Ici, point de reconstitution figée de Versailles. Le parcours mettra en lumière l’influence durable exercée par Marie-Antoinette sur les codes vestimentaires, à travers des costumes de scène issus des collections du Centre National du Costume de Scène.

Ces créations, conçues pour l’opéra et le théâtre, traduisent la flamboyance du XVIIIe siècle tout en assumant une liberté formelle très actuelle.
Certaines pièces, signées Christian Lacroix, rappellent combien l’esthétique de la reine se prête à toutes les réinterprétations. Paniers spectaculaires, volumes exagérés, couleurs assumées : Marie-Antoinette apparaît moins comme un personnage historique que comme une source inépuisable d’inspiration pour les créateurs d’aujourd’hui.
L’exposition, inscrite dans le cadre du Festival de l’histoire de l’art, assume pleinement ce dialogue entre patrimoine, scène et mode.
Et puis, il y a ce constat, difficile à ignorer : deux siècles après sa disparition, Marie-Antoinette continue d’occuper l’espace culturel avec une étonnante constance. Films, expositions, défilés, livres… la « Marie-Antoinette mania » semble se porter à merveille. La reine honnie de son vivant est devenue une icône pop, parfois glamour, parfois tragique, souvent réinventée.
Sans doute parce qu’elle incarne ce paradoxe si moderne : une femme critiquée pour ses audaces, aujourd’hui célébrée pour les mêmes raisons. (Merci à Bertrand Meyer)