La comtesse de Paris, née princesse Isabelle d’Orléans-Bragance est née le 13 août 1911 au château d’Eu. La princesse décédée en 2003 aurait eu 102 ans. Voici une carte manuscrite de la comtesse de Paris, remerciant pour des voeux qui lui avaient été envoyés en 1996 à l’occasion de ses 85 ans. (Merci à Actarus)


Actarus
19 août 2013 @ 14:07
Quel succès !
Dans la série « Oh non Actarus pas vous pas ça » je vais prochainement récidiver. ;)
Sigismond
26 août 2013 @ 08:29
« Étrangères dans l’âme et dans leur résidence. »
Voilà la dernière trouvaille orléaniste pour qualifier nos Princesses pourtant bien françaises, les duchesses d’Anjou Marie-Marguerite (française depuis l’année dernière) et Emmanuelle (qui fut française toute sa vie).
Il fallait oser, Gérard l’a fait !
(voir plus haut son commentaire du 25 août 2013 à 21:04)
No comment…
Gérard
31 août 2013 @ 19:40
Je ne suis pas orléaniste Sigismond je suis monarchiste partisan de la maison de France sive d’Orléans. Je veux bien croire que vos princesses ou duchesses sont devenues ou nées françaises mais elles ne souhaitent manifestement vivre en France, y élever leurs enfants ces « dauphins » qu’aucune loi d’exil n’obligent à vivre hors de France. En fait elles suivent leur mari.
Où vivent aujourd’hui ou ont-ils leur résidence, le comte de Paris, le roi Siméon, le roi Michel, Alexandre de Serbie, Constantin de Grèce, Nicolas de Monténégro et d’autres ? Dans le pays dont ils portent le nom.
Sigismond
2 septembre 2013 @ 09:34
Gérard,
Monseigneur le duc d’Anjou et de Ségovie a vécu en France pendant environ deux décennies (1950-1970 environ). On peut certes déplorer que ses fils et son petit-fils n’aient pas fait de même. Madame n’a pas suivi son mari, pour d’évidentes raisons (mais sa mère donna Vittoria Marescotti-Ruspoli, duchesse de San Lorenzo, emmena les princes Alphonse et Gonzalve visiter la France dès les années 50, ils furent même accueillis au château de Versailles), mais dès les années 80 Madame vint très souvent en France, et sa dernière volonté fut d’y être inhumée, sous les armoiries de son père. Espérons que les pleines armes de France y seront gravées un jour. Comme on espère que « Su Alteza Real » sera gravé un jour sur la tombe du duc d’Aquitaine.
HRC
26 août 2013 @ 09:37
l’image de la fidélité, pardon Fidélité, pour moi, ce sont des gens qui avaient plus ou moins peur en dehors de chez eux
vous voyez d’ici leur vie professionnelle.
je me souviens d’une épouse, changeant de visage quand elle a su que je travaillais, que je continuerai, que je m’en tiendrai à mes 2 enfants.
il faut bien s’inventer un truc, qualifié de de religieux, c’est à dire le droit d’aînesse pour les mâles, bien sûr, pour justifier une position d’isolement social réel. (je ne parle pas de moyens financiers, encore que l’héritage soit bien divisé à chaque génération)
j’ai hérité une gravure des 3 Glorieuses, d’époque, que je n’accroche pas au mur pour la transmettre avec ses couleurs intactes.
AUDOUIN
26 août 2013 @ 15:35
Que vient faire ici ce texte totalement abscons signé HRC?
Audouin
HRC
27 août 2013 @ 00:23
j’assume mes souvenirs de rencontres dans votre légitimité.
de fameux recruteurs involontaires pour les droits des Orléans. Comme vous, d »ailleurs.
Sigismond
27 août 2013 @ 05:23
J’allais le dire, Audouin. Je ne saisis guère la substantifique moelle des propos d’HRC (mais ce n’est pas la première fois).
La décoration de la Fidélité fut créée par Louis XVIII en 1816, pour récompenser la fidélité aux Bourbons. Cette décoration fut encore conférée en 1930 par le duc d’Anjou et de Madrid, à certains légitimistes de l’entre-deux-guerres.
