Après des études à l’Ecole impériale de danse de Saint-Petersbourg, elle devient première danseuse au théâtre Mariinsky.
Elle entretient une relation amoureuse avec le futur tsar Nicolas II de Russie vers 1890 et est aussi proche d’autres grands-ducs.
Elle quitte le pays au moment de la Révolution et trouve refuge à Paris où elle épouse le grand-duc Vladimir de Russie et est titrée princesse Romanovskaïa-Krassinskaïa.
Elle fonde en 1929 une école de danse à Paris. On la voit ici dans les années 50 lors de cours. Elle a écrit ses mémoires. Elle décède en 1971. Elle est inhumée au cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois. (merci à Alberto)
Gérard
6 février 2021 @ 17:09
Mathilda Kchessinskaïa investit dans une villa au Cap-d’Ail où elle s’installa à l’été 1913 avec le grand-duc Andreï. Après la révolution ils revinrent en France mais les conditions avaient changé et ils durent hypothéquer la villa qui avait été payée 180 000 francs en 1913 c’est-à-dire environ 560 000 € et ce pour maintenir un certain train de vie. Mais le décès à Contrexéville de la grande-duchesse Marie sa mère permit à Andreï de recevoir en héritage des rubis qui furent revendus rapidement. Coryne Hall dans sa biographie de Mathilda en 2005 considère que les 20 millions de francs soit au moins 15 millions d’euros souvent cités comme valeur de revente sont probablement erronés mais tout de même le grand-duc était redevenu millionnaire et il put reprendre ses largesses en faveur des Russes moins fortunés de l’émigration. Néanmoins le casino de Monte Carlo fut l’un des bénéficiaires de cette nouvelle fortune et Mathilda y engloutit une grande part de la fortune du couple.
Dans son ouvrage sur Les Russes blancs Alexandre Jevakhoff cite une fiche de la Sûreté générale du 7 avril 1924 qui fait du grand-duc le principal financier du mouvement monarchiste russe en France mais la source ajoute que le grand-duc a perdu une grande partie de sa fortune en jouant à la baisse du franc et à cause des pertes de jeu de sa femme et à l’époque une récente délégation monarchiste serait répartie avec quelques bijoux d’une valeur de 70 000 francs (environ 66 000 €), mais de fortune perdue au jeu en fortune retrouvée et en fortune définitivement perdue il fallut début 1929 vendre la villa de Cap-d’Ail et le grand-duc Andreï et son épouse s’installèrent à Paris, villa Molitor, et c’est là qu’à 57 ans Mathilde ouvrit l’école de danse appeler le Studio de la princesse Krassinskiï puisque le grand-duc Kirill l’avait ainsi titrée en 1927.
Gérard
6 février 2021 @ 19:22
La villa du Cap-d’Ail dispose d’une vue splendide sur le cap, d’une piscine, a une superficie de 506 m² et comporte 14 pièces dont sept chambres outre sept salles de bains. Elle a été rénovée après son rachat en 2010 sous l’égide des Bâtiments de France et elle est actuellement encore à la vente.
Cette villa fut d’abord la villa Marla quand elle fut construite en 1901 pour la comtesse de Marla. Celle-ci la louait au grand-duc André qui l’acheta en 1913 et la nomma villa Alam. Alam était le nom à l’envers qu’il donnait à son épouse Mathilde, Mala.
La villa fut donc rénovée et elle fut revendue plus tard à la princesse Odescalchi qui l’appela de son propre prénom la villa Marizzina nom qui lui est resté.
Cette princesse était l’épouse de Don Ladislao, prince du Saint Empire romain, chef de la maison Odescalchi mort le 16 janvier 2000 à Monte-Carlo.
Elle-même était Maria Zina (Maria Zenaide) Della Chà, née à Turin le 5 juillet 1929 et décédée à Monte-Carlo le 1er octobre 2009. Elle était fille de Luigi Corrado Della Chà et de Maria des marquis Spinola. Ils eurent trois filles.
À sa mort en 2009 elle léguait la villa à son concierge, ou à sa gouvernante, qui la revendit en 2010.
La villa est à la vente pour 23 millions d’euros.
Gérard
7 février 2021 @ 23:13
Le fils unique de notre ballerine reçut à sa naissance de l’empereur Nicolas II la noblesse héréditaire de Russie sous le nom de Vladimir Sergueïevitch Krassinski puis il fut Vladimir Andreïevitch Krassinski par sa légitimation le jour du mariage de ses parents le 30 janvier 1921 et il obtint ensuite du grand-duc Cyrille, chef de la maison impériale, le titre de prince Romanovsky-Krassinsky avec le prédicat d’altesse sérénissime mais après la guerre il porta le nom de Romanoff.
Il est décédé célibataire le 23 avril 1974 sous le nom de prince Vladimir Romanoff à 23h45 au 151, rue de Sèvres à Paris XVe.
Sa mère aurait appartenu à l’ancienne famille de la noblesse polonaise Krasinski mais ceci reste incertain.