
Le comte de Paris, ici au côté de M. Christophe Le Dorven, Président du Conseil départemental d’Eure-et-Loir, a assisté à la chapelle Royale Saint Louis de Dreux à la cérémonie célébrant Sainte Geneviève, la Patronne des gendarmes. Une occasion pour le Prince d’honorer la force et le courage des gendarmes.

A l’issue de la cérémonie religieuse, le prince a été convié au rassemblement de la compagnie de gendarmerie de Dreux. Le prince est ici au côté du Président du Conseil départemental d’Eure-et-Loir, de M. Olivier Marleix, Député d’Eure-et-Loir et Président du groupe Les Républicains à l’Assemblée Nationale et de M. Pierre Frédéric Billet, Maire de Dreux.

Profitant du séjour du comte de Paris à Dreux, le Maire de la ville a reçu le Prince à son bureau de l’hôtel de Ville afin d’aborder les dossiers d’actualité et d’évoquer les projets de la ville royale. (Merci à Charles – Photos twitter Comte de Paris, ville de Dreux et Jean Christophe Le Dorven)
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particule
29 janvier 2023 @ 18:41
Suis je la seule à avoir du mal à cerner la personnalité du Comte de Paris. Je n’arrive pas à comprendre quelles sont vraiment ses idées, ses motivations , sa position politique dans une France républicaine et laïque et pour tout dire où il veut se situer et pour quelle finalité. Il ne provoque pas chez moi une sympathie débordante car j’ai l’impression d’avoir une anguille entre les doigts qui s’échappe au moment où je veux lui couper la tête … cette dernière image , je précise, pour les monarchistes du site … n’est qu’une allégorie !
Versaillette
31 janvier 2023 @ 00:35
Je partage cette impression. Cet homme est insaisissable.
Madeleine
29 janvier 2023 @ 18:46
Notre Roy devrait apprendre à s’asseoir correctement: il est avachi sur son siège, les jambes écartées…
monica
30 janvier 2023 @ 11:26
Mais il est toujours avachi.. ..
Alice
29 janvier 2023 @ 19:45
Le comte de Paris reste fidèle à la ville de Dreux et c’est tout à son honneur. La fête de Sainte Geneviève est une occasion aussi de saluer l’engagement des gendarmes en particulier ceux qui assurent notre sécurité dans des environnements difficiles.
Je trouve très bien que le Prince assiste à cette messe et je ne comprends pas les critiques. Il s’intéresserait uniquement aux courses automobiles, on pourrait s’en étonner mais l’église ne met pas de barrières, elle est ouverte aux humbles et aux pauvres comme aux personnalités et aux riches. Ce n’est pas parce que ces images publiques montrent le prince à certaines occasions que sa vie se résume à celles-ci.
Charlotte (de Brie)
29 janvier 2023 @ 21:35
La Sainte Geneviève se fête le 3 janvier, date de sa mort, mais les gendarmes en règle générale, la fêtent le 26 novembre jour de la Sainte Geneviève des Ardents.
Le feu des ardents,ou mal des ardents ( à ne pas confondre avec le Bal des Ardents ) maladie due à l’ergot de seigle et provoquant d’atroces souffrances avant la mort sévissait sous Louis VI le Gros, de mémoire, et un évêque demanda la protection de la sainte. Il semblerait que le miracle eut lieu et que l’épidémie fut jugulée.
Une église Sainte Geneviève du Miracle des Ardents, aujourd’hui détruite, existait sur l’île de la Cité, là où se situe aujourd’hui le parvis de Notre Dame, place Jean Paul II.
Passiflore
30 janvier 2023 @ 09:41
La consécration solennelle de l’église Sainte Geneviève, le 3 janvier 1853, a été relatée dans l’Annuaire Historique Universel de Lesur : « Dès neuf heures du matin, les reliques de la sainte patronne de Paris sortirent en grande pompe de l’église métropolitaine et traversaient les quartiers les plus populeux de la capitale pour aller reprendre sous la voûte de l’ancien Panthéon la place qu’elles avaient occupée autrefois. Rien n’était touchant comme le pieux empressement de la population autour de la châsse vénérée. La rue des Bernardins était tendue de modestes draperies des habitants de ces quartiers, et la procession se frayait un passage au milieu de la foule respectueuse.
