
La marquise de Bath, Emma Thynn s’est confiée à propos du choix de faire appel à une mère porteuse pour son deuxième enfant. Mariée depuis 2013 avec Ceawlin, aujourd’hui marquis de Bath et propriétaire de Longleat House, Emma a mis au monde un fils John, vicomte Weymouth, en 2014.
A moment de la naissance, elle fit une hémorragie cérébrale, ce qui donna lieu à une césarienne. Un second accouchement aurait pu lui être fatal.
C’est ainsi que fut fait le choix après mûre réflexion de faire appel à une mère porteuse américaine. Henry vit le jour en 2016. La marquise de Bath se dit comblée de ce choix.
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Anne-Cécile
19 décembre 2020 @ 10:27
Pour ma part la GPA est surtout une question de femme en capacité de payer une GPA (homme, couple homo, couple hétéro) et femme pauvre (ou femme de la classe moyenne qui n’a pas les moyens de payer une université à leurs enfants aux USA par exemple).
Bizarrement dans les pays où la GPA est autorisée, les personnes recourant à la GPA pour avoir un enfant et qui dispose de femmes en âge de procréer ou en bonne santé de moins de 60 ans dans sa famille et son entourage, à 99.5 % choisissent une étrangère au cercle …bizarrement toujours des classes inférieures.
Cela a un mot : exploitation de plus désespérés que soi.
J’ai une collègue espagnole qui a vendu ses ovocytes pendant ses études pour pouvoir suivre des cours et devenir traductrice interprète. Elle en paie aujourd’hui le prix : la stimulation ovarienne qu’elle a du subir pour « être rentable » a bousillé sa santé.
ABER
19 décembre 2020 @ 16:49
Votre témoignage me bouleverse.
Trianon
19 décembre 2020 @ 23:35
Oui,c’est la fameuse dérive éthique ( entre autres ) que j’évoquais plus haut
Muscate-Valeska de Lisabé
20 décembre 2020 @ 18:01
Ne pas généraliser un cas particulier.
Les taux hormonaux se rétablissent à la normale naturelle propre à l’individu dès cessation de la stimulation.
Il se peut que les soucis de santé bien regrettables de votre amie trouvent leur source ailleurs,Anne-Cécile.
Anne-Cécile
23 décembre 2020 @ 03:27
Hélas c’est son médecin qui lui a dit.
Phlébites multiples, peau d’orange sévère pour ne citer que les principaux troubles.
Muscate-Valeska de Lisabé
23 décembre 2020 @ 18:07
Les médecins ne sont pas parole d’évangile,je suis bien placée pour le savoir?…et d’ailleurs même les évangiles…..?
nck
19 décembre 2020 @ 12:09
C’est bien de leur part de le médiatiser. Cela prouve que GPA comme FIV sont aussi utilisés comme recours par des couples hétérosexuels, l’argument des bigots homophobes pour les interdire tombe à l’eau.
Trianon
19 décembre 2020 @ 23:37
Il n’y a à rien qui tombe à l’eau , les réticences sont nombreuses et fondées , et pas uniquement d’ordre religieux ni homophobe, pour rester dans le registre évoqué dans votre commentaire
Silvia 2
19 décembre 2020 @ 18:41
Je suis dérangée. Je ne juge pas. Cependant la location du ventre d une femme pour de l argent, je ne peux l accepter. De manière générale les femmes sont dans la difficulté et effectivement les tarifs sont attractifs. Mais ce nouveau droit à l enfant m effraie pour les femmes fragiles.
Ghislaine LPB
20 décembre 2020 @ 13:52
J’aimerais savoir car je n’ai rien eu de positif sur le sujet , si les problèmes de santé physiques ou mentaux familiaux che zla mère porteuse peuvent se retrouver dans le bébé porté plus tard .
Leonor
22 décembre 2020 @ 21:19
Celles d’entre nous qui ont porté des enfants volontairement, avec amour, ont certainement pour la plupart éprouvé que l’interaction in utero enfant-mère commence très tôt . Et probablement enfant-père et enfant -environnement familial aussi.
Tous les gynécologues le savent évidemment aussi, même si les recherches plus précises en la matière n’en sont encore qu’à leurs débuts.
++++ https://www.scienceshumaines.com/in-utero-une-vie-sensationnelle_fr_38254.html
++++ laurencepernoud.com/grossesse/psychologie-femme-enceinte/in-utero-foetus-se-developpe-en-lien-avec-emotions-sa-mere.html#:~:text=C’est%20un%20fait%3A%20le,artificiel%2C%20comme%20de%20la%20musique.
++++ etc .
C’est un fait. Et de CE fait, je ne peux pas croire qu’une porteuse – je me refuse à écrire » mère porteuse » – établisse , elle aussi, une communication physique et psychique, aimante et structurante, avec le foetus qu’elle porte comme un apauet à livrer, , de surcroît contre espèces sonnantes et trébuchantes .
—- Je ne peux pas croire non plus que, consciemment ou non, elle ne porte pas rancune à cet enfant des désagréments , fatigues, malaises, douleurs squelettiques et autres qu’une grossesse occasionne .
—- L’accouchement est et reste une épreuve majeure , rude et limite, quelles que soient les techniques périodiquement à la mode . Césarienne y compris. Traverser cela pour un enfant auquel on ne porte aucun amour – ne me racontez pas d’histoires sur le sujet – , cela ne le fera pas aimer à ce moment-là ! Alors que l’orage de sensations, d’impressions et de sentiments est énorme à ce moment , et à mon avis majeur pour la suite des relations mère-enfant.
—- Quid , justement, de l’ocytocyne, cette hormone déterminante dite » de ‘lattachement » , chez une femme qui, justement, ne doit pas s’attacher et ne s’attache pas ?
—- Surtout, comment le foetus lui, le bébé à naître, l’être humain en devenir, va-t-il lui, vivre in utero DANS une femme qui ne veut pas de lui, ou du moins qui n’en veut que pour l’argent ? Personne ne me fera croire que les porteuses ne font que se dévouer avec joie à l’humanité souffrante ( souffrante de frustration).
Alors, qui des neuf mois in utero à vivre et se construire , quand on ne vous construit que comme une mécanique à livrer;, de préférence en état de marche ?
—– Et, enfin, comment ce bébé, à la naissance, vit-il le fait de débarquer dans un monde doublement inconnu ? le monde extérieur ET totalement différent de l’environnement qu’il a perçu, sensoriellement et psychiquement, pendant ses neuf mois précédents, in utero ?
L’enfant n’a pas à être une machine sortie d’usine sur commande.
Il ne l’est pas .
Mais en cas de GPA, il l’est. Une chose. Un être qui aurait dû être humain et qui a été réifié.
Il me semble indispensable de réfléchir à tout cela avant de donner blanc seing à ce que , de nos jours, la technique sait faire.
A ma connaissance, la technique n’a pas d’âme , et pas la capacité de réfléchir aux questions éthiques .
Evidemment, il est plus confortable de demeurer figé dans l’esprit du XIX e siècle, prétendument progressiste, qui croyait mordicus à la suprématie de la science, et que seule la science était progrès.
Or, de cet état d’esprit, on voit actuellement la limite dans tous les domaines, tous, et on a déjà dépassé la ligne rouge pour la survie de l’humanité et de sa planète.
C’est de rester dans cette facilité et cet orgueil prométhéen de l’Homme, qui est dépassé et réactionnaire .
Non d’exercer ses facultés de réflexion humaine pour s’extraire de la confortable et gratifiante croyance en une science toute-puissante.
Bis repetita :
Science sans conscience n’est que ruine de l’âme.
Rabelais.
Muscate-Valeska de Lisabé
23 décembre 2020 @ 18:22
Je crois,pour ma part,qu’un enfant a surtout besoin d’amour APRÈS sa naissance,plus encore quand il devient conscient,lorsque ses souvenirs s’installent et…bien évidemment tout au long de sa vie.
Il est des mères naturellement enceintes qui portent leur enfant sans aucun amour,sans désir de maternité.
Au moins,une femme qui le fait pour l’argent y trouve-t-elle un intérêt concret qui l’amène à prendre soin de mener sa grossesse à bien,sachant qui plus est que son petit sera choyé car absolument désiré par le couple qui va le recevoir.
Je pense avec bonheur que ce sera le cas chez Emma,ici.
Et ça ne me choque pas.
Je suis satisfaite d’avoir pu me faire une idée en participant à ce débat.
Marie2
24 mai 2023 @ 12:53
J’aimerais savoir parmi tous ces donneurs et donneuses de leçons combien d’entre eux ont eu des enfants (c’est mon cas). C’est un peu facile de juger les autres lorsque la vie vous a comblés de ce côté là et donc votre jugement n’a pas grande valeur car vous n’avez pas connu ce qui, pour ceux dont ce n’est pas le cas, est un drame. Et pour ce qu’il en est de ce couple, si leur aîné, était resté enfant unique, il aurait aussi beaucoup souffert de cela.