Suite au décès de sa mère Carmen Franco, Carmen Martinez-Bordiu a entamé les démarches nécessaires en vue de prendre possession du titre de duchesse de Franco. Selon le journal espagnol « La Razon », la volonté de Carmen Martinez-Bordiu serait de transmettre ce titre immédiatement à sa petite-fille la princesse Eugénie de Bourbon, fille aînée de son fils le prince Louis, duc d’Anjou. (merci à Alberto)

PierreO
6 juin 2018 @ 08:34
Quel drole d idée que de vouloir voir perdurer ce titre qui est tout sauf glorieux…. cela dit ça permettrait à cette famille d avoir un vrai titre pour une fois….
Naucratis
7 juin 2018 @ 09:07
PierreO, vous écrivez encore une fois des sornettes.
Vous ne cessez de louez vos Orléans à qui vous donnez du « de France », « comte de Paris » ou « duc de Vendôme ».
Vous savez pertinemment que tous ces titres sont de courtoisie et ne sont reconnus que par une poignée d’orleanistes.
La,paille et la poutre ça vous dit quelque chose ?
Gèrard
7 juin 2018 @ 14:48
Vous êtes de mauvaise foi Naucratis. Cette contestation récente par quelques dizaines de vos amis n’est pas significative.
Naucratis
8 juin 2018 @ 14:06
Gérard, il ne s’agit pas de contestation, il s’agit juste d’admettre que ce sont des titres de courtoisie ou d’attente et non des titres réguliers.
Ce qui vaut pour duc d’Anjou vaut également pour comte de Paris.
Jul
9 juin 2018 @ 11:36
Tout à fait Naucratis.
Sigismond
12 juin 2018 @ 17:22
C’est vous qui êtes de mauvaise foi, la contestation par les légitimistes des titres dont se parent sans aucun droit les Orléans, n’est absolument pas récente : elle n’a jamais cessé, tout au long du XXe siècle et dès le soir du 24 août 1883. Les titres orléaneux n’ont pas la moindre base légale, et ces messieurs du Lambel se feraient retoquer s’il leur venait l’idée de demander au Garde des Sceaux d’authentifier leurs titres de pacotille.
PierreO
7 juin 2018 @ 15:22
Ah tiens, un copié collé du commentaire adressé plus haut à Guy coquille…. Vous avez la réponse faible, aussi faible que sont vos arguments et manifestement je ne suis pas le seul à penser, ne vous en déplaise, qu’il n’y a bien que le titre de duchesse de Franco qui soit authentique dans cette famille…. Authentique bien qu’extrêmement récent et peu glorieux. Vous devriez vous réjouir de cet honneur fait à la fille de Luis de Borbon qui n’aura pas, comme ses frères, à porter un titre usurpé qu’elle ne parviendrait même pas à prononcer dans notre belle langue française.
Naucratis
8 juin 2018 @ 14:06
Charles, vous vous répétez.
PierreO
10 juin 2018 @ 07:26
Si ça vous fait plaisir de penser que mon profil et celui de Charles est le même, grand bien vous fasse! Desole pour vous que vous constatiez que sont nombreux les opposants au faux prince!
Gérard
6 juin 2018 @ 09:01
Il est en effet possible en Espagne que le porteur d’un titre demande son transfert de son vivant sur un de ses héritiers et l’obtienne du roi sous réserve naturellement des droits des tiers.
Charles
6 juin 2018 @ 12:00
Dona Carmen manque de courage car elle revendique le titre mais ne veut pas le porter compte tenu du passé trouble du dictateur. En revanche elle veut affubler sa petite-fille de ce titre embarrassant alors que cet enfant ne pourra pas se défendre.
Voici un cadeau empoisonné pour la petite-fille et pour son père le prétendant dissident au trône de France
Daniel D
7 juin 2018 @ 16:18
Je ne pense pas que Carmen, manque de courage, elle veut sûrement protéger le titre.
Si elle l’accepte pour elle même, le titre sera de nouveau en succession après sa mort. Alors que si le titre est directement transféré à sa petite fille, la succession du titre se fera dans 7, 8 décennies ou plus…. Ce qui apportera une plus longue durée au titre!
HRC
8 juin 2018 @ 12:28
remarque fûtée, si vous le permettez, Daniel D.
PierreO
8 juin 2018 @ 14:21
Nous verrons bien si elle a le courage de reverser la fortune familiale volée aux Espagnols, à ces mêmes espagnols….
Daniel D
9 juin 2018 @ 18:56
Pierre O, je ne pense pas qu’elle soit noble à ce point!!
Charles
10 juin 2018 @ 12:58
On verra aussi si Luis Alfonso et sa mère auront le courage de rendre les joyaux acquis d’une très mauvaise manière par le Dictateur.
Jul
11 juin 2018 @ 13:19
Charles, vous êtes odieux.
Commencez par balayer devant la porte de vos chers Orléans.
Kalistéa
10 juin 2018 @ 18:43
Je ne suis pas d’accord avec vous Charles sur ce point lisez mon commentaire svp .