Le cortège venait de faire son entrée dans la sainte basilique quand y sont arrivés LL.EE. les ministres de l’intérieur et de l’instruction publique et des cultes, accompagnés de M. le directeur des Beaux arts et de M. le directeur général des cultes. Au même moment Mgr l’archevêque de Paris précédé d’un nombreux clergé [dont les évêques de Grenoble et de Coutances], traversait l’immense nef, pendant que le chœur chantait le « Domine salvum fac Imperatorem nostrum Napoleonem » [de Gounod]. La grand messe a commencé de suite. Elle a été célébrée en grande pompe en présence des principales autorités (…) Les ouvriers de Paris qui, à travers tant de révolutions, ont conservé leur antique vénération pour le culte à la sainte patronne de la vieille cité gauloise, occupaient la plus grande place dans la basilique. »
Charlotte (de Brie)
31 janvier 2023 @ 13:38
Merci Passiflore, en fait il a existé de nombreuses églises consacrées à Sainte Geneviève à Paris. Vous parlez certainement ici de l’église Sainte Geneviève voulue par Louis XV devenue aujourd’hui, le Panthéon après avoir été retirée au culte, puis redonnée au culte, notamment en 1853 et définitivement vouée « Aux Grands Hommes » à partir de 1883.
Celle dont je parlais date du Haut Moyen Age, appelée Sainte Geneviève la Petite, édifiée près de l’endroit où Sainte Geneviève était morte. Puis l’église étant devenue extérieure à la paroisse, suite à la construction de la rue .. j’ai oublié le nom, elle est reconstruite à partir du XIIè . Sainte Geneviève était représentée au centre du portail, encadrée par Saint Jean Baptiste et Saint Jacques le Majeur. Dans une petite niche, un homme, cheveux courts, agenouillé serait disait-on : Nicolas Flamel. en tant que donateur.
Détruite en 1747, on construisit à la place le bâtiment des enfants trouvés.
Une autre église Sainte Geneviève a été détruite en 1807, en subsistent quelques vestiges dans l’enceinte du Lycée Henri IV. La châsse de la sainte y reposait, mais fut détruite à la révolution. Il n’en reste que quelques fragments dans l’église Saint Etienne du Mont.
Tous ces détails proviennent de l’ouvrage de Jean Leboeuf : » Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris » 1893.
Mon intérêt pour ce sujet et d’autres du même ordre, vient d’études que j’ai été amenée à faire en relation avec un sujet d’examen sur le thème : » le sacré et le profane »
Passiflore
31 janvier 2023 @ 18:53
Charlotte, Sainte Geneviève dont j’ai parlé est bien l’actuel Panthéon. Je me permets de vous en résumer l’histoire d’après des recherches faites à la Fondation Napoléon.
Au cours du XIIIe siècle, l’église de l’abbaye des Apôtres Pierre et Paul, construite par Clovis en 510, qui servait aux habitants du quartier devint insuffisante et un second édifice lui fut accolé sous le patronage de Saint Étienne [actuelle église Saint Etienne du Mont]. En 1744, Louis XV gravement malade lors du siège de Metz fit le vœu, s’il guérissait, d’édifier dans la cour de l’ancienne abbaye Sainte Geneviève en ruine une église plus digne de la sainte patronne de Paris (…)
La Constituante décida, en avril 1791, de transformer la nouvelle église [voulue par Louis XV] et de consacrer la crypte destinée aux sépultures des Génovéfains à celles des Français illustrés par leurs talents, leurs vertus et leurs services à la patrie. Quatremère de Quincy arasa les clochers, mura les entrées latérales et les baies, enleva la croix du dôme, remplaça le fronton, plaça l’inscription : « Aux grands hommes, la Patrie reconnaissante » et déménagea le mobilier. On eut alors le Panthéon (…) En 1793, la châsse de Sainte Geneviève fut fondue, les ossements brûlés et les cendres jetées à la Seine (…) Les bâtiments de l’ancienne abbaye furent transformés en lycée Napoléon [actuellement Henri-IV] et, en 1804, on perça la rue Clovis au travers de l’église de l’ancienne abbaye. Dans le lycée, d’importants vestiges sont classés.
(…) Le Décret impérial du 20 février 1806 stipulait que l’église Sainte-Geneviève, « le plus beau de tous les temples de la capitale », sera terminée et rendue au culte (…) et sera consacrée à la sépulture des grands dignitaires, des grands officiers de l’Empire et de la Couronne, des sénateurs, des grands officiers de la Légion d’honneur (…) Ce ne ne fut que sous Louis XVIII, le 3 janvier 1823, jour de la fête de la patronne de Paris, que l’église fut inaugurée.
