
C’est sur le tournage du film « Lawrence d’Arabie » qu’elle rencontre le roi Hussein de Jordanie (1935-1999) qui est alors divorcé de la princesse Dina avec qui il a eu une fille.
Antoinette travaille en tant que secrétaire de la production du film. Le souverain était venu visiter les lieux du tournage en plein Wadi Rum. Le mariage est célébré le 25 mai 1961 à Amman.
Antoinette se convertit à l’Islam et devient Son Altesse Royale la Princesse Muna al-Hussein. Il n’a jamais été envisagé qu’elle porte le titre de reine. Pendant 10 ans, elle va mener une vie assez discrète au côté d’un roi qui est constamment sous la menace de perdre son trône ou d’attentat.

Le couple a eu quatre enfants : Abdallah (1962), Faisal (1963) et les jumelles Aisha et Zein (1968).

En octobre 1971, Muna accompagne son époux aux grandes festivités de Persépolis en Iran qui accueillent toutes les monarchies à l’invitation du Shah et de l’impératrice Farah. Aussi, lorsque le divorce est prononcé le 21 décembre, c’est une surprise.
Muna qui conserve son prédicat d’Altesse royale va alors se partager entre la Jordanie et l’Angleterre.
Sa position à la Cour n’est à cette époque pas idéale. Elle est l’ex-épouse du souverain qui s’est remarié un an plus tard avec Alia Toukan qui elle reçoit le titre de reine, et n’est que la mère de deux princes qui ne sont pas destinés à monter un jour sur le trône, puisque l’héritier est le prince Hassan, frère d’Hussein.
C’est probablement ce statut mineur qui lui permettra pendant des années, de garder sa place car ne représentant aucune menace et n’étant animée d’aucune ambition.

En 1977, la reine Alia se tue dans un accident d’hélicoptère. Hussein se remarie en juin 1978 avec Elizabeth Halabey qui deviendra la reine Noor. Sur les photos de mariage, on peut voir Muna qui assiste au bonheur du couple.
Pendant toutes ces années, la princesse concentre son énergie sur l’éducation et la santé. C’est ainsi que verra le jour la Fondation Princess Muna Scholarship for Nursing, qui forme des infirmières.
Février 1999, le roi Hussein perd son combat contre le cancer. Brièvement rentré des Etats-Unis où il suit un traitement, Hussein a retiré à son frère Hassan le rang de prince héritier et a nommé Abdallah qui était investi au sein des forces spéciales de l’armée jordanienne. C’est un grand bouleversement pour Abdallah et son épouse Rania mais aussi pour Muna qui devient la mère du souverain.

Depuis que son fils est devenu roi, le rôle de Muna s’est développé. Elle a effectué plusieurs déplacements officiels à l’étranger, quasiment toujours pour des sujets ayant trait à la santé publique.
Grand-mère de 15 petits-enfants, Muna est restée fidèle à sa ligne de conduite : la discrétion au cours de ces dernières semaines où le trône de son fils a tremblé et que le prince Hamzah, fils de la reine Noor, a été accusé de sédition.
Gérard
27 avril 2021 @ 17:23
La Cour de Jordanie observa un deuil de huit jours au décès du colonel Gardiner.
Gérard
27 avril 2021 @ 17:26
L’article 28 de la Constitution du royaume commence ainsi :
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Le trône du Royaume hachémite de Jordanie est héréditaire dans la dynastie du roi Abdallah ibn Al-Hussein, en ligne directe parmi ses héritiers mâles comme prévu ci-après :
a. Le titre royal passe du détenteur du trône à son fils aîné et au fils aîné de son fils et en succession linéaire par un processus similaire par la suite. Si le fils aîné décède avant d’accéder au trône, son fils aîné hérite le trône en dépit de l’existence de frères du fils défunt. Le roi peut toutefois choisir un de ses frères comme héritier présomptif. Dans ce cas, le titre royal passe à lui directement.
[Amendé selon le Journal officiel n° 1831 du 1er avril 1965.]
b. Si la personne qui a droit au trône décède sans héritier mâle, le trône passe à son frère le plus âgé. Dans le cas où le détenteur du trône n’a pas de frère, le trône passe au fils aîné de son frère aîné. Si le frère aîné n’a pas de fils, le trône passe au fils aîné de ses autres frères selon la préférence d’âge.
c. En l’absence de tout frère ou neveu, le trône passe aux oncles et à leurs descendants, selon l’ordre prescrit au paragraphe b ci-dessus.
d. Si le dernier roi meurt sans héritier de la manière prescrite ci-dessus, le trône est dévolu à la personne que l’Assemblée nationale choisira parmi les descendants du fondateur de la Révolte arabe, le feu roi Hussein ibn Ali.
e. Nul ne peut monter sur le trône s’il n’est musulman, sain d’esprit et né d’une épouse légitime et de parents musulmans.
f. Nul ne peut monter sur le trône s’il a été exclu de la succession par décret royal pour inaptitude. Une telle exclusion ne concerne pas les descendants de cette personne. Le décret royal d’exclusion est contresigné par le premier ministre et par quatre ministres, dont au moins le ministre de l’intérieur et le ministre de la justice.
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