
Le plus jeune frère de l’empereur François-Joseph Ier est né à Vienne le 15 mai 1842. Parler de lui est aller à l’encontre de toutes les idées sur la famille impériale d’Autriche, dont bienséance et mariage constituaient les deux piliers.
Après la mort de leur unique fille, Marie-Anne, en 1840 à l’âge de 4 ans, l’archiduc François-Charles et l’archiduchesse Sophie désiraient avoir une autre fille.
Le 15 mai 1842, Sophie donna naissance à un garçon, prénommé Louis Victor Joseph Antoine. (ci-dessus en 1850)
La mort de sa fille avait été un chagrin immense pour Sophie. La mort de sa mère le 13 novembre 1841 l’avait laissée désemparée. La naissance du petit archiduc n’a pas laissé de trace particulière, le journal de sa mère ne commençant qu’en 1843.

L’archiduchesse Sophie d’Autriche en 1849

L’archiduc François-Charles en 1850
Avec déjà trois garçons, l’avenir de la dynastie était assuré. L’archiduchesse Sophie allait pouvoir considérer le nouveau-né comme le sien, sans devoir particulier envers la Maison d’Autriche et, de fait, allait pouvoir le gâter, sans tenir compte des impératifs d’une éducation stricte.
Bubi, c’était son surnom, bien plus jeune que ses frères, allait en profiter, voire en abuser. Il était charmant et amusant. Les jeux, les bals et les travestissements d’enfants étaient de règle à la Cour et dans la famille impériale. Et il n’était pas rare de voir le jeune garçon déguisé en fille, au grand amusement de sa mère. Il est difficile de dire s’il était intelligent au vu de ses succès scolaires, quasi inexistants. Il n’aimait pas étudier.

L’archiduc Maximilien en 1853
Son frère Maximilien n’aimait pas non plus les heures d’étude, mais il se révéla intelligent par la suite et sut conquérir la popularité dans son entourage. François-Joseph, toujours flatté dans orgueil dynastique, qui le rendait distant, aimait étudier mais ne brilla jamais. Quant à Charles-Louis, il était entre les deux. Il ne fut ni reconnu pour son intelligence, ni passa pour un paresseux. « Il ne deviendra jamais intéressant » disait de lui sa mère.

L’archiduc Charles-Louis en 1848
Maximilien et Bubi étaient indisciplinés, voire rebelles, tout autant qu’on puisse l’être dans la famille impériale, mais hélas superficiels. François-Joseph et Charles-Louis, plus sérieux, étaient de bons garçons obéissants. François-Joseph, Maximilien et Charles-Louis, les trois premiers se glissèrent dans le moule de la bienséance, pas le dernier.

L’empereur François-Joseph en 1851
Tous les quatre avaient une fâcheuse tendance à se moquer de leur entourage, y compris de leurs professeurs. Sophie aimait ses enfants mais ne se leurrait pas sur leurs qualités et encore moins sur leurs défauts.
Bubi n’était donc pas sans lui poser de problèmes mais elle ne refusa jamais son amour maternel. En 1850, il avait alors huit ans, il écrivait : « Ma bien chère Maman, Je me porte bien. j’espère que vous êtes bien arrivé ( sic) à Olmütz. Je me réjouis de vous voir bientôt. Je vous baise les mains. Vôtre très obéissant fils, Louis. »

Lettre du 20 avril 1850
Plus tard, il lui écrira ce poème « Très chère Maman ! / Je ne voudrais ce beau jour / que vous parler de mon amour. /Mais puisque cet amour m’inspire / Bien plus que je ne puis vous dire, / Ou veux que ce soit en français, / Ce qui me rend presque niais; / Sachez du moins, ma chère Mère, / Que voulait-on me laisser faire, / C’est-à-dire parler du cœur, / Je vous dirai tout mon bonheur / Que me cause ce jour de fête. / En deux mots donc je vous souhaite: / Que Dieu vous protège, /Et me permette d’embrasser / Pendant mille ans pur comme l’onde, / Ce que j’ai de plus cher au monde. »

Poème datant probablement de 1851
Louis-Victor et sa mère ont échangé des centaines, voir des milliers de lettres, conservées aux Archives de la Cour et de la Famille Impériale à Vienne. Ce poème montre l’amour que le fils portait à la mère. Et la lecture du Journal de la mère montre combien il était présent dans sa vie.
Après les facéties de l’enfance, vinrent les désordres de l’adolescence. Sophie avait beaucoup de mal à diriger sa vie et n’hésitait pas à l’éloigner d’elle quand il exagérait. Cet exil affectif était difficilement vécu par Louis-Victor et il revenait repentant.
Sa mère avait beau parler de lui avec ses précepteurs, personne n’arrivait à lui inculquer éducation et discipline.
Son charme et son savoir-faire lui gagnaient les cœurs, mais pas tous car les dames d’honneur de sa mère se plaignaient de ses mauvaises plaisanteries et de son goût pour papotage et les ragots.
Lors de la révolution de 1848 à Vienne, il s’enfuit à Innsbruck avec la famille impériale en mars 1848 et puis à Olmütz après le déclenchement de l’insurrection d’octobre. Le 2 décembre 1848, son frère aîné montait sur le trône.

L’accession au trône de François-Joseph. Le tableau ne reflète pas la vérité car il n’a jamais été couronné empereur d’Autriche
En 1853, au moment du mariage de François-Joseph, il a 11 ans. Sa belle-sœur Élisabeth en a 16. Les deux commencent par bien s’entendre, puis rapidement les choses se gâtent.
Il n’a pas douze ans quand dans une lettre à sa mère il écrit que « l’impératrice n’en fait qu’à sa guise. »
Il n’a pas tort mais il n’est pas certain que sa mère ait apprécié cette critique. Élisabeth s’est rapidement rendu compte que Louis-Victor la dessert et, s’il continua à admirer sa beauté, ce à quoi elle pouvait être sensible, il ne leur était plus possible d’être amis.

