Autre époque, autre manière de porter les bijoux. Ici, la reine Mary, épouse du roi George V, grand-mère de le reine Elizabeth II portant un diadème de perles et diamants ainsi que des colliers de diamants et perles.
Sauf erreur, la reine Mary porte ici la diadème de la grande duchesse Wladimir que sa petite fille aime porter sous ses trois formes :
avec perles, avec émeraudes ou avec rien.
Il me semble que ce bijou extraordinaire fut sorti à l’ccasion du dîner d’Etat offert au président de la Républiqe d’Irlande par la souveraine au château de Windsor en avril 1974. Cette visite – qui répondait à celle de la reine en Irlande – avait marqué d’une manière éclatante la réconciliation entre les deux Pays.
Il était naturellement dans sa version avec émeraudes, le vert étant, comme chacun sait, la couleur de l’Irlande.
Elle le porta également pour le sommet du Commonwealth à Malte en novembre 2015, chaque fois avec un incroyable collier d’émeraudes.
Bah… il s’agit du style propre à une époque où il était de bon ton de se couvrir lourdement de bijoux. De nos jours, une plus grande sobriété est de mise.
Il n’en demeure pas moins que la reine Mary s’est approprié les joyaux des Romanov par des moyens détournés qui flirtent avec l’escroquerie. Quant à sa manie de se faire offrir des bibelots chez les aristos : no comment !
Georges V et sa conjointe = le couple royal le moins intéressant de l’histoire de la Monarchie britannique.
Vous avez en partie raison, mais le roi Georges V s’est tout de même acquis le respect de son peuple en se rendant de multiples fois sur les lignes de front dans la Somme et dans les hôpitaux militaires durant la Première Guerre Mondiale.
Pour la Reine Mary c’est une autre histoire
Elle est controversée même à l’intérieur de sa famille : on trouve à travers les correspondances de ses enfants des avis contradictoires et changeants au gré du temps.
Le père d’Elisabeth II conclura à la mort de sa mère négativement sur elle dans une lettre à sa femme.
Mais aucun être humain n’est noir complètement. Elle avait ses bons côtés mais ses troubles du comportement, son franc déséquilibre, et son avidité étaient particulièrement gênants en société.
Anne Cécile, je ne voudrais pas vous contredire, mais le Roi Georges VI est mort avant sa mère. Alors peut être avait il écrit sur elle de leur vivant à eux deux.
Pour avoir vu une photo noir et blanc de la princesse Mary princesse royale, et fille de la reine Mary et de George V, j’avais noté la ressemblance frappante de cette princesse, tante des princesses Elisabeth et Margaret, avec la future reine actuelle. Plus de ressemblance avec la tante, et Elisabeth, qu’Anne avec sa mère.
La reine Mary a décliné beaucoup de ses traits et de son allure, chez sa fille Mary et son second fils, Albert d’York devenu ensuite George VI, et le Duc de Kent époux de Marina de Grèce.. Les autres fils , David, et le duc de Gloucester ressemblaient à leur père.
Outre aussi, la ressemblance les faisant prendre pour des jumeaux, entre le roi George V, et son cousin le tsar Nicolas II de Russie, cousins entre eux, leurs mères étant deux soeurs, nées princesses de Danemark.
Les mencheviks, avant que les bolcheviks ne prennent le pouvoir, avaient demandé aux anglais de recevoir en exil Nicolas II et sa famille. Refus des anglais (la famille royale apparemment).
Pas glorieuse l’attitude des souverains anglais envers leurs famille russe,Georges V et
Nicolas II étaient cousins germains;la reine Mary en a profité pour acheter des bijoux à un prix inférieur à leur valeur;je pense aussi que le prince Mickaël de Kent accentue sa
ressemblance avec Nicolas II.
La reine Charlotte aimait tout autant les bijoux et ne donnât jamais à sa belle fille certains joyaux de la cassette royale qui lui revenaient en tant que nouvelle reine .Mary dût attendre le décès de sa belle mére . Elle devait avoir peur que Charlotte vienne les lui » piquer » ,c’est pourquoi elle en portait tant à la fois !
A propos des deux dernières impératrices de Russie, il faut savoir qu’au décès d’Alexandre III sa veuve demeura la « 1ère dame de Russie » car selon le protocole russe la mère de l’empereur avait la préséance sur l’épouse de l’empereur . D’ailleurs Maria Feodorovna fut offusquée que cela n’était pas le cas à la cour St James. Elle ne supportait pas que sa sœur, la veuve d’Edouard VII, passe après sa belle-fille Mary de Teck !
