
Le catholicisme reprend ses droits. La seconde victime sera Joséphine elle-même. Elle allait commencer la vie de gloire par un voyage triomphal à Lyon, puis Roanne et Nevers, du 9 au 27 janvier.
Trois semaines à présider bals, dîners, fêtes. Trois semaines à séduire et charmer. Madame Bonaparte, la “consulesse”, est un atout majeur dans les mains du Premier Consul.
Te Deum à Notre-Dame le mois suivant, Joséphine y voit les évêques de France prêter serment entre les mains de Bonaparte. En est-elle éblouie de voir ce spectacle étonnant moins de dix ans après la proclamation de la République française ?
“ Tout reprend autour du Premier Consul et de son épouse les allures de l’étiquette de Versailles. Le luxe d’apparat, équipages, livrées, nombreux domestiques reparaissent de tous côtés. On met du choix dans l’admission des étrangers et des femmes étrangères présentés au Premier Consul, au cercle de son épouse, lui sont nommés par un préfet du palais.” C’est le constat du ministre de Prusse.

Un semblant de vie de cour
Puis ce sera l’installation à Saint-Cloud, à Fontainebleau, au Grand Trianon et à Rambouillet. Ces reconstitutions donnent une idée des lieu où vécut Joséphine 
L’escalier menant à l’appartement de Joséphine à Saint Cloud

La galerie d’Apollon à Saint Cloud

Le boudoir de Joséphine à Saint-Cloud

La chambre de Joséphine à Saint-Cloud
“Je sens que je n’étais pas née pour tant de grandeur et que je serais plus heureuse dans la retraite environnée des objets de mon affection”, écrit-elle à Hortense depuis Plombières où elle est allée prendre les eaux, avec espoir de pouvoir donner un héritier à Bonaparte.
Il est devenu plus aimable avec elle et écrit des mots gentils à sa “bonne petite Joséphine”, sa “bonne petite femme”. “ Tout est triste sans toi…”, tout en la trompant avec une chanteuse, Louise Rolandeau. L’apprenant, Joséphine recommence à lui faire des scènes.
Les bruits courent sur la proclamation d’un Consulat à vie pour Bonaparte. Joséphine tremble car elle sent bien que l’hérédité se prépare dans l’esprit de son mari. Et elle ne peut toujours pas avoir d’enfant. Elle le sait et Bonaparte aussi.
Le Conseil d’Etat présente le texte de la proclamation du consulta à vie. On organise un référendum, qui est en fait un plébiscite.
Sur 3 577 259 votants, seuls 8 374 Français s’y opposent. La Vendée elle-même vote en faveur, seuls six électeurs disent non. Le 3 août les résultats officiels sont apportés à Bonaparte, qui devient alors Napoléon. Le 15 août est proclamé fête nationale. C’est la date de sa naissance.
L’installation à Saint-Cloud en septembre est le premier acte d’apparence souveraine. Joséphine est logée, une fois de plus, dans les anciens appartements de Marie- Antoinette.

Salon où les Bonaparte reçoivent ceux qui sont présentés
Quand le couple consulaire reçoit, avec toute l’étiquette voulue, Joséphine porte “une toilette du matin en satin blanc, garnie de larges dentelles, dans ses cheveux châtains foncés, une sorte de diadème à trois rangs de pierreries, au milieu desquelles ressortaient trois superbes camées antiques.”

Joséphine portant le triple diadème aux camées peint par Quaglia – Musée de La Malmaison
Elle sait désormais qu’ils sont sur la première marche du trône. Le 10 octobre à la naissance du fils d’Hortense, les dames du Palais s’écrient : “ Voilà notre Dauphin.”
Un nouveau voyage triomphal renforce ses appréhensions. Cette fois, c’est la Normandie. “...la joie est générale à Rouen ; tous les habitants sont sous les fenêtres de Bonaparte depuis son arrivée et veulent à chaque instant le voir. Ils ne savent de quel nom le nommer. C’est du délire.” écrivit Joséphine à sa fille. Puis il y aura Le Havre, Dieppe, Gisors, Beauvais.
Un autre voyage triomphal va suivre, dans les départements du Nord de la France, c’est-à-dire la Belgique. Quarante huit journées à recevoir hommages, flatteries, entendre des platitudes, sourire, charmer.
A Gand, elle entend le maire lui déclarer : “On sait ici, madame, quel empire vous exercez sur les cœurs par la bienveillance. Quand elle est accompagnée du charme irrésistible des grâces, de l’esprit et des talents, cette vertu est toute puissante ; aussi, madame, daignez croire qu’ici tout est soumis à vos lois.”

