
Aujourd’hui, le prince François (1935-1960) aurait fêté ses 75 ans. François, Gaston, Michel, Marie d’Orléans, prince de France, Fils de France est le 4ème enfant et le 2ème fils du comte et de la comtesse de Paris défunts. Il est né le 15 août 1935 au manoir d’Anjou à Woluwé Saint Pierre (Bruxelles) en Belgique. Il fut ondoyé lors de sa naissance puis baptisé le 25 août par Monseigneur Van der Cruys, assisté de l’abbé Dartein, ancien précepteur du comte de Paris.
Le bébé portait la robe de baptême en dentelle de Lyon, recouverte d’un surplis d’apparat en broche bleu pâle, provenant d’un des enfants du roi Louis XIV. Le prince fut aussi baptisé à « la Béarnaise » des mains de son grand-père le duc de Guise. Il était le filleul du prince Pedro d’Orléans-Bragance, frère de Madame la comtesse de Paris et de la princesse Françoise de France, princesse Christophe de Grèce, soeur du comte de Paris.
Le prince François a vécu une enfance assez mouvementée puisqu’il suivra ses parents au Brésil, au Maroc, en Espagne puis au Portugal. Il terminera ses années au lycée à Pontoise chez les Oratoriens de Saint Martin et y obtiendra son baccalauréat. Il a ensuite obtenu son diplôme de l’Institut agricole de Beauvais.
Il a ensuite intégré l’école d’officiers de Cherchell en Algérie. Le prince a été sous-lieutenant au 7ème bataillon de chasseurs alpins, corps fondé par le duc d’Orléans, fils aîné du roi Louis Philippe.
Le prince François bénéficie d’une permission pour se rendre au mariage de sa soeur la princese Diane avec le duc Carl de Wurtemberg le 21 juillet 1960. Il est apparu souriant aux cérémonies d’Altshausen. Le prince a dû regagné l’Algérie après les cérémonies pour poursuivre le combat au sein du 7ème BCA.
Le prince est mortellement blessé près de Michelet en Grande Kabylie le 11 octobre 1960. Le comte et la comtesse de Paris, bouleversés par la terrible nouvelle, embarquent le lendemain de Lisbonne pour Paris où ils reçoivent les condoléances du Général de Gaulle et du Premier Ministre et s’envolent pour Alger.
Son frère aîné, le prince Henri s’est rendu à Tizi-Ouzou pour se recueillir devant la dépouille de son frère préféré. Une messe de requiem est célébrée le 13 octobre en la cathédrale d’Alger en présence de tout le bataillon du prince. Le comte de Paris a aussi titré son fils, duc d’Orléans à titre posthume le même jour. A l’issue de la messe, un avion a rapatrié sa dépouille en France.
Les obsèques ont été célébrées à Dreux le 17 octobre en présence du Gotha, du général Ollier (représentant du Président de la république), du garde des Sceaux Edmond Michelet et des officiers du 7ème BCA. De Nombreux monarchistes se déplacèrent et suivirent la messe depuis le parc. La comtesse de Paris qui dans ses mémoires relate ces douloureux moments et ses pensées quotidiennes à son fils, et le comte de Paris furent très éprouvés par le brutal décès de leur deuxième fils. (merci à Charles – Copyright photo : site de la Royal Artillerie)
Charles
16 août 2010 @ 12:50
Je remercie tous ceux et toutes celles qui, comme moi, ont désire rendre hommage au prince Francois de France, a l’occasion du 75 eme anniversaire de sa naissance.
L’actuel comte de Paris a rendu hommage a son frère Francois en prénommant quelques mois plus tard son fils aîné Francois.
Le prince Francois aimait une jeune fille qu’il désirait épouser. Elle attendait même un enfant de lui au moment du décès du prince.
Le reste n’appartient qu’a cette femme et a son enfant qui n’ont jamais voulu en faire état publiquement. Leur histoire leur appartient et relève du domaine prive.
Bianca
16 août 2010 @ 13:36
Merci Corentine de rendre hommage à ce personnage qui a donné sa vie pour cette très honorable cause comme tant d’autres jeunes gens de cette époque. Je ne savais pas qu’il avait eu un fils. J’espère que la famille d’Orléans ne l’a pas abandonné de même que sa Maman, qu’ils ont su se « montrer grands » après le deuil qui les a frappés.
Harald
16 août 2010 @ 13:37
Ahmed REDAH BEK merci pour votre témoignage.
Bien à vous.
Alix
16 août 2010 @ 14:28
Feu le prince François était le soleil de la fratrie. Et sa mort a été très durement ressentie par tout la famille et c’était là un de leur amour et sentiment communs à tous.
L’enfant du prince François est né post mortem et sans qu’un lien matrimonial puisse assurer automatiquement une reconnaissance. Il a été adopté par l’époux de sa mère et adoré de celui-ci. Le garçon a entretenu et entretient toujours des liens familiaux privés avec certains de ses oncles et tantes comme cousins.
Selon les rumeurs, il a toujours considéré que l’amour qu’il l’a entouré, son éducation comme la foi de ses parents (sa maman et son père adoptif le seul qu’il ait connu) étaient en plein hommage, parfaite et pleinement naturelle continuité avec l’esprit de son défunt père biologique. Aussi une reconnaissance officielle était inutile et même contreproductive. Son oncle le Comte de Paris qui adorait son frère, s’est toujours tenu à la disposition de son neveu et prêt si celui-ci le désirait à l’introduire officiellement. Comme son neveu et sa « belle-soeur » souhaitaient rester tranquilles et voir leur vie privée respectée, il a suivi naturellement leurs choix comme d’autres de ses frères et soeurs.
