
A Pau, le duc de Vendôme a participé à la conférence organisée par le docteur Fernando Cuévas sur le management des entreprises et la vision capétienne. Le prince Jean a articulé son intervention autour de huit piliers de la vision capétienne : le service rendu, la durée et la continuité, les principes, le sens de la mesure, l’indépendance, la fidélité, le bien commun et la justice à l’égard de tous. Le prince a dressé une parallèle entre « ‘l’entreprise France » et le monde de l’entreprise. A l’issue de la conférence qui avait débuté à 18h30, un échange s’est établi entre l’assistance et le prince Jean qui a dédicacé son livre « Un prince français » pour plusieurs personnes. Un cocktail fut servi dans l’une des salles de l’ESC de Pau afin de permettre des rencontres entre les organisateurs et l’assistance. La duchesse de Vendôme était également présente. Le prince Gaston était quant à lui bien du voyage à Pau mais était resté auprès d’amis du couple princier pour la soirée. (Un grand merci à Brigitte et Christian pour les photos et le compte rendu)

Padraig
4 avril 2011 @ 12:13
Etienne
Ah bon ! Certains lisent encore ce « monsieur » qui, en plus, se répond à lui-même en s’emmêlant dans ses pseudonymes ?
Aramis
5 avril 2011 @ 10:18
56, 58, 60 : Très troublant, en effet, le rapprochement des messages 18 et 28. Mais la parole est maintenant à Néoclassique pour sa défense…
Padraig
5 avril 2011 @ 12:08
Etienne 60
Bien entendu, aucune agressivité envers vous dans mon message… Le ton qui peut paraître agressif était uniquement dirigé vers le « monsieur » en question !
Je suis tout à fait d’accord avec votre message.
Arielle
5 avril 2011 @ 12:09
Le message 18 avance une idée, le message 28 en est la suite, il prolonge et nuance l’idée émise en 18. Ainsi fonctionne l’esprit d’escalier en quelque sorte. Rien de troublant à cela, sauf si l’on tient à faire du mauvais esprit, ce qui n’est pas d’une grande utilité.
Francky
5 avril 2011 @ 12:25
Marie du Béarn 53
J’adore le Jurançon et figurez-vous que la dernière fois que j’en ai bu, j’ai pensé à vous !!!
Ma réponse est un peu tardive, mais j’étais dans mes chères Alpilles pour le week-end, où le soleil printanier m’a fait oublier les tristes querelles de ce site…
Merci en tout cas pour votre gentil message ! Et si à l’occasion, vous pouvez nous faire un petit reportage sur votre auguste demeure (je veux dire, le château de Pau), ce sera avec plaisir que je le reverrai: c’est le premier château que j’ai visité lorsque j’étais enfant ! Le premier d’une longue série…
Bien amicalement à vous.
Votre enjoué, Francky de Navarre.
Alexis R
5 avril 2011 @ 15:46
Padraig (61),
Finalement, pour reprendre un échange que nous avons eu il y a quelques jours, vous aviez raison lorsque vous disiez que je risquerais de m’empoisonner à lire certains commentaires. Il suffit de lire les énormités écrites à propos du duc de Ségovie pour prendre la prétendue valeur de certains.
Bah, nous aurons toujours l’occasion d’échanger quelques propos plus plaisants ici malgré tout!
Bien à vous,
Alexis R
Aramis
5 avril 2011 @ 20:41
64 : une tentative d’explication dont la lecture même des deux messages en cause suffit à constater qu’elle ne constitue pas une réponse pertinente aux questions judicieuses soulevées par mes amis du site…
Michael
11 avril 2011 @ 17:06
C’est un homme dans son siècle qui a répondu à nos questions mais fidèle à son histoire qui est aussi celle de la France. Un homme qui nous dit les avantages d’une monarchie constitutionnelle pour une nation moderne. Une alternative en ces temps de questionnements ?
Alternatives Paloises – Quels sont vos liens de parenté directs avec Henri IV ?
Jean de France – Les liens sont directs jusqu’à Hugues Capet en 987. Ensuite, il y a Henri IV qui a eu deux fils, Louis XIII et Gaston. Ce dernier avait une fille, La Grande Mademoiselle mais il est mort sans fils. Louis XIII a eu deux fils Louis XIV et Philippe d’Orléans. Nous, nous descendons du frère de Louis XIV. Donc de Philippe d’Orléans et ensuite de Louis Philippe et du comte de Paris.
Alternatives Paloises – Qu’est-il advenu de la descendance de Louis XIV ?
Jean de France – Il y a eu deux séparations. Tout d’abord, le petit fils de Louis XIV qui a pris la couronne d’Espagne. Philippe V d’Espagne est le petit fils direct de Louis XIV. Ensuite, la branche des Bourbon s’est terminée avec le petit fils de Charles X qu’on appelait le Comte de Chambord, frère de Louis XVIII et de Louis XVI. Charles X est mort sans descendant. A ce moment là, dans les années 1868 la maison royale de France était la branche la plus proche restée française.