L’impératrice Elisabeth en 1856
Entré dans l’armée pour suivre la tradition, et non par goût, Louis-Victor fut nommé général d’infanterie, puis eut un régiment à son nom. Devant son peu d’enthousiasme pour la chose militaire mis à part son attrait pour les jeunes soldats, François-Joseph mit fin à sa présence dans l’armée et l’envoya le représenter à Salzbourg, où il retrouva sa tante, l’impératrice-mère Caroline-Augusta, appelée Charlotte par sa famille. La veuve de François Ier y résidait souvent.

L’impératrice Caroline-Augusta
Son séjour à Salzbourg n’arrangea rien car il y fit de grande dépenses, au désespoir de sa mère qui le lui reprocha. Ces reproches le touchèrent. « Il ne m’est pas possible de compter encore une fois chaque denier, et n’écris plus jamais ainsi à ton fils isolé. » écrit-il à sa mère le 28 novembre 1861.
Le 5 juillet 1862, après un séjour à Munich il écrivit à Sophie qui manifestait ses inquiétudes : « Je ne souhaite qu’une chose ardemment, c’est être auprès de toi pour discuter de tout cela verbalement, ce que je suis trop intelligent pour ne pas faire par courrier, et je peux jurer que tu serais plus satisfaite de moi que jamais et que tu ne m’écrirais plus des accusations aussi profondément blessantes. »
Puis, « Je sais que cela a toujours été le plaisir des gens de parler à mon sujet, et Dieu merci, de ne dire que des choses qui ne sont pas vraies. Je suis las d’être toujours celui qui est puni… Je peux premièrement te certifier, qu’il ne me viendrait pas à l’esprit, je peux te le promettre, de fréquenter le moins du monde cette personne simplette, et deuxièmement je dois dire qu’Ischl, s’il n’y avait pas toutes mes connaissances, me plaît vraiment très peu. » On ignore de quelle personne il s’agit.

Louis-Victor en 1860
Sans que rien ne soit jamais dit, et encore moins écrit, à ce sujet il est probable que les tendances sexuelles de son fils n’avaient pas échappé à Sophie. Elle n’était pas prude et pouvait fermer les yeux sur beaucoup de choses mais l’homosexualité était à l’époque, non seulement réprimée pénalement, en Autriche et ailleurs, mais aussi sujette à réprobation.
Les recommandations qu’elle lui a faites dans son testament, rédigé en 1862, révèlent ses inquiétudes.« Je prie instamment Ludwig d’être pieux, sage, vrai, honnête, moralement pur et travailleur… » Le «moralement pur » laisse peu de doute sur la connaissance qu’elle avait de la vie dissolue de son fils.
François-Joseph et ses frères, après les chamailleries et les jalousies de leur enfance, s’entendaient bien et n’ont pas été choqués par la sexualité du dernier mais ils ne pouvaient accepter les scandales que son attitude suscitait. En riant François-Joseph aurait dit : « Il faudrait lui donner une ballerine comme adjudant, alors rien ne pourrait arriver ! »
En 1863, Louis-Victor accompagna son frère à Francfort et, en 1867, à une visite d’État à Paris. Cela lui permit de visiter de l’Exposition Universelle et probablement de jouir de la Fête Impériale.

Louis-Victor et François-Joseph
Si en 1861, il y eut un premier exil à Salzbourg, en 1906, il y en eut un autre, et cette fois définitif. En 1904, Louis-Victor avait reçu une gifle de la part d’un officier auquel il avait fait des avances, dans un établissement de bains, le Zentral Bad.

Zentral Bad
La vie de Louis-Victor était connue de tous, sa famille, la police, la Cour et le public. Il faut dire qu’il ne se cachait pas beaucoup. Des nombreuses fois, il fut victime de chantage dont le comte Wimpffen, Grand-Maître de sa Cour, avait payé les sommes extorquées.
Il se faisait détrousser par des rencontres de hasard et il fallait racheter les montres volées. On parlait alors dans le rapport de police « d’une rencontre désagréable ».
En 1899, le comte Thun-Hohenstein, son nouveau Grand-Maître, qui méprisait l’archiduc, refusa de continuer à payer. En réalité, personne ne se souciait de ses incartades, jusqu’à ce que soit révélée l’affaire de la gifle par des indiscrétions venant, dit-on, de l’entourage de l’archiduc François-Ferdinand.
Louis-Victor avait ouvertement blâmé le mariage inégal de son oncle avec la comtesse Sophie Chotek. Et cela ne lui avait pas été pardonné.

L’archiduc François-Ferdinand et la duchesse de Hohenberg
Parfois cynique, quelques fois spirituel mais souvent moqueur avec son entourage, il ne se fit pas que des amis.
Louis-Victor s’accordait des libertés sur ses choix de vie qu’il n’accordait pas aux autres. Il lui semblait plus grave d’épouser une femme en dehors des règles dynastiques que de se faire arrêter pour racolage ou que de se soumettre au chantage des rencontres de passage.

Louis II de Bavière
Louis II de Bavière, son cousin, avait vécu sa sexualité dans le remords et la honte. Cela ne semble pas avoir été le cas de Louis-Victor.
Il n’hésita pas à monter sur scène habillé en femme, probablement dans une comédie satyrique comme le laisse penser la photo. La famille en a peut-être ri jaune. Mais enfant, n’avait-il pas été incité à se travestir par sa mère qui en riait bien fort ?