Le Prince François a mérité personnellement l’hommage rendu à sa personne et le gouvernement de l’époque n’a fait que suivre ce qui était prévu pour les officiers et hommes de troupes engagés sur le terrain qui faisaient actes de bravoure et d’honneur. Il a été un visage simplement moiins anonyme de la jeunesse tombée là-bas et qui comprennait beaucoup de simples appelés pour le service militaire ordinaire. les morts auraient pu vivre et donner des médecins, artisans, ingénieurs, penseurs etc…à la France.
rominet09
16 août 2010 @ 15:05
J espère simplement que cette jeune femme et son enfant ont reçu un appui de la famille de France, même s’il est resté discret….
Charles
16 août 2010 @ 17:32
Je note une ressemblance frappante sur le cliche datant de 1958 entre le prince Francois et son frère Michel, comte d’Evreux.
Bianca
16 août 2010 @ 18:09
ALIX 34,
Je vous remercie vivement de votre réponse détaillée.
L’important est que cet enfant ait reçu tout l’amour que son Père biologique n’a malheureusement pas pu lui donner. Comme vous je déplore que toutes les guerres dans quelque pays que ce soit nous prive de ces êtres susceptibles d’apporter leur savoir (ou savoir-faire) à nos sociétés. Je plains leurs familles et craint, (excusez-moi si je suis pessimiste) souvent pour le futur de nos enfants ou petits-enfants. Bonne soirée à vous.
Bianca
16 août 2010 @ 18:18
pardon » et crains »
marie louise
16 août 2010 @ 21:01
Merci a Charles et Alix pour leur témoignages sur l enfant et sa maman!Respectons leur choix de discrétion!
Harald
17 août 2010 @ 12:41
On est effaré de voir que chacun ( je crois que dans ce cas on devient n’ importe qui) peut livrer à la cantonade une information qui ne sera pas prouvée puique les interessés s ils ont jamais existé sont heureux de rester dans l’ anonymat. Alors pourquoi en parle t on ? Pour salir mais salir qui ? Pour servir qui ou quoi? sûrement pas la transparence puisque tout reste trouble.
Dernièrement c ‘ était le souvenir du Duc de Kent aujourd’ hui le Prince François.
Parce qu’au départ c’était cela on se souvenait du Prince François d’ Orléans mort au combat à 25ans et avions une pensée pour tous ceux qui comme lui ont donné leur vie lors de ce conflit.
Le Prince se trouvait là par devoir .
Alix
17 août 2010 @ 13:17
Je ne vois pas Harald où dans cette rubrique est portée atteinte à la mémoire très chère à nombre de Français monarchistes ou non du Prince François, et de son fils.
C’est une information connue et qui ne scandalise personne et un anonymat parfaitement respectée depuis des dizaines d’années.
Charles a eu parfaitement raison de rendre hommage avec Régine à ce jeune homme disparu trop tôt et qui était le plus apprécié des enfants des défunts Comtes de Paris. C’est aussi une manière sobre de manifester soutien et chaleur aux proches médiatisés ou non du défunt Prince notamment aux Orléans qui l’aimait et ont été plus particulièrement et cruellement atteints par sa disparition.
Bianca
17 août 2010 @ 14:01
Harald, 40
Permettez-moi pour ce qui me concerne de m’être seulement inquiétée pour cet enfant qui comme beaucoup d’autres n’ont pas connu leur Père, victime malheureuse de la folie des hommes ; ce qui touche à l’enfance m’est particulièrement cher, et j’éprouve toujours beaucoup de peine devant de telles situations.
Je n’ose penser que vous puissiez le considérer comme une indiscrétion. Soyez assuré que ce n’est nullement le cas pour ce qui me concerne, je vous souhaite une très bonne fin de journée.
rominet09
21 août 2010 @ 01:12
Merci Alix (34)
Sylvie Laure
25 août 2010 @ 22:36
Je découvre cet article émouvant à la mémoire de feu le prince François. Merci à Charles, et je ne devrais pas le dire, mais en lisant Alix, je crois, un des morceaux de la Chanson « l’Algérie » de Serge Lama, m’est revenue en mémoire. C’est tout à fait ce que pensaient là bas, ces jeunes hommes qui risquaient leur vie, à chaque instant.
Et pour l’attitude de Monseigneur le Comte de Paris vis à vis du fils de son frère, il est tout à son honneur, d’avoir eu la dignité de le reconnaître, comme membre de la famille et de façon discrète, puisque ce fils et sa mère ne voulaient pas qu’il en soit autrement. Une bien belle leçon de courage, et de savoir-vivre, donnée par Monseigneur, et ces deux membres discrets, de la famille de France.
amar akbaili
21 février 2017 @ 15:05
désolé mais le prince a laissé de mauvais souvenirs en kabylie .Entre autre quand il était en poste au village de ait ali ouharzoune il a torturé une femme sous pretexte qu elle ravitaille les fellaghas.Aprés l avoir mise nue il lui infligea les pires sévices corporels et morales indignent d un monsieur civilisé.MOurrante il lui tira une balle dans la tete.Il transporta le corps de sa victime sur la place du village et reunit toutes femmes du village pour leur dire : voila le sort que que je vous reserve a toutes.
Comte de Saint-Germain
14 novembre 2018 @ 13:57
Et toutes les s….ries que firent les membres du FLN aux civils, aux pieds noirs et aux harkis que nous avons laissés là bas ?
Votre propos est donc fort mal venu.
Gérard
13 novembre 2018 @ 17:08
Ceci est très contesté.
Michel Bonneterre
25 janvier 2019 @ 15:34
J’étais à Alger, adolescent, ce jour des obsèques à l’Hopital Maillot, ainsi que de nombreux algérois attristés.
d.Orleans
7 août 2024 @ 12:47
Par respect pour mon père et moi même ce n’est pas un fils mais une fille merci