
En décembre prochain, l’infante Elena d’Espagne célèbrera ses 60 ans. C’est ce qui a motivé la journaliste Nuria Tiburcio à publier une biographie assez fouillée de la fille aînée du roi Juan Carlos, extrêmement populaire en Espagne pour son côté patriotique affiché et sa défense de l’art de vivre à l’espagnole.
C’est aussi une sorte d’hommage à une princesse qui a toujours eu le sens du devoir chevillé au corps et qui fut une victime collatérale de l’exclusion de sa sœur l’infante Cristina de la vie officielle de la famille royale.
Elena d’Espagne est née à Madrid le 20 décembre 1963. Elle est le premier enfant de Juan Carlos de Bourbon alors prétendant au trône d’Espagne sous le régime du général Franco et de la princesse Sophie de Grèce, fille du roi Paul. Elle est dès ce moment l’avenir de la dynastie si du moins elle est restaurée un jour. Une sœur Cristina voit le jour deux ans plus tard et finalement l’héritier mâle Felipe en 1968.
Pour reprendre le terme du prince Harry, Elena a été jusqu’en 2005 la « remplaçante » au cas où il serait arrivé malheur à son frère Felipe. Cette posture de seconde ne semble toutefois pas l’avoir traumatisée ou marquée négativement. Elena s’est toujours tenue à disposition de l’institution.
Après différentes romances avancées par la presse espagnole notamment avec des cavaliers puisque l’infante pratique l’équitation en compétition et avec les archiducs Georg et Martin d’Autriche (frère du prince Lorenz), la Cour annonce ses fiançailles avec Jaime de Marichalar y Saenz de Tejada, fils du défunt comte de Ripalda. Travaillant dans le domaine bancaire, le jeune homme d’excellente famille est un parti idéal. Le mariage célébré à Séville, montre si besoin les liens que l’infante entretient avec l’Andalousie si chère à son cœur et à celui de sa grand-mère paternelle la comtesse de Barcelone.

Deux enfants naissent : Felipe dit Froilan et Victoria Frederica aujourd’hui influenceuse. Sous la houlette de son époux qui a intégré des conseils d’administration de marques de luxe françaises, Elena se métamorphose totalement.

Juchée sur de très hauts talons, portant de larges capelines, elle s’habille désormais chez Christian Dior, Chanel ou Christian Lacroix. A la veille de Noël 2001, Jaime de Marichalar avec qui elle habite dans un triplex de l’élégant quartier de Salamanque à Madrid, est victime d’un AVC. Cette épreuve marque un tournant dans leur relation. Ayant gardé des séquelles physiques, le duc de Lugo s’enferme dans son monde et l’infante ne l’accompagne plus lors des mondanités et des défilés à Paris.
Car la vraie nature d’Elena d’Espagne, ce sont ses amis (un petit cercle rapproché), sa famille, ses chevaux, la vie à la campagne, bref une existence sans aucun chichi. La séparation est inéluctable et le divorce prononcé en 2010.
L’affaire Noos et la condamnation de son beau-frère Inaki Urdangarin à six ans de prison, ont mis sa sœur l’infante Cristina au ban de la famille royale. Elena suit le même sort alors qu’elle est très populaire. Lors de l’accession au trône de Felipe en 2014, elle passe d’être fille de roi à sœur de roi et surtout à ne plus être qu’un membre de la famille du roi, et non plus un membre de la famille royale.
On compte depuis sur les doigts d’une main les activités officielles de l’infante qui a dû dans l’intermède se trouver un travail, n’exerçant plus de mission pour la Cour. Elle dirige le département social de la Fondation Mapfre.
Ces dernières années n’ont pas été faciles pour l’infante avec la vie de famille qui a volé en éclats et qui a été étalée à la Une de la presse : l’incarcération de son beau-frère, les ennuis judiciaires et financiers de son père, les révélations de Corinna Larsen, ex-maîtresse du monarque, ses enfants souvent dans l’œil médiatique, l’exil de Juan Carlos à Abu Dhabi et l’infidélité publique dont a été victime sa sœur au sortir de prison de son époux.
