
Voici des broches faisant partie de la collection ayant appartenu à la famille impériale d’Iran et qui sont aujourd’hui exposées à Téhéran. (merci à Laurent D. – Photos : D.R.)





Voici des broches faisant partie de la collection ayant appartenu à la famille impériale d’Iran et qui sont aujourd’hui exposées à Téhéran. (merci à Laurent D. – Photos : D.R.)




Laurent D
16 décembre 2009 @ 14:15
Laurent F,
Effectivement Van Cleef a réalisé les parures pour le couronnement, je ne vous contredit pas mais d’autres joyaux réalisés pour d’autres occasions ne sont pas tous signés Van Cleef.
Laurent D
16 décembre 2009 @ 16:01
Deux diadèmes réalisés par Harry Winston pour l’impératrice :
Le premier est celui de son mariage
http://i104.photobucket.com/albums/m190/laurentparis5e/dresstiara.jpg
http://i104.photobucket.com/albums/m190/laurentparis5e/dresstiara.jpg
Le second était un de ses préférés
http://i104.photobucket.com/albums/m190/laurentparis5e/nocneviejaenlorca140.jpg
http://i104.photobucket.com/albums/m190/laurentparis5e/2lk35zm.jpg
vincent meylan
16 décembre 2009 @ 21:57
j’ai l’impression que tout le monde a peu raison dans cette affaire. Laurent D quand il affirme que le trésor est extrêmement important et que les deux diadèmes d’émeraudes et de diamants ont été créés par le joaillier américain Harry Winston et Laurent F quand il souligne que ces broches sont des parures d’hommes et que les bijoux du couronnement ont été créé par Van Cleef et Arpels.
En fait, ce trésor ne sert plus à garantir la monnaie iranienne depuis déjà quelques décennies, mais cela a effectivement été le cas pendant près d’un demi siècle.
La plupart des pierres qui s’y trouvent proviennent du pillage de Delhi qui eut lieu, je crois, au début du XVIIIème siècle. A l’époque, Nadir Shah, shah de Perse, avait envahi l’Inde et défait les armées du Grand Moghol. Il avait rapporté en Perse le trésor du souverain indien. Ce trésor comprenait des milliers de pierres précieuses, et suivant la tradition, dix-sept trônes en or sertis de pierres. Il resterait deux de ces sièges dans le trésor aujourd’hui.
Pendant plus de 150 ans, le trésor fut considéré comme la propriété personnelle des souverains perses et ils puisaient dedans à leur guise.
C’est Reza Shah le grand, premier souverain de la dynastie Pahlavi, qui décida de faire dresser un inventaire de ce trésor. Afin de trouver le joaillier adéquat il aurait demandé des informations à M. Gulbenkian, l’un des magnats du pétrole du début du XXème siècle. Ce dernier lui ayant recommandé la maison Boucheron, c’est Boucheron qui fit l’inventaire en 1929 et en remit une estimation précise à Reza Shah.
Dix ans plus tard, la maison Boucheron fut à nouveau recquise par Reza Shah afin de créer à moindres frais quelques parures de diamants pour son épouse et ses filles, à l’occasion du mariage de son fils, Mohamad Reza avec la princesse Fawzia d’Egypte.
Trois parures de diamants furent alors créées avec les pierres du trésor. Elle sont portées par la reine Tadj El Molouk et les princesses Shams et Ashraf sur les photos de mariage de Mohamad Reza et de Fawzia d’Egypte.
La maison Boucheron conserva le titre de « joaillier de la cour d’Iran » jusqu’au début des années 1960 et, à ce titre, fut chargée de réaliser les vitrines de la chambre forte où sont, aujourd’hui encore, exposés les bijoux du trésor.
Lors du mariage du shah et de mademoiselle Farah Dibah, la nouvelle impératrice porta pour la première fois un diadème de diamants qui avait été commandé spécialement à la maison Harry Winston quelques mois auparavant pour l’impératrice Soraya qui n’eut jamais l’occasion de le porter.
Ce bijou très volumineux est orné d’un diamant rose célèbre le Noor-al-Ayn qui pèse une soixantaine de carats. Le diadème est extrêmement lourd.
Un second diadème d’émeraudes et de diamants avait été créé pour l’impératrice Sorayah par Harry Winston. Lui aussi fut porté par la nouvelle impératrice Farah.
Enfin à l’occasion du couronnement, un appel de candidature fut lancé auprès des joailliers parisiens afin de créer une couronne pour la nouvelle impératrice. C’est le dessin présenté par la maison Van Cleef et Arpels qui emporta l’adhésion et c’est donc à cette maison que revint l’honneur de créer le joyau.
Deux copies de ce joyau, serties de pierres fausses ont été créées à cette époque. Une est restée dans les archives de la maison. L’autre a été conservée par le chef des ateliers en souvenir.
Pour le même événement, VCA a créé, à partir des pierres du trésor, une série de parures en diamants et émeraudes pour les princesses Shahnaz et Shams et une parure de diamants cognac pour l’impératrice.
Certaines pièces ont été créées au XIXème siècle par des joailliers iraniens, c’est le cas notamment du globe terrestre entièrement serti de diamants, d’émeraudes et de rubis.
En plus de ces joyaux, l’impératrice Farah et les princesses possédaients de somptueux joyaux personnels qui sont restés leur propriété après l’exil. Mais, ils n’avaient rien à voir avec les joyaux du trésor.
Pour vous donner une idée, le trésor possède une paire de pendants d’oreilles sertis de gros diamants poire pesant 70 carats chacun. La shabanou possédait une paire de boucles d’oreilles similaires, mais dont les poires pesaient moins de la moitié. Ce qui reste énorme, j’en conviens.
Depuis 1979, la shabanou n’a plus jamais porté de diadème. Le plus souvent elle porte un collier de perles à un rang ou un sautoir de perles, quelques colliers de diamants assez modestes et des boucles d’oreilles assorties.
Comme elle l’a souvent déclaré elle même ; « Je n’ai pas envie que l’on se souvienne un jour de moi à cause de ce que je portais sur la tête. »
Amicalement à tous et bonnes fêtes de fin d’années
Vincent Meylan
Laurent D
17 décembre 2009 @ 01:45
Merci Vincent pour toutes ces précisions.
Il me semble en avoir lu une partie dans votre excellent ouvrage Bijoux de Reines.
Du reste la Shabanou avait aussi déclaré qu’elle avait laissé un diadème de turquoises et diamants qui était sa propriété personnelle :
« De toutes les façons, si je ne dois jamais rentrer en Iran, je n’aurais plus jamais l’occasion de le porter ».
Plus que les bijoux, ce sont des livres, des dessins de ses enfants, des photos, des films personnels etc… qui lui manquent le plus.
Lors d’une soirée ou d’un gala, même si cela peut paraître fantaisiste pour certains, j’aime bien accrocher une broche au revers de ma veste ou mon smoking, souvent assortie à ses bijoux si une femme m’accompagne.
Laurent D
17 décembre 2009 @ 04:47
et il y en a encore davantage
http://i104.photobucket.com/albums/m190/laurentparis5e/Nader_Shah_Jewels_3_-_edited.png
chedly sbabti
22 février 2010 @ 21:22
des bijoux royale tres riche je croix chaque broche a 20 karats de diamonts