
Voici une dense biographie de 560 pages consacrée au prince William, héritier du trône britannique sous la plume du journaliste Kévin Guillot à la tête du site internet monarchiebritannique.com.
Lorsqu’il voir le jour le 21 juin 1982, le jour du solstice d’été, le prince William entre dans la vie de tous ses concitoyens et bien au-delà. Il est le premier enfant du prince Charles et de lady Diana Spencer.
Le couple s’est uni onze mois plus tôt. Depuis l’annonce d’une nouvelle idylle princière, les Britanniques sont en haleine. Ils ont découvert à l’automne 1980 le visage de la charmante et timide lady Diana rapidement rebaptisée « lady Di ».
Les choses s’enchaînent rapidement jusqu’à l’annonce des fiançailles et le mariage. Quelques mois plus tard, l’attente d’un heureux événement galvanise une fois de plus la population à une époque où la crise économique frappe durement le pays.
A l’instar de Caroline de Monaco, le prince William devient un bébé princier des plus médiatisés. La biographie revient aussi de manière détaillée et approfondie sur l’histoire de la famille Spencer.
William rejoint par un frère Harry en 1984, grandit à Kensington Palace. La princesse Diana qui a insufflé un vent de renouveau au sein de la monarchie entend veiller à l’éducation de son fils. Le prince Charles qui n’a guère connu un véritable amour maternel, la reine voyageant constamment, se montre un père attentif et attentionné.
On repasse en revue ses jeunes années où sa nurse Barbara Barnes veille sur lui. Une première aussi pour un enfant princier que d’accompagner ses parents pour un périple en Australie et Nouvelle-Zélande pendant six semaines alors qu’il n’a que neuf mois.

Rapidement, le prince William va montrer un caractère fort dans l’enfance. Il aime commander, s’imposer et est une petite terreur en cour de récréation. Il n’accepte pas la discipline que l’on veut lui inculquer. Il s’assagira avec les années, surtout à l’adolescence. La mort de sa mère alors qu’il a à peine 15 ans, est évidemment un tournant dramatique dans son existence.
Il puise sa force dans un entourage fidèle, avec un noyau d’amis très proches. Il peut aussi compter sur son père qui essaye de faire pour le mieux mais également sur sa grand-mère la reine Elizabeth II qui le reçoit régulièrement le dimanche au château de Windsor pour parler de la fonction royale.
William mûrit vite, il se montre un compagnon d’études et d’armes très agréable, ne recherchant jamais les privilèges. Lui qui a connu la mésentente entre ses parents, les larmes de sa mère, le divorce et les révélations par médias interposés des infidélités respectives de Charles et Diana, est particulièrement attentif à ses choix de cœur.

Comme on le sait, c’est à l’Université de Saint-Andrews en Ecosse après une année sabbatique qu’il fait la rencontre en 2001 de Catherine Middleton qui est initialement une bonne amie. Dix ans et une rupture passagère après, ils se marient en l’abbaye de Westminster.
Egratigné par son frère le prince Harry dans ses mémoires, le prince William sait parfaitement quel est son destin. Il aime les traditions et les traditions royales comme la chasse ou le polo. Il a le devoir chevillé au corps malgré une façon d’être qui n’est pas sans rappeler sa mère, se montrant très accessible en public.
Il a développé une fibre sociale et humaine dès son plus jeune âge grâce à la princesse Diana lui emmenait ses fils dans les hôpitaux, dans des centres de crise et auprès des sans abri.

La rupture est aujourd’hui consommée entre les deux frères. William s’est rapproché de son père même s’il n’a pas accepté son remariage avec Camilla.
A 41 ans, le prince de Galles a montré qu’il avait la carrure d’un souverain mais il sait que son heure n’est pas encore venue. Combien de fois les sondages n’ont pas montré que les Britanniques le préféraient à son père, une situation pas toujours aisée…
Cette biographie se lit de manière très agréable et vous fera découvrir des facettes de sa personnalité. Les yeux très avisés sur le sujet de la monarchie britannique regretteront plusieurs erreurs factuelles à mettre probablement sur le compte de la jeunesse et de l’enthousiasme de l’auteur.
« William, le prince qui voulait être roi », Kévin Guillot, City, 2023, 560 p.
Benoite
20 octobre 2023 @ 07:21
Lors d’une interview télévisée Anglaise, on voyait les deux frères adolescents. Harry répondant à une question qui lui était posée, disait à peu près ceci..
« si Will ne veut pas le poste, je peux faire le job ». l’interview devait se passer avant le décès de leur mère. Pour quelle occasion cette interview ? je ne sais plus.
Christine - Christina
20 octobre 2023 @ 12:19
Benoîte,
Si ma mémoire est bonne,
À l’époque, les deux princes avaient 4 ans et 6 ans je crois, et ce n’était pas un interview. C’était le majordome de
Diana qui en avait parlé.
Idem quand Harry lui disait » Tu seras roi, mais moi ,je serai libre de faire tout ce que je voudrai « .
Par contre , lors des 20 ans du décès de leur mère, Harry avait dit » aucun de nous ne souhaite être roi, mais nous assumons tous nos obligations par devoir « .
Ça en disait long sur l’état d’âme des deux princes ?
Je trouve le titre très prétentieux.
Il est né pour être roi, étant l’ainé de la fratrie . ?
PataClems
20 octobre 2023 @ 16:10
C’est plus déconnecté, lunaire en d’autres termes, que prétentieux. L’auteur s’érige biographe d’un homme qui suit simplement son devoir, peu importe qu’il souhaite intimement être roi ou qu’il ne le souhaite pas. C’est du niveau d’un autre journaliste, présent sur ce blog. Et s’il y a prétention, elle n’est que dans cette auto-promo.
Benoite
20 octobre 2023 @ 19:48
non, ils étaient bien de beaux adolescents… Les membres de la Famille Royale, surtout de la branche ainée : donnent souvent des « confidences TV » ou souvenirs sur un membre de la famille qui décède. Ce qui se fit, pour Charles au décès de Queen Mumm, filmé à Clarence House.. aussi par la suite pour les princes William et Harry dont la séquence vue, dont je parle était peut être un souvenir du décès de leur mère, vu qu’ils étaitent bien adolescents, William disait même frère à son frère, en revoyant les films de leur mère , en 1984, « et toi , tu étais dans le ventre de maman »
Miléna K
20 octobre 2023 @ 12:57
Titre ridicule et livre sûrement hagiographique.Aucun intérêt.
Benoite
20 octobre 2023 @ 19:49
j’ai bien cafouillé ici, pour ce comm… je m’excuse un peu..
Hervé J. VOLTO
21 octobre 2023 @ 18:32
D’accord avec Actarus : Titre ridicule et racoleur, te je dirai même vulgaire. Encore un journaliste en herbe issu du Tiers Etat -un du Second Ordre aurait trouvé un titre plus élégant- qui veut faire du people. William a toujours dit qu’il ne voulait pas que son père abdique en sa faveur, ne voulant aucunement le chevaucher.
Le seul intéret de ce livre sont dans des photos inédites de William.
Et de sa mère…