Un ouvrage très personnel consacré à cette « fêlure » intime qui, selon elle, façonne notre sensibilité et notre manière d’être au monde.

Pour cette aventure italienne, Charlotte n’a pas choisi n’importe quelle maison. La crepa paraît chez La Nave di Teseo, prestigieuse maison d’édition milanaise fondée en 2015 autour d’Umberto Eco et aujourd’hui dirigée par Elisabetta Sgarbi.
L’Italie occupe évidemment une place particulière dans l’histoire de Charlotte. Elle porte le nom de son père, Stefano Casiraghi, l’homme d’affaires italien qui avait épousé Caroline de Monaco en 1983 et qui trouva la mort dans un accident de off-shore en 1990, alors que sa fille n’avait que quatre ans.
Quelques mois avant la sortie du livre, Charlotte avait d’ailleurs choisi l’un des grands journaux italiens, le Corriere della Sera, pour accorder un long entretien. Elle y évoquait sans détour la disparition de son père, son enfance et cette conscience très précoce de la fragilité de l’existence. Mais surtout la philosophie, devenue au fil des années bien davantage qu’un passe-temps mondain : un véritable territoire intellectuel.
Avec « La crepa », Charlotte Casiraghi poursuit ainsi la construction d’une identité publique qui s’éloigne progressivement de la seule image de princesse glamour et d’égérie de mode. À quarante ans, elle entend aussi être considérée comme une femme de livres et d’idées.
Et pour conquérir ce nouveau royaume, l’Italie apparaît presque comme une évidence : c’est le pays de son père, celui de son nom et, désormais, une nouvelle étape de sa carrière littéraire. (Merci à Bertrand Meyer)