Bien des légitimistes de l’après-guerre, sans recevoir cette décoration, furent ce que je me permets d’appeler de grandes figures de la Fidélité.
J’espère qu’un jour, un auteur écrira un livre pour rendre hommage à toutes ces personnes, qui dès 1883 surent choisir le bon chemin.
Val Richer
27 août 2013 @ 20:24
Un livre, comme vous y allez ! Pour un tel sujet, une dédicace suffira amplement ! Allez coupons la poire et accordons-nous pour une longue dédicace ! Ne flattons pas les Fidèles !.
Brigitte et Christian
26 août 2013 @ 11:07
bonjour à tous
quel que soit l’émetteur de l’article, une photo de Madame fait toujours plaisir à voir et il y aura de nombreux lecteurs pour ce sujet.
Quant à l’orthographe que celui qui n’a jamais fait une faute lance la première pierre.
Que ceux qui ont des sujets sur Madame les fassent passer à Régine pour publication.
Madame reste toujours présente dans le coeur de ceux qui l’ont connue
amitiés du sud ouest sous la pluie et encore merci à Actarus
ARAMIS
27 août 2013 @ 09:58
FFace aux attaques indignes, Cosmo fait front ! On le savait, mais il est bon de le constater, de s’en réjouir et de l’en féliciter. Derrière le masque de la fidélité, il fait découvrir la réalité d’un montage dynastique, qui, pour sympathique, beau et fécond que soit le Bourbon qu’il désigne comme successeur des rois de France, n’en est pas moins une supercherie.
Cosmo
27 août 2013 @ 15:20
Cher Aramis,
L’absurdité intellectuelle de la position des légitimistes est évidente. Il s’agit d’une manipulation à des fins moralement inavouables et en réalité sans aucun intérêt.
La décence m’interdit d’employer ici le mot véritable pour la qualifier. Sa référence biblique suffira.
Je vous remercie pour votre soutien qui me fait grand plaisir. Mais je ne suis pas le seul car vous aussi, et bien d’autres sur le site, intervenez avec brio et intelligence. Et très souvent avec un grand sens de l’humour qui fait défaut aux néo-légitimistes, notre ami Actarus mis à part.
Amicalement
Cosmo
Sigismond
28 août 2013 @ 12:36
« Arrière-pensées », « masque », « montage », « manipulation à des fins moralement inavouables », brr… brr… tremblez, bonnes gens, le Grand Complot légitimiste est à l’œuvre :-) :-) :-)
Messieurs les orléanistes, allez vous asseoir confortablement sur votre terrasse, sirotez un bon Martini (à consommer avec modération) ou un bon jus de tomate, et relisez vos écrits à tête reposée : vous rirez de bon cœur :-)
Cosmo
28 août 2013 @ 21:57
Sigismond,
Ni arrière-pensée, ni montage ! Tout simplement tentative de manipulation de l’histoire et inutilité !
Ce n’est pas demain que les néo-légitimistes feront trembler qui que ce soit.
Cosmo
AUDOUIN
29 août 2013 @ 09:46
…et Cosmos moins encore!
:-)
AUDOUIN
AUDOUIN
29 août 2013 @ 10:26
Sigismond
Il est bien vrai que Cosmos, non plus, ne fera jamais trembler quiconque, mais il est sûr aussi que son côté pontifiant perpétuel provoque en nous des secousses de rires assez tonifiantes!
;-)
AUDOUIN
Sigismond
29 août 2013 @ 17:15
Il faut reconnaître, Audouin, que son côté « garde des sceaux des Traités » et « chambellan des faits accomplis » ;-) me laisse des doutes sur sa capacité d’esprit critique. Aurait-il su bousculer les âneries de l’ « étiquette », et faire passer S.A.I.R. la duchesse de Hohenberg avant tout le monde, pour qu’elle soit au bras de son époux l’archiduc, auquel elle était unie devant Dieu ?
Cosmo
29 août 2013 @ 22:03
Audoins,
Vous me voyez ravi de vous tonifier un peu. Mais il ne faut pas exagérer car les momies, trop secouées, risquent de tomber en poussière.