Entrée de Napoléon et Joséphine à Anvers par Mathieu Ignace Van Bree – Musée de Versailles
Elle entendit à Anvers : “ Madame, occupée du bonheur de Napoléon le Grand, vous avez des droits sacré à nos vœux et à notre reconnaissance...”
Joséphine écrivit une fois de plus à Hortense : “Depuis mon départ de Paris, j’ai été constamment occupée à recevoir des compliments . Tu me connais, tu jugeras après cela si je ne préfèrerais pas une vie plus tranquille.”
Enfin, nouveau triomphe à Bruxelles.
L’année 1803 voit le Consulat se “monarchiser”. Napoléon, il sera désormais appelé ainsi, accélère le cours de l’histoire. Joséphine va tenter en vain de s’y opposer.
Le rétablissement de la monarchie au profit d’une nouvelle dynastie ne peut se faire qu’après une rupture avec l’ancienne. A la fin de 1803, Napoléon déclare à Fouché : “On croit à Paris que je vais me faire empereur. Je n’en ferai rien. Voilà trois ans qu’il s’est fait assez de grandes choses sous le titre de consul. Il faut le garder. Je ne crois pas qu’il faille un nouveau nom pour un nouvel empire.”
Le 2 décembre 1804, il était couronné “Empereur des Français”, en la cathédrale Notre-Dame, et Joséphine avec lui, en un apparat digne de l’Ancien Régime. Une nouvelle légitimité s’imposait.
Les royalistes, tout à l’euphorie du retour d’émigration, acceptant les conditions imposées, voient en Bonaparte un sauveur.
Le premier d’entre eux, le comte de Provence, futur Louis XVIII, voit Bonaparte comme un futur Monck et il le lui écrit.
La réponse fuse : “Vous ne devez pas souhaiter votre retour en France ; il vous faudrait marcher sur cent mille cadavres...”
Monck avait aidé à la restauration des Stuart en Angleterre, avec Charles II. Bonaparte n’en fera pas de même avec les Bourbons. Napoléon ne doit pas oublier qu’il est un enfant de la Révolution et c’est elle qui a permis au petit officier noble d’Ajaccio d’être le maître de la France en 1804.
Le roi de France, de jure selon lui, devra donc continuer à errer sur les routes de l’Europe. Et le futur empereur ne doit pas laisser la moindre chance aux royalistes, dont beaucoup ne se sont pas encore ralliés et encore moins au chef de la maison qu’ils servent.
Sous prétexte d’attentats réels fomentés contre le Premier Consul, donc contre la France, mais sans réelle chance de succès, la décision est prise de rompre définitivement, et ce par le sang.

Le général Cadoudal -Musée Carnavalet
George Cadoudal (1771-1804), commandant l’armée royaliste de Bretagne, le général Charles Pichegru (1761-1804), d’origine paysanne et passés tous deux de la Révolution au support de la monarchie, et les émigrés royalistes de Londres, croient qu’il est possible de renverser le régime et de prendre le pouvoir en s’emparant de la personne du Premier consul. Dès juillet 1803, des conspirateurs retraversent la Manche et viennent se cacher à Paris pour organiser l’attentat.

Les Conjurés – Musée Carnavalet
Mais le 29 février 1804, la conspiration est découverte. Le général Moreau (1763-1813) est impliqué malgré lui dans le projet auquel il avait refusé de participer. Il est le premier à être arrêté, dénoncé, lors d’un interrogatoire par un certain Bouvard de Lozier. Ce dernier avoue également la présence de Cadoudal et de Pichegru et sa raison.

Le général Moreau par Gérard – Musée de Versailles
Apprenant l’arrestation de Moreau, Joséphine s’effondre en pleurs devant son mari qui hésite sur la décision à prendre.
Mais Fouché arrive à faire arrêter Cadoudal et Pichegru. Ils avouent être venus à Paris pour assassiner le Premier Consul au moment où un prince viendrait à Paris.

