
Comme on peut l’imaginer, beaucoup d’émotion lors des funérailles du prince Alexandre de Belgique en l’église Notre Dame de Laeken. La princesse Léa de Belgique était très entourée par le réconfort de ses deux enfants Renaud et Laetitia, son beau-fils Didier Nagant de Deuxchaisnes, la princesse Esmeralda venue de Londres avec son époux et son deux enfants dont le petit Leopoldo très ému, les souverains belges très affectés, le prince Philippe et la princesse Mathilde, la reine Fabiola, le prince Laurent et la princesse Claire, le grand-duc de Luxembourg, la princesse Margaretha de Luxembourg et son époux le prince Nicolas de Liechtenstein, la princesse Marie Astrid de Luxembourg, son époux l’archiduc Carl Christian et sa belle-mère l’archiduchesse Ludwig, la princesse Marie Gabrielle de Savoie, le président du Sénat Armand De Decker, l’ancien président de la Chambre Herman De Croo, le couturier Edouard Vermeulen, le baron Lippens,.. (Copyright photos : Reuters & Le Soir)


Le roi et la reine des Belges à leur arrivée à l’église Notre Dame de Laeken

La princesse Esmeralda et ses enfants ainsi que les souverains entourent le princesse Léa

La princesse Léa et les souverains belges à ses côtés

Arrivée de l’archiduc Carl Christian, de sa maman la princesse Yolande de Ligne et de son épouse la princesse Marie Astrid de Luxembourg

La princesse Margaretha de Liechtenstein, née princesse de Luxembourg

La reine Fabiola, le grand-duc de Luxembourg, les souverains belges

La princesse Léa et à ses côtés son fils Renaud, sa fille Laetitia, son beau-fils Didier Nagant de Deuxchaisnes, la princesse Esmerlada de Belgique et son époux le professeur Salvador Moncada


La princesse Léa lors de l’office religieux. A ses côtés son fils Renaud. Derrière, le duc et la duchesse de Brabant et le prince Laurent