De mémoire il ya une photo de la Fürstin Taxis née Autriche prise à l’occasion des cérémonies de ses noces de diamant où elle est encore plus « enchassée » que la reine Mary….il faut dire qu’à la cour de Ratisbonne on portait le diadème même pour jouer aux quilles :
» Certaines monarchies à panache………………………………
……On les voyait conserver imperturbablement leurs pompes
traditionnelles. Telle était la petite cour de Tour et Taxis, à
Regensburg, qui sous ce rapport était bien la plus pittoresque et
la plus amusante que j’ai connue.
On y jouait aux quilles, mais en quel équipage ! Nous étions au
jeu en diadème et en robe à traîne ! Etiquette imprévue pour
manier une énorme boule et la lancer. Plus d’un diadème chancelait
et plus d’une joueuse gémissait dans ses soies, broderies et
garnitures, sans parler du corset.
Heureusement qu’alors les étoffes avaient quelque importance et
solidité. Si cela se passait en un temps où les femmes sont
vêtues de transparences aussi écourtées que possible que ne
verrait on pas ?
Et je ne pense pas que c’était par hasard que j’ai joué aux quilles
en toilette de cour. C’était toujours ainsi. On allait à la partie
en cortège, et précédé d’un maître de cérémonies.
Parce que ou quoique, ainsi que dit quelque part Victor Hugo,
c’était très drôle.
La vie ne manquait pas d’agrément à Regensburg. Le Prince et la
Princesse recevaient avec faste. Le palais s’y prêtait, meublé
royalement, et entouré de jardins tenus avec amour. La cuisine
égalait celle de Ferdinand de Bulgarie. Et, l’amusant, c’était,
partout un cérémonial suranné, mais si bien réglé que l’on
arrivait vite à oublier certaines outrances pour ne plus
sentir que la beauté d’une sorte de rythme et d’arrangements
où revivait la dignité des temps passés.
On allait aux courses en calèches d’apparat, excellemment
attelées, précédées de piqueurs brillants. Le comte de
Stauffenberg, chef des écuries , ancien officier autrichien,
cavalcadait autour de la voiture princière, et les
gentilhommes du service étaient si empressés que, si l’on eut
manqué de marchepied pour descendre de carrosse, tous
auraient voulu galamment y suppléer de leur personne.
Si nous allions au théâtre, c’était en toilette, et précédés
de porteurs de flambeaux, jusque dans la loge princière.
Une telle étiquette obligeait à être constamment en
représentation. Mais cela plaisait au Prince et à sa femme;
ils ne vivaient que pour continuer les siècles abolis.
La princesse Marguerite de Tour et Taxis, archiduchesse
d’Autriche, avait dit on un faux air de Marie Antoinette. Or
le prince, inspiré par la ressemblance accordée à sa
femme, voulut offrir à celle ci une parure qui avait
appartenu à l’infortunée reine de France. Il la trouva,
et la princesse la portait. J’aurais craint qu’il y fût
resté quelque chose de funeste. Mais on n’avait point de
ces superstitions à la cour de Tour et Taxis. On voyait la vie en
rose….. »
in Princess Louise de Belgique, « Autour des trônes que j’ai vus tomber » 1921
Zeugma
19 septembre 2016 @ 18:30
Sauf erreur, la reine Mary porte ici la diadème de la grande duchesse Wladimir que sa petite fille aime porter sous ses trois formes :
avec perles, avec émeraudes ou avec rien.
Il me semble que ce bijou extraordinaire fut sorti à l’ccasion du dîner d’Etat offert au président de la Républiqe d’Irlande par la souveraine au château de Windsor en avril 1974. Cette visite – qui répondait à celle de la reine en Irlande – avait marqué d’une manière éclatante la réconciliation entre les deux Pays.
Il était naturellement dans sa version avec émeraudes, le vert étant, comme chacun sait, la couleur de l’Irlande.
Elle le porta également pour le sommet du Commonwealth à Malte en novembre 2015, chaque fois avec un incroyable collier d’émeraudes.
Actarus
19 septembre 2016 @ 19:24
Bah… il s’agit du style propre à une époque où il était de bon ton de se couvrir lourdement de bijoux. De nos jours, une plus grande sobriété est de mise.