Le général Pichegru – Rijksmuseum
Aucun nom n’est prononcé et il y a tant de princes. Il s’agissait en fait du prince Armand de Polignac. Le prince de Polignac fut arrêté avec les autres conjurés et condamné à mort le 9 juin 1804 ; mais sa femme se jeta aux pieds de Bonaparte qui commua la peine en une détention jusqu’à la paix, suivie de la déportation.
Le duc fut enfermé avec son frère d’abord au château de Ham, puis à la prison du Temple, ensuite à Vincennes, où le gouvernement le retint au-delà du temps prescrit, comme prisonnier d’État.
Il fallait un coupable d’un autre rang et les soupçons se portèrent sur Louis-Antoine de Bourbon-Condé, duc d’Enghien, prince de sang de France, éligible au trône, en sa qualité de descendant de Saint-Louis. La description pouvait correspondre : “un homme d’environ trente-cinq ans, la taille mince, le cheveu blond, la taille élégante.”
Le duc n’était pas en France mais en Allemagne. Il n’avait aucune intention de venir à Paris pour assassiner le Premier Consul mais Provence et Artois étant hors d’atteinte, Louis-Philippe duc d’Orléans étant le fils d’un régicide, il était le premier prince dont la mort aurait une signification majeure pour rompre avec toute velléité de restauration et asseoir définitivement le nouveau régime.
Il est difficile de savoir qui a pris la décision de l’enlèvement du duc au mépris de toutes les lois. Fouché semble y avoir été opposé. Et Talleyrand semble y avoir été favorable. Ce crime mettrait Bonaparte au rang des Conventionnels et de ceux qui avaient voté la mort du Roi. Jusqu’à présent il avait été innocent des crimes de la Révolution. Il en serait désormais complice.
Joséphine fit tout ce qu’elle put dès que Napoléon lui fit part de ses intentions, en portant ses soupçons sur le duc. Elle déclara à Mme de Rémusat : “ J’ai fait tout ce que j’ai pu pour obtenir de lui que ce prince ne périrait point, mais je crains fort que son parti ne soit pris.”
Les papiers pris au domicile du prince montraient bien qu’il était opposé à tout ce qui se passait en France et avec son nom, comment pouvait-il autrement ? Il avait même envisagé la mort de Bonaparte mais rien ne prouvait sa complicité au complot et sa situation hors de France devait le protéger d’une arrestation.
Joséphine savait tout cela et osa dire à son mari : “ Si tu fais tuer ton prisonnier, tu seras guillotiné toi-même, comme mon premier mari, et, moi, cette fois, par compagnie avec toi.” Et quand Mme de Rémusat vint la voir : “ Tout est inutile ; le duc d’Enghien arrive ce soir. Il sera conduit à Vincennes, et jugé cette nuit. Bonaparte m’a défendu de lui en parler davantage.”