Aparté entre les princesses Mathilde et Claire de Belgique
marie-louise
6 décembre 2009 @ 16:50
Silvia,vos propos sont tellement justes et dignes!j ai aussi beaucoup aime votre texte Brigitte-Anne.en pensees amicales avec vous qui souffrez ou qui avez vecu de si grand deuil!
elisa
6 décembre 2009 @ 16:54
Laurent D, je pense comme vous, j’ai perdu mon père quand j’avais 10 ans et lors du repas d’après enterrement, je me souviens que ma mère, mon petit frère et moi nous nous étions enfermés dans une chambre pour pleurer, alors que des gens dans la salle mangeaient, buvaient et riaient,.. je ne comprenais pas du tout. maintenant quand je vais a un enterrement et au repas après, j’essaie de faire bonne figure pour faire comme tout le monde, mais le coeur n’y est pas. je pense trop a la peine des proches du décédé.
Charles
6 décembre 2009 @ 17:06
Danielle,
Je ne suis pas le moins du monde choque par ces sourires entre belle-soeurs complices heureuses de se retrouver.
Les sourires sont aussi des signes de reconfort lors de ces moments penibles entre deux personnes eprouvees. Meme lors d’un enterrement, sourire est aussi un signe de politesse pour son interlocuteur.
Danielle
6 décembre 2009 @ 17:38
Brigitte Anne, merci pour ce beau poème qui j’espère vous aide à traverser ce douloureux moment.
Le fou rire durant un enterrement m’ahuri ! à croire que le prince Laurent a bu, la princesse Marie Astrid a du être très choquée !
Lors de celui de ma tante il y a deux ans, ma mère était à côté de cousines de la défunte qui se sont retournées plusieurs fois et souriaient en regardant dehors ; elle en a été si consternée que le sien se déroulera dans l’intimité familiale avec un faire part après.
dimitri
6 décembre 2009 @ 18:17
En quoi y-aurait-il à redire au port de cuissardes sous un manteau d’une longueur parfaitement décente?
D’ailleurs sont-ce des cuissardes ou tout simplement des bottes qui prennent le genou?
Pour affirmer qu’il s’agit de cuissardes , encore faudrait-il que la princesse Claire soit en mini-jupe, voire moins!
Ce n’est vraiment pas ce que nous montre la photo en question.
cisca
6 décembre 2009 @ 18:31
J’ai hélas vecu bon nombre d’enterrements et de deuils. J’ai beaucoup pleuré et beaucoup ri à ces occasions parfois nerveusement, parfois parce qu’on evoquait de bons moments et souvent parce que l’enterrement est aussi une occasion sociale ou parler et rire est un dernier hommage au defunt, il n’est pas tout à fait parti, il nous reunit encore. Les sourires ne me choquent pas, ils sont une partie de la vie.
Laurent D
6 décembre 2009 @ 18:59
Il y a sourire et se taper une crise de rigolade comme sur les photos que j’ai postées en lien.
Là, c’est vraiment indécent, je trouve, en plus dans une église.
Elisa,
Je partage totalement votre avis, c’est une tradition certes mais choquante à mes yeux.
Silvia
6 décembre 2009 @ 19:22
Brigitte-Anne (56), savez-vous que ces paroles, que vous avez si gentiment partagé avec nous, m’ont réconforté quand j’ai subi la mort de mon mari? Même si elles étaient dans une autre langue, je trouve très émouvant que vous les invoquiez mainteant, et qu’elles puissent vous donner, vous aussi, du soulagement.
Ce sont les sentiments universels, qui dépassent les limites des frontières et du langage, qui nous unifient en tant qu’êtres humains. Un grand merci, et une pensée émue pour vous.
Danielle
6 décembre 2009 @ 19:43
Charles, vous me surprenez beaucoup car cela ne me viendrait jamais à l’idée de sourire à un enterrement, encore moins de rire comme le fait le prince Laurent.
Je vais peu souvent à des obsèques mais lorsque j’y suis, je pense au défunt, à sa famille et prie.
Hélène
6 décembre 2009 @ 19:43
Moi aussi j’ai eu mon lot d’enterrements et dernièrement ma mère, mais personne ne souriait en entrant dans l’église.Cela est le moment, où le recueillement doit être le plus grand,car le cercueil est devant l’autel.
Après sourire ,quand le prête raconte une anecdocte, que la famille lui a raconté, ce n’est pas la même chose.
A la sortie de l’église, il y a souvent beaucoup d’émotions et de pleurs.
Danielle
6 décembre 2009 @ 19:50
Elisa et Laurent D, je partage totalement votre avis pour le repas ou la réception autour d’un café après des obsèques, je ne supporte pas cela !
Dans ma famille, on me répond que c’est pour remercier la famille et les proches amis qui sont venus et évoquer le défunt ! quelle tradition…
Lorsque ma mère décédera, j’essaierai de fixer l’enterrement à une heure en fin de journée, ainsi l’affaire sera en partie classée.
A.Lin
6 décembre 2009 @ 20:00
Pour Brigitte-Anne et pour tous
Le voilier
Je suis debout au bord de la plage.
Un voilier passe dans la brise du matin et part vers l’océan.
Il est la beauté, il est la vie.
Je le regarde jusqu’à ce qu’il disparaisse à l’horizon.
Quelqu’un à mon coté dit : « Il est parti ! »
Parti ? Vers où ?
Parti de mon regard, c’est tout !
Son mât est toujours aussi haut,
sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue est en moi, pas en lui.