Il n’en demeure pas moins que la reine Mary s’est approprié les joyaux des Romanov par des moyens détournés qui flirtent avec l’escroquerie. Quant à sa manie de se faire offrir des bibelots chez les aristos : no comment !
Georges V et sa conjointe = le couple royal le moins intéressant de l’histoire de la Monarchie britannique.
AnneLise
21 septembre 2016 @ 14:39
Vous avez en partie raison, mais le roi Georges V s’est tout de même acquis le respect de son peuple en se rendant de multiples fois sur les lignes de front dans la Somme et dans les hôpitaux militaires durant la Première Guerre Mondiale.
Pour la Reine Mary c’est une autre histoire
Jacqueline
23 septembre 2016 @ 20:05
Sans doute que son peuple aurait davantage profité d’une tournée à ses cousins sur les trônes européens en 1914 pour empêcher cette stupide boucherie.
Marie de Cessy
19 septembre 2016 @ 22:38
Impressionnant ces bijoux !
Anne-Cécile
20 septembre 2016 @ 04:27
Elle est controversée même à l’intérieur de sa famille : on trouve à travers les correspondances de ses enfants des avis contradictoires et changeants au gré du temps.
Le père d’Elisabeth II conclura à la mort de sa mère négativement sur elle dans une lettre à sa femme.
Mais aucun être humain n’est noir complètement. Elle avait ses bons côtés mais ses troubles du comportement, son franc déséquilibre, et son avidité étaient particulièrement gênants en société.
Jean Pierre
20 septembre 2016 @ 13:55
Elle est morte après son fils Geirges VI, je ne vois donc pas à quoi vous faites allusion.
Anne-Cécile
21 septembre 2016 @ 12:19
Alors c’était un autre fils. Pardon.
Je vais rechercher la bio que j’avais acheté il y a plusieurs années. De mémoire elle en avait 3?
Baboula
21 septembre 2016 @ 22:10
Le couple royal a eu 5 fils et une fille.
AnneLise
21 septembre 2016 @ 14:40
Anne Cécile, je ne voudrais pas vous contredire, mais le Roi Georges VI est mort avant sa mère. Alors peut être avait il écrit sur elle de leur vivant à eux deux.
Anne-Cécile
22 septembre 2016 @ 17:11
Gérard en effet me l’a confirmé et Baboula écrit qu’elle avait 5 fils alors que je me souvenais de 3.
Je vais rechercher sa bio et la relire.
Anne-Cécile
22 septembre 2016 @ 17:24
Voilà la bio de Mary par Pope-Hennessy, il s’agit non du père d’Elisabeth mais du futur duc de Windsor.
Sylvie-Laure
20 septembre 2016 @ 06:15
Pour avoir vu une photo noir et blanc de la princesse Mary princesse royale, et fille de la reine Mary et de George V, j’avais noté la ressemblance frappante de cette princesse, tante des princesses Elisabeth et Margaret, avec la future reine actuelle. Plus de ressemblance avec la tante, et Elisabeth, qu’Anne avec sa mère.
La reine Mary a décliné beaucoup de ses traits et de son allure, chez sa fille Mary et son second fils, Albert d’York devenu ensuite George VI, et le Duc de Kent époux de Marina de Grèce.. Les autres fils , David, et le duc de Gloucester ressemblaient à leur père.
Outre aussi, la ressemblance les faisant prendre pour des jumeaux, entre le roi George V, et son cousin le tsar Nicolas II de Russie, cousins entre eux, leurs mères étant deux soeurs, nées princesses de Danemark.
agnes
20 septembre 2016 @ 06:50
Les mencheviks, avant que les bolcheviks ne prennent le pouvoir, avaient demandé aux anglais de recevoir en exil Nicolas II et sa famille. Refus des anglais (la famille royale apparemment).
JAusten
20 septembre 2016 @ 17:02
par peur d’activer le bolchévisme latent en Grande Bretagne certainement
aa
20 septembre 2016 @ 10:00
C’est lady Louise qui ressemble à la reine Mary.
amaia
20 septembre 2016 @ 12:04
Exact, il y a quelque chose !!!
Actarus
20 septembre 2016 @ 12:48
La princesse Louise de Wessex ressemble à sa grand-mère qui ressemble elle-même à sa grand-mère. Miracle logique de la génétique.
aubert
20 septembre 2016 @ 13:19
Soyons gentils, cette photographie n’est pas prise au petit déjeuner.
beji
20 septembre 2016 @ 14:25
Pas glorieuse l’attitude des souverains anglais envers leurs famille russe,Georges V et
Nicolas II étaient cousins germains;la reine Mary en a profité pour acheter des bijoux à un prix inférieur à leur valeur;je pense aussi que le prince Mickaël de Kent accentue sa
ressemblance avec Nicolas II.