Louis-Antoine de Bourbon-Condé par Jean-Michel Moreau – Château d’Aulteribe
Napoléon, après une journée passée entre les sanglots et les larmes de Joséphine et de Mme de Rémusat, déclara : “ J’ai versé le sang, je le devais, et j’en répandrai peut-être encore…Je suis l’homme de l’Etat, je suis la Révolution française, et je la soutiendrai.”
Le soir à l’opéra, Napoléon sera acclamé par toute la salle. La France, ou du moins celle du pouvoir, se faisait elle aussi complice d’un crime.
Et ce crime rapporta. Le 27 mars, six jours après l’exécution, le Sénat supplia de rendre “son ouvrage immortel comme sa gloire.” Cadoudal déclara avant de mourir : “ Nous avons fait plus que nous le pensions, nous venions donner un roi à Paris, nous lui donnons un empereur.”
Joséphine déclara à son mari : “ Bonaparte, ne te fais pas roi !” et à Fouché : “ Que je sois toujours la femme du Premier Consul, c’est tout ce que je souhaite !”
Mais les vœux de Joséphine ne comptaient plus. L’empire serait héréditaire selon les dires du Sénat et elle était stérile. A quoi servirait une impératrice qui ne peut donner d’enfants à son mari ? Elle gênait.
Fouché, cyniquement, écrivit : “ Il serait à souhaiter que l’impératrice vint à mourir ; cela lèverait les difficultés. Tôt ou tard, il faudra bien qu’il prenne une femme, qu’il fasse des enfants, car tant qu’il n’aura pas d’héritier, il y aura à craindre que sa mort ne soit le signal de la dissolution.”
Le clan Bonaparte n’avait jamais caché son hostilité et envisageait la séparation comme naturelle. Mais Napoléon aimait sa femme. Il lui pardonnait tout, même ses mensonges, un défaut encore plus grand que sa propension à dépenser follement.
“ Les bons apôtres, dit-il en parlant du clan Bonaparte ! Ma femme est fausse disent-ils, et les empressements de ses enfants sont étudiés…ma femme est une bonne femme qui ne leur fait point de mal. Elle se contente d’avoir des diamants, de belles robes : les misères de son âge…Si j’avais été jeté dans une prison, au lieu de monter au trône, elle aurait partagé mes malheurs. Il est juste qu’elle participe à ma grandeur.” C’était là un bel hommage qu’il lui rendait.
Joséphine n’avait pas de moralité, ni de pudeur. Elle était galante. Elle était ignorante, n’ouvrant jamais un livre. Elle aimait pardessus tout la parure, mais la parure de séduction et non de pouvoir.
Mais elle avait un tact d’une grande finesse, l’intelligence des situations, l’opportunisme inné. Elle avait aussi la qualité, à défaut d’être fidèle, de savoir aimer. Nul n’a jamais rapporté à son sujet un désir de nuire à autrui.
Son mari savait tout ça et il l’aimait telle qu’elle était. Il refusa à tous de s’en séparer.

Napoléon reçoit à Saint-Cloud le Senatus-Consulte qui le proclame empereur des Français par Rouget – Musée du Château de Versailles
Le 18 mai 1804, Cambacérès ( 1753-1824), alors deuxième consul de la République, se rend à Saint-Cloud. Il apporte le décret instaurant Napoléon empereur des Français.
A Joséphine, il dira : “ Il reste au Sénat un devoir très doux à remplir, celui d’offrir à Votre Majesté Impériale l’hommage de son respect et l’expression de la gratitude des Français. Oui, Madame, la renommée publie le bien que vous ne cessez de faire. Elle dit que, toujours accessible aux malheureux, vous n’usez de votre crédit auprès du chef de l’Etat que pour soulager leur infortune; et qu’au plaisir d’obliger, Votre Majesté ajoute cette délicatesse aimable qui rend la reconnaissance plus douce, et le bienfait plus précieux… Le Sénat se félicite de saluer le premier Votre Majesté Impériale…”
La réaction de Joséphine, une fois dans ses appartements, fut la peur. Elle resta cloîtrée. Certains n’oubliaient pas qui avait été Joséphine de Beauharnais, maîtresse de Barras, et de bien d’autres, acceptant un pot-de-vin pour avoir fourni l’armée, dont Bonaparte, son mari, était commandant en chef. C’est ainsi que la jugeait le général, futur baron, Thiébault, mais il ajoutait : “ Quelle femme n’a jamais réuni plus de séduction et de dignité !…On ne l’approchait qu’avec admiration, on ne l’écoutait qu’avec délices, on ne la quittait qu’enchanté d’elle et de ses manières.”
Mais pas tout le monde n’était enchanté d’elle. Si elle devenait Majesté Impériale, sa fille princesse Louis Bonaparte, sa belle-sœur, princesse Joseph Bonaparte.
Restaient sur le carreau de la bourgeoisie Elisa, madame Bacciochi et Caroline, madame Murat, Pauline étant déjà princesse Borghese. C’en était trop pour elles. Elles firent tant de scènes à Napoléon qu’il les créa, le 29 mai, Altesses Impériales.

