Dommage Gérard car Duc de Vendôme et Duc d’Angoulême n’ont pas fait débat.
Mais comme le dit Jean-Pierre plus bas, cela n’a pas d’importance. Je souhaite à la princesse Blanche de France, d’Orléans ou de … Valois de vivre paisiblement et au prince François de reposer en paix.
J’ai découvert un jour que les titulatures étaient plus changeantes et fantaisistes que je ne le pensais avec en plus de grandes variétés d’usage selon les pays.
Ainsi un authentique comte expliquant un jour que en France le titre était souvent soumis au souhait de celui qui le revendiquait , au moins dans les dernières décennies de la monarchie .
Ce qui importait c’était les quartiers de noblesse et la famille à laquelle on se rattachait .
A par ça si vous étiez admis pour être présenté au Roi on vous demandait sous quel titre vous souhaitiez l’être , baron ou marquis peu importe encore devait-il falloir montrer une certaine décence…
Ca ressemble un peu à mes yeux aux nominations d’évêques « in partibus » .
Cependant il me semble que les titres les plus prestigieux (ceux de duc , les titres attachés aux princes du sang) ne suivaient pas cette règle…
Au Royaume Uni en revanche je crois que c’est le titre qui traverse les siècles passant d’une famille à une autre sans nécessaire lien de parenté.
Avec en plus ce détail charmant des créations dans telle ou telle pairie.
J’avoue préférer la manière française à défaut d’en connaître d’autres que ces deux là.
J’ai mis aussi longtemps à découvrir l’origine de la distinction « de Bavière » et « en Bavière » mais j’ignorais » de et à Liechtenstein » .
Peut on m’éclairer ?
C’est plus compliqué que cela. Être admis aux honneurs de la cour c’est-à-dire être officiellement présenté au roi nécessitait la preuve d’une certaine qualité de noblesse (en principe une noblesse remontant à l’année 1400 sauf dispense) et les familles présentées pouvaient sans lettres patentes en ce sens, avoir un chef qui était considéré comme un marquis.
Vous avez raison le seul titre qui comptait vraiment était celui de duc.
Les évêques in partibus infidelium n’étaient pas des sous-évêques mais des évêques qui par exemple étaient trop vieux pour exercer encore leurs fonctions et auxquelles on donnait un titre, celui d’un diocèse qui était dépeuplé ou qui était passé aux Infidèles. Aujourd’hui on parle à cet égard d’évêques émérites. On peut donner aussi ce titre à des personnalités qui sont sacrées évêques mais qui par exemple servent à Rome. Aujourd’hui on parle cependant d’évêques titulaires.
Au Royaume-Uni et surtout en Angleterre la succession des titres est masculine (en Écosse il peut en être un peu autrement). Mais lorsqu’un titre s’éteint le souverain peut le recréer pour une autre famille ou pour des descendants de la première.
Certains se battent actuellement pour que les titres en cas d’extinction d’une famille en ligne masculine puissent être transmis à une femme, la plus proche du dernier titulaire. Ce n’est pas cependant un sujet d’une actualité brûlante.
Les pairies existaient en France, au Royaume-Uni et en Sicile et ceux qui en étaient revêtus siégeaient donc à la chambre haute du Parlement. De même sans être pairs certains titrés germaniques par exemple siégeaient à la Chambre des seigneurs de leur État.
Il existe des pairies d’Angleterre, d’Écosse, d’Irlande, de Grande-Bretagne ou du Royaume-Uni, selon leur date de création ou leur provenance.
Un duc en Bavière est un peu inférieur au duc de Bavière qui régnait sur cet État. C’était le titre de branches cadettes dont la dernière était celle du père et des frères de l’impératrice Élisabeth d’Autriche. Après l’extinction de celle-ci le titre fut hérité par une branche cadette de la famille royale et il est donc porté aujourd’hui par le frère cadet du chef de la maison royale mais ce duc on le sait n’a que des filles.
En principe von und zu (de et à) signifie qu’une famille est originaire d’un lieu (von) et qu’elle continue d’être le possesseur de ce lieu (zu).
En l’espèce c’est la principauté qui prit le nom de son seigneur.
