Derrière l’image d’une reine faible ou manipulée, se dessine une femme de pouvoir, héritière d’Henri IV, qui sut gouverner avec intelligence dans un moment de transition décisif.
Son règne ouvre une ère de paix et de prospérité : réconciliation avec l’Espagne, reprise économique après les guerres de Religion, liberté d’expression sans précédent –; en témoignent les centaines de pamphlets publiés sous son gouvernement.
Sous son impulsion, la France se pare des fastes du baroque européen : Marie de Médicis fait bâtir le Palais du Luxembourg, chef-d’œuvre de Salomon de Brosse, et commande à Rubens le célèbre cycle pictural qui magnifie sa vie et son pouvoir. Entre politique, diplomatie et mécénat, elle incarne une vision européenne et pacifique du gouvernement, à contre-courant d’une noblesse attachée aux valeurs guerrières et héroïques.
De la gloire des États généraux de 1614 à sa chute provoquée par l’assassinat de Concini, cet ouvrage retrace la trajectoire d’une figure majeure de la première modernité, qui fit de sa régence un moment d’audace, de liberté et de création ».
« Marie de Medicis. Une Européenne à la mode du XVIIe siècle », Jean-Marie Constant, Perrin, 2026
Valois
6 avril 2026 @ 05:37
Il y a régulièrement un historien qui s’ingénie à prendre le contrepied de l’opinion générale sur une personne ou une période. Pour venter le comportement de Marie de Médicis, il faut une bonne dose d’imagination. Bon courage !
Robin des Bois
7 avril 2026 @ 09:10
Merci Valois ! Merci vraiment.
Carole 007
8 avril 2026 @ 11:43
Valois,
Pouvez-vous me conseiller un autre auteur ?
Naucratis
9 avril 2026 @ 06:50
Je suis d’accord avec vous, Valois. Il y a beaucoup, trop à faire pour réhabiliter cette reine. Son seul mérite, avoir donné naissance à Louis XIII, mais elle ne l’animait pas… Irrécupérable !
Brimbelle
6 avril 2026 @ 07:58
Son opposition à Richelieu provoqua sa rupture définitive avec Louis XIII.Et son ami Rubens, qui avait peint de nombreux tableaux de la reine, lui fut d’ un grand secours dans son exil et dans sa fin de vie
Fleur
6 avril 2026 @ 08:15
Pas terribles les vêtements de cette époque. Et j’imagine le gros travail pour la confection puis l’entretien de ces cols si compliqués. De plus ce ne devait pas être agréable à porter.
Brimbelle
7 avril 2026 @ 19:38
Et heureusement qu’elles avaient de l’aide pour enfiler ces vêtements !
Passiflore
6 avril 2026 @ 12:48
Rubens s’était engagé à réaliser tous les tableaux du Cycle de Marie de Médicis en seulement 4 ans, et de sa propre main. Il tint parole et, en 1625, juste avant le mariage d’Henriette avec Charles Ier d’Angleterre, les tableaux furent terminés : 21 toiles de 4 mètres de haut et 3 grands portraits de la reine et de ses parents. Mais la reine était mauvais payeur et l’artiste eut le plus grand mal à se faire rémunérer. Il dut se résoudre à voir la somme de 60.000 livres réduite de 10% ! Au palais du Luxembourg, le Cycle de Marie de Médicis était accroché dans une étroite galerie. Il se trouve, actuellement, dans l’aile Richelieu du Louvre (d’après le site du Louvre).
Robin des Bois
7 avril 2026 @ 09:11
Ah, parce qu’en plus elle était « mauvais payeur ». Tout pour plaire, décidément.
Mayg
8 avril 2026 @ 20:05
?
Passiflore
6 avril 2026 @ 12:50
Marie de Médicis avait fait appel aux frères de Saint Jean de Dieu pour établir à Paris, en 1601, le très grand hôpital de la Charité destiné aux indigents. L’hôpital, dont l’entrée se trouvait rue Jacob, fut construit sur un emplacement de 16.000 m2. Il a été démoli, en 1935, afin de construire la Faculté de Médecine de l’université Paris-Descartes. Il n’en subsiste qu’une chapelle, à l’angle du boulevard St Germain et de la rue des St Pères, qui est, actuellement, la cathédrale ukrainienne gréco-catholique Saint-Vladimir-le-Grand.
Carole 007
9 avril 2026 @ 17:34
Merci Passiflore.
Baboula
6 avril 2026 @ 13:14
C’est la première fois que je lis le mot intelligence associé à Marie de Médicis .
Elle eût de nombreuses actions préjudiciables à la France . Sa vision européenne m’échappe et surtout n’existait pas à l’époque ,le mariage de son fils avec une catholique espagnole était surtout le refus d’un mariage avec une princesse de religion réformée . Il lui reste acquis le mécénat artistique,commun aux Médicis .
Framboiz 08
7 avril 2026 @ 01:01
Intéressant ! G du mal à imaginer cette reine ,présentée, comme raffinée, vivant avec Henri IV, coureur et sentant l’ail …Pauvre femme, si je puis dire,car elle appartenait à cette famille de banquiers !
Robin des Bois
7 avril 2026 @ 09:13
S’il ne sentait que l’ail !
Carole 007
7 avril 2026 @ 11:46
Roooh Robin.
Carole 007
7 avril 2026 @ 12:03
Robin, mon mari me précise qu’il a vu une vidéo sur Henri IV (il ne sait plus où pour l’instant), qui expliquait à quel point il était peu reluisant, version polie, qu’il avait des poux dans sa barbe etc… ?
Robin des Bois
8 avril 2026 @ 10:59
L’odeur surtout.
Carole 007
9 avril 2026 @ 17:39
Robin,
Il est dit dans cette video, qu’il aurait été été toiletté deux fois, l’une à sa naissance, l’autre à sa mort…
Baboula
7 avril 2026 @ 09:52
Henri IV a épousé »sa grosse banquière »
Robin des Bois
8 avril 2026 @ 07:02
Il n’a été ni le premier ni le dernier. Regardez l’actuel soi-disant duc d’Anjou.
Baboula
8 avril 2026 @ 09:23
Oh !!! Maria Margarita est moins grosse que son compte en banque .
Robin des Bois
8 avril 2026 @ 10:58
Non, je pensais à la Portugaise. N’oubliez pas qu’ils sont deux les duc d’Anjou. Aussi bidon l’un que l’autre.
Carole 007
8 avril 2026 @ 11:38
? Baboula.
Naucratis
9 avril 2026 @ 06:52
Voilà un commentaire bien décevant, Robin.
Carole 007
8 avril 2026 @ 11:41
Connaissez-vous un livre sur Marie de Médicis plus intéressant ?
Merci.