Napoléon accordant à son épouse la grâce du prince de Polignac – BNF
Son premier acte d’impératrice fut d’obtenir la grâce du prince de Polignac, condamné à mort. Elle accepta de recevoir la comtesse d’Andlau, la tante de la princesse, née Idalie Jeanne Lina de Neukirchen de Nyvenheim, d’une riche et noble famille des Indes Orientales Néerlandaises.
Quand il le sut, Napoléon entra en fureur. Il était hors de question de recevoir “cette femme” et encore moins d’accorder une grâce à un royaliste qui avait voulu attenter à sa vie.
Mais Joséphine reçut quand même la princesse de Polignac, lui promettant de faire son possible pour sauver son mari. Elle tenta de plaider sa cause deux fois devant un Napoléon intransigeant. A la troisième tentative, sachant Talleyrand avec son mari, elle tenta à nouveau. Cette fois, elle obtint qu’il acceptât de la recevoir.
Et la princesse entra se jetant aux genoux de l’empereur qui, la relevant, lui accorda ce qu’elle demandait.
Joséphine sur le point d’être couronnée restait elle-même, réaliste, gentille, attentionnée, gardant la tête froide devant la grandeur qui s’annonçait. Sa terreur de la répudiation restait aussi la même.
Aux yeux de l’Eglise, elle n’était même pas mariée à un homme qui pouvait se débarrasser d’elle pour épouser une autre devant l’autel, un homme ayant des maîtresses dont il se cachait à peine, un homme qui lui parlait enfin ouvertement de séparation.
En butte à la haine du clan, qui veut sa répudiation, terrorisée par un avenir incertain, sanglotant tous les jours, perdue de jalousie car Napoléon est épris de sa nouvelle maîtresse, Mme de Vaudey, après une scène terrible entre les trois, elle déclara enfin à l’empereur : “qu’elle attendrait des ordres directs pour descendre du trône où on l’avait fait monter.”

Elisabeth de Vaudey ( 1773-1863)
Joséphine ne résistant plus, Napoléon, ébranlé par ses sanglots, s’adoucit et se souvenant de son amour pour elle, de son affection pour Hortense et Eugène qu’il considèrait comme ses enfants, affection qu’ils lui rendaient bien, vint le soir lui dire après avoir vu le Pape à Fontainebleau : “Il nous couronnera tous les deux ; occupe-toi sérieusement des préparatifs de cette cérémonie”.

Quittant Les Tuileries pour Notre-Dame
Plus que reine, elle sera Impératrice des Français.
Sa nouvelle vie, faite de la gloire qu’elle ne voulait pas, du chagrin qu’elle redoutait et de l’admiration universelle dont elle fut l’objet, sera racontée plus tard.

Le sacre de Joséphine par Napoléon – David – Musée du Louvre
Un grand merci à Patrick Germain pour cette série, résultat d’un travail de longue haleine, fouillé, documenté et illustré.
Régine ⋅ Actualité 2026, France, Napoléon, Portraits 3 Comments
Brimbelle
27 septembre 2026 @ 06:01
Que cette série sur Joséphine est passionnante et enrichissants. J’ ai découvert des aspects méconnus elle et de Napoléon.
Un grand merci à vous Cosmo. C’ est ce que je cherchais en venant sur Noblesse et royautés, de la culture historique.
Passiflore
27 septembre 2026 @ 08:06
Moreau dîne souvent rue Chantereine et à la Malmaison. A l’issue de son procès, il songe à partir en Amérique. Grâce à Joséphine, Fouché l’autorisera à quitter la France. Leur propriété de Grosbois est acquise à bas prix par Fouché et, plus tard, vendue à Berthier. Leur maison de la rue d’Anjou est donnée par Bonaparte à Bernadotte avec son admirable mobilier. Après la mort de Moreau, le roi de Suède offre une dot de 100.000 francs à Isabelle Moreau qui, par son mariage avec Alexis du Bois de Courval, est l’ancêtre de nombreux princes d’Europe : les princes de Poix, de Ligne, de Luxembourg, de Habsbourg.
Perlaine
27 septembre 2026 @ 08:24
Je sens qu’il va me manquer la lecture passionnante du matin !
Ainsi vous évoquez G. Cadoudal , maréchal de France à titre posthume . Sa vie mériterait d’être contée de cette façon unique que vous avez .
Il n’était pas un rustaud mais un être fin , il n’habitait pas dans une longère paysanne bretonne mais dans un manoir . Il était destiné par son père à être clerc de notaire .
Vraiment , un grand merci Patrick Germain –