Alternatives Paloises – On vous définit souvent comme le témoin du passé et l’incarnation de l’avenir. N’est-ce pas une lourde responsabilité ? Comment vous positionnez-vous par rapport à cette affirmation ?
Jean de France – Le témoin du passé oui parce que l’histoire de ma famille correspond aussi à l’histoire du pays d’une certaine manière. C’est un lourd passé. Mais dans ma famille, nous avons toujours voulu être dans la réalité quotidienne. C’est vrai qu’il y a cet aspect historique mais nous sommes dans le réel. Il y a le monde du travail, la famille, les études… Comme chacun de vous j’ai été à l’école communale, à l’université, j’ai fais des études longues puis j’ai travaillé 10 ans dans la banque… Là je me suis marié, j’ai eu un fils… Une vie tout ce qu’il y a de plus normale.
Je me situe un peu à la croisée des chemins. J’essaie de valoriser cet héritage au maximum. A travers les métiers que j’ai choisis par exemple. J’ai crée une entreprise autour du patrimoine. Le but est de faire connaître notre patrimoine culturel français. Je participe à des conférences à l’étranger. Dans peu de temps je vais aller aux Etats-Unis parler de l’histoire des mariages royaux en France. Il faut aussi remettre en valeur ce patrimoine pour pouvoir transmettre un certains nombre de principes et de valeurs.
Si l’on passe en revue l’histoire de France et la façon dont les rois ont géré le pays, on peut se demander comment utiliser les principes qu’ils ont mis en œuvre pour optimiser la gestion des entreprises. Autrement dit, on regarde la France comme si elle était une entreprise. En fait, à chaque fois que vous avez une responsabilité, vous exercez une gestion des affaires et vous utilisez des principes qui vous permettent de mettre en place ce que vous souhaitez. Il m’a semblé très intéressant de faire le rapprochement entre ce que les rois ont fait et la façon dont ont pourrait gouverner une entreprise : le management capétien.
Alternatives Paloises – Quand vous dites « Je pense en prince chrétien, j’agis en prince français » qu’est-ce que vous entendez par là ?
Jean de France – Dans le « je pense en prince chrétien », mon grand principe est de respecter au maximum les personnes de mon entourage, ma famille, mes collaborateurs… L’important est d’être au plus proche de ce en quoi nous croyons.
« Agir en prince français », signifie être au service de mon pays en créant des entreprises, de la valeur ajoutée pour participer à l’enrichissement de mon pays.
Je ne vais pas partir en Suisse pour éviter de payer des impôts. Le but est vraiment de défendre les intérêts de mon pays ce qui commence par ma façon d’être, dans ce que je dis comme dans ce que je fais. J’essaie d’appliquer dans ma conduite de vie quotidienne cette foi qui m’anime.
Dans l’aspect plus public et politique, j’essaie de défendre l’intérêt de mon pays. Je suis présent dans la vie associative et ai crée l’association « Gens de France ». L’orientation de cette année est autour des jeunes de quartiers difficiles. J’essaie de créer un lien entre ces jeunes et notre histoire. Ce sont souvent des jeunes qui arrivent de pays différents n’ayant pas la même histoire que la nôtre. Ils sont souvent de deuxième ou de troisième génération. Avant qu’ils aient envie et qu’ils puissent s’approprier notre histoire, il faut qu’ils la connaissent un peu.
Alternatives Paloises – Quelle place et quel avenir donnez-vous à cette association ?
Jean de France – Pour moi, elle a plusieurs axes de travail. Le premier est autour du patrimoine et là, j’en fais vraiment mon activité professionnelle. Ensuite il y a une voie plus économique et sociale. Cette voie sera au centre cette année. La défense de la langue française pour établir des liens entre la France et certains pays qui parlent le français est aussi un point important. Enfin, il y a aussi une question autour de l’environnement. En effet, je suis aussi gérant de forêts. Je m’intéresse aux problématiques liées aux nouvelles énergies. J’ai fait, il y a quelques année, une expédition en Arctique sur les traces d’un de mes oncles qui avait découvert une île sur la côte Est du Groenland. L’environnement est une thématique qui m’intéresse mais cette année c’est vraiment l’axe social qui est au cœur de l’association. Il y a quelques jours, je faisais visiter Saint-Denis à un groupe de vingt jeunes de quartiers difficiles. Je vais avoir d’autres actions dans le courant de l’année autour de certains patronages pour mobiliser des jeunes que je connais afin qu’ils puissent donner des cours du soir ou faire passer le BAFA. Je réalise des actions concrètes qui permettent à ces jeunes de rentrer dans l’espace français, s’approprier les choses et pouvoir avoir toujours quelque chose à faire afin de sortir des situations difficiles dans lesquelles ils se trouvent.