Elena d’Espagne a cependant su maintenir le cap de cette vie qu’elle s’était reconstruite après son divorce. Toujours fidèle soutien pour sa mère (surtout après le décès de son frère le roi Constantin de Grèce), sa sœur et son père qu’elle a visité à de nombreuses reprises à Abu Dhabi, l’accompagnant aussi lors de son bref retour en Galice.
Elena d’Espagne, c’est une infante proche des gens, n’hésitant pas à sortir avec sa voiture, drapeau national en main après une victoire de l’équipe de football, c’est aussi une fidèle de la tauromachie, de la Féria de Séville. Il n’est pas rare de la voir dans la foule le jour des Forces armées (équivalent de la Fête nationale), n’étant plus dans la loge royale.
Une fidélité sans borne à l’Espagne et à la Couronne. Une infante sacrifiée sur l’autel de la raison d’Etat lorsqu’il s’agissait de protéger au mieux Felipe VI des avanies familiales. Une infante qui avait toute sa place, qui l’a gardée dans le cœur de ses compatriotes et qui n’a jamais émis la moindre critique face à ce changement de situation. Une « remplaçante » exemplaire.
Fleur
21 mars 2023 @ 18:22
Comment peut-on encore aimer la tauromachie ? A mes yeux c’est barbare et indigne de notre époque.
Silvia 2
21 mars 2023 @ 19:13
Frange traditionnelle, peut être, élitiste je ne suis pas d’accord. Quand on va de la grande région de Valence, au sud de l’Espagne, Voir même Madrid où la tauromachie est présente pour les fêtes de Sans Isidro, c’est le peuple qui vit. Alors bien sûr ce ne sont pas les Catalans , différents. Elena est espagnole, et fière de l’être. Sans chichis et comme son père, avec ses humeurs…et elle peut les avoir !
Joelle Iemma
21 mars 2023 @ 19:20
Nous, Français, n’avons pas à juger des traditions de l’Espagne ! La princesse Elena mène la vie qui lui convient et c’est très bien. Que mal y a-t-il à ce qu’une fille soit proche de son père ? Elle me semble bien plus « royale » que la très liftée Reine d’Espagne qui manipule son époux comme un insecte !
val
22 mars 2023 @ 12:58
Joelle Iemma,,
je suis Français et des mises à mort il y en a en France la première de l’année en France se tient à Arles renseignez vous .
Marnie
22 mars 2023 @ 13:54
Si on va par là, vous, en tant que française, avez-vous à juger la reine d’Espagne, que vous ne connaissez, en outre, ni d’Eve ni d’Adam ?
Pour revenir à la tauromachie, je pense que tout être humain peut juger les pratiques barbares de son pays ou de celui des autres…
val
23 mars 2023 @ 14:12
Marnie,
Je ne ne juge pas la reine d’Espagne qui m’est complètement indifférente d’ailleurs , je me permets de juger la Tauromachie qui est un sport de débiles pas un art . qui n’ont rien dans le crâne et dans le coeur le reste je m’en fiche je suis Française et pour l’instant en France il y a d’autres choses qui m’inpacte plus que la reine d’Espagne .
Marnie
23 mars 2023 @ 16:29
Val, je m’adressais à Joelle Iemma, pas à vous dont le commentaire n’était pas présent quand j’ai écrit le mien.
Elisa2
22 mars 2023 @ 18:43
« qui manipule son époux comme un insecte » = bien sûr, même en écrivant cette phrase, nous pouvons observer une étude très proche du travail d’un entomologiste pour être aussi insultant que possible!
Isabelle
21 mars 2023 @ 20:24
Elle n’est pas jolie mais a une belle silhouette ; elle porte très bien la toilette.