Gérard
6 juin 2018 @ 17:07
C’est le 26 mars 2018 qu’a été publiée au Bulletin officiel de l’État espagnol l’annonce de la Sous-Secrétairerie (Division des droits de grâce et autres droits) de la demande de succession au titre de duc de Franco avec grandesse d’Espagne sous le numéro 19 174. La succession au titre de duc de Franco avait grandesse d’Espagne a été sollicitée par doña María del Carmen Martínez-Bordiú Franco, après le décès de sa mère doña Carmen Franco Polo.
Charles
7 juin 2018 @ 22:01
Exactement
Lorsque j’avais évoqué ici il y a quelques années que Dona Carmen deviendra un jour Duchesse de Franco, les partisans du faux Duc d’Anjou m’avaient insulté en disant que je colportais des mensonges.
Et pourtant nous y sommes…
Gabrielle
6 juin 2018 @ 18:12
Tu parles d’un cadeau!
Gérard
6 juin 2018 @ 18:31
Franco reconstitua le royaume d’Espagne mais sans roi après la loi de succession au siège de l’État de 1947 et il s’arrogea le droit d’accorder ou de reconnaître des titres de noblesse et prit en 1948 un décret qui restaura la législation nobiliaire abrogée par la Deuxième République espagnole. Il créa donc des titres et reconnut certains des titres accordés par les prétendants carlistes.
En 1948 il créa trois titres de duc (Primo de Rivera, Calvo Sotelo et Mola) et un titre de comte (L’Alcázar de Tolède pour le capitaine général Moscardó ) tous avec grandesse, en 1949 un titre de marquis avec grandesse et deux titres de comte, en 1950 trois titres de marquis et trois titres de comte, en 1951 un titre de marquis et un titre de comte, en 1952 deux titres de marquis, en 1953 un titre de marquis, en 1954 un titre de marquis et un titre de comte, en 1955 un titre de marquis et un titre de comte, en 1958 un titre de comte, en 1960 un titre de comtesse et un titre de marquis, en 1961 quatre titres de marquis et deux titres de comte, en 1965 un titre de baronne, en 1969 un titre de comte, en 1973 un titre de comte et un titre de duc (Carrero Blanco à titre posthume, il fut titré le 21 décembre au lendemain de l’attentat qui lui coûta la vie), en 1974 un titre de comte. Plusieurs de ces titres ont été décernés à titre posthume. Il associa également la grandesse d’Espagne à deux titres de comte et un titre de marquis précédemment créés. Il autorisa également l’infante Pilar à porter en Espagne le titre de duchesse de Badajoz que son père lui avait accordé ainsi que le titre de duc de Cadix que le comte de Barcelone avait accordé à son neveu Alfonso et il créa prince d’Espagne Don Juan Carlos.
Par conséquent en dehors des reconnaissances de titres nous avons la création de quatre titres de duc, 15 de marquis, 16 de comte, un de baron outre trois grandesses supplémentaires.
Antonio Fontan a expliqué (in Fernando García-Mercadal y García-Loygorri (1998). Los Títulos de la Casa Real: algunas precisiones jurídico-dinásticas. Real Academia Matritense de Heráldica y Genealogía, 1998) : « Un envoyé de Franco, une personne du gouvernement et très connue, a rendu visite à Don Juan Carlos au nom du général pour dire à son père que le Caudillo voulait qu’Alfonso obtienne un titre de la maison royale avec le traitement d’altesse. Le prince a parlé avec son père. C’est celui-ci qui a choisi le titre de Cadix […] »
De cette façon, Alfonso de Bourbon a reçu le duché de Cadix. Le 22 novembre 1972, Franco lui a accordé par décret le pouvoir de l’utiliser en Espagne. Après la mort d’Alfonso, le titre revint à la Couronne selon l’usage pour les titres de la Couronne.
Cependant le décret 3226 signé de Franco le 22 novembre 1972 précise qu’à la demande de son altesse royale le prince d’Espagne et en raison des circonstances il convient de conférer à son altesse royale don Alfonso de Bourbon et de Dampierre, petit-fils de sa majesté le roi Alphonse XIII (q. s. g. h. Que Santa Gloria Haya, que Dieu l’ait en sa Sainte Gloire) la faculté d’utiliser en Espagne le titre de duc de Cadix avec le traitement d’altesse royale, et que ce titre et ce traitement sont également conférés à son conjoint et à ses descendants directs.
Cosmo
7 juin 2018 @ 07:52
Il faut reconnaître à Carmen Bordiù qu’elle assume l’héritage familial, ce qui est à son honneur. Il faut également préciser que tous les souverains et tous les aristocrates ne descendent pas d’enfants de choeur mais d’hommes qui ont tout fait pour s’approprier ou garder le pouvoir, y compris des assassinats.
Mayg
7 juin 2018 @ 14:31
Effectivement, mais certains font mine d’oublier que tous les titres de noblesse ont leur côté peu glorieux.
Jul
7 juin 2018 @ 17:51
Sage commentaire Cosmo.
Et vous ne parlez pas que des souverains et aristocrates, en oubliant les partisans actuels des partis d’alors.