Alternatives Paloises – Récemment Laurent Deutsh parlait de l’éventualité d’une monarchie constitutionnelle. Quel est votre point de vue sur cette possibilité ?
Jean de France – C’est quelqu’un que je connais bien. On est ami. Il était là quand il y a eu ce groupe de jeunes à Saint-Denis. Il a discuté avec les jeunes. L’importante diversité qui existe entre ces différents jeunes ne permet pas de créer un principe fédérateur, unificateur. Un président qui est issu d’une partie de la population ne peut pas faire le lien. Il sera toujours le chef de sa propre partie.
Henri IV est un cas à part. Il était protestant. Il a conquis le pays et s’est converti au catholicisme quand il est arrivé au pouvoir. Ensuite, il a publié l’Edit de Nantes qui a donné aux protestants un certains nombres de privilèges. Issu d’une partie de la population française, il a été suffisamment intelligent pour sortir de cette partie là, monter au-dessus de la mêlée et finalement être le roi de tous les français catholiques autant que protestants.
Aujourd’hui, c’est très difficile pour un politique de devenir le président de tous les français. L’exemple d’un match de foot entre deux équipes concurrentes avec un arbitre et des règles est révélateur. Si l’arbitre est issu d’une des équipes son jugement en sera altéré. Il me semble que l’idée de monarchie constitutionnelle est importante. Il faut tendre vers une combinaison entre une inscription dans la durée, une prise de hauteur d’un côté et de l’autre une alternance. Nous vivons dans un monde qui bouge et avons besoin de cette alliance. Une monarchie constitutionnelle, c’est-à-dire une monarchie où le roi représente l’intérêt du pays, donne les grandes orientations, et puis, un certain nombre de structures qui évoluent permettant l’alternance est une idée intéressante.
Si l’on prend l’exemple de l’Angleterre et du film The Queen. La relation entre cette reine, qui a déjà vu onze premiers ministres, et son nouveau premier ministre élu pour un temps limité instaure un dialogue intéressant. L’un est le représentant de la durée, l’autre de l’alternance, de l’immédiateté dans laquelle nous vivons aujourd’hui. D’où l’idée de Laurent Deutsh de cette monarchie constitutionnelle. Je pense qu’aujourd’hui, ce peut être un premier pas vers la monarchie. Cela met en lien deux rythmes complémentaires et essentiels pour un pays. Toutes les monarchies aujourd’hui sont comme cela. Dans le cas de la Belgique le problème ne vient pas du roi mais plutôt du gouvernement. Ici, seul le roi est capable de tenir la situation en main. Le problème vient peut-être aussi du fait qu’aujourd’hui on fait carrière en politique. On se fait élire, ensuite on évolue dans les postes… Finalement, la notion de service rendu disparaît. Il y a vraiment une réflexion à mener dans ce sens là.
Alternatives Paloises – Imaginons une monarchie constitutionnelle. Quelle serait la place de la laïcité ?
Jean de France – Les rois ont inventé la laïcité. Si nous prenons l’historique de la religion catholique, il y a les prêtres et les laïques. Les prêtres eux sont chargés du spirituel, du bonheur. Les rois ont toujours fait la distinction entre le spirituel et le temporel. Il y a toujours eu une volonté d’indépendance vis-à-vis du pouvoir spirituel. Chacun ayant sont propre domaine d’expertise sans pour autant empêcher le lien entre les deux.
A mon avis, cette pensée évite deux travers. Tout d’abord, celui d’un Etat purement religieux dans lequel les chefs religieux déterminent la politique. Le second travers est la laïcité où il n’y a pas de religion. Quand on fait des recherches archéologiques, on détermine l’arrivée de l’homme au moment où il y a le sentiment religieux. Cela fait partie de l’homme, nous ne pouvons pas le gommer. En revanche, on peut faire une séparation entre les deux qui soit suffisamment acceptable et qui permettent à des personnes de confessions différentes d’être rassemblées dans une communauté sociale grâce à un élément qui les regroupent tous ensemble. La citoyenneté devrait être cela. Il faudrait assumer notre passé chrétien tout en étant gardien de la laïcité et du respect des autres religions dans le gouvernement des affaires.
– propos recueillis par Clémence Legrand et Nicolas Poncato
étudiants à l’Ecole Supérieure de Commerce de Pau
Brigitte et Christian
12 avril 2011 @ 17:52
bonjour à tous
bonjour Michael
Nous sommes allé voir « Alternative paloise » et nous y avons trouvé un compte rendu de la conférence du prince Jean, mais pas l’entretien avec les deux étudiants de l’ESC Pau.
Celui ci est intéressant tout comme le compte rendu qui reflète bien ce que nous avons entendu
merci de nous l’avoir transcrit
amitiés du sud ouest sous le soleil