Il y a 50 ans, les yeux étaient tournés vers l’Iran avec les festivités de Persépolis du 12 au 16 octobre, célébrant les 2500 ans de l’empire perse.

Un événement qui rassembla pas moins de 69 chefs d’Etat dont le prince Rainier et la princesse Grace de Monaco, le roi Olav de Norvège, le roi Frederik et la reine Ingrid de Danemark, le roi Hussein et la princesse Mouna de Jordanie, le grand-duc Jean et la grande-duchesse Joséphine Charlotte de Luxembourg, le roi Baudouin et la reine Fabiola, Juan Carlos et Sophie d’Espagne (pas encore souverains), le comte et la comtesse de Paris, le roi Constantin et la reine Anne-Marie de Grèce, l’empereur d’Ethiopie, le maréchal Tito, Imelda Marcos ou encore Nicolae Ceaucescu.
On estime aujourd’hui le coût de cet événement à 300 millions €. C’est Maxim’s de Paris qui prépara les repas des convives lors de trois soirées.
Nemausus
14 octobre 2021 @ 17:29
comme toujours certains commentent ici sans rien connaître du sujet, de la situation géopolitique de l’époque et du véritable enjeu de ces fêtes…. certes elles ont couté chers mais la finalité étaient qu’elles rapportent encore plus à l’Iran et était le point de départ de la révolution blanche pour moderniser et instruire la société iranienne contre l’obscurantisme religieux. Hélas, on sait tous qui a gagné et malheureusement certains sont trop naïfs pour comprendre que leurs commentaires décalés justifient encore la tyrannie religieuse actuelle !
stigerss1144
16 octobre 2021 @ 10:01
ce qui a été reproché a cette célébration de Persépolis c’est :
1) sur les dépenses , ni la Cour des comptes ni le Parlement n’en ont assuré le contrôle. “En privé, le Premier ministre Hoveyda et le ministre des Finances Djamchid Amouzegar, toujours regardant à la dépense, ne cachent pas leurs inquiétudes sur les sommes engagées. En public cependant, autant que devant le couple impérial, Hoveyda préfère afficher un optimisme flagorneur, comme à son habitude.” Ardéshir Zahédi, chef de la diplomatie, n’approuve guère lui non plus la tournure prise par les préparatifs et n’hésite pas à s’en ouvrir au shah : « C’était à mon sens une erreur, notera-t-il plus tard, Je me trompais peut-être, mais les pressions de la shahbanou et du ministre de la Cour, Alam, étaient trop fortes. »
2) utilisation de produits et d’entrpises non iranien : “Dans 90 % des cas, les célébrations auraient pu être assurées par des entreprises iraniennes, auxquelles elles auraient donné un lustre incomparable et dont le savoir-faire artisanal, industriel et gastronomique aurait pu être reconnu et salué dans le monde entier.”
3) la non présence du peuple iranien : “Le peuple surtout a été oublié ou placé dans les coulisses alors qu’il s’agissait de son pays, de son histoire et de son avenir. Dès lors, un lent divorce entre le pouvoir et la population commence à miner l’édifice gouvernemental, à l’image des termites rongeant le bois des bâtiments les plus robustes.” “Ces fêtes qui auraient dû être portées par la liesse populaire deviennent bientôt un secret d’Etat ! Les plaisirs du gotha se retournent contre un régime que l’on pointe bientôt du doigt, aussi bien en Iran qu’à l’étranger.”
Mohammad Réza Pahlavi
Yves BOMATIHouchang NAHAVANDIjanv. 2019
Gérard
16 octobre 2021 @ 19:56
Exact Nemausus.
Kayleen
14 octobre 2021 @ 17:32
Quel luxe alors que le peuple crevait de faim, une honte
Gérard
14 octobre 2021 @ 18:28
Trois cents millions d’euros c’est par exemple ce que la Défense belge va consacrer à l’adaptation des bases de Florennes et Kleine-Brogel aux nouveaux Lockheed Martin, un avion de combat F-35, c’est-à-dire à la construction de deux fois 16 hangars et de deux hangars de maintenance.