Ce que vous dites est très intéressant mais il faudrait des pages et des pages pour vous répondre.
Merci Gérard !
Oui c’est très compliqué mais vous avez fait une synthèse remarquable .
J’avais du lire plus d’une fois » von und zu » sans connaître la signification exacte mais je n’avais pas vraiment fait le lien avec « de et à Liechtenstein » .
Bernadette,en réaction à votre premier commentaire,ce n’est pas que le président n’a pas pu faire le signe de croix mais c’est qu’il n’a pas voulu le faire puisqu’il l’avait esquissé,laïcité ou pas,je trouve cela lâche.
Oui, beji, mais quelle levée de boucliers des Libres Penseurs et des tenants d’une laïcité pure et dure s’il l’avait fait !
En revanche, j’attends de lui qu’il ne mette pas la kipa s’il va à la synagogue et qu’il ne participe pas à une rupture du jeûne pendant le Ramadan
En 1894, à la mort du comte de Paris, son fils le duc d’Orléans adressa à tous les souverains d’Europe le texte suivant que je cite de mémoire:
Sire,
J’ai l’honneur de faire part à Votre Majesté de la perte cruelle que vient d’éprouver la Maison de France en la personne de son chef, Philippe comte de Paris.
En cette douloureuse circonstance je prie Votre Majesté de bien vouloir accorder à la Maison de France sa très haute sympathie.
Philippe, duc d’Orléans.
Le faire part est un peu foutraque quand même.
L’état civil des personnes n’est pas cité. On affiche des titres de courtoisie au détriment du nom de famille.
On oublie…ou pas…des membres de la famille.
Mais cela n’a pas vraiment d’importance.
Cela montre quand même que le prétendant n’a ni secrétariat, ni cabinet et encore moins de chancellerie et qu’il est bien seul pour accomplir ce qu’il considère être sa mission.
Cher Gèrard, Jean aurait tout à gagner à vous avoir à ses côtés comme conseiller et porte parole.
Vous remarquerez que dans tous les faire-part que ce soit en France ou en Belgique lorsqu’il y a des titres les titres sont indiqués plutôt que les patronymes. Nous ne sommes pas à la poste.
C’est en termes différents ce que j’ai voulu écrire un peu plus haut. Heureux de vous retrouver sur ce point.
J’en profite pour vous souhaiter, Mary, une belle et heureuse année 2018.
Mes vœux s’adressent évidemment à tous les lecteurs de N&R !
Cher Naucratis,
Très bonne année à vous aussi !
J’avais laissé un message ( un peu paresseux,il est vrai ) dans la rubrique Meilleurs Vœux ( ou Bonne Année ) dans lequel je souhaitais la bonne année à tous en adressant une bise à tous mes favoris ( cf. mes voeux dans la rubrique Joyeux Noël ): vous aviez donc une bise qui se baladait sur le web !
J’espère que vous lirez ce message et qu’elle arrivera ainsi à destination…
Jackie
6 janvier 2018 @ 11:08
La princesse Blanche n’est-elle pas Mademoiselle de Valois ?
Gérard
6 janvier 2018 @ 16:30
Le choix de cette appellation n’a pas fait l’unanimité. Il partait d’un bon sentiment néanmoins.
Jackie
7 janvier 2018 @ 10:04
Dommage Gérard car Duc de Vendôme et Duc d’Angoulême n’ont pas fait débat.
Mais comme le dit Jean-Pierre plus bas, cela n’a pas d’importance. Je souhaite à la princesse Blanche de France, d’Orléans ou de … Valois de vivre paisiblement et au prince François de reposer en paix.
Pascal
6 janvier 2018 @ 11:26
J’ai découvert un jour que les titulatures étaient plus changeantes et fantaisistes que je ne le pensais avec en plus de grandes variétés d’usage selon les pays.
Ainsi un authentique comte expliquant un jour que en France le titre était souvent soumis au souhait de celui qui le revendiquait , au moins dans les dernières décennies de la monarchie .
Ce qui importait c’était les quartiers de noblesse et la famille à laquelle on se rattachait .
A par ça si vous étiez admis pour être présenté au Roi on vous demandait sous quel titre vous souhaitiez l’être , baron ou marquis peu importe encore devait-il falloir montrer une certaine décence…
Ca ressemble un peu à mes yeux aux nominations d’évêques « in partibus » .
Cependant il me semble que les titres les plus prestigieux (ceux de duc , les titres attachés aux princes du sang) ne suivaient pas cette règle…
Au Royaume Uni en revanche je crois que c’est le titre qui traverse les siècles passant d’une famille à une autre sans nécessaire lien de parenté.
Avec en plus ce détail charmant des créations dans telle ou telle pairie.
J’avoue préférer la manière française à défaut d’en connaître d’autres que ces deux là.
J’ai mis aussi longtemps à découvrir l’origine de la distinction « de Bavière » et « en Bavière » mais j’ignorais » de et à Liechtenstein » .
Peut on m’éclairer ?
Gérard
6 janvier 2018 @ 17:47
C’est plus compliqué que cela. Être admis aux honneurs de la cour c’est-à-dire être officiellement présenté au roi nécessitait la preuve d’une certaine qualité de noblesse (en principe une noblesse remontant à l’année 1400 sauf dispense) et les familles présentées pouvaient sans lettres patentes en ce sens, avoir un chef qui était considéré comme un marquis.
Vous avez raison le seul titre qui comptait vraiment était celui de duc.
Les évêques in partibus infidelium n’étaient pas des sous-évêques mais des évêques qui par exemple étaient trop vieux pour exercer encore leurs fonctions et auxquelles on donnait un titre, celui d’un diocèse qui était dépeuplé ou qui était passé aux Infidèles. Aujourd’hui on parle à cet égard d’évêques émérites. On peut donner aussi ce titre à des personnalités qui sont sacrées évêques mais qui par exemple servent à Rome. Aujourd’hui on parle cependant d’évêques titulaires.
Au Royaume-Uni et surtout en Angleterre la succession des titres est masculine (en Écosse il peut en être un peu autrement). Mais lorsqu’un titre s’éteint le souverain peut le recréer pour une autre famille ou pour des descendants de la première.
Certains se battent actuellement pour que les titres en cas d’extinction d’une famille en ligne masculine puissent être transmis à une femme, la plus proche du dernier titulaire. Ce n’est pas cependant un sujet d’une actualité brûlante.
Les pairies existaient en France, au Royaume-Uni et en Sicile et ceux qui en étaient revêtus siégeaient donc à la chambre haute du Parlement. De même sans être pairs certains titrés germaniques par exemple siégeaient à la Chambre des seigneurs de leur État.
Il existe des pairies d’Angleterre, d’Écosse, d’Irlande, de Grande-Bretagne ou du Royaume-Uni, selon leur date de création ou leur provenance.
Un duc en Bavière est un peu inférieur au duc de Bavière qui régnait sur cet État. C’était le titre de branches cadettes dont la dernière était celle du père et des frères de l’impératrice Élisabeth d’Autriche. Après l’extinction de celle-ci le titre fut hérité par une branche cadette de la famille royale et il est donc porté aujourd’hui par le frère cadet du chef de la maison royale mais ce duc on le sait n’a que des filles.
En principe von und zu (de et à) signifie qu’une famille est originaire d’un lieu (von) et qu’elle continue d’être le possesseur de ce lieu (zu).
En l’espèce c’est la principauté qui prit le nom de son seigneur.
Ce que vous dites est très intéressant mais il faudrait des pages et des pages pour vous répondre.
Leonor
7 janvier 2018 @ 15:26
Plus le temps aujourd’hui, mais vais vous lire avec attention dès que possible, Pascal et Gérard.
Pascal
7 janvier 2018 @ 18:28
Merci Gérard !
Oui c’est très compliqué mais vous avez fait une synthèse remarquable .
J’avais du lire plus d’une fois » von und zu » sans connaître la signification exacte mais je n’avais pas vraiment fait le lien avec « de et à Liechtenstein » .
beji
6 janvier 2018 @ 13:23
Bernadette,en réaction à votre premier commentaire,ce n’est pas que le président n’a pas pu faire le signe de croix mais c’est qu’il n’a pas voulu le faire puisqu’il l’avait esquissé,laïcité ou pas,je trouve cela lâche.
AnneLise
7 janvier 2018 @ 21:19
Oui, beji, mais quelle levée de boucliers des Libres Penseurs et des tenants d’une laïcité pure et dure s’il l’avait fait !
En revanche, j’attends de lui qu’il ne mette pas la kipa s’il va à la synagogue et qu’il ne participe pas à une rupture du jeûne pendant le Ramadan
AnneLise
7 janvier 2018 @ 21:21
Oui, beji, mais quelle levée de boucliers des Libres Penseurs et des tenants d’une laïcité pure et dure s’il l’avait fait !
En revanche, j’attends de lui qu’il ne mette pas la kippa s’il va à la synagogue et qu’il ne participe pas à une rupture du jeûne pendant le Ramadan
Sinople
6 janvier 2018 @ 13:54
En ce moment précis, nos pensées et nos prières vont à la famille de France et tout particulièrement à Madame la duchesse de Montpensier.
Ghislaine-Perrynn
6 janvier 2018 @ 14:28
Ce Samedi – 14 H 30 – En union de pensées
gone
6 janvier 2018 @ 15:04
En 1894, à la mort du comte de Paris, son fils le duc d’Orléans adressa à tous les souverains d’Europe le texte suivant que je cite de mémoire:
Sire,
J’ai l’honneur de faire part à Votre Majesté de la perte cruelle que vient d’éprouver la Maison de France en la personne de son chef, Philippe comte de Paris.
En cette douloureuse circonstance je prie Votre Majesté de bien vouloir accorder à la Maison de France sa très haute sympathie.
Philippe, duc d’Orléans.
gone
8 janvier 2018 @ 13:37
…et de bien plus ancienne que l’affaire Dreyfus ! comme dirait monsieur Trump je suis un génie de la mémoire !
Jean Pierre
6 janvier 2018 @ 16:24
Le faire part est un peu foutraque quand même.
L’état civil des personnes n’est pas cité. On affiche des titres de courtoisie au détriment du nom de famille.
On oublie…ou pas…des membres de la famille.
Mais cela n’a pas vraiment d’importance.
Cela montre quand même que le prétendant n’a ni secrétariat, ni cabinet et encore moins de chancellerie et qu’il est bien seul pour accomplir ce qu’il considère être sa mission.
Cher Gèrard, Jean aurait tout à gagner à vous avoir à ses côtés comme conseiller et porte parole.
Gérard
7 janvier 2018 @ 12:33
Vous remarquerez que dans tous les faire-part que ce soit en France ou en Belgique lorsqu’il y a des titres les titres sont indiqués plutôt que les patronymes. Nous ne sommes pas à la poste.
Mary
7 janvier 2018 @ 03:31
Paix à son âme , c’est tout.
Quelle importance , le faire- part ? Un chrétien a rencontré son créateur . Le reste ,´c’est du vent .
Naucratis
7 janvier 2018 @ 09:39
C’est en termes différents ce que j’ai voulu écrire un peu plus haut. Heureux de vous retrouver sur ce point.
J’en profite pour vous souhaiter, Mary, une belle et heureuse année 2018.
Mes vœux s’adressent évidemment à tous les lecteurs de N&R !
Mary
8 janvier 2018 @ 12:50
Cher Naucratis,
Très bonne année à vous aussi !
J’avais laissé un message ( un peu paresseux,il est vrai ) dans la rubrique Meilleurs Vœux ( ou Bonne Année ) dans lequel je souhaitais la bonne année à tous en adressant une bise à tous mes favoris ( cf. mes voeux dans la rubrique Joyeux Noël ): vous aviez donc une bise qui se baladait sur le web !
J’espère que vous lirez ce message et qu’elle arrivera ainsi à destination…
Gérard
7 janvier 2018 @ 12:34
Vous avez dit ce qu’il fallait Mary.
Mary
8 janvier 2018 @ 12:54
Merci Gérard.
Michael
7 janvier 2018 @ 08:55
http://www.lechorepublicain.fr/dreux/people/2018/01/06/ferveur-populaire-a-dreux-avant-les-obseques-du-prince-francois-dorleans_12690960.html
très bel article, je recommande la lecture..