Cosmo
Cosmo
30 août 2013 @ 23:16
Sigismond,
Je comprend que les Traités et les faits accomplis vous agacent car ils opposent leur réalité à vos théories fumeuses.
Il me semble étonnant que vous jugiez de l’esprit critique des autres quand c’est sur son absence totale qu’a été fondé le légitimisme. Difficile donc de parler de ce que l’on ignore !
Quant à la duchesse de Hohenberg, laissons la reposer en paix, car il est inutile d’ajouter vos sarcasmes aux avanies que SA, ni I ni R, a dû subir durant sa vie à la Cour de Vienne !
Cosmo
ARAMIS
29 août 2013 @ 13:31
A défaut de « grand complot » ou de « montage », reconnaissez Sigismond que MM. Pinoteau et autres ont effectué une opération de communication réussie qui est parvenue à mettre en évidence, en France, de manière épisodique, dans quelques pages de publications diverses ou d’émissions télévisées, un Bourbon photogénique dont le fils ne l’est pas moins.
Rassurez-vous, moins aigri qu’Audoin, je ris de bon coeur, et de bien d’autres choses que les rivalités royalistes qui sont sans importance politiquement parlant, heureusement. Ce qui n’autorise pas à passer par pertes et profits la vérité et la légitimité dynastiques qui désignent les Orléans comme successeurs en premiers des rois de France, comme le démontre Cosmo en apportant une critique historiquement et juridiquement argumentée aux arguments fallacieux des actuels légitimistes… dont je voudrais être sûr qu’ils détestent les Orléans uniquement parce qu’ils s’opposent aux prétentions de Luis Alfonso et non pour d’autres motifs… Allez, allez, avouez vraiment pourquoi vous allez chercher un prétendant en Espagne !
Ceci dit, vous avez vu juste, j’aime bien siroter un martini, mais aussi la sangria. Si votre prince m’en offrait, je la boirais avec délice, ne vous en déplaise.
Sigismond
29 août 2013 @ 16:38
Aramis,
Le prince Alphonse avait hérité de la finesse de traits de sa mère. La princesse Marie-Marguerite est assurément très photogénique (je dirai même « deslumbrante », comme on dit en Amérique du Sud). Madame avait une photogénie différente, elle incarnait la majesté, dans toute l’acception de ce mot. Le prince Louis ressemble à don Jaime jeune (même « Point de Vue » l’avait remarqué, je me souviens), et sa mère Mme Martinez-Bordiu avait dit l’année dernière qu’ils avaient (le grand-père et le petit-fils) la même opiniâtreté de caractère. Ce qui est de bon augure, et le Prince a déjà montré qu’il ne laisse personne lui dicter sa conduite !
Pour répondre à votre question, je ne suis pas allé chercher un « prétendant » en Espagne, je suis simplement allé chercher dans les branches capétiennes subsistantes laquelle était l’aînée. Et ce n’est pas une pirouette, car cela reflète réellement mon parcours personnel, dans lequel il n’y a donc pas d’anti-orléanisme.
Ce n’est pas un choix politique (les théorisations politico-religieuses m’ennuient profondément, je m’intéresse aux faits), mais simplement le goût de l’histoire, du décorum monarchique (les XVIIe et XVIIIe siècles furent une apogée artistique, avant la dégringolade du XIXe pour ce qui est de la coiffure, de l’habillement, de l’ébénisterie, et du XXe pour ce qui est de l’architecture !) et de la généalogie, qui m’ont amené vers l’aîné des Bourbons, le « mainteneur ».
Ce n’est que plus tard que j’ai découvert les ouvrages du baron Pinoteau qui ont donc, sur la question dynastique, prêché un convaincu :-)
M. Pinoteau dont je suis cependant loin de partager toutes les réflexions, certaines de ses remarques sur l’éventualité d’épouses de Capétiens me laissent d’ailleurs pantois (c’est même peu dire !)
Aramis, cheers ;-)
Cosmo
30 août 2013 @ 22:53
Sigismond,
Pardonnez-moi d’intervenir dans votre échange avec Aramis !