L’archiduc Louis-Victor
L’aspect désordonné de sa personnalité fut compensé toutefois par une honnêteté certaine. Il avait refusé d’épouser sa cousine germaine, Sophie, sœur d’Élisabeth, au grand désespoir de leurs deux mères.
Il avait rejeté l’offre de son frère Maximilien, l’empereur du Mexique, de faire de lui son successeur sur le trône mexicain, comme il avait refusé d’épouser Isabelle de Bragance, fille de l’empereur du Brésil, Pierre II, dont elle était l’héritière.
En fait, Louis-Victor se voulait libre de toute contrainte officielle et de tout lien matrimonial. Satisfait de sa position d’archiduc d’Autriche et de la pension généreuse qui l’accompagnait, il n’ambitionnait rien d’autre.

Son palais viennois
Son goût des arts était certain. En 1863, il fit construire un palais sur le Ring, au 1 place Schwarzenberg, terminé en 1869, dans un style néo-classique italianisant suivant les plans de Heinrich Ferstel. L’archiduc n’avait que 21 ans. Il le meubla avec beaucoup de goût et y organisa des fêtes somptueuses.

Menu du 17 février 1868
Le couple impérial n’hésitait pas à paraître à ses dîners.


Ecritoire à transformation – XVIIIe
Il accumula un grand nombre d’objets d’arts, dont des porcelaine de Meissen, tout au long de sa vie. Il aimait la photographie et n’hésitait pas se faire tirer le portrait.

Avec un ami au bord de la mer en 1897
Il semble que sa connaissance de l’art ait été profonde, bien au-delà de l’aspect décoratif.
En 1900, le palais fut rénové et, dix ans plus tard, l’archiduc y a installé « l’Association Scientifique Militaire » qui l’occupe encore aujourd’hui sous le nom de «Association des officiers de Neustadt ».
A Salzbourg, également, il se fit bâtisseur. Dès 1866, François-Joseph lui avait attribué la propriété du château de Klessheim, situé à 4 kilomètres à l’ouest de Salzbourg. Vers 1880, il fit édifier une demeure, plus confortable pour l’hiver, dans le parc du château, « la Kavalierhaus ».

Son château près de Salzbourg

Kavalierhaus, l’annexe confortable

La piscine de l’annexe
Bien qu’en exil, à Salzbourg, Louis-Victor y fut beaucoup plus aimable et apprécié par la population qu’à Vienne où il était considéré comme un mondain oisif ne passant sa vie qu’entre bals, concerts, théâtre, opéra et scandales.
Protecteur des arts et mécène, il fut aussi généreux avec les nécessiteux. En 1869, François-Joseph l’avait nommé protecteur de la Croix-Rouge autrichienne.

Louis-Victor en 1870
En 1885, il avait contribué à la construction de la Maison des Artistes à Salzbourg, Künstlerhaus, encore très active aujourd’hui.

En 1887
Pour son soixantième anniversaire, en 1902, il inaugura un pont portant son nom sur la Salzach, la rivière qui traverse la ville de Salzbourg. Son anniversaire fut grandement célébré à Vienne et à Salzbourg.

Le pont Louis-Victor à Salzbourg

Louis-Victor en 1904
Jusqu’au scandale de 1904, avec la fameuse gifle révélée seulement deux ans plus tard, les relations entre les frères avaient été bonnes. En mai 1896, Louis-Victor avait soutenu son frère Charles-Louis mourant des suites d’une typhoïde contractée pour avoir bu de l’eau du Jourdain lors d’un pèlerinage en Terre Sainte.
A Salzbourg, sans avoir le droit de revenir à Vienne, il ne revêtit plus l’habit militaire, se contentant de tenues civiles. Il avait une maison composée d’aides de camp, d’un chambellan, d’un secrétaire et d’un valet personnel, avec probablement en plus tout le personnel de cuisine, jardin et écuries.
Il n’était pas complètement coupé de sa famille puisque l’empereur vint le visiter une fois ainsi que, plus souvent, ses nièces, Gisèle et Marie-Valérie.

L’archiduchesse Marie-Valérie
Cette dernière l’assista dans ses derniers moments. Il allait aussi de temps en temps à Ischl. Il semble qu’il ait légué sa fortune à la veuve, Marie-Josèphe de Saxe, et aux archiducs Charles, futur empereur, et son frère, Maximilien, enfants de son neveu Otto, mort en 1906, après avoir mené une vie encore plus débridée que la sienne.
Il lui arrivait de se promener nu dans les couloirs de l’Hôtel Sacher, au grand scandale des clients, dont la femme de l’ambassadeur d’Angleterre, lady Plunkett à laquelle il présenta ses hommages, n’ayant que son sabre pour vêtement.
L’écart de Louis-Victor de la vie de la Cour avait été expliqué comme une mésentente avec l’empereur, mais nul ne fut dupe.

