
Le groupe Lagardère met en vente de salles de spectacles parisiennes comprenant le Casino de Paris, les Folies Bergère, le Bataclan.
Le Casino de Paris et les Folies Bergère sont deux salles historiques.
Le Casino de Paris, une salle mythique, est située au 16, rue de Clichy dans le IXᵉ arrondissement .La salle actuelle occupe le site des Folies édifiées au XVIIIe siècle dans de vastes jardins pour le plaisir de quelques personnages à la tête de conséquentes fortunes . En 1810, un tivoli, baptisé « le Tivoli Richelieu », est aménagé puis démoli en 1851.
Les architectes Aimé-Louis Sauffroy et Ferdinand Grémailly transforment une partie de la patinoire en une salle de spectacle baptisée Palace-théâtre. Elle est constituée d’un promenoir, d’un café et d’une salle de danse. Inauguée en 1880, afin de concurrencer le tout nouveau cœur de la nuit parisienne, le Moulin-Rouge, le Casino de Paris connaît un succès immédiat. Un succès porté par les débuts de Mistinguette sur scène.
Après la Libération, les revues du Casino de Paris obtiennent alors un succès tel qu’elles restent bien souvent plus de deux ans à l’affiche. Et lorsque Line Renaud y fait ses débuts en 1959, ce sont plus de cent personnes qui l’accompagnent sur scène.
Mais au fil des ans, les recettes de la salle baissen. En 1980, Le Casino ferme ses portes pour les réouvrir en 1982 et accueille les adieux de Tino Rossi.
Aujourd’hui, Le Casino de Paris propose désormais une programmation assez éclectique qui va de la variété française au rock et à la world music, sans oublier l’humour et la comédie musicale.
Cependant les travaux à réaliser y sont d’envergure. En effet, le groupe Lagardère, propriétaire depuis 2014, n’a jamais effectué de grandes opérations de rénovation, ce qui obligera le prochain acquéreur à débourser plusieurs millions supplémentaires pour une remise à neuf.
Les Folies Bergère existent depuis plus de 130 ans et ont longtemps accueilli des spectacles de café-concert, revues dansées et music-hall. Les artistes les plus prestigieux s’y sont succédés. Elle programme également des concerts de jazz et des comédies musicales. Les Folies Bergère disposent de 1600 places réparties sur trois niveaux.
Les Folies Bergère ont été inaugurée le 2 mai 1869 . Le nom choisi fait référence aux folies, maisons de divertissement au XVIII e siècle puis salles de spectacle et au nom de la rue Bergère située non loin de la rue Richer. Nées dans un contexte historique difficile, les Folies Bergère deviendront pourtant une salle culte des soirées parisiennes.
A la fin du Second Empire, les Folies-Bergère ont été construites sur un terrain appartenant à l’hospice des Quinze-Vingts, à deux pas des grands Boulevards.
On doit les travaux à l’architecte Plumeret. Café-concert pour commencer, la salle n’a pas le succès attendu; passé le premier mouvement de curiosité, les Parisiens la fréquentent peu. Puis arrive la guerre de 1870. La salle se transforme alors en une salle de meeting politique.
En 1871, elle est rachetée par Léon Sari qui engage de grands travaux. Il installe un promenoir et un jardin d’hiver. La salle prend véritablement son essor. Opérettes, pantomimes, numéros de cirques sont alors proposés au public.
C’est dans ce théâtre que fut créée la première revue de music-hall. Haut lieu du divertissement, les Folies Bergère étendent leur prestige à travers le monde entier. De la belle époque aux années folles jusqu’à nos jours, le théâtre des Folies Bergère a toujours été une référence pour de nombreux artistes. Nombre d’entre eux, de Mistinguett à Joséphine Baker ou de Jean Gabin à Charles Trenet, ont largement contribué à la renommée du lieu.
Les Folies Bergère ont également inspiré les peintres et les écrivains. Manet peint en 1881 son célèbre tableau « Le Bar des Folies Bergères ».
D’une surface de 950 m², le Hall du Théâtre des Folies Bergère peut accueillir jusqu’à 1300 personnes lors d’un cocktail dînatoire. Au premier étage, et surplombant le Hall, d’une surface de 350 m², les Coursives qui peuvent être séparées en trois salles de sous-commission.Le Théâtre peut, quant à lui, accueillir 1679 personnes sous la coupole mythique Art Déco des Folies Bergère.
La façade de 1926 crée par Maurice Picaud (1900-1977) dit Pico est un petit bijou de l’Art Déco . L’artiste s’est inspiré, pour la réalisation centrale de cette façade, de la danseuse et mannequin russe Lila Nikolska (1904-1955), célèbre à Paris dans les années 20. À l’origine, l’oeuvre était recouverte de feuille de cuivre mais c’est la feuille d’or qui a été choisie lors de sa rénovation en 2012, donnant aux reliefs, qui en avaient bien besoin, un tout autre aspet.
De part et d’autre de cette majestueuse figure centrale se trouvent deux autres bas-reliefs de moindre dimension, représentant tous deux trois masques, avec les mêmes alternances de lignes et de courbes, mais plus resserrées : la tragédie à gauche et la comédie à droite.
Quant au Bataclan, il souffre encore d’une sous-fréquentation depuis les attentats de 2015. (Merci à Guizmo)

Gilan
30 juin 2020 @ 17:33
Qui se souvient du « Chat noir » ? Il ne faut pas rêver éveillé, le temps de la belle Otero, c’est fini mais contrairement a beaucoup de stupidités dites ailleurs, c’était une grand’ âme.
Après on démolit et on reconstruit, comme on vend des meubles.
ciboulette
1 juillet 2020 @ 16:38
Moi , je me souviens du » Chat Noir » et de la célèbre chanson .
Hervé J. VOLTO
30 juin 2020 @ 19:11
D’accord avec bételgeuse70 et Guy. Avec beji également. Je me suis fait exactement les même sréflexions.
Quand on commence à vendre les bijoux de famille, c’est le début de la fin.