stigerss1144
14 octobre 2021 @ 20:30
ce qui a été reproché a cette célébration de Persépolis c’est :
1) sur les dépenses , ni la Cour des comptes ni le Parlement n’en ont assuré le contrôle. « En privé, le Premier ministre Hoveyda et le ministre des Finances Djamchid Amouzegar, toujours regardant à la dépense, ne cachent pas leurs inquiétudes sur les sommes engagées. En public cependant, autant que devant le couple impérial, Hoveyda préfère afficher un optimisme flagorneur, comme à son habitude. » Ardéshir Zahédi, chef de la diplomatie, n’approuve guère lui non plus la tournure prise par les préparatifs et n’hésite pas à s’en ouvrir au shah : « C’était à mon sens une erreur, notera-t-il plus tard, Je me trompais peut-être, mais les pressions de la shahbanou et du ministre de la Cour, Alam, étaient trop fortes. »
2) utilisation de produits et d’entrpises non iranien : « Dans 90 % des cas, les célébrations auraient pu être assurées par des entreprises iraniennes, auxquelles elles auraient donné un lustre incomparable et dont le savoir-faire artisanal, industriel et gastronomique aurait pu être reconnu et salué dans le monde entier. »
3) la non présence du peuple iranien : « Le peuple surtout a été oublié ou placé dans les coulisses alors qu’il s’agissait de son pays, de son histoire et de son avenir. Dès lors, un lent divorce entre le pouvoir et la population commence à miner l’édifice gouvernemental, à l’image des termites rongeant le bois des bâtiments les plus robustes. » « Ces fêtes qui auraient dû être portées par la liesse populaire deviennent bientôt un secret d’Etat ! Les plaisirs du gotha se retournent contre un régime que l’on pointe bientôt du doigt, aussi bien en Iran qu’à l’étranger. »
Mohammad Réza Pahlavi
Yves BOMATIHouchang NAHAVANDIjanv. 2019
Catherine Joan
14 octobre 2021 @ 21:02
Mais le peuple iranien n’était pas convié à ces fêtes . Seulement les souverains étrangers .C’est révélateur de bien ds choses . Un pays que j’ai très bien connu ( j’ai 73 ans) .
Guizmo
14 octobre 2021 @ 22:03
Je me souviens de ces fêtes somptueuses. À l’époque ça nous a fait rêver. Les autres monarchies aussi déployaient fastes et diadèmes . C’était une autre époque.
Caroline
14 octobre 2021 @ 23:42
Toujours peu d’ espoir pour le retour à la démocratie en Iran après la chute du Shah d’ Iran !
Au moins, on peut garder un certain espoir avec son fils installé aux U.S.A. si l’ histoire se répète!
ABER
15 octobre 2021 @ 06:48
Quand on voit ce qu’est devenu l’Iran aujourd’hui, rappeler ces fêtes de Persépolis, leur coût et les invités est une hérésie. Ce fut probablement la goutte qui fit déborder le vase. Le Shah comme tout dirigeant a certainement voulu le bien de son peuple à un moment donné….Mais ces nombreuses dérives, notamment policières, ne sont pas acceptables. Bien sûr, il a été une marionnette de l’Occident, même s’il a tenté de leur échapper. Je suis plus indulgente pour Farah qui je pense a fait de son mieux, tout en n’ayant aucun pouvoir. Elle aussi a payé le prix fort de tout cela.
Vasco2
15 octobre 2021 @ 08:18
Une époque où l’on pouvait encore étaler le beau, le raffiné, le luxe. Actuellement, regardez notre société ; elle ne nous fait pas beaucoup rêver – la violence, l’islam, le workisme, la mode du transgenre, le féminisme intolérant etc.. etc…
Bien sûr, le peuple souffrait mais actuellement est-ce mieux pour eux.
Pascal
15 octobre 2021 @ 11:38
Le plus comique si j’ose dire dans l’affaire est que Khomeiny était un « petit ayatollah » assez obscur au sein du clergé iranien qui ne prit de la consistance qu’en devenant une figure de l’opposition et en étant sans doute soutenu par le « parti de l’étranger » .
Le membre le plus éminent du clergé chiite iranien n’était pas si défavorable au gouvernement du Shah .
Les principaux points de discorde entre le clergé et le Shah étaient dans le fait que l’influence du premier sur les populations risquait de s’amoindrir avec les efforts de développement de l’éducation du second et sur la confiscation des terres appartenant aux mollahs .
stigerss
16 octobre 2021 @ 17:55
ce qui a sorti de l’ombre khomeiny c’est la stupide affaire cet article Ettélâ’ât « Le 8 janvier 1978, Ettélâ’ât, l’un des deux grands quotidiens du soir de Téhéran, publie un véritable pamphlet, sous le pseudonyme de Rachidi Motlagh, contre l’ayatollah Rouhollah Khomeyni. L’article accuse l’opposant d’être d’origine indienne – ce qui est avéré –, d’avoir eu dans sa jeunesse des pratiques homosexuelles – une accusation sans fondement, concernant en outre la vie privée, que l’on n’a pas l’habitude d’évoquer en Iran –, d’être inculte – sur des critères non définis – et d’entretenir des relations suspectes avec les services spéciaux étrangers, britanniques entre autres. On y insinue même que son épouse, pourtant issue d’une famille honorable, aurait eu des mœurs légères ! Bref, un mélange de vérités et de mensonges jetés en pâture à tout vent. »
Pascal
15 octobre 2021 @ 11:41
Au fond pour se faire bien voir des occidentaux et ne pas avoir d’ennui , le Shah aurait été mieux inspiré de continuer à passer ses vacances à Gstaad où il aurait pu donner des fêtes privées et à offrir aux chefs d’Etat des Rolex et des bijoux pour leurs épouses (voire quelques valises de billets) comme le font certains .
Tout cela serait passé comme une lettre à la poste.
Pascal
15 octobre 2021 @ 11:45
Que dis je des Rolex , le Shah était sans doute un homme de goût , des Patek Phillipe!
(publicité totalement gratuite , hélas…)
Cosmo
17 octobre 2021 @ 12:53
Très vrai, cher Pascal.
Bonne semaine
framboiz07
15 octobre 2021 @ 13:06
Le livre de William Shawcross m’avait intéressée , Pascal !
J’aimerais le voir en télévisé ce moment, car nous n’avions pas la TV et je ne l’ai pas vu ,alors que la voisine le regardait , j’étais jeune et vraiment, très frustrée par ça !Ils auraient du garder les chars ,costumes des soldats pour en faire un musée ,où sont-ils ?
Veronique y
16 octobre 2021 @ 09:17
Depuis trois jours je regarde une vidéo iranienne oú on voit Farah en visite dans les provinces en Iran , á différentes époques , les gens pouvaient la serrer dans leurs bras , l ’embrasser. La population pouvait l ‘approcher.
chicarde
16 septembre 2022 @ 00:59
Aaah, ce luxe, ce grand luxe de l’Impératrice Farah : sa splendide, sa superbe toilette de grand gala, ses bijoux merveilleux et spectaculaires, ses longs gants si élégants … : comme j’adore la Haute Dame, si appréciée, si aimée, et toutes ses beautés !!!
chicarde
8 octobre 2022 @ 00:46
Oh oui, la belle et jeune Farah : sa superbe, sa sublime, sa merveilleuse toilette de grand gala avec ses longs gants superélégants : d’un luxe oriental indescriptiblement et ineffablement éclatant, éblouissant, épatant !! Coûtant 50 000 euros, ou plus, beaucoup plus ? Et ses bijoux… d’une valeur insondable !!! Ooooohhh !!
chicarde
16 novembre 2022 @ 00:33
oooh Farah, dans sa richi-, richissime toilette brodée d’or, de pur or : quel luxe – luxe vraiment imaginable, ineffable…. !!! Comme je l’adore, adoore !!!
chicarde
10 septembre 2023 @ 00:46
… luxe vraiment INimaginable – extrême, vraiment et absolument extrême, exorbitant … adorablement exorbitant !!! Oui, sa toilette, ses bijoux, ses longs gants, et sa beauté !!!
chicarde
7 avril 2024 @ 00:39
…et toujours, toujours : tout ce luxe, ce luxe éblouissant, épatant, émerveillant, exorbitant, débordant, excessif, étalé sans la moindre gène : les toilettes, les longs gants, les bijoux, les coiffures… rien que luxe, beauté, charme et une richesse inimaginable : le luxe … du luxe, le luxe tout comme je l’aime, comme que je l’adore !!!
chicarde
8 juin 2024 @ 22:07
… surtout tout ce luxe de Farah : cette robe vraiment majestueuse, impériale, spectaculairement riche, admirablement raffinée, astronomiquement coûteuse, et son fabuleux diadème : un plaisir pour toujours !!