Vous êtes difficile à comprendre car vous dites : » je m’intéresse aux faits ». Or si si c’est le cas, les faits prouvent que les droits des Bourbons d’Espagne au trône de France sont nuls et la généalogie ne peut pas être opposée à la réalité historique française, espagnole et européenne et ce sut près de trois siècles. Vous ne devriez donc pas songer à l’aîné des Bourbons comme chef actuel de la Maison de France.
Louis de Bourbon ne maintient rien car la tradition a changé de mains. Et ce n’est pas la première fois dans l’histoire de France.
Bien à Vous
Cosmo
Sigismond
31 août 2013 @ 10:19
Cosmo,
Je ne vois pas ce qu’il y a de difficile à comprendre, mais vous êtes à ce point persuadé de la soi-disant légitimité des Orléans (« le point fondamental » !!!… d’après HRC) que vous ne concevez pas qu’on puisse analyser les faits d’une manière différente et en tirer des enseignements complètement opposés.
Les faits, ce sont surtout les dizaines et dizaines de Français (et non pas deux ou trois, comme nous le serinent certains orléanistes, avec une grande mauvaise foi ou une ignorance crasse) qui restèrent fidèles aux Bourbons après 1883. Et les nombreux actes concrets des chefs de la Maison de Bourbon, qui ont affirmé leurs droits français parfois très fermement, bien avant la Seconde Guerre mondiale.
Cosmo
31 août 2013 @ 23:33
Sigismond,
Vous devriez relire la presse de l’époque et vous aurez alors une idée exacte du nombre de « légitimistes » qui ont appelé de leurs voeux les Bourbons d’Espagne. La réalité est que la grande majorité a rejoint le comte de Paris, un grand nombre s’est retiré de la vie publique et une toute petite minorité a suivi les extravagances de la comtesse de Chambord, de ses conseillers spirituels et de son conseiller politique, Joseph du Bourg.
De quels faits parlez-vous ? Philippe V avait-il ou non le droit de renonce à ses droits à la couronne de France. S’il ne l’avait pas, pourquoi l’a-t-il fait alors que rien ne l’obligeait à accepter la couronne espagnole, bien pourvue en héritiers ?
Quelle est votre analyse de cette situation ?
Quant aux actes concrets posés par le comte de Montizon, les deux ducs de Madrid, le duc de San Jaime, le roi d’Espagne, le duc de Ségovie, le duc de Cadix et Louis de Bourbon, sans compter la kyrielle des autres Bourbons d’Espagne, de Parme, de Sicile ( mais il est vrai que ceux-là ont reconnu le comte de Paris sans problème) il serait intéressant d’en avoir quelques exemples. On ne perd jamais à s’instruire.
Cosmo
ARAMIS
1 septembre 2013 @ 09:27
Point tant d’acrimonie, Sigismond ? Cosmo a montré qu’il pouvait être proche ou en tout cas avait pu approcher pour des questions de fond certains princes.
Ne vous faîtes pas Nemausus, c’est à dire ne devenez pas le légitimiste à raison duquel on ne peut que haïr le légitimisme, à cause de la manière hautaine, maladroite et intolérante dont il le défend…. sauf à ce qu’il s’agisse là de traits inhérents au légitimisme !
Sigismond
1 septembre 2013 @ 13:34
Aramis, vous parlez d’acrimonie, pourtant ce n’est pas moi qui ai parlé de valetaille et de pisse-vinaigre :-)
Quant à l’âge de Cosmo, c’est que je cherchais en vain un haut lignage supérieur à celui l’aîné des Capétiens, à moins de remonter aux Carolingiens !
HRC
29 août 2013 @ 17:11
vous avez certes raison, Aramis, la légitimité dynastique des Orléans est bien sûr le point fondamental même si je cherche parfois sur les marges, pour comprendre.
par contre, le martini…. James Bond ou pas, en pays de vignoble c’est un cassus belli avec les voisins.
Sigismond
31 août 2013 @ 07:09
HRC, votre Martini vient d’outre-Manche ? :-)
Mon Martini (Rosso pour mon goût personnel) vient de TORINO, la patrie des épouses de Louis XVIII et de Charles X, et de la mère de la comtesse de Chambord et de la comtesse de Montizon.