Aucun n’est une oie blanche. Qu’ils commencent par reconnaître leurs fautes et leurs crimes.
Gérard
7 juin 2018 @ 15:53
Actuellement, les estimations les plus sérieuses varient entre 380 000 et 451 000 morts des conséquences directes de la guerre ce qui comprend les soldats morts au combat, les victimes civiles des bombardements, les exécutions en zone nationaliste (40 000 à 200 000) et en zone républicaine (20 000 à 86 000) et les exécutions par le gouvernement franquiste entre 1939 et 1943 (30 000 à 200 000).
Cependant les massacres de milliers de prêtres, de religieux et religieuses, de familles entières, par des républicains ont incontestablement attisé la guerre civile et ont rallié à la cause nationaliste beaucoup de gens qui ne se sentaient pas directement concernés, même si au final les chiffres sont plus défavorables aux nationalistes. Et comme on le sait la répression nationaliste fut d’une extrême sauvagerie. On peut certes imaginer que si les républicains avaient gagné il y aurait eu une terreur rouge équivalente en sauvagerie mais ils n’ont pas gagné et ce discours est donc vain.
« Et c’est pourquoi, sans doute, cette guerre prend une forme si terrible : on fusille plus qu’on ne combat. La mort, ici, c’est le lazaret d’isolement. On se purge des porteurs de germes. Les anarchistes font des visites domiciliaires et chargent les contagieux sur leurs charrettes. Et de l’autre côté de la barrière, Franco a pu prononcer ce mot atroce : « Il n’y a plus, ici, de communistes ! » Le tri a été fait comme par un conseil d’administration, le tri a été fait comme par un major…
[…] Sous la chaux, ou sous le pétrole, on brûle les morts dans des champs d’épandage. Point de respect pour l’homme. Dans chaque parti on a traqué, comme une maladie, les mouvements de sa conscience. Pourquoi respecter leur urne de chair ? Et ce corps qui était habité par une audace juvénile, ce corps qui savait aimer, et sourire, et se sacrifier, on ne pense même pas à l’ensevelir. »
Antoine de Saint-Exupéry, Un sens à la vie (1956), Gallimard.
Il dit aussi : « Les hommes ne se respectent plus les uns les autres. Huissiers sans âme, ils dispersent au vent un mobilier sans savoir qu’ils anéantissent un royaume…
[…] En Espagne, il y a des foules en mouvement, mais l’individu, cet univers, du fond de son puits de mine, appelle en vain à son secours. »
Kalistéa
7 juin 2018 @ 22:47
On peut compter sur notre ami Gérard pour avoir des détails précieux …après , c’est à chacun de voir s’il va être ébloui en entendant un titre ou si cela le laisse froid ! (moi j’appartiens à la 2e catégorie , vous l’avez peut-être deviné ) ceci dit de tout temps , des titres ou l’anoblissement ont récompensé la valeur militaire ou le martyre politique (Carrero-Blanco). Les frères de jeanne d’Arc furent anoblis à cause de leur sœur et des services rendus par elle .Louis XV titra duc le frère de la Pompadour pour d’autres services rendus par elle.(la liste des anoblissements plus ou moins mérités serait bien trop longue )
HRC
8 juin 2018 @ 12:44
Depuis que j’ai appris, ici, par Gérard, qu’il y a un duc Mola, le maintien ou non du titre Franco me laisse indifférente.
Par contre, le vote, s’il a lieu, donnera une indication sur l’opinion publique quant au souvenir franquiste, en particulier sur Ciudadanos, et même une partie du PP de Rajoy. !ça, historiquement, ce serait un renseignement intéressant (pas plus, pas moins)
HRC
8 juin 2018 @ 13:06
2 trucs me dérangent un peu dans certains commentaires fréquents et dits et encore redits…
D’abord le groupe le plus violent et sanglant du camp républicain pendant la guerre, proportionnellement au nombre assez faible de ses militants, n’est pas le camp communiste mais une tendance très dure des anarchistes, par les colonnes de type Durruti. Et je ne les lis jamais cités ici, alors que que cela l’est par H Thomas et Paul Preston, très clairement.
Ensuite, ce qui a sauvé le franquisme après guerre, c’est d’abord l’habileté de Franco même avant 44, quoiqu’il ait envoyé une division combattre avec les nazis. Ensuite c’est l’intelligence de Churchill, qui a a fait campagne aux USA dès son départ du gouvernement en 45 auprès des services secrets US, des politiques et des universités US pour souligner l’expansionnisme stalinien en Europe, dont le très connu « discours de Fulton » Churchill et d’autres, bien sûr, mais Franco n’a été définitivement rassuré qu’à ce moment-là, par la Guerre Froide(cf P Preston et Bennassar)
HRC
10 juin 2018 @ 01:34
suite…
et si au lieu de ratiociner sur le passé on s’occupait un peu de la CUP qui avait donné ses 4 voix à Puigdemont pour avoir une présidence très courte et qui en s’abstenant à laissé élire son successeur ?
ça, c’est un danger actuel.