Réunissant près de 160 œuvres — peintures, dessins, projets d’architecture, mobilier et costumes — l’exposition retrace la naissance du jardin paysager, qui s’affranchit alors de la rigueur géométrique du jardin à la française pour privilégier la liberté des formes, l’irrégularité et l’émotion.

Inspiré du modèle anglais apparu dans les années 1730, ce nouveau type de jardin, parfois qualifié d’« anglo-chinois », propose des parcours sinueux, ponctués de fabriques, de grottes, de temples ou de pagodes, invitant à une véritable promenade imaginaire.
L’exposition entretient un lien étroit avec les jardins du Petit Trianon, créés pour Marie-Antoinette. Elle permet ainsi de redécouvrir, dans leur contexte historique et esthétique, des lieux emblématiques tels que le Temple de l’Amour, le Belvédère ou encore le Hameau de la Reine.
Au-delà de l’art des jardins, le parcours met en lumière une véritable évolution des modes de vie aristocratiques à la fin de l’Ancien Régime. Le jardin devient un espace de sociabilité raffinée, où se mêlent intimité, représentation et goût pour une nature idéalisée.
Enfin, fidèle à l’esprit des Lumières, l’exposition révèle combien ces paysages étaient aussi des lieux de réflexion. Nourris par la pensée de Rousseau, ils invitent à la contemplation, à la rêverie et à une nouvelle relation au monde. (Merci à Bertrand Meyer)
Passiflore
25 mai 2026 @ 09:20
Parmi les tableaux prêtés :
« La Fête à Saint-Cloud » de Fragonard peinte entre 1775 et 1780 prêté par la Banque de France. On n’est pas sûr de la provenance du tableau. Il aurait appartenu à Louis-René Marchal de Saincy, d’après son inventaire après décès (1807), qui habitait au 6 de la rue d’Aboukir. L’hôtel a été acheté par la Banque de France et il se peut que le tableau ait été acquis à ce moment-là. Il est exposé dans le Salon Fragonard de l’Hôtel de Toulouse, siège de la Banque de France.
et « Marie-Antoinete en robe de gaulle » (mousseline), conservé au château de Wolfsgarten, à Langen, dans la Hesse, propriété de la Fondation de la Maison de Hesse (Hessische Hausstiftung) créée en 1928. Est-ce un héritage de Charlotte de Hesse Darmstadt, duchesse Charles de Mecklembourg Strelitz, l’amie d’enfance Marie-Antoinette ?
Cécile
25 mai 2026 @ 09:21
C’est une magnifique exposition que j’ai vu récemment. Très beaux portraits de Marie-Antoinette, notamment.
Passiflore
25 mai 2026 @ 11:31
Le comte d’Artois avait commandé à Hubert Robert, en 1777, six tableaux destinés à la salle de bain du château de Bagatelle. Ils y restèrent jusqu’en 1808 et furent vendus aux enchères au sculpteur Jacques-Nicolas Brunot. Celui-ci les vendit à Pierre Justin Armand Verdier, comte de Flaux. Ils sont restés au château de Flaux (dans le Gard) jusqu’en 1910-1911, date à laquelle John Pierpont Morgan les acheta et les prêta au Metropolitan Museum of Art à partir de mai 1912. Ils ont été offerts au musée lors de la succession Morgan en 1917.
Le Met a prêté 4 tableaux d’Hubert Robert.
Caroline
26 mai 2026 @ 08:58
Ça fait bien longtemps que j’ai visité le Trianon !