
Le livre n’est pas un simple recueil d’anecdotes canines. C’est presque une autobiographie sentimentale racontée à travers les chiens qui ont accompagné les différentes étapes de sa vie : ses bonheurs, ses deuils, ses déménagements, ses amours compliquées et ses exils.
Chez elle, les chiens deviennent des personnages à part entière — parfois plus fiables que les humains, ce qui résume assez bien l’ironie très britannique de son œuvre.
On retrouve dans ce texte tout ce qui fait le charme d’Elizabeth von Arnim (1866-1941) : une élégance un peu désinvolte, un regard férocement drôle sur les conventions sociales, une immense tendresse pour les animaux, et cette manière de transformer des détails domestiques en littérature raffinée.
Née Mary Beauchap à Sydney en Australie, elle épouse en 1889 le comte Henning August von Arnim-Schlagenthin, un aristocrate prussien,et devient Elizabeth von Arnim.
Il y a chez elle, une tonalité qui annonce parfois les futures héroïnes des romans anglais du XXe siècle : des femmes intelligentes, drôles, observatrices, souvent enfermées dans des cadres sociaux étouffants mais qui résistent par l’esprit. (Merci à Bertrand Meyer)