Cet immense écrivain, ex président du Comité national de la mort de
Louis XVI, était avant tout un homme libre mais aussi un marin, un explorateur, un humaniste, un journaliste, un catholique et un monarchiste convaincu.
Lorsque l’on évoquait ses convictions royalistes, Jean Raspail disait : « C’est une décision que j’ai prise car elle m’a semblé très logique. Mon père, qui n’était pas du tout royaliste à l’origine, l’est devenu de la même façon : en réalisant qu’avoir le Roi était la manière la plus simple de gouverner un pays. Car le Roi n’est pas seul, il est issu d’ancêtres présents en France depuis des milliers d’années et est façonné par cette histoire familiale intimement liée à son pays. »
Jean Raspail précisait « Le Roi est l’incarnation de la nation, ce que n’arrive pas à faire un président de la République, élu pour un court terme, à la courte vision et aux intérêts égoïstes. »
Jean Raspail avait assisté le 2 mai 2009 au mariage religieux du Prince Jean et de la Princesse Philomena à Senlis et à la réception à Chantilly. Dès l’annonce de son décès, le Comte de Paris a déclaré : » Un grand écrivain et grand ami vient de nous quitter.Nous avions beaucoup échangé ces derniers temps…… Puissent ses livres continuer de nourrir notre imaginaire« . (Merci à Charles – photo : afp)
HRC
16 juin 2020 @ 12:07
Marie Claude, Pierre Yves, Gatienne, Cosmo et Jean Pierre, vous exprimez chacun un peu ou beaucoup de mon opinion sur Jean Raspail.
Merci à vous.
Karabakh
16 juin 2020 @ 13:55
Jean Raspail était un marin, un explorateur, un humaniste, un journaliste, un catholique et un monarchiste convaincu… et puis aussi un xénophobe patenté. Ses positions sur le grand remplacement sont intéressantes pour leurs préventions mais elles démontrent ouvertement l’esprit qui animait cet homme.
Pour autant, il était visionnaire car les hordes qu’il prédisait, sont belles et bien là. Sans doute pas pour l’entièreté des tenants que Raspail imaginait mais elles sont là.
L’hagiographie de Jean Raspail faite par Jean d’Orléans ne me surprend pas beaucoup mais dans le contexte actuel, elle heurtera certaines foules. Ce n’est pas le bon moyen pour fédérer…
Gérard
16 juin 2020 @ 16:32
On voit des manipulations à travers ces statues européennes badigeonnées un peu partout par des mains d’ignorants comme si ça pouvait compenser d’une manière ou d’une autre l’horrible meurtre public d’un noir américain. On s’en prend maintenant à Colbert pour le Code noir qui n’est pas son œuvre mais celle de son fils le marquis de Seignelay et qui est un progrès dans la cause des Noirs puisqu’il est spécialement établi pour les esclaves des Amériques françaises et les reconnaît comme des d’êtres humains et non des objets et qui peuvent changer de maître ce que les serfs même n’avaient pu faire.
HRC
16 juin 2020 @ 18:07
Je viens de regarder une vidéo du Figaro, Sylvain Tesson à propos de Jean Raspail.
Il y parle par choix du grand voyageur Amérique Latine, et écarte « le camp des saints » , alors qu’ici, c’est l’inverse.
HRC
17 juin 2020 @ 09:30
J’ai eu un bouquin de la série Pikkendorf, en bibliothèque municipale, et je l’ai reposé. Des clichés ambulants, même si c’est bien écrit.
HRC
17 juin 2020 @ 12:45
Les clichés romantiques classiques de l’homme qui se sacrifie pour une cause perdue, si on préfère.
Hervé J. VOLTO
16 juin 2020 @ 19:54
Tout à fait d’accord avec Antoine.
Guy Coquille
16 juin 2020 @ 21:15
Jean Raspail était royaliste, il était aussi un imprécateur face à la bassesse de notre temps, il avait vu arriver l’immigration-invasion et fustigé ceux qui refusent de la juger telle. Il était aussi un écrivain aristocratique, qui mettait au pinacle ce qu’il appelait l' »attitude », c’est-à-dire le respect de soi, la tenue, la retenue même, des vertus secondes qui permettent de rester digne contre les embûches de la vie. Je l’ai rencontré en une dizaine d’occasions et, bien qu’il fût d’un naturel pessimiste, il savait aussi se montrer drôle. Il va beaucoup nous manquer.
Hervé J. VOLTO
18 juin 2020 @ 11:25
Etre Royaliste, EN FRANCE, c’est ne pas être de ceux qui nous entourent, sans Foi et sans tripes: c’est vivre au contraire comme dans ces temps Chevaleresques où les destins se forgeaient et où la Noblesse était souvent par le sang versé. C’est d’être de cette Chevalerie où la loyauté et l’amitié sont récompensées et non trahies. C’est une vie d’aventure et de dévouement. C’est aussi le panache, savoir SERVIR, incarner l’insolence, l’indépendance d’esprit, la rupture avec une pensée imposée. C’est alors la beauté du geste gratuit, la confiance dans le bien et la haine de la médiocrité. C’est la joie de l’âme.
JEAN RASPAIL incarnait tout celà…
Abbastanza sintetico cosi ?
Pascal?
18 juin 2020 @ 11:51
Je vous comprend où à peu près mais je dois être un des seuls ici tant les autres sont avant tout préoccupés de ne pas offenser la bienpensace.
Je suis entièrement, farouchement t ,d’accord avec vos trois dernières phrase.
Incarner l’insolence , l’indépendance d’esprit ,la rupture avec une pensée imposée (celle-là même dont une écrasante majorité de nos contemporains ont tant de mal à se défaire ) , La beauté du geste gratuit c’est tout cela qu’il incarnait pour moi .
Il a été parfois comparé à don Quichotte et je l’approuve et l’admire pour cela.
Il ne nous restera que Philippe de Villliers et son frère le général…
Ghighi
18 juin 2020 @ 12:45
Il est parti rejoindre sa délicieuse Iliette disparue il y a quelques années.
R.I.P.