(…) En 1830, Louis-Philippe retransforma l’église Sainte Geneviève en Panthéon (…) Le 6 novembre 1851, le Prince-Président décrèta : « l’ancienne église Sainte-Geneviève est rendue au culte, conformément à l’intention de son fondateur, sous l’invocation de Sainte-Geneviève, patronne de Paris ».
Charlotte (de Brie)
1 février 2023 @ 18:22
Merci beaucoup Passiflore.
J’ai cru comprendre que vous vous intéressiez à la famille Napoléon .Personnellement, j’ai toujours trouvé injustes les jugements portés sur Napoléon III, Eugénie.
Le Second Empire a apporté beaucoup à la France, du grand bouleversement parisien, à la forêt des Landes et bien d’autres choses encore.
Certes, la fin ne fut pas glorieuse, Sedan reste pour nos amis alsaciens et lorrains une plaie qui n’est toujours pas entièrement refermée, de plus réouverte lors des deux guerres mondiales.
L’impératrice Eugénie mériterait que l’on se penche davantage sur son oeuvre durant le règne de son époux, mais aussi après, les documents qu’elle a fait parvenir à Clémenceau ont été précieux à la fin de la Première Guerre Mondiale.
Laborde
29 janvier 2023 @ 22:22
Enfants scolarisés dans des établissements privés hors contrat qui ne sont pas réputés pour dispenser un enseignement républicain , des messes pour Louis XVI, l’église et l’armée. La famille semble se complaire dans la tradition….la plus traditionnelle. Est-ce cela que les Français monarchistes attendent de leur prétendant?
Antoine
30 janvier 2023 @ 09:22
Je poursuis votre questionnement, si vous le permettez, est-ce ainsi qu’on attire les Français et qu’on les fédère autour du projet monarchique/monarchiste ?
Les réponses sont dans les questions.
Anne-Cécile
30 janvier 2023 @ 12:45
Le milieu fréquenté par le Prince Jean est organisé mobilisé et prosélyte comme tout groupe adhérent à une idéologie.
Dès lors des moyens financiers et humains sont présents et susceptibles de servir.
Je doute fortement que le Comte de Paris croit en une restauration de la monarchie de son vivant ou même pour sa descendance directe mais il a besoin d’argent (qui n’entame pas son précieux pécule hérité, qu’il il a voulu épargné un long moment même de la consommation énergétique de sa famille on se souvient de ses lamentos sur la chaudière de Dreux) pour voyager et continuer à exister au sein de la très modeste mais éparpillée communauté monarchiste.
Le Courrier royal a eu une vie très courte, l’association Gens de France ne mobilise guère au-delà d’un cercle restreint et la société fondée il y a une dizaine d’années par le Prince de conseils en gestion patrimoniale (avec une possibilité d’en tirer des revenus directs),dont on n’entend plus parlé, semble ne pas avoir décollé.
Dès lors le Prince ne peut rayonner au-delà des cercles réactionnaires, sauf communication people saisonnière (publication sur les mondanités royales) et doit compter sur eux pour faire perdurer les espérances orléanistes. Il est en leurs mains.Son « concurrent » fait de même avec le même milieu.
A ceci s’ajoute aussi que la dynastie royale française est confrontée à une situation sans nulle autre pareille par rapport aux autres dynasties renversées européennes. Là où les autres ont cessé au XXème s, la sienne a perdu le pouvoir dans la première partie du XIXème s. Autant dire que la légitimité royale française n’est plus du tout évidente. Elle a été d’ailleurs supplantée par une autre dynastie, Bonaparte, dont les descendants présentent des capacités d’adaptation bien plus remarquées, et des mérites personnels individuels reconnus par tous à commencer au sein des milieux économiques.
Tout cela est donc déprimant pour les Paris alors pour mettre en rose une réalité cruelle on en est rendu à de grandiloquents slogans palissés de moraline chrétienne.
ABER
31 janvier 2023 @ 19:41
C’est clair que si restauration il y avait en France, les Bonaparte seraient et de loin mes favoris.
Patrick JACQUES
30 janvier 2023 @ 13:46
Un certain nombre de français monarchistes sans doute, mais pas tous je vous le confirme. Ceci dit, à quoi bon sortir des sacristies ou des casernes finalement, la cause est entendue, la république a définitivement gagné. Le Comte de Paris n’est plus que le témoin d’un temps passé.