Cosmo
29 août 2013 @ 21:59
Cher Aramis,
Sirotons ensemble un martini, une sangria ou un scotch, buvons à la santé de l’intelligence et de son corollaire, l’humour ! Et convions don Luis à trinquer avec nous ! Je suis sûr qu’il ne sait rien des pensées de ses affidés car fâché depuis pas mal de temps avec Bauffremont, et sans doute avec Pinoteau.
Laissons donc rire jaune la valetaille et les pisse-vinaigre !
Amicalement
Cosmo
Sigismond
31 août 2013 @ 07:21
Tiens, cela faisait longtemps qu’ils ne nous l’avaient pas servie celle-là, la vieille rengaine (rabâchée en 2010 par les Charles, Padraig et Cie) selon laquelle le Prince serait fâché avec ses fidèles. Personne n’a jamais cru à ces fariboles, Cosmo, mais si cela flatte votre ego de trinquer avec le chef de la Maison de Bourbon, rêvez, rêvez ;-)
Cosmo
31 août 2013 @ 11:43
Sigismond,
Sachez que j’ai trinqué avec des princes de plus haut lignage encore et qu’il ne me serait pas difficile de trinquer avec le prince Louis !
Ni rêve, ni ego à flatter mais une réalité.
Le prince aura certainement à méditer dans les semaines qui viennent la phrase » Protégez moi de mes amis… »
Cosmo
Sigismond
31 août 2013 @ 18:46
De plus haut lignage ? Vous avez trinqué avec l’empereur Charlemagne peut-être ? Êtes-vous aussi âgé ? ;-)
Je vois que la rengaine continue sur une prétendue scission entre le Prince et ses « amis ». On a assez entendu ces fariboles il y a trois ans, il faudrait renouveler votre stock de ritournelles :-)
Cosmo
1 septembre 2013 @ 12:56
Sigismond,
Si j’avais pu connaître Charlemagne, j’aurais pris Mathusalem comme pseudo.
Le grand empereur n’était pas de si haut lignage que cela.
Ne vous en déplaise, il existe en Europe des princes au lignage plus prestigieux que celui de Louis de Bourbon.
Ce dernier semble toutefois préférer ses amis espagnols à ses amis français, se tenant sagement bien loin de leurs exagérations.
Scission peut-être pas ? Distance certainement !
Cosmo
ARAMIS
1 septembre 2013 @ 07:06
Je boirais quant à moi toute liqueur que m’offrirait Louis, sans casus belli à l’encontre de quiconque ! Mais n’ajoutons pas la querelle des liquides à celle de la légitimité… HRC y est trop sensible…
Les traditions changent de mains, oui, cher Cosmo. Les mains de qui elles tombent cherchent en vain à la retenir. Puis d’autres viennent qui tentent de la reprendre des mains dans lesquelles elles sont passées. Mais Julien l’Apostat n’a pu faire que les dieux paiens reprennent leur office. Il en donna l’illusion, que les temps dissipèrent.
Le néolégitimisme ne devrait ainsi être qu’un rêve, mais il est intéressant de savoir comment tel ou tel y est venu. De ce point de vue, j’apprécie la sincérité avec laquelle Sigismond explique son parcours…
Bon dimanche…
HRC
1 septembre 2013 @ 11:16
c’est d’accord, cher Aramis, je ne parlerai plus de Julien l’Apostat :
Cosmo
1 septembre 2013 @ 13:18
Cher Aramis,
Je préfère des alcools plus forts à toute liqueur, fut-elle bourboniennement offerte. Mais je vous comprends car se voir ainsi honoré par un prince ne peut que conduire au bonheur.
Bien sûr, les parcours pour atteindre et adopter la pensée néo légitimiste sont variés et sans doute sincères. Je le leur souhaite. A se tromper, autant le faire avec bonne foi ! Mais le résultat est le même, un refus du réel, un rêve comme vous dites si bien.