Et juste au moment où quelqu’un près de moi dit : « Il est parti ! »
Il y en d’autres qui, le voyant poindre à l’horizon et venir vers eux,
s’exclament avec joie : « Le voilà ! »
C’est ça la mort.
William Blake.
Silvia
6 décembre 2009 @ 20:05
Agnès (46) et Elisa (62), même si mes propos semblent contraires aux vôtres, je crois comprendre et partager vos sentiments. Quand on aime vraiment et il y a un décès, on a parfois la sensation d’avoir tombé hors du monde.
Là, ce le poète anglais W.H.Auden qui m’a accompagné. Je vous prie de pardonner que je vous offre ce poème en anglais, mais je crains de tenter la traduction:
« Stop all the clocks, cut off the telephone,
Prevent the dog from barking with a juicy bone,
Silence the pianos and with muffled drum
Bring out the coffin, let the mourners come.
Let aeroplanes circle moaning overhead
Scribbling on the sky the message He Is Dead,
Put crepe bows round the white necks of the public doves,
Let the traffic policemen wear black cotton gloves.
He was my North, my South, my East and West,
My working week and my Sunday rest,
My noon, my midnight, my talk, my song;
I thought that love would last for ever: I was wrong.
The stars are not wanted now: put out every one;
Pack up the moon and dismantle the sun;
Pour away the ocean and sweep up the wood.
For nothing now can ever come to any good. »
Le deuil comprend tant d’émotions, parfois contraires. Mes plus sincères condoléances à vous et à la princesse Léa.
Un petit Belge
6 décembre 2009 @ 20:12
Danielle et Hélène,
Lorsque le prince Philippe, la princesse Mathilde, le prince Laurent et la princesse Claire sont arrivés à l’église Notre-Dame de Laeken, le cortège funèbre n’était pas encore arrivé. Les deux couples ont été accueillis sur les marches de l’église par les conseillers du Palais et ayant vu les images à la télévision, c’est à Pierre Warnauts (conseiller du Roi chargé du protocole) que la princesse Claire sourit. Et la photo où on voit le prince Laurent et la princesse Mathide sourire assis dans l’église, c’était avant la messe et le cortège funèbre n’était pas encore arrivé. Mais la télévision belge a également montré des images où on voit la princesse Léa se retourner et le prince Laurent aller vers elle pour l’embrasser ; bref, méfions-nous des photos et des conclusions hâtives.
Danielle
6 décembre 2009 @ 20:51
Un petit Belge, je me doute bien que le prince Laurent a été proche de la princesse Léa mais quant à rire dans une église en attendant un défunt, je suis stupéfaite.
Personnellement, à part lors d’un mariage ou un baptême, je n’ai jamais ri dans une église ; chacun ses idées.
dimitri
6 décembre 2009 @ 21:02
Certains se disent « choqués » du repas offert après un enterrement.
Il ne faut pas tout mélanger. Si ceux-là se réfèrent aux repas campagnards où l’on faisait bombance après un enterrement, je crois que tout cela est du passé.
Il ne s’agit pas de faire un « gueuleton » mais d’offrir de quoi se restaurer à des personnes qui ont fait un voyage – parfois très long- pour venir à ces obsèques.
C’est la moindre des politesses requises par les règles de l’hospitalité et de la reconnaissance due à ceux qui se sont déplacés souvent au prix de beaucoup de fatigue.
Et, justement, pour qu’il n’y ait pas confusion des genres, la bienséance commande que l’on ne serve pas de dessert à l’issue de ce qui reste une simple collation.
Brigitte - Anne
6 décembre 2009 @ 21:09
Merci A Lin 72
C’est superbe …. Pour nous qui restons sur cette terre il nous reste à apprivoiser l’absence … A vivre
différement !
La princesse Léa est touchée au plus profond de son être , quand un couple a le bonheur de partager tant de passions communes la douleur est d’autant plus vive que c’est une partie de nous même qui meurt en même temps !
Courage jolie princesse , votre prince est de l’autre côté du chemin ….
Agnès
6 décembre 2009 @ 21:26
Je suis choquée, hyper choquée des photos que nous montre LaurentD.
Petit belge, on ne parle pas de sourire, mais de fou rire !
Que le cercueil soit là ou pas encore là, cela ne change rien. Comment peut on se tenir aussi mal vis à vis de ceux qui ont tant de peine ?
Alix
6 décembre 2009 @ 21:40
Pas la peine d’essayer d’excuser les joyeux Philippe, Mathilde, Claire etc…parce que c’était avant la cérémonie ou de les enfoncer…quel manque de coeur et de savoir vivre!
Ils ne sont pas touchés par la disparition du Prince Alexandre qu’ils connaissaient pas ou peu, mais sont venus aux obsèques par déférence à la Couronne, au Roi, à la veuve la Princesse Léa. Ils se sont tenus correctement aux obsèques, se sont montrés attentifs, polis et gentils avec la Princesse Léa.
Ils ont joués leurs rôles aussi bien que mettons Andrew le Duc d’York aux funérailles de Lord Laurence Olivier.
JAusten
6 décembre 2009 @ 22:26
Merci pour vos magnifiques poèmes A.LIn et Sylvia !
Sylvie, votre poème s’intitule « Funeral Blues » et je l’apprécie aussi beaucoup. En Français, cela donnerait (meilleure traduc trouvée sur la toile) :
Arrêter les pendules, couper le téléphone,