Vue du château de Kleissheim
En 1915, présentant des désordres mentaux, il fut interné dans son château de Klessheim. Il mourut, d’une pneumonie, le 18 janvier 1919, à l’âge de 77 ans, dernier survivant de la fratrie, sans avoir réalisé la chute de la monarchie deux mois plus tôt. Bubi, également surnommé Luzi-Wuzi (Loulou le fêtard ou le fainéant) n’eut donc pas droit aux funérailles impériales.
Il repose loin de la Crypte des Capucins, au cimetière de Siezenheim, près de Salzbourg, toujours à part de sa famille. (merci à Patrick Germain pour ce portrait)

Sa sépulture

Un bon petit diable en 1844
Régine ⋅ Actualité 2023, Autriche, Châteaux, Portraits 157 Comments
Natouchka
12 juin 2023 @ 12:51
Merci beaucoup pour cette leçon d’histoire aussi passionnante qu’un roman. Ayant vécu à Vienne, je suis souvent passée devant ce magnifique palais.
Alerion
12 juin 2023 @ 13:04
Excellent reportage et le soin apporté aux illustrations est très appréciable. Surtout, il est agréable de lire une présentation équilibré sur un personnage qui, malheureusement pour lui, ne l’était guère. Ici, les éléments sont présentés factuellement, de manière équilibré et honnête. C’est rare car les articles biographiques (en général pas sur N&R) versent hélas souvent dans le voyeurisme, le scandaleux à tout prix ou à l’inverse dans l’admiration béate.
Concernant Louis-Victor, c’est un personnage intéressant qui, il me semble, montre bien toutes les contradictions de la famille impériale, voire plus largement de la société d’alors. Le plus marquant est probablement ce contraste entre sa vie dissolue (selon les critères de son époque) et son refus de laisser autrui contracter des mariages inégaux. Liberté en privé mais les normes doivent être respectées en façade ! Au-delà de ses choix de vie, son goût pour l’art et son attitude mécène en font un personnage attachant. Entre autres, il était le protecteur de la société d’héraldique et de généalogie.
Bref, encore merci pour votre travail
Catherine
12 juin 2023 @ 15:32
Puisque lui, il ne pouvait pas le faire il fallait que tout le monde en soit empêché.
aubert
14 juin 2023 @ 14:37
Pour un archiduc d’Autriche membre d’une monarchie héréditaire dans laquelle la qualité du conjoint était essentielle pour transmettre, faire un mariage inégal était plus grave que mener une vie dissolue.
Jugeons avec les critères du milieu et de l’époque concernés pas avec les nôtres.
Robespierre
12 juin 2023 @ 13:33
L’épisode de la gifle m’a plongé dans des réflexions. On est en 1904 et L.Victor est une horreur, physiquement. L’officier a qui il a fait des avances n’était peut-être pas hétérosexuel, et il a eu la réaction d’une jolie femme quand un vieux barbon très laid lui fait du gringue et s’imagine que parce qu’il est un homme important, elle va, disons, couronner sa flamme. La dame est outrée par son outrecuidance.Ce qui me choque, ce n’est pas tellement les avances de l’archiduc mais sa présomption. Etant le frère de l’Empereur, il présume que ce jeune officier qui lui plait et a peut-être la même orientation sexuelle que lui se montrera obéissant. Tout ceci, bien sûr en partant de l’hypothèse que le jeune homme était gay. L.Victor bafouait le libre choix d’une personne dans un domaine où le rang social ne doit pas jouer.
P. Germain ne sait sans doute pas si l’officier a été sanctionné. On a dû le changer de garnison, ça c’est sûr.
Vitabel
12 juin 2023 @ 14:51
Cosmo,
Merci pour ce beau et intéressant moment de lecture.
Marie-Caroline de Bretagne
13 juin 2023 @ 08:32
D’accord avec votre commentaire @Robespierre. Il est finalement assez triste qu’on ne retienne de l’archiduc que son orientation sexuelle.
aubert
14 juin 2023 @ 14:42
Plongez, plongez cher Robespierre ! pas jusqu’en Australie comme Thatcher devant la reine d’Angleterre mais devant les connaissances de notre ami Cosmo qui nous donne ici l’exemple de ce que pourrait être le site s’il donnait moins de place aux colifichets que devait apprécié notre archiduc.
aubert
14 juin 2023 @ 14:43
apprécier
kalistéa
16 juin 2023 @ 09:43
Roby vous devriez savoir qu’il y a des hommes qui ne supportent pas les avances d’un homosexuel et réagissent violemment sans même le temps de la réflexion.
Aristocrate
12 juin 2023 @ 13:45
Un drôle de paroissien!
Pascale
12 juin 2023 @ 13:57
Merci beaucoup à Monsieur Patrick Germain pour cet article fort intéressant et les illustrations. Le pauvre homme n’était pas gâté par la nature, tout comme son père. Mais son poème en français à sa mère montre qu’il était loin d’être idiot. L’archiduchesse Sophie semble avoir été plus affectueuse que ne le montrent les films Sissi qui l’ont fait connaître à son désavantage. Comme il a été relevé plus haut, le fait de « remplacer » une fille et un désir d’autre fille de la part de Sophie, et d’obtenir des succès familiaux en se travestissant en fille, a dû avoir une importance considérable dans son comportement. A cette époque déjà, dans toutes les familles royales et impériales, plusieurs siècles de mariages « égaux », c’est-à-dire souvent entre cousins, faisaient quelques ravages, si on se place dans le cadre des connaissances actuelles en génétique. A cela il faut ajouter une éducation qui, bien qu’assurée par une pléthore de précepteurs, militaires et autres, était bien souvent totalement inadaptée pour les personnalités sortant de l’ordinaire. Plus tard dans leur vie, quand ces personnes sortaient un peu trop du cadre à la fois majestueux et exigu qui leur était assigné, on les plaçait discrètement en hopital psychiatrique…