Quant à l’apostasie de Julien, faut-il regretter son échec ? J’eusse aimé un Christianisme adopté par Hadrien, un message d’amour sans limites…Mais on ne refait pas l’Histoire. Laissons cette spécialité à Sigismond et ses amis ! ;)
Amicalement
Cosmo
Sigismond
2 septembre 2013 @ 07:54
Un rêve, pourquoi pas Aramis ? Toutes les fidélités aux maisons royales anciennement régnantes sont des rêves, de toute façon. Qui croit sincèrement à une restauration monarchique, dans quelque pays d’Europe que ce soit ? Le rôle des chefs de maisons royales est symbolique, patrimonial, commémoratif (et le duc d’Anjou ne dit pas autre chose, à l’image de son vénéré père). Mais il importe de révérer le vrai successeur, et non un cadet illusionniste.
Gérard
4 septembre 2013 @ 23:17
Ou un bourbon ?
Gérard
31 août 2013 @ 22:12
Merci en effet Cher Cosmo de résister avec le concours de l’épée d’Aramis et avec toute votre science à cette arrogance qui tient lieu de doctrine.
Sigismond
1 septembre 2013 @ 13:29
L’arrogance inouïe est du côté des cadets qui veulent jouer aux aînés, Gérard. Et ce ne sont même pas des cadets de 2e, 3e ou 4e branche. Leur branche est si éloignée de l’aînesse que leurs prétentions sont ridicules.
Cosmo
1 septembre 2013 @ 22:59
Sigismond,
Ce n’est pas la faute des Orléans si Philippe V a cédé ses droits pour un plat de lentilles espagnoles, certes devenu froid, et si le dernier des Bourbons en France a été marié à une femme stérile.
La Divine Providence dans sa Grande Sagesse a ainsi porté la Maison d’Orléans sur les marches du Trône de France.
En appelant de vos voeux les Bourbons d’Espagne, vous iriez contre l’Ordre Divin et vous obligeriez cette Auguste Maison à se parjurer, la jetant ainsi dans les flammes de l’Enfer.
Ayez pitié d’eux !
Cosmo
Sigismond
3 septembre 2013 @ 12:54
Ésaü et Jacob étaient frères jumeaux, Philippe V et Philippe d’Orléans n’étaient jumeaux que de prénom. Cela dit, il est amusant d’imaginer le régent, cuisinant des « lentejas » pour son royal cousin :-)
Cosmo
3 septembre 2013 @ 15:18
Sigismond,
En réalité ce fut Charles II qui cuisina le plat de lentilles en question. Et il le cuisina si bien qu’il en séduisit son neveu.
Le Régent quant à lui avait des goûts plus raffinés et l’on peut aisément imaginer des ortolans à la place des lentilles à moins que ce ne fût une couronne des rois, avec pour fève le trône espagnol.
Comme quoi tirer les rois à la Cour de France en 1712 ne pouvait pas ne pas avoir de conséquences… ;)
Cosmo
Cosmo
4 septembre 2013 @ 10:07
Et que dire, Sigismond, de l’incroyable prétention de princes qui après avoir abandonné la France, joui de grands avantages dans leur chère Espagne où ils régnèrent, le jour où ses avantages disparaissent, essaient de réactiver des droits éteints depuis plusieurs siècles dans le pays d’origine de leurs lointains ancêtres ?
Ces prétentions là sont non seulement ridicules mais aussi malhonnêtes. Tout aîné qui renonce cède la place à son cadet.
A force de dénigrer les cadets vous risquez une plainte pour discrimination et incitation à la haine familiale ! ;)
Cosmo
Sigismond
4 septembre 2013 @ 13:32
Cosmo,
La logique de votre explication m’échappe (ortolans et fève). Don Carlos II n’a rien cuisiné du tout. Sa demi-sœur aînée laissait un fils, point barre. Carlos n’avait rien à dire.
Celui qui a cédé son droit d’aînesse, c’est le duc de Bourgogne, qui aurait dû régner sur l’Espagne (après son père). Il aurait uni les deux royaumes (s’il avait survécu à son grand-père) et il n’y aurait pas de querelle dynastique ;-)
Après tout, il y eut dans l’histoire de nombreuses unions de trônes : Castille et Léon, France et Navarre, Écosse et Angleterre, Suède et Norvège, Urgell et Andorre, Danemark et Islande, Hongrie et Autriche, Grande-Bretagne et Hanovre, etc. Et encore aujourd’hui, la reine d’Australie est reine du Canada, sans qu’on ait besoin d’envoyer les Casques Bleus !