Aramis
30 janvier 2023 @ 14:04
Qu’il est loin dans tout ça, l’héritage de Louis-Philippe qui ne passait pas pour un roi pieux et réactionnaire …
Manon
30 janvier 2023 @ 09:17
Le prince Jean participe à la vie de Dreux et c’est tout à son honneur, sa présence est à saluer.
GIHA
30 janvier 2023 @ 13:58
Que fait il, à part aller à la messe en hommage à ??????????
GIHA
30 janvier 2023 @ 14:00
il n’est pas encore à la retraite et je pense qu’il n’a pas encore ses annuités
Aramis
30 janvier 2023 @ 22:15
En tout cas ce qui doit laisser Jean d’Orleans sans voix, c’est ce que relatent La Croix et la Vie de Jean Vanier et de son mentor le père Philippe. C’est proprement… et le mot est mal choisi ….c’est salement hallucinant…
Je précise que le prince ne savait sans aucun doute rien de cela comme tous ceux qui, à sa mort, l’ont célébré
comme un saint mais une réaction de sa part serait bienvenue puisqu’il s’en disait très proche
http://www.noblesseetroyautes.com/le-comte-de-paris-rend-hommage-a-jean-vanier/
Catoneo
31 janvier 2023 @ 09:39
Ne comptez sur aucune réaction de la part de Jean le Lisse, mais que pourrait-on lui reprocher si même les dirigeants de l’institution ignoraient les agissements privatisés de l’abominable Vanier et de son complice dominicain défroqué ?
Le problème du prince Jean, dans sa « carrière » de prétendant, est de s’enfermer dans l’inutile et de ne pas expliquer son projet pour la France. Mais en-a-t-il un ? J’en doute. Trop de soucis d’argent qu’il ne sait pas gagner, l’encombrent.
Passiflore
31 janvier 2023 @ 11:54
Aramis, on sortait des conférences de Jean Vanier ébloui, qu’y pouvons-nous ? J’imagine que vous êtes un saint homme. Vos propos me rappellent ceux d’un prêtre réduit à l’état laïc (à sa demande). Sait-on jamais… Les journalistes de « la Croix » sont rarement cathos. Dans cette profession, on entre dans le journal qui vous embauche.
Anne-Cécile
31 janvier 2023 @ 17:20
Au-delà des abus sexuels, Jean Vanier et les dominicains frères Philippe ont entretenu un système mystico-érotique, au sein d’une vision de société totalitaire, dévoyant fortement la doctrine catholique ou simplement chrétienne.
Toutes les associations ou congrégations qu’ils ont inspiré, souvent d’obédience dominicaine, et malgré les condamnations précoces des Philippe pour abus sexuels et moraux, ont elles aussi connues ce même type de dérives. TOUTES.
A croire qu’une « doctrine » circule en réalité toujours à bas bruit.
Tout ce petit monde est proche de la Fraternité FSSPX.
Dominicains, FSSPX, deux des mamelles idéologiques qui nourrissent le prince. Cela n’en fait pas pour autant un laudateur du comportement de ces hommes bien sûr mais on ne peut nier que le prince doit tout à fait se sentir à l’aise au sein du projet politique promu par ces individus.
Aramis
1 février 2023 @ 14:43
Attention à ne pas confondre tout de même l’ordre des dominicains et l’engeance qui a couvé en son sein.
Antoine BP
31 janvier 2023 @ 09:15
C’est marrant, mais exactement comme d’habitude, mon commentaire a été censuré. ???
Pierre
31 janvier 2023 @ 12:30
Vous y réfléchirez à deux fois quand on vous demandera de verser votre écot pour soutenir le site…
Antoine BP
31 janvier 2023 @ 17:17
C’est déjà réfléchi et acté ?
ABER
31 janvier 2023 @ 19:37
Il y a des sujets comme çà où les commentaires ne passent pas. Sur le thème Orléans et non France, je suis moi-même régulièrement censurée alors que je reste tout à fait courtoise.
Marie DM
31 janvier 2023 @ 18:45
Merci Charles de remettre les pendules à l’heure face aux langues de vipère.
Bastide
1 février 2023 @ 20:15
Je ne suis pas sûre que le respect affiché à l’égard du prince par les autorités drouaises le satisfassent complètement.
D’abord il ne peut se loger à l’année quoique en dise Charles dans le domaine royal. Ensuite il a beaucoup espéré de son accession au statut de chef de Maison et ne peut que constater qu’il n’a pas élargi son audience depuis. Je lui trouve un visage marqué par les soucis.