Mayg
12 juin 2023 @ 14:10
Merci à Cosmo pour cet article fort intéressant.
Carolibri
12 juin 2023 @ 14:33
Je le connaissais mais ce portrait est très bien vu et extrêmement mesuré, ce qui est indispensable quand on touche à l’histoire, merci.
En partant de Sisi et puis de toute la famille j’ai appris à apprécier Sophie, qui, jeune, a été sacrifié à un mariage peu engageant mais politique, intelligente et bienveillante elle a dû traverser des épreuves que les amateurs de films à l’eau de rose ne connaissent et n’imaginent même pas, et son affection pour le fils de Napoléon a bien aidé ce dernier dans sa vie viennoise.
Contrairement à un commentateur je ne pense pas que les penchants sexuels de Louis Victor soient dus à son éducation, c’est comme ça et c’est tout et ne devrait pas être considéré autrement.
Robespierre
13 juin 2023 @ 13:11
Je suis d’accord avec vous, surtout pour votre dernière phrase. On ne peut tout le temps tout imputer aux parents.
COLETTE C.
12 juin 2023 @ 14:57
Très intéressant. Merci beaucoup.
beji
12 juin 2023 @ 15:12
Merci,je m’interesse à la famille impériale d’Autriche mais grâce à vous ,je connais
mieux cet archiduc.
CAMOMILLE;.;
12 juin 2023 @ 16:05
Votre commentaire est celui que j » aurai aimé écrire , il est celui que je ressens. Un vilain petit canard….Merci à l ‘auteur qui l’ a si bien décrit .
Kaiserin
12 juin 2023 @ 16:33
C’est quand même triste de se faire appeler « garçon/garçonnet) toute sa vie. Der Bub, en Autriche, est traduit par « garçon » .
Aldona
12 juin 2023 @ 16:43
Un reportage qui me plaît , très intéressant
Pt’suisse
12 juin 2023 @ 16:43
Louis-Victor est l’oncle de François-Ferdinand. Donc il a blâmé le mariage de son neveu.
Francky
12 juin 2023 @ 17:12
Merci beaucoup, Patrick, pour cette belle biographie que j’ai énormément appréciée. L’iconographie est magnifique et nous replonge dans l’atmosphère de l’empire Austro-Hongrois.
Ce « pauvre » Louis-Victor gagnait à sortir de l’ombre sous votre plume car son éducation explique beaucoup de choses. J’ai toujours pensé que l’habitude de sa mère de l’habiller en fille (et sûrement de le traiter de la même manière) était pour quelque chose dans son orientation sexuelle.
Il me semble avoir lu quelque part que François-Joseph l’avait « condamné » à vivre dans son palais, uniquement servi par des femmes. Mais peut-être ma mémoire me fait-elle défaut…. Tout comme le lieu de sa sépulture: j’étais persuadé avoir vu son sarcophage aux capucins, à côté de celui de sa mère… Grâce à vous, j’ai une meilleure idée de sa dernière demeure…
Un grand merci donc pour ce beau récit, qui j’espère, en annonce d’autres à venir sur cette grande et non moins étonnante famille…!
Gilles
12 juin 2023 @ 17:28
Merci beaucoup pour cet exposé. Comme toujours, très intéressant, abordable et agréable à lire. Merci.. ?
Lili.M
12 juin 2023 @ 17:37
Merci Cosmo pour ce récit, très intéressant comme d’habitude.
L’archiduchesse Sophie était une jolie femme.
Robespierre
13 juin 2023 @ 13:01
Dans un autre articles, plusieurs photos à l’appui, Cosmo avait montré la beauté de Sophie, et j’en était ébahi. Bien plus belle que Sissi à mon avis.
kalistéa
16 juin 2023 @ 09:52
Roby , les princesses de Bavière étaient toutes très belles , la soeur de Sophie , la princesse Auguste fut demandée en mariage par Napoléon pour son cher Beau-fils et fils adoptif Eugène , vice roi d’Italie. Il ne lui aurait pas imposé un laideron comme la « reine d’Etrurie « Bourbon d’Espagne qu’il voulait imposer à son frère Lucien…Lorsque Eugène qui savait ce que c’était une belle femme, il n’en avait pas manqué surtout en Italie, vit pour la première fois sa fiancée , au milieu d’une foule, il reçut le coup de foudre , et leur mariage fut le seul vraiment heureux de tous les mariages Bonaparte.
Miss Libellule
12 juin 2023 @ 18:15
J’aime bien me documenter sur les sujets.
J’ai regardé Sissi étant plus jeune donc cette famille impériale me semble assez familière à travers ce film.
Une fois je soulevais un point que monarchie et dictature n’étaient pas si éloignées que ça.
En lisant justement cet article consacré à cette famille je suis tombée sur un autre article rédigé par Cosmo il y a environ 10 ans au sujet de l’archiduchesse Sophie.
Je reprends les termes : « Par son caractère et sa fermeté, et avec l’appui de l’Eglise, elle assit les débuts du règne de son fils aîné sur un régime absolutiste et autoritaire »
Autoritaire c’est pas tout à fait l’idée que l’on se fait d’une démocratie!!
Ici l’idée d’assoir un régime autoritaire justifié par quelque chose de religieux est bien écrit!
N’en déplaise à certains il y a du vrai dans ce que je soulevais!
Et encore : « Femme du siècle passé, elle ne pouvait comprendre Elisabeth, femme su siècle futur qui considérait la monarchie comme anachronique mais dont elle vivait fastueusement et avec fort peu de contraintes »
Anachronique ça l’était déjà et ça l’est encore!!
Cosmo
13 juin 2023 @ 16:26
La monarchie autrichienne ne commença à être une démocratie parlementaire qu’après les années 1860. L’empereur conservait le principe du pouvoir mais les lois étaient faites par le parlement. A la fin, la responsabilité ministérielle fut aussi du domaine du parlement.
Mais on ne peut pas parler de dictature, car ce terme désigne des régimes autoritaires nés de la volonté d’un seul. La monarchie était l’héritage d’un passé où le mot démocratie n’avait pas de signification.
Aujourd’hui, les monarchies, si elles vous semblent anachroniques, sont de véritables démocraties parlementaires.
Pelikan
14 juin 2023 @ 10:53
Merci cher Cosmo pour cette réponse parfaite.
Miss Libellule
14 juin 2023 @ 18:33
C’est pourtant vous qui parliez de régime autoritaire dans l’article.
Je vous donne la définition d’un régime autoritaire : « Un régime politique autoritaire est un régime politique qui par divers moyens (propagande, encadrement de la population, répression) cherche la soumission et l’obéissance de la société »
Je n’ai jamais dit que les monarchies actuelles européennes étaient des dictatures mais plutôt qu’à leur origine elles en étaient. Les Rois « fins » ont compris assez vite qu’il fallait trouver une parade et ne pas conserver le pouvoir. Les pays qui ne l’ont pas fait assez vite ont vu leur monarchie ou empire disparaître : France à la révolution ou Empire Russe par exemple!
Le côté autoritaire du pouvoir a été justifié par quelque chose de religieux à l’origine pour le faire mieux accepter par la population.
Je vous mets ici un article sur l’empire Napoleonien considéré comme autoritaire : « En mai 1804, une nouvelle constitution élève Napoléon au titre d’Empereur des Français. Napoléon est sacré à Notre-Dame de Paris le 2 décembre 1804.
À partir de là, le régime devient de plus en plus autoritaire ; Napoléon concentre tous les pouvoirs. Les assemblées ne jouent plus aucun rôle et le Tribunat est supprimé en 1807. L’empereur ne laisse pas d’initiative à ses ministres et décide seul de tout. Les libertés sont étouffées.
L’empereur fait étroitement surveiller la population par la police et la presse est censurée. En 1806, un « catéchisme impérial » est rédigé : il incite les Français à honorer et à servir l’empereur »
Et pourtant certains vénèrent les Napoléon et les autres sur ce site!!
On peut dire de même pour les Hasbourg!
Cosmo
15 juin 2023 @ 12:24
Selon l’Encyclopædia Universalis « La dictature est un régime politique autoritaire, établi et maintenu par la violence, à caractère exceptionnel et illégitime. Elle surgit dans des crises sociales très graves, où elle sert soit à précipiter l’évolution en cours (dictatures révolutionnaires), soit à l’empêcher ou à la freiner (dictatures conservatrices). Il s’agit en général d’un régime très personnel ; mais l’armée ou le parti unique peuvent servir de base à des dictatures institutionnelles »
La monarchie des Habsbourg était loin d’être illégitime. le pouvoir de l’empereur n’était pas absolu car il avait en face de lui, non seulement le droit des Etats, et de leurs représentants, composant la monarchie mais aussi les églises et la noblesse, avec chacun des privilèges auxquels il ne pouvait s’attaquer. Il avait un opposition permanente et très agitée. Relisez l’histoire des Habsbourg. Elle n’est faite que de ces oppositions.
Pouvoir autoritaire, oui, mais dictatorial non.
On disait de Louis XIV qu’il était un monarque absolu. C’était faux dans l’exercice d’un pouvoir bien inférieur à celui des présidents de la République française ou des Etats-Unis.
Pelikan
15 juin 2023 @ 12:46
Encore une fois merci.
Miss Libellule
15 juin 2023 @ 12:56
Mais c’est pourtant bien vous qui parliez de régime autoritaire dans votre article sur l’archiduchesse Sophie de 2011. Relisez-vous!!
Vous parlez des églises et de la noblesse. On est donc bien là dans le fait d’assoir le pouvoir par quelque chose de religieux!
Légitimer une prise de pouvoir ou le maintien d’un pouvoir par quelque chose de religieux n’est pas pour moi un signe de démocratie. D’où peut-on dire qu’ils ont ce pouvoir de droit divin ? Et Napoleon qui se fait sacrer à ND de Paris.
Cosmo
16 juin 2023 @ 14:00
Mis Libellule,
Je me répète. Régime autoritaire ne veut pas dire dictature.
Et je vous remercie de me donner le conseil de me relire. je suis assez grand pour savoir le faire.
Vous devez avoir de sacrés problèmes avec votre ascendance pour jeter le bébé, l’eau et la bassine en même temps.
Cosmo
Miss Libellule
17 juin 2023 @ 08:51
Peut-être!
A vrai dire ayant grandie dans ce milieu, j’ai appris à voir le faux dans certaines personnes!!
Et je déteste cette distinction entre les humains!
Je le sens égale à n’importe quel autre citoyen!
Cosmo
18 juin 2023 @ 11:05
Miss Libellule,
Peu importe son milieu d’origine, chacun peut discerner le faux. Et il y a du faux partout. Et Dieu merci, du vrai aussi.
Mais nous sommes tous égaux. Riches et pauvres, puissants et sans-grade naissent et meurent dans les mêmes conditions. La différence réside dans leur vie, facile pour les uns, terrible pour les autres. Et cela concerne autant l’aristocratie que les autres classes sociales.
Cosmo
Pelikan
15 juin 2023 @ 13:07
@Miss Libellule
Pour la distinction entre régime autoritaire et dictature je vous renvoie au commentaire de Cosmo .
Vous avez bel et bien assimilé la monarchie britannique à une dictature à propos de l’inculpation d’une poignée de manifestants au moment du couronnement de Charles III.
Vous semblez considérer que la démocratie, que vous assimilé je pense au suffrage universel, est la condition nécessaire et suffisante au bonheur des peuples.
Geneviève Dormann disait que la démocratie c’est ”l’oppression du peuple ,par le peuple, au nom du peuple ” ,c’est une formule que j’aime mais je remplacerais ”démocratie” (dont on peut concevoir plusieurs formes) par ”suffrage universel” ; la loi du nombre disait Alphonse Karr (qui était pourtant en délicatesse avec Napoléon III dont l’étudiante studieuse que vous futes n’a pas du oublier la phase de ”l’empire autoritaire” ) ,la loi du nombre : avec lui deux crottins valent mieux qu’une rose et deux charbons valent plus qu’un diamant .
Un autre ,je ne sais plus qui ,a dit aussi : ” si le suffrage universel existait dans la République des plantes,les ronces ne tarderaient pas à remplacer les orties ”.
Je ne jette pas le bébé démocratie avec l’eau du bain suffrage universel ,mais les régimes autoritaires qui ne sont au fond qu’une façon particulièrement stricte et inflexible d’appliquer les lois ont parfois du bon , le premier empire en est un excellent exemple.
Pelikan
15 juin 2023 @ 13:14
Quant au ”quelque chose de religieux” , je pense que c’est quelque chose de très complexe , et qu’à ce sujet vous vous complaisez dans une vision extrêmement simpliste.
Toutefois le sujet m’est important, je ne voudrais pas affaiblir ma cause par mes insuffisances tant je souhaiterais vous opposer une réfutation implacable.
Mais le besoin de ”chefs” est vieux comme le Monde et il vous survivra.
Pelikan
15 juin 2023 @ 17:28
Je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi cette question du pouvoir et du religieux vous obsède autant. D’une façon générale vos commentaires sont pétris de ”présentisme” ,vous jugez des événements vieux de plusieurs siècles avec votre petite bonne conscience du 21ème…
Les rois qui disaient tenir leur pouvoir de Dieu (et ce ne fut je pense pas toujours ni systématiquement le cas ) le pensaient peut-être d’une façon très différente de celle que vous imaginez car sinon le blasphème ne serait pas loin .
Et quel rapport entre la sympathie légitime que l’on peut éprouver pour le prince Jean-Christophe Napoléon ou son grand père et la façon dont le premier Napoléon a gouverné la France (et qui était devenue une chose nécessaire pour matter les excès révolutionnaires) ?
De toute façon vous vivez en République et en ”démocratie” ,de quoi vous plaignez-vous ? Si cela devait disparaître ce ne serait sans aucun doute pas au profit d’une monarchie.
Miss Libellule
16 juin 2023 @ 17:40
Je trouve curieux que la plupart des monarchies se rattachent à quelque chose de religieux pour légitimer leur position.
Au Japon, l’empereur descend des dieux créateurs du monde terrestre
En Jordanie, de l’arrière grand père de Mahomet
Au Maroc, de la fille de Mahomet
En Thaïlande, le Roi est une incarnation de certains dieux
Et si on remonte beaucoup plus loin, Jules César se définissait comme favorisé des dieux lui-même.
…
Si j’avais le temps je crois que j’entreprendrai une thèse sur le sujet!
Vous semblez préférer le système monarchiste. Mais bizarrement dans le monde peu de gens le réclament, ah oui certainement que des imbéciles de votre point de vue.
Si des peuples se sont battus pour leur liberté et la fin de ce régime c’est certainement car il n’était pas si bon que ça! Cf. la France et la Russie…par exemple!
Vivre dans un abondance de richesse quand un peuple souffre n’a rien d’un comportement royal
Miss Libellule
17 juin 2023 @ 08:56
Et puis donc si je suis le raisonnement.
Prenons M. N B actuellement. Tient il fait un coup d’Etat et prend le pouvoir. Oh et puis ensuite se fait sacré à ND de Paris et fait bien attention à tisser des alliances avec des familles royales déjà en place pour ses descendants, histoire de bien montrer sa légitimité!
Et puis ensuite il instaure un semblant de démocratie.
Et certains le vénèrent ensuite ainsi que ses descendants!
Devinez de qui je parle ?
Pelikan
17 juin 2023 @ 13:19
Je préfère c’est vrai les régimes incarnés par une personne, si je la trouve estimable, à ceux dirigés par un parti , quel qu’il soit.
Mais je ne prônerais pas le rétablissement universel des monarchies.
Pour moi le moins mauvais régime est probablement celui qui se rapproche des Républiques aristocratiques ; je crois que la foule doit pouvoir donner son avis de temps à autre (référendum, plébiscite) mais ne peut pas décider de tout (et je me range volontiers dans la foule si on me laisseraisonnablement tranquille) . Les despotes éclairés ne sont pas inintéressants non plus…
Pour la France, malgré ses failles ,je pense que le second empire fut au plus près du régime qui lui convient le mieux.
Je crois que le lien entre les monarchies et le religieux est encore une fois plus subtil et varié que ce que vous semblez indiquer .
Il faudra consulter les ethnologues ,les psychologues,les historiens de l’antiquité et peut-être les psychiatres…
Calliopé
12 juin 2023 @ 20:58
J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir la vie de l’archiduc Louis-Victor, merci beaucoup pour cette biographie haute en couleur ! Je me demandais s’il avait eu l’occasion de vivre une ou plusieurs histoires d’amour sérieuses ? Le savons-nous ?
Baboula
13 juin 2023 @ 07:40
Merci Patrick pour votre travail, qui reste neutre alors qu’il eut été facile de juger et d’accabler l’archiduc LouisVictor .
Comme pour tous vos articles une iconographie bien choisie.
Laurent
13 juin 2023 @ 08:17
Merci
C’était très intéressant
Un pauvre enfant bousillé par sa mère abusive et certainement négligé par son père
Il avait un mauvais départ dans la vie
ABER
13 juin 2023 @ 13:30
Pas faux, je pense que ses frères ne s’en sont pas mieux sortis, François Joseph qui n’a pas été en mesure de préserver l’empire par son intransigeance et sa psycho-rigidité, a épousé une grande névrosée et leur fils unique en a beaucoup souffert. Son autre frère mort sur un peloton d’exécution et sa femme folle….
Baboula
13 juin 2023 @ 14:01
Il n’avait l’intention d’aller nulle part ,jouir de l’argent familial et du reste .
Robespierre
14 juin 2023 @ 10:04
Oui.
kalistéa
13 juin 2023 @ 08:26
Le charme des récits de Patrick fascine malgré le peu d’importance de ce falot personnage qui n’avait d’ailleurs semble t il aucune prétention à passer à la postérité. Et toujours cette merveilleuse iconographie , et ce plaisir qu’on éprouve à revoir ces portraits d’une autre époque .Merci Cher ami. beaucoup de travail pour le plaisir des autres , cela nous change de ceux qui n’écrivent que pour nous injurier .
Vieillebranche
13 juin 2023 @ 08:28
Je découvre à l’ instant cet article très intéressant sur un membre des Habsbourg proche du pouvoir. Peut- on suggérer à l’ auteur de se lancer dans la production d’ un livre avec iconographie sur les Habsbourg au 19e siècle ? Écrit en français..Il y aurait sûrement un public.
Cosmo
13 juin 2023 @ 16:28
Je viens de terminer une biographie de l’archiduchesse Sophie, livre dans lequel sont évoqués son monde et sa famille. Il est en attente de publication, probablement pour la fin de l’année.
Marie-Caroline de Bretagne
13 juin 2023 @ 08:29
Portrait intéressant d’un archiduc qui l’était finalement assez peu même s’il ne manquait pas de complexité comme le souligne Cosmo. Son mécénat permet de penser qu’il n’était pas dénué d’intelligence et de culture.
Parmi les archiducs assez peu connus, j’aimerais bien lire un portrait sur Joseph August, palatin de Hongrie (1872-1962), sur Eugène (branche de Teschen) ou bien encore sur le frère de l’empereur Charles, Maximilien (1895-1952) dont on sait vraiment peu de choses.
Merci Cosmo !;)
Baboula
13 juin 2023 @ 13:59
Je n’ai pas de sujet à commander mais j’appuie des deux mains votre requête .
Sonia
13 juin 2023 @ 12:02
« Au moment de son mariage François-Joseph a 11 ans et sa belle soeur Elisabeth en a 16 ! »
11 ans pour le mariage ???
Elisabeth sa belle soeur ???
Pourriez vous m’éclairer ? merci
Robespierre
13 juin 2023 @ 12:41
Relisez ! Au moment du mariage de François-Joseph IL a 11 ans. Le « il » c’est pour le protagoniste de tout cet article.
Vous cherchez la petite bête ou quoi ? Si c’est tout ce que vous pouvez tirer de la lecture de cet article…
Sonia
14 juin 2023 @ 00:27
Oh calmez vous Monsieur, il ne vous arrive jamais de lire trop vite ? Ce que je faisais avant de tout reprendre lentement le soir.
Il y a des jours où vous êtes odieux.
Robespierre
14 juin 2023 @ 10:06
Si c’est odieux de dire « lisez correctement avant de geindre » j’assume d’être odieux.
JE
13 juin 2023 @ 14:34
Mercis Patrick pour ce beau reportage. Une personnalité intrigante.
Numbat
13 juin 2023 @ 14:40
A la lecture de ce portrait, je ne peux m’empêcher d’établir un parallèle avec Philippe d’Orléans, ancêtre direct de l’archiduc. L’arrière-arrière-grand-père de ce dernier, le duc François-Etienne de Lorraine est un petit-fils de Monsieur. Le frère de Louis XIV avait, lui aussi, des inclinations masculines et un goût affirmé pour le travestissement mais la comparaison s’arrête là car autres temps, autres mœurs et, plus encore, autre personnalité.
YOM
13 juin 2023 @ 21:46
Très intéressant, merci Cosmo
Jacob van Rijsel
13 juin 2023 @ 22:42
Très intéressant. Les illustrations sont un plus.
J’avais lu que pour le « punir » on l’avait assigné à residence avec un entourage exclusivement féminin. Je vois au contraire que sa famille ne l’ostracisait pas. Du moins pas avant 1904.
Merci, vraiment, pour ce bel article.
Hervé J. VOLTO
14 juin 2023 @ 17:30
Ce sujet n’a-t-il pas dèjà été traité ?
http://www.noblesseetroyautes.com/portrait-de-larchiduc-louis-victor-dautriche-frere-francois-joseph/
Régine
15 juin 2023 @ 12:19
C’est l’annonce du portrait en date de samedi, qui a été publié lundi
Perlaine
14 juin 2023 @ 18:25
Merci aussi aux intervenants qui posent des questions et amènent des précisions complémentaires . Pour la personne qui pense qu’Elizabeth avait des tendances homosexuelles, il y a des années j’avais lu un livre concernant le séjour de l’impératrice en Angleterre et il me semblait qu’elle avait succombé à un brillant écuyer anglais .
PataClems
19 juin 2023 @ 16:27
En effet, Élisabeth de Wittelsbach n’était pas du tout homosexuelle, ni même « entre-deux ». ?