PATRICIA
21 mars 2023 @ 21:41
Un fort caractère et une grande dignité contre vents et marées. Bravo à cette infante sur laquelle le roi Felipe VI pourrait davantage s’appuyer mais cela marquerait peut être encore plus la mise à l’écart de l’infante Cristina ce que ne souhaite peut-être pas l’infante Elena.
carmina burana
22 mars 2023 @ 11:01
Faux, toute ma famille est espagnole, et je lis la presse de ce pays, je suis au fait de ce que fait cette famille.
Son père qd il est venu la dernière fois en Espagne pour les régates a eté copieusement hué, j ai vu la vidéo sur des sites espagnols.
Et ça retombe sur ses enfants cette impopularite.
Gauthier
22 mars 2023 @ 14:04
Décidément, vos ascendants, qui ont probablement dû quitter l’Espagne entre 1936 et 1939 pour cause d’opinions politiques pas vraiment modérées, seraient très fiers de vous.
carmina burana
26 mars 2023 @ 10:28
Rate, ma famille fait partie d une très très vieille famille andalouse…
Une anecdote, en transition Budapest pour Varna, on m appelle ds lbaeroport pour me demander si je veux voyager ou pas avec mes bagages.et on me fait passer devant la lo gué file de passagers qui poireautaient.
On avait vu mon 2 ème nom, le nom de la famille de mon père…
Mon père s est battu en Espagne, s est battu en France, à fini ds les cpq de concentration, et à reçu à vie une pension de la France.
Et detrpez vous, mon père a salué le roi lors de l’épisode aux Cortes de Tejero, il était prêt à partir se battre.
Comme quoi cher monsieur, les idées toutes faites sur les repiblicains…
Il y a eu aussi des grands d Espagne comme José Loius de Villallonga qui ont fui Franco, la duchesse rouge, 3 fois grand d Espagne.
Gauthier
28 mars 2023 @ 15:56
Votre père ne serait pas le premier gauchiste à avoir été dans un camp de concentration. Il suffit de se souvenir de l’imposture du parti communiste français lorsqu’il se faisait appeler le « parti des fusillés », en omettant les « ennemis de classe » qui étaient eux aussi dans les camps de concentration, et en cachant sous le tapis le pacte germano-soviétique!
Vous devez bien être la seule à citer en exemple cette pauvre folle (il n’y a pas d’autre mot, désolé) de duchesse rouge, qui a rejoint depuis 15 ans l’oubli auquel elle voulait tant échapper….
Quant à vos opinions politiques, il suffit de lire vos interventions sur ce site pour les deviner.
Michael
22 mars 2023 @ 13:12
Je me souviens toujours à un concours hippique où elle s’est mise à insulter les journalistes. C’était choquant !
Alice
22 mars 2023 @ 14:48
On ne peut évidemment pas plus dire “Les Espagnols pensent ceci…” que “les Britanniques…” ou “les Français…”. Mes Espagnols de mon côté apprécient beaucoup l’infante Elena pour sa dignité et sa fidélité à son pays et à sa famille. La vie n’a pas été toujours facile pour elle, surtout après les problèmes de son mari.
Sur le sujet de la tauromachie, on peut ou pas l’apprécier mais c’est un art impressionnant et une tradition ancestrale en Espagne et dans certaines régions du sud de la France. Tous les taureaux de combat, y compris ceux qui n’iront jamais dans l’arène, sont élevés en liberté dans des plaines immenses. Mieux que l’élevage intensif et l’abattoir. Pardon de donner mon opinion qui n’est pas politiquement correcte, visiblement.
Leonor
23 mars 2023 @ 22:05
La tauromachie ne mérite pas le nom d' »art ». Une tuerie n’est pas un art.
La torture non plus n’est pas un art. Un savoir-faire, sadique, oui. Mais pas un art.
Cosmo
24 mars 2023 @ 15:16
Je ne suis pas un fanatique de la tauromachie mais je pense que sans les corridas la race des taureaux de combat s’éteindrait rapidement. Il en fut de même pour les chevaux qui ont eu une utilité majeure tout au long des siècles et que le monde moderne limite désormais à une utilité limité à quelques-uns.