Voici la carte postale de la collégiale Saint-Martin de Colmar par Guizmo. “Construite en grès jaune provenant de Rouffach, de 1235 à 1365, la collégiale Saint-Martin de Colmar est une œuvre majeure de l’architecture gothique en Alsace. La tour sud culmine à 71 mètres de haut et fut victime d’un incendie qui détruisit en 1572 sa charpente et son couronnement. Elle fut remplacée, trois ans plus tard, par l’original lanternon à bulbe qui donne à l’édifice sa silhouette caractéristique.

L’église a connu quelques campagnes de restauration dont la dernière, achevée en 1982, a permis de trouver les fondations d’une église de l’an mil ainsi que des traces d’agrandissements successifs aux XI et XII siècles.

Les Colmariens considèrent depuis longtemps la collégiale Saint-Martin comme leur cathédrale, traduction directe de l’allemand « Münster ». En réalité, la collégiale Saint-Martin ne fut une véritable cathédrale que durant une dizaine d’années : de la Constitution civile du clergé en 1790, à la signature du Concordat en 1801 car les deux évêques constitutionnels qui se succédèrent, ne parvinrent pas à s’imposer et à organiser un diocèse resté aux deux tiers fidèles à Rome.

La façade occidentale, plutôt simple, est entourée par d’énormes contreforts. Seulement le portail central possède des éléments sculptés. Au faîte, on aperçoit une statue de Saint Martin coupant son manteau de soldat romain en deux pour en donner la moitié à un pauvre. Le portail sud est dédié à Saint-Nicolas. Il marque la transition entre l’art Roman et Gothique.

 

L’intérieur de la collégiale St Martin de Colmar qui a subi des dégradations au cours de la Révolution française, présente un aspect dépouillé depuis que le mobilier installé au XIX ème siècle a été malencontreusement supprimé. L’église possède cependant des sculptures (autel, Vierge) et vitraux (tête du Christ sans barbe au-dessus du portail nord, du début du XIIIe siècle) du Moyen Âge, très bien conservés.

La cathédrale possède par ailleurs un bel orgue, dont le buffet fut réalisé au XVIIIe siècle par le facteur Silbermann. Un deuxième orgue, situé dans le choeur, permet de donner des concerts à deux orgues​.

On notera que l’église a également abrité pendant de nombreux siècles la fameuse Vierge au buisson de roses, peinte en 1473 par Martin Schongauer , volée en 1972, puis retrouvée fortuitement en 1973 et installée à l’église des dominicains, où elle est maintenant conservée.”