Empêcher le chien d’aboyer pour l’os que je lui donne.
Faire taire les pianos, et sans roulements de tambours,
Sortir le cercueil avant la fin du jour.
Que les avions qui hurlent au dehors,
Dessinent dans le ciel ces trois mots, Il Est Mort.
Nouer des voiles noirs aux colonnes des édifices,
Ganter de noir les mains des agents de police.
Il était mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest,
Ma semaine de travail, mon dimanche de sieste,
Mon midi, mon minuit, ma parole, ma chanson.
Je croyais que l’amour jamais ne finirait, j’avais tort.
Que les étoiles se retirent, qu’on les balaye,
Démonter la lune et le soleil,
Vider l’océan, arracher la forêt,
Car rien de bon ne peut advenir désormais.
(poème aussi entendu dans le film « 4 mariages & 1 enterrement »)
Charles
6 décembre 2009 @ 22:48
Brigitte – Anne
Je suis ravi de vous lire et heureux de votre presence sur ce site.
Soyez forte, bon courage.
Amicalement, Charles
Charles
6 décembre 2009 @ 23:10
En 1999, lors des obseques du precedent comte de Paris, Madame etait boulversee et pleurait en suivant le cerceuil de Monseigneur descendre dans la crypte royale de Dreux.
Pendant les condoleances, Madame a fait un sourire gracieux, malgre son immense douleur, aux inombrables cousins, royautes, amis et fideles de la Maison de France defilant devant elle pendant pres de 4 heures.
Elle donna a tous une lecon de dignite et de courage.
C’etait aussi sa facon a elle d’être elegante envers les autres.
arwen
7 décembre 2009 @ 00:39
Laurent D merci pour vos photos. C’est encore pire que ce que je pensais.
Sylvia je comprend vos propos et j’ai moi aussi souris à l’enterrement de mon grand-pére à l’évocation par le prêtre de certains souvenir mais c’était collectif.
Mais là ses sourires jusqu’au oreille avec la princesse Léa juste dérriére à la sortie de l’Eglise alors que personne même pas leur conjoints non l’air trés heureux.
Ensuite ce fou rire dans l’Eglise avec la princesse Claire qui tourne la tête mais manifestement se retient de rire aussi et ou manifestement ils sont aussi les seuls si on regarde le rang juste derriére.
Je suis désolé je trouve ça choquant que le cortége funébre soit entré ou non. Ils sont à un enterrement.
Laurent D
7 décembre 2009 @ 00:57
Entièrement d’accord avec tous vos commentaires mais franchement la « partie de rigolade » entre la Princesse Mathilde et le Prince Laurent, dans l’église en plus, est absolument abominable !
Luc Belgique
7 décembre 2009 @ 16:44
Je veux juste signaler comme j’ai aussi assisté aux funérailles que la princesse Nicolaus de Liechtenstein, née princesse de Luxembourg, assitait seul aux funérailles. Son mari le prince Nicolaus Liechtenstein n’était pas présent.
Par contre SAI et R l’archiduc Rodolphe d’Autriche était là.
Et encore comme homme politique belge, le ministre d’état, monsieur Chabert.
Par contre, je défends les princesses Mathilde et Claire et le prince Laurent : rire avant les funérailles c’est aussi une manière de déstresser.
En plus : les photographes étaient juste en face d’eux et quand il y avait une silence on entendait les appareils photo : c’etait presque le bruit d’une mitraillette.
Ce sont les photographes qui doivent être plus respecteux dans ces lieus.
L
Laurent D
7 décembre 2009 @ 17:27
A l’enterrement de mon Grand-Père, je me rappellerai toujours l’expression de chagrin immense durant le repas de ma Grand-Mère.
Elle devait souffrir le martyr intérieurement et se montrer le plus digne possible devant les invités.
C’est pour cela que cette tradition m’est plus ou moins insupportable, même si c’est d’usage de remercier ainsi les gens d’être venus.
Brigitte - Anne
7 décembre 2009 @ 18:28
Merci Charles pour votre message 81 ,
Pour tous mes proches j’ai la réputation d ‘ être une
» battante » et je sais avoir les ressources nécessaires ….
A la messe des funérailles , j’ai tenu à lire moi même les intentions que j’avais préparées ….
la princesse Léa a sans aucun doute les mêmes ressources mais comme moi dans la dignité on peut laisser pleurer son âme .
La princesse Léa m’émeut car je décèle que leur couple d’une grande simplicité était également dans une grande complicité .
Merci pour tous les témoignages touchants que vous m’ avez écrits et vous êtes nombreux MERCI
arwen
7 décembre 2009 @ 21:48
Vous allez me dire « Bonjour les références » mais le poéme dont parle JAusten et Silvia est lu à l’enterrement dans « 4 mariages et un enterrement » et ce passage du film est absolument magnifique.
Charles que ce soit la personne en deuil qui à un moment donné souris à quelqu’un ou à tout le monde d’accord mais pas quand, comme certains l’on souligné, quelqu’un d’un peu éloigné du défunt et que les sourires ont lieu à l’entrée de l’Eglise, pendant la messe et à la sortie de l’Eglise alors que manifestement les proches sont clairement éfondrés.
Silvia
8 décembre 2009 @ 03:42
JAusten (80), merci pour la traduction! Vous avez raison; ce poème a été lu dans « 4 mariages et un enterrement ».
Arwen (88), Vivent les références!