Et pour répondre à votre question sur 1728, les Orléans seraient partis régner sur l’Espagne (le fils du régent serait devenu don Luis II), pendant que Philippe V d’Espagne serait devenu Philippe VII de France (avec quatre fils, sa succession française était bien assurée).
N’oubliez pas que les Orléans, descendants de don Felipe III par sa fille aînée, venaient juste après les trois fils du Grand Dauphin dans la succession légitime de don Carlos II.
Sigismond
4 septembre 2013 @ 15:28
« Réactiver des droits éteints depuis plusieurs siècles » (même pas deux siècles, en réalité) ? Que dire alors d’Henri IV, successeur de saint Louis à la 10e génération ! Le comte de Montizon n’était successeur de Louis XIV qu’à la 6e génération.
Cosmo
4 septembre 2013 @ 19:53
Sigismond,
Fève et lentilles n’étaient qu’une plaisanterie. Le jour des Rois ne tire-t-on pas la fève ? ;)
Plus sérieusement, les droits de Henri IV, même reçus par un fils cadet de Saint-Louis étaient incontestables au regard de la loi salique et aucune renonciation n’était intervenue entre son ancêtre Clermont et lui. Il a dû toutefois remplir la condition de catholicité et donc se convertir.
Regardant la succession espagnole, elle est bien plus compliquée que vous ne le dites car Philippe V tient les droits du testament de Charles II et non de sa grand-mère, Marie-Thérèse. Seule la mort du jeune prince de Bavière, autre petit-neveu de Charles II, a réactivé les droits testamentaires du duc d’Anjou. Louis XIV prétendait nulle la renonciation de sa femme, l’Empereur prétendait le contraire, car sa femme à lui, Marguerite-Thérèse, n’avait pas renoncé. Le testament de Charles II fut reconnu valide par tous, comme l’était son droit de disposer des couronnes espagnoles.
Les Orléans ne pouvaient pas régner sur l’Espagne car le testament ne faisait absolument pas référence à eux mais au duc de Berry puis à l’archiduc Charles et enfin au duc de Savoie. Si Philippe V était devenu roi de France, le duc de Savoie serait alors devenu roi d’Espagne. Et si le duc d’Orléans a été amené à renoncer à ses droits à la couronne espagnole, ce fut parce qu’il était non seulement le petit-fils d’Anne d’Autriche, qui elle aussi avait renoncé à ses droits, mais surtout parce qu’il était l’héritier dynastique de Philippe V et que l’économie du Trait d’Utrecht ne permettait pas qu’un Bourbon fut l’héritier de l’autre en France et en Espagne.
Tout ceci a été vu par les diplomates d’Utrecht et résolu par le caractère définitif de la renonciation afin d’éviter la répétition des renonciations à chaque avènement dans un pays ou dans l’autre.
Contrairement à ce que vous et vos amis croyez, rien n’a été fait à la légère et sans discernement. Tous les enjeux et les problèmes ont été vus et les solutions consenties.
Bien sûr qu’il a eu des tas d’unions entre différentes maisons, les Habsbourg ont régné sur le monde grâce au mariage de Juana la Loca et Philippe le Beau.
Mais il se trouvait qu’à la fin du XVIIème siècle les puissances ne voulaient plus que l’un d’entre eux puisse avoir autant d’Etats qu’en avait eu Charles Quint. Aussi l’acceptation du testament contenait-elle la renonciation à la couronne de France, renonciation qui fut exigée et obtenue à Utrecht, à la suite de la malheureuse lettre patente de 1701.
Bien à Vous
Cosmo
Cosmo
1 septembre 2013 @ 13:43
Cher Gérard,
Merci de m’accompagner dans ce que nous pourrions qualifier de croisade ! Nous sommes nombreux à ne pas accepter ces affirmations gratuites et sans autre fondement qu’une vision figée du monde et de ses lois.
Nous pouvons noter qu’ils ne répondent jamais à l’embarrassante question de savoir pourquoi le duc d’Anjou avait accepