiatement les visées socialistes et les nouvelles lois sociales. Elle semblait sincère, mais l’était-elle, ou bien saisissait-elle une opportunité pour se tirer des embarras du divorce et de sa situation patrimoniale ? Une certain est certaine, elle tomba amoureuse de son mentor.
Léopold Petzneck était un fils de paysans, né en 1881, à peine plus âgé qu’elle. Il dut ses études au fait d’avoir été élevé dans un orphelinat, ayant perdu ses parents jeune. Il était intelligent et brillant et devint instituteur. Durant la guerre, il acquit le grade de lieutenant et après la guerre, il reprit son métier et adhéra au parti socialiste dont il gravit les échelons rapidement. C’était un homme sérieux, appliqué, honnête. Il devint député puis puis président de la Diète de Basse-Autriche de 1927 à 1934. Il fascina Elisabeth-Marie qui dès lors se montra partout à ses côtés, marchant même à la tête du défilé du 1er mai, en compagnie des travailleurs, oeillet rouge à la boutonnière, elle qui n’avait jamais travaillé de sa vie.
Mais elle aimait obtenir ce qu’elle désirait, le parti socialiste intervint dans le procès qui l’opposait à Otto et obtint pour elle la garde des enfants. Otto avait obtenu un droit de visite et de garde des enfants, Elisabeth-Marie s’y opposa violemment, prenant ses enfants en otage. Lors d’une audience des enfants par le juge, elle fit introduire dans le tribunal une délégation d’ouvriers pour peser sur sa décision.
Elisabeth-Marie et ses enfants
Sa haine d’Otto lui faisait oublier toute décence. Les médecins s’opposèrent à ce que les enfants soient à nouveau interrogés. Le jugement fut défavorable à Elisabeth-Marie et les enfants devaient être rendus à leur père. Le juge craignait pour la santé morale des enfants et pour leur éducation les désordres de la vie d’Elisabeth-Marie, son agitation, ses colères.
Quand Otto vint chercher ses enfants, le 21 mars 1921, il trouva devant le château de Schönau, les nouveaux amis d’Elisabeth-Marie, armés de fusils et de mitraillettes l’attendant lui, le juge et les gendarmes. Ils durent rebrousser chemin. Otto venait de perdre ses enfants. La haine d’Elisabeth-Marie ne s’arrêta pas là. Elle le traîna dans la boue au cours d’un entretien qu’elle donna à un journal viennois le 28 mars. Elle conclut “ La petite-fille de l’empereur a été sauvée par le peuple.”
Elle était prête à toutes les bassesses. Les conventions de la séparation furent les suivantes :
- Le divorce se fera par consentement mutuel
- Le prince devra rendra les objets qu’il a gardés dans son palais
- Il n’a aucune revendication matérielle à faire à l’autre partie
- Les quatre enfants resteront sous l’autorité de leur mère jusqu’à leur majorité. Elle a le devoir de payer leur entretien et leur éducation.
- Le père a le droit de rendre visite à ses enfants à Schönau. Si les enfants le désirent, ils peuvent passer une partie des vacances chez leur père.
Et dernière flèche d’Elisabeth-Marie : “ Le prince est un homme fort, capable de travailler. Il peut gagner sa vie en faisant un travail manuel, il n’est ni malade, ni invalide. Il n’a aucun droit, la loi n’obligeant pas sa femme à lui verser une pension alimentaire.”
Elle conservait toute sa fortune, toutes les donations faites par l’empereur. Et Otto n’avait plus aucune ressource, pas même une retraite d’officier. Il dut vendre son seul bien, un petit château. Il était ruiné financièrement et moralement. Après avoir exigé qu’il l’épousât, Elisabeth-Marie venait de le briser.
Le 19 avril 1927, elle osait déclarer au Wiener Sonntag et Montags Zeitung : “ Divers chemins conduisent vers le socialisme. On peut y être né…d’autres ont besoin d’un choc, d’une impulsion pour arriver au socialisme. J’ai du d’abord passer par l’école de la vie, je devais d’abord saisir par l’expérience la façon dont concevait l’existence le milieu dans lequel j’étais obligée de vivre après mon mariage. Ajoutez à cela le combat difficile que j’ai mené pour mes enfants afin de les élever selon mes idées…d’anciennes coteries firent front contre moi et l’aide me vint là où je l’attendais le moins, des sociaux-démocrates…ils sont intervenus en ma faveur et m’ont aidée à reconquérir mon droit le plus sacré, celui d’une mère…J’ai la conviction que l’avenir appartient au socialisme, c’est pourquoi j’attends fébrilement comme tous les camarades du parti le verdict des élections du 24 avril 1927.”
La camarade Elisabeth-Marie assistant à une fête socialiste
La camarade Elisabeth-Marie avait la reconnaissance vibrante, à défaut d’être honnête intellectuellement car c’était elle qui avait cherché appui auprès des sociaux démocrates et non eux qui le lui avait offert. C’était elle qui avait convoqué les ouvriers au tribunal et à Schönau.
Mais la camarade Elisabeth-Marie restait la riche châtelaine de Schönau et si elle acceptait à sa tables les chefs du parti, dont Karl Renner qui après avoir dirigé la République autrichienne, approuvera l’Anschluss en 1938 et fera allégeance à Staline en 1945, et avait mis dans son lit Léopold Petzneck, qui était un homme marié, combien d’ouvriers y avait elle admis. Elle n’hésita pas à traiter de “sale juif” un commerçant viennois à qui elle avait sous-loué une petite partie de son appartement.
Elle s’acharna également à défendre la mémoire de son père, autre victime selon elle, de ses sympathies libérales. Elle faisait porter, dans ses plaidoyers, toute la responsabilité de l’échec de ses parents sur la seule Stéphanie. Cette dernière vivait un bonheur tranquille en Slovaquie et ne l’entendait pas ainsi. Leurs rapports se dégradèrent à la suite de violentes disputes à chacune de leurs rares rencontres. Stéphanie en 1934 fit un testament la déshéritant. Elle mourut en 1945, sans l’avoir revue, ni lui avoir pardonné ce qu’elle considérait comme des erreurs graves et des manquements à la décence.
En 1925, la presse se fait l’écho d’un projet de mariage entre la camarade Elisabeth-Marie Habsbourg et le camarade Leopold Petzneck. Mais il y a un problème car outre fait qu’il est déjà marié, sa femme est internée dans un hôpital psychiatrique. Il ne peut donc pas divorcer et se remarier.
Ils vécurent donc en concubinage. Après avoir vendu Schönau, elle habita un immense appartement à Vienne au 3 Marxergasse.
Marxergasse 3, à Vienne, immeuble où Elisabeth-Marie habita
Le 4 juin 1929 elle acheta une villa à Hütteldorf. Il s’agissait en ait d’un petit château d’époque Biedermeier au milieu d’un parc de près de trois hectares. Il y avait bien entendu plusieurs salons qu’elle meubla avec les plus beaux meubles, les plus tableaux, la plus belle argenterie et la plus belle vaisselle reçue dans les héritages Habsbourg. Il y avait entr’autres un broc et une cuvette en or qui avait appartenu à Marie-Thérèse.
Villa à Hütteldorf, résidence du couple
C’est là qu’elle vécut avec Léopold des années de bonheur quasi-conjugal, devenu conjugal en 1948 seulement. En 1934, Otto et son fils aîné tentèrent, avec l’aide de sa mère, de la faire mettre sous tutelle. Mais ne trouvant pas de base juridique à leur demande, ils renoncèrent.
La réalité du socialisme de celle que l’on nommait désormais “l’archiduchesse rouge” était bien loin des idées professées par elle. Elle faisait travailler ses domestiques jusqu’à 10 heures du soir, les payait à peine et ne les nourrissait pratiquement pas. Elle les traitait d’”abrutis” ou d’”ânes bâtés”. Il a été dit qu’elle les menaçait du fouet. Léopold faisait un scandale si son bain n’était pas prêt à temps. Certains domestiques n’hésitèrent pas à les traîner devant les tribunaux. Il y avait loin des idées à la pratique chez les Petzneck.
Cage d’escalier de la villa
Le récit d’une jeune femme, Katharina Gall, est édifiant quand elle parle d’Elisabeth-Marie, donnant ordres et contrordres, furieuse et la licenciant sans motif. Elle ajoute que croisant Léopold Petzneck, il lui dit “ je regrette de rien pouvoir faire pour vous aider” en lui tendant la main. Il n’allait jamais à l’encontre des ordres de sa compagne.
La très socialiste Erszi n’en continuait pas moins une vie luxueuse et offrit à ses enfants nurses et précepteurs pour leur éducation. Elle sacrifia toutefois le dernier, Rodolphe, enfant fragile et nerveux, sur l’autel du socialisme en le faisant entrer en 1924 comme ouvrier apprenti dans une usine d’automobile pour y apprendre le métier de serrurier et de tourneur. Il avait dix-sept ans. Le jeune prince devait se lever aux aurores et partir travailler muni de sa gamelle remise par la cuisinière et ce pour une longue journée. Il fut apprécié par les autres ouvriers et les dirigeants des entreprises où il eut à travailler. Son frère aîné, François-Joseph, tenta de s’opposer à la décision de sa mère. Mais rien ne la fit changer d’avis.
Prince Rodolphe Windisch-Graetz, pompiste
Elle possédait des chiens-loup qu’elle adorait, puis devant le coût de son élevage, elle se contenta de berges-allemands qu’elle éleva jusqu’à la fin de sa vie. Elle se livra à des séances de parapsychologie et de magie, en compagnie des sommités de ces activités, dont le baron Schrenk-Notzing. Elle faisait participer son fils aîné à ce séances.
Elle reprit la grande tradition des croisières en Méditerranée au cours de l’année 1927, en compagnie de Léopold. Les cures à Carlsbad reprirent également. La grande vie d’autrefois pour Elisabeth-Marie et son amant.
Ses enfants toutefois s’éloignaient d’elle. Ils cherchaient leur indépendance mais se trouvaient sans argent et sans travail. Elle ne les aidait pas et les faisait surveiller pas des détectives pour savoir ce qu’ils faisaient.
François-Joseph se fit inscrire parmi les nécessiteux de la ville de Vienne ce qui déclencha de violentes disputes entre la mère et le fils. Seule la peur du scandale l’obligea à obéir à ses amis socialistes qui lui firent verser une petite pension à son fils pour vivoter. En effet le parti social-démocrate recevait d’importantes sommes d’argent de la part d’Elisabeth-Marie qui dépensait sans compter pour ses amis les sommes qu’elle refusait à ses enfants. Rodolphe était toujours ouvrier, puis pompiste puis receveur d’autobus. Sa fille fut mise au couvent en Belgique. Ernest était artiste, tout d’abord à Munich puis à Vienne.
Elisabeth-Marie rejeta ses enfants, comme elle avait rejeté leur père. Il semble que qui ne passait pas par ses volontés devenait son ennemi.
Elle n’avait plus aucune relation avec sa mère, depuis 1925. Cette dernière la considérait comme une folle, immorale possédée du démon. Les deux femmes ne se revirent plus.
En 1934, Léopold Petzneck fut arrêté, accusé d’avoir excité les ouvriers contre l’autorité. Puis il fut relâché. Il avait passé quatre mois en prison.
Les nazis autrichiens assassinèrent le chancelier Dollfuss le 25 juillet 1934. L’Anschluss se préparait devant Elisabeth-Marie et Léopold atterrés et impuissants. Née Habsbourg, elle fut déclarée indigne de participer au vote en faveur de la réunion de l’Autriche à l’Allemagne. Ses fils furent aussi considérés comme indignes de servir dans l’armée. Le 9 juin 1939, Rodolphe, le fils qu’elle avait consacré au monde ouvrier mourut d’un accident de moto. Son enterrement fut salué par des “Heil Hitler”. Il avait adhéré au parti national-socialiste.
Enterrement de Rodolphe Windisch-Graetz
Durant la guerre, Elisabeth-Marie et Léopold se terrèrent dans la Villa d’Hütteldorf, sans aucun esprit de résistance. Les biens les plus précieux avaient été mis à l’abri. Puis en août 1944, Léopold fut arrêté et interné à Dachau. Elisabeth-Marie trouva refuge chez des religieuses de son voisinage car elle ne pouvait plus rester seule dans sa maison. Sa maison fut pillée par les troupes d’occupation russes. Léopold rentra de camp, affaibli par sept mois d’internement. En 1947, ils rouvrirent la maison qui fut à nouveau meublée luxueusement avec tout ce qui avait été caché pendant la guerre. Mais un matin elle eut la surprise de la voir réquisitionnée par le Haut Commissariat Français à Vienne, car la maison était dans la zone d’occupation française. Elle tempêta mais fut obligée de déménager et s’installer dans une petite maison insalubre, au toit percé, à proximité. Les socialistes revenus au pouvoir, Léopold retrouva une position et fut nommé président de la Cour des Comptes, fonction qu’il occupa de 1945 à 1947.
Le 4 mars 1948, le couple se maria après vingt huit ans de vie commune. Elisabeth-Marie ne fut juridiquement divorcée d’Otto que le 13 février 1948. Jusque là ils n’avaient été séparés que “de lit et de table”.
Les tensions avec ses enfants s’apaisèrent et ceux-ci vinrent à Vienne pour la voir. Chacun d’entre eux avait fait sa vie. En 1950, la villa devait lui être rendue mais la nouveau représentant de la France la trouva à son goût et décida de la garder, à la fureur de sa propriétaire. Elle lui écrivit en souhaitant que chaque pas fait dans cette maison par lui et sa famille lui portent malheur.
Elle dut vivre avec son mari dans une maison de deux pièces et partageant enfin la vraie vie des Viennois de l’époque. La petite-fille de l’empereur d’Autriche n’était plus qu’une citoyenne comme les autres et ni son illustre naissance ni ses brillantes relations ne pouvaient plus lui servir.
Son fils, Ernest, mourut le 23 décembre 1952, à 46 ans. Otto le mari tant détesté mourut le 25 décembre en Suisse, ayant vécu grâce à l’aide apportée par sa fille Stéphanie. Son monde s’était défait, maintenant c’était sa famille qui se défaisait.
Elle récupéra la villa une fois de plus, au printemps 1955, mais elle nécessitait des travaux et elle commença par le jardin qu’elle fit refaire par des jardiniers. Elle était malade, souffrant dune poly-arthrite chronique, greffée sur une arthrose chronique également. Son journal de l’année 1956 n’est qu’un suite de fatigue et de douleurs.
Léopold Petzneck est mort le 27 juillet 1956. Cet homme né dans un milieu proche du dénuement et qui avait grâce à son intelligence et à ses capacités su se faire une place dans la société avait vécu avec la plus orgueilleuse et peut-être la plus vindicatives des archiduchesses d’Autriche. On prétend qu’elle aurait dit “Pour moi, tous ceux qui n’ont pas au moins le titre de comte n’existent pas.” Il parait difficile qu’elle ait pu dire une telle énormité mais on la supposait capable de la dire.
Princesse Stéphanie Windisch-Graetz et son mari le comte Pierre d’Alcantara de Querrieu
Elisabeth-Marie s’enferma dans la solitude. Quand son fils, François-Joseph venait la voir, au bout d’une heure elle ne supportait plus sa présence. Et si par hasard, il était en retard, elle refusait de le recevoir. Sa fille Stéphanie avait épousé en 1933 un aristocrate belge, Pierre d’Alcantara de Querrieu, qui mourut en 1945, en camp de concentration. Elle s’était remariée avec un industriel suédois Carl-Axel Björklund, qui ne plaisait pas à Elisabeth-Marie et quand sa fille venait la voir, son mari devait rester à l’extérieur car elle refusait de le recevoir. Stéphanie avait trouvé appui auprès de sa tante la princesse Napoléon, née princesse Clémentine de Belgique.
Elisabeth Marie et un de ses chiens
Elisabeth-Marie voyait Otto Petzneck, le fils de Léopold, une fois par semaine, car elle l’adorait. Elle ne voyait bien entendu aucun membre de la famille de Habsbourg-Lorraine ou des familles aristocratiques. Ils ne l’auraient d’ailleurs pas voulu eux-mêmes. Seuls ses chiens l’intéressaient. L’un d’entr’eux dormait même sur son lit. Rudoyant son monde, ne permettant à personne d’oublier qui elle était, elle déclarait que jamais personne ne lui avait fait courber la tête et c’était vrai.
Frau Leopold Petzneck
Elle mourut le 16 mars 1963 à l’âge de 79 ans. Elle avait demandé que soit prévenu de sa mort uniquement Otto Petzneck et pas sa famille. Elle avait ordonné que ses chiens soient euthanasiés. Et elle avait fait un testament par lequel elle laissait toutes ses ouvertes d’art héritées de sa famille aillent à l’état autrichien. “Contre l’avis de mon mari qui souhaitait que ce patrimoine revienne à mes enfants, j’ai pris toutes les dispositions nécessaires afin que les oeuvres d’art et les livres que je tiens de la famille impériale retrouvent leur place initiale ou aille à des musées car je considère que ce qui a appartenu aux Habsbourg ne doivent ni quitter notre pays ni faire l’objet de vente aux enchères.” a-t-elle écrit, oubliant qu’elle même en avait joui et disposé à sa guise – n’avait-elle pas vendu le voile de mariée de sa grand-mère Elisabeth, dit-on — et n’aurait jamais songé à en faire donation de son vivant. Elle avait ajouté un codicille à son testament : “Je fais interdiction à ma fille Stéphanie et à mon gendre Carl-Axel Björklund, ainsi qu’à mes deux belles-filles Ghislaine et Eva Windisch-Graetz d’entrer dans ma maison après ma disparition tant que tous les objets que je lègue à la République autrichienne s’y trouveront encore.”
Quand on entre au Kunsthistorisches museum de Vienne, à droite, sur un millier figure la liste des nombreux donateurs. Au bas de la liste est écrit : “Madame Leopold Petzneck”.
Dernières années
Son nom de naissance, Habsbourg-Lorraine, qu’elle a signé avec fierté tout au long de sa vie n’est pas mentionné et pourtant c’est bien de ce nom qu’elle tenait les trésors légués. Il en fut de même pour sa tombe anonyme au cimetière d’Hütteldorf. Rien n’est mentionné.
François-Joseph, son fils aîné, fut toutefois institué légataire universel et il recueillit les liquidités restantes de son héritage, car la villa avait été vendue par Elisabeth-Marie à la ville de Vienne de son vivant. Son héritage s’élevait à environs quinze millions de schillings en 1963. En 1999, quinze millions de schillings représentaient plus d’un millions d’euros. On peut aisément imaginer l’énormité de la somme en 1963. On ne sait pas ce qu’il en est advenu car les descendants d’Elisabeth-Marie ne semblent pas avoir joui d’une grande aisance matérielle, c’est du moins ce dont s’est souvent plainte sa petite-fille l’artiste Stéphanie Windisch-Graetz. La descendance d’Otto et d’Elisabeth-Marie, que ce soit par son fils aîné François-Joseph, son deuxième fils Ernest Wiérand ou par sa fille Stéphanie, comtesse d’Alcantara de Querrieu, est extrêmement nombreuse.
Elisabeth-Marie, malgré les vicissitudes du XXe siècle est morte riche, non par son travail, car elle n’a jamais rien fait de sa vie, mais par trois héritages princiers successifs et par les donations faire par François-Joseph.
Personnage troublant, pas vraiment sympathique, Elisabeth-Marie de Habsbourg-Lorraine, princesse Otto Windisch-Graetz, madame Léopold Petzneck, Altesse Impériale et Royale, camarade socialiste, laisse un goût d’amertume quand on regarde sa vie, comme celle de son illustre grand-mère qui sans cesser de critiquer Vienne et la cour n’en prit pas moins tous les avantages, pour mener sa vie à sa guise, sans jamais prendre la responsabilité de sa charge.
En avance sur les moeurs, Elisabeth-Marie n’est pas non plus sans rappeler quelques princesses contemporaines qui veulent bien du titre et des avantages, sans assumer les devoirs qui vont avec. Une mauvaise fée s’était bien penchée sur le berceau de la jeune princesse, qui après avoir reçu tous les dons de la nature, n’en fit rien qui ait pu satisfaire qui que ce soit, pas même elle.
Une tombe anonyme
Merci à Patrick Germain pour cette cinquième et dernière partie de ce document consacré à l’archiduchesse Elisabeth-Marie d’Autriche, petite-fille de l’empereur François Joseph et de Léopold II, roi des Belges.
















Bihoreau duc de Bellerente
9 septembre 2016 @ 15:54
Une connaissance rapprochée vient de mourir à 80 ans. Sans avoir les origines impériales et royales d’Élisabeth Marie, son milieu privilégié et ses études prestigieuses lui assuraient une carrière brillante. Son mauvais caractère aura tout bousillé. Cette connaissance était capricieuse, dédaigneuse, malheureuse. Son amour pour le «gardening» lui aura fait transformer un petit dépotoir en parc plutôt réussi. J’ai fait fabriquer une affiche qui sera posée bientôt et qui l’immortalisera. Ce geste me vaudra t-il le Ciel ?
Muscate
10 septembre 2016 @ 14:17
Avoir une »Belle rente » en attendant le Ciel qui vous est promis,Ami,c’est déjà bien joli…hihi! ;-))
Juliette
9 septembre 2016 @ 16:05
Ce récit est toujours aussi intéressant, du début à la fin.
Il m’a beaucoup appris, car je connaissais la vie de celle que l’on appelle l' »archiduchesse rouge », mais j’en ignorais bien des détails. Je pensais ses convictions politiques sincères, je vois qu’il n’en est rien et qu’elle vivait, comme de nombreux dignitaires communistes de l’époque, bien loin des principes prônés.
Les anecdotes concernant son antisémitisme évident et sa façon de traiter son personnel glacent le sang.
On ne peut que plaindre son 1er époux (presque victime d’un mariage forcé) et ses enfants.
Au regard de tous ces éléments, son amour inconditionnel, et même morbide concernant la fin de sa vie, pour les animaux ne peut qu’être regardé avec circonspection.
Un portrait revu par l’auteur passionnant du début à la fin.
Trianon
9 septembre 2016 @ 16:20
je vous remercie, Cosmo, votre style est très agréable à lire!!
ciboulette
9 septembre 2016 @ 16:22
Grand merci , Patrick Germain , pour ce récit palpitant comme un feuilleton !
Quelle femme abominable , mauvaise fille , mauvaise épouse , mauvaise mère , opportuniste , reniant ses origines …mais sachant s’en servir pour écraser les autres ! Son malheureux époux , qu’elle avait contraint sous la menace , a payé bien cher son consentement !
Belle dans sa jeunesse , elle est devenue avec le temps une véritable sorcière , dont les yeux reflétaient la méchanceté .
Ghislaine
9 septembre 2016 @ 16:50
Vivre libre ………… en piétinant ce qu’il y a de plus sacré , à savoir ses propres enfants .
Un opportunisme épatant ….. Muscate quel est le sens que vous donnez à épatant ?Prendre le contre-pied de l’avis général n’est pas une preuve de personnalité , c’est juste une provocation puérile .
Muscate
10 septembre 2016 @ 14:19
Épatant n’est pas ici à prendre au sens positif mais littéral, Ghislaine. .. »Qui épate,laisse sans voix, surprend ».
AnneLise
11 septembre 2016 @ 21:13
Eh oui encore ! épatant a aussi pour synonymes : admirable (là je suis d’accord elle était admirable ironiquement parlant) , remarquable (là encore je suis d’accord elle méritait d’être remarquée, pas forcément en bien) ,formidable (qui inspire la crainte et là je vous rejoins si c’était le sens que vous lui donniez)
Bonne soirée
Muscate
12 septembre 2016 @ 16:29
C’était son opportunisme que je trouve épatant, au sens surprenant,étonnant,troublant,dans sa manière de rebondir.
Hum…J’en connais qui doivent aimer décortiquer les crevettes ou chercher des poux dans les têtes! ;-))
AnneLise
17 septembre 2016 @ 07:57
Un peu tardivement et certainement sans être lue, j’en connais qui n’aiment pas la controverse !
Vous n’appréciez pas beaucoup que l’on n’adhère pas sans restriction à vos affirmations, et vous êtes limite en parlant de décorticage de crevettes
Soyez plus humble Muscate, tout le monde a droit à la parole ici non ?
Ou alors je me suis vraiment fourré le doigt dans l’oeil à défaut de chercher des poux dans votre jolie tête…
athenais
9 septembre 2016 @ 17:01
merci pour cette passionnante histoire
Mayg
9 septembre 2016 @ 17:40
Mais quelle femme détestable ! Il n’y a pas de mot assez dure pour la qualifier: peste, égoïste, égocentrique… et j’en passe !
Encore n grand merci à Cosmo pour ce beau reportage.
clementine1
9 septembre 2016 @ 17:53
merci Cosmo. Comme je me plais à le répéter : la réalité dépasse la fiction ».
Robespierre
9 septembre 2016 @ 18:15
Je me demande si à un niveau conscient ou inconscient, cette horrible femme n’a pas voulu faire payer à Otto le fait de l’avoir éconduite au tout début. Quelle blessure d’amour-propre cela a dû être. Elle se voyait la plus belle du royaume, la plus riche et un moins noble qu’elle déclinait l’honneur d’un mariage.
Je connaissais la vie de Madame la Rouge, mais pas tous ces détails. On dit que le diable est dans les détails. Eh bien alors monsieur Germain vous avez diablement bien raconté !
Marie de Bourgogne
10 septembre 2016 @ 09:32
Votre hypothèse est intéressante Robespierre. En effet, quelle sanglante blessure d’amour propre, quelle gifle elle a du recevoir.
Cordialement
ML
9 septembre 2016 @ 18:30
Merci ,Patrick Germain ,pour ce récit . Je connaissais ,un peu ,la vie de cette archiduchesse mais je ne pensais pas qu’elle était aussi odieuse . En fait ,elle ressemblait beaucoup à sa grand-mère paternelle .
lisa
9 septembre 2016 @ 18:31
Méchante avec sa mère, infecte avec son mari, ignoble avec ses enfants
Elle a sans doute été marquée par la mort tragique de son père, mais elle avait un mauvais fond et sûrement un grain de folie pour avoir une telle conduite
camille
9 septembre 2016 @ 18:39
Un vrai plaisir cette serie, merci beaucoup , c est en effect avec cette photo en poche que nous avons cherche la tombe, sans resultat, personne Ne savais nous renseigner, dans lequel des nombreux petits cimetieres elle etais situee, une vie vraiement hors du commun
JAusten
9 septembre 2016 @ 18:44
Mais quelle vie ! Quelle vie ! Sa grand-mère n’a rien à lui envier :) Heureusement pour elle qu’elle était née Habsbourg, extrêmement riche et très belle. Une vraie gaucho-bobo-gâtée-pourrie !
Elle est le concentré de tous les défauts Habsbourg et Wittelsbach. Elle m’est terriblement antipathique : pauvre mari et pauvres enfants.
lisa
9 septembre 2016 @ 18:50
Je connaissais cette histoire du début à la fin, car j’ai lu le livre qui la relate » l’archiduchesse rouge ».
Un de ses fils mourut jeune-homme, son père accablé par cette mort prématurée, mourut 2 jours plus tard. Le pauvre Otto n’a pas été épargné par la vie, malgré le bien qu’il avait fait autour de lui
Mary
9 septembre 2016 @ 19:08
Merci P. Germain pour cet article passionnant !
Je vous ai écrit plus haut…mais au mauvais endroit ,comme si je répondais à l’amie Muscate!
Je me répète donc : cette écœurante créature est une incarnation de Cruella ,la » méchante » des « 101 dalmatiens » et la qualifier ainsi me permet de rester polie en n’utilisant pas les noms qu’elle mérite…
Lucile L.
9 septembre 2016 @ 19:08
Un cas psychiatrique, un cas d’école … Libre? ai-je lu … Je n’en crois pas un mot, n’oublions pas le terme du XIXème siècle qui qualifiait ce genre de malade : aliénée …
Lorraine 1
9 septembre 2016 @ 19:30
A la fin de sa vie, cette femme qui avait été si belle, avait le visage de son âme. Regarder ses photographies de cette époque est terrifiant !
Robespierre
10 septembre 2016 @ 16:10
visage terrifiant ? Non, je dirais qu’elle a le visage d’un haut fonctionnaire du Foreign Office. Un personnage de John Le Carré avec une perruque.
Marie1
10 septembre 2016 @ 07:03
Compte tenu du nombre de commentaires, la lecture de ces 5 chapitres doit être passionnante.
Je me réserve une partie de mon après-midi pour lire tranquillement l’ensemble de ce récit.
Trianon
10 septembre 2016 @ 12:37
Mon mari, grand amateur d’Histoire, est rentré ce week end, et sur mes conseils, il dévore les 5 recits d’un coup…
finalement, à savoir, qu’Otto a aidé les Juifs pendant la guerre me donne envie d’en savoir plus sur lui.
Je vais chercher…:)
Marie1
11 septembre 2016 @ 08:31
Avec mon mari nous avons également partagé cette lecture hier après-midi, moment très agréable, merci à Patrick pour cet excellent récit, c’était un véritable plaisir à lire.
Muscate
10 septembre 2016 @ 14:20
Enjoy,Marie1! ;-).
Patrick Germain
10 septembre 2016 @ 09:15
Merci à vous tous pour vos commentaires et vos compliments ! Je suis ravi que le récit de la vie d’Elisabeth-Marie de Habsbourg-Lorraine vous ait intéressés.
Un grand merci à Régine pour ce site formidable, pour son enthousiasme et sa persévérance.
Bien amicalement à tous
Patrick Germain
Aramis
10 septembre 2016 @ 17:26
C’est du grand talent, que dis-je de l’immense talent, que de nous avoir fait haleter au rythme de la vie d’une personne aussi antipathique!
Aramis
10 septembre 2016 @ 17:26
Tenu en haleine plutôt que haleter, non ?
Pivoine
11 septembre 2016 @ 00:25
Bravo Patrick pour cet excellent document bien écrit et illustré. C’est toujours un plaisir de vous lire.
Robespierre
11 septembre 2016 @ 09:52
On n’a pas assez parlé de monsieur Petznek.
Au risque de choquer des oreilles délicates, je dirais que ce devait être un « bon coup ». Comment expliquer une fidélité de plusieurs lustres ? Erzsi avait son socialiste dans la peau et pour lui serait devenue au choix, bouddhiste, communiste, végétarienne ou protestante. Et la passion sexuelle devait être partagée puisque le « socialiste », en infraction avec les grands principes de sa foi politique, vivait dans le luxe, servi par des domestiques et n’avait aucun mépris pour la mechanceté de sa compagne, notamment avec le personnel.
Petznek pouvait aussi être un snob qui ne s’assume pas et a été ébloui par le background de l’archiduchesse.
Patrick Germain
11 septembre 2016 @ 17:21
Cher Robespierre,
J’adhère à votre analyse sur le personnage de Monsieur Rouge…Cela dit les socialistes autrichiens ont été troubles depuis 1918, partisans de l’Anschluss, certains ont applaudi à l’entrée d’Hitler à Vienne. Mais en 1945, on les retrouve comme par enchantement dans le nouveau gouvernement, sauvés par l’honneur de quelques-uns d’entre eux.
Le couple en question n’a pas vraiment fait partie de ce dernier groupe.
Les Habsbourg n’ont pas collaboré avec Hitler, certains ont même été actifs dans la lutte contre le nazisme. Cependant en 1945, les lois d’exil leur ont été appliquées et ne sont toujours pas abrogées.
Amicalement
Patrick Germain
Baboula
11 septembre 2016 @ 11:08
J’ai attendu que tout soit paru,ainsi que vos commentaires pour lire ce récit
Remerciements et félicitations au talentueux narrateur.
Je réfute totalement l’idée de femme libre pour cette mégère .c’est faire injure aux femmes d’y associer cette harpie .Égoïste jusqu’à la folie destructrice .Une seule chose positive,que les lois de succession l’aient écartée du pouvoir.
Qui pour prendre la suite de Patrick Germain ?
Grégoire
11 septembre 2016 @ 15:43
De pragmatique Sanction en descendance : La femme qui lui est la plus proche.
louisa scotte
11 septembre 2016 @ 13:43
j ai lu deux livres sur elisabeth marie , mais si j avais su , j aurai attendu ce magnifique article, tres complet et qui decrit parfaitement ce qu a pu etre elisabeth marie
mes felicitations à l auteur
AnneLise
11 septembre 2016 @ 19:35
PS pour Muscate, je suis votre actualité comme celle de tous les intervenants et je n’interviens que lorsqu’un sujet m’interpelle, alors de temps à autre il est vrai que j’ai envie de vous répondre, mais je crois que ce site est là pour cela non ?
J’apprécie beaucoup l’amour que le Cardinal de Richelieu avait pour ses chats, pour les noms ? un peu moins, Soumise hum ! pas vraiment dans le caractère du chat, enfin pas pour les miens en tous cas. Pyrame oui, mes grands parents avaient non pas un chat mais un chien qui portait ce nom, pour le reste Rubis sur l’ongle je ne me vois pas en train de l’appeler pour venir manger mais effectivement cela peut donner des idées je n’y avais pas pensé et peut-être qu’effectivement des chatons auront l’honneur de porter le même nom. L’essentiel étant qu’après les avoir ainsi baptisés aux prochaines vacances ils ne viennent pas peupler les refuges de la SPA
Ghislaine
12 septembre 2016 @ 08:34
Merci Muscate pour votre éclaircissement sur le mot « épatant » il pouvait prendre un sens différent .
Buchwalder
12 septembre 2016 @ 10:21
Merci à Patrick germain pour ce récit captivant.
Vitabel