Baboula
20 septembre 2016 @ 15:22
La reine Charlotte aimait tout autant les bijoux et ne donnât jamais à sa belle fille certains joyaux de la cassette royale qui lui revenaient en tant que nouvelle reine .Mary dût attendre le décès de sa belle mére . Elle devait avoir peur que Charlotte vienne les lui » piquer » ,c’est pourquoi elle en portait tant à la fois !
Dominique Charenton
20 septembre 2016 @ 21:13
Pascal
A propos des deux dernières impératrices de Russie, il faut savoir qu’au décès d’Alexandre III sa veuve demeura la « 1ère dame de Russie » car selon le protocole russe la mère de l’empereur avait la préséance sur l’épouse de l’empereur . D’ailleurs Maria Feodorovna fut offusquée que cela n’était pas le cas à la cour St James. Elle ne supportait pas que sa sœur, la veuve d’Edouard VII, passe après sa belle-fille Mary de Teck !
Dominique Charenton
20 septembre 2016 @ 21:28
De mémoire il ya une photo de la Fürstin Taxis née Autriche prise à l’occasion des cérémonies de ses noces de diamant où elle est encore plus « enchassée » que la reine Mary….il faut dire qu’à la cour de Ratisbonne on portait le diadème même pour jouer aux quilles :
» Certaines monarchies à panache………………………………
……On les voyait conserver imperturbablement leurs pompes
traditionnelles. Telle était la petite cour de Tour et Taxis, à
Regensburg, qui sous ce rapport était bien la plus pittoresque et
la plus amusante que j’ai connue.
On y jouait aux quilles, mais en quel équipage ! Nous étions au
jeu en diadème et en robe à traîne ! Etiquette imprévue pour
manier une énorme boule et la lancer. Plus d’un diadème chancelait
et plus d’une joueuse gémissait dans ses soies, broderies et
garnitures, sans parler du corset.
Heureusement qu’alors les étoffes avaient quelque importance et
solidité. Si cela se passait en un temps où les femmes sont
vêtues de transparences aussi écourtées que possible que ne
verrait on pas ?
Et je ne pense pas que c’était par hasard que j’ai joué aux quilles
en toilette de cour. C’était toujours ainsi. On allait à la partie
en cortège, et précédé d’un maître de cérémonies.
Parce que ou quoique, ainsi que dit quelque part Victor Hugo,
c’était très drôle.
La vie ne manquait pas d’agrément à Regensburg. Le Prince et la
Princesse recevaient avec faste. Le palais s’y prêtait, meublé
royalement, et entouré de jardins tenus avec amour. La cuisine
égalait celle de Ferdinand de Bulgarie. Et, l’amusant, c’était,
partout un cérémonial suranné, mais si bien réglé que l’on
arrivait vite à oublier certaines outrances pour ne plus
sentir que la beauté d’une sorte de rythme et d’arrangements
où revivait la dignité des temps passés.
On allait aux courses en calèches d’apparat, excellemment
attelées, précédées de piqueurs brillants. Le comte de
Stauffenberg, chef des écuries , ancien officier autrichien,
cavalcadait autour de la voiture princière, et les
gentilhommes du service étaient si empressés que, si l’on eut
manqué de marchepied pour descendre de carrosse, tous
auraient voulu galamment y suppléer de leur personne.
Si nous allions au théâtre, c’était en toilette, et précédés
de porteurs de flambeaux, jusque dans la loge princière.
Une telle étiquette obligeait à être constamment en
représentation. Mais cela plaisait au Prince et à sa femme;
ils ne vivaient que pour continuer les siècles abolis.
La princesse Marguerite de Tour et Taxis, archiduchesse
d’Autriche, avait dit on un faux air de Marie Antoinette. Or
le prince, inspiré par la ressemblance accordée à sa
femme, voulut offrir à celle ci une parure qui avait
appartenu à l’infortunée reine de France. Il la trouva,
et la princesse la portait. J’aurais craint qu’il y fût
resté quelque chose de funeste. Mais on n’avait point de
ces superstitions à la cour de Tour et Taxis. On voyait la vie en
rose….. »
in Princess Louise de Belgique, « Autour des trônes que j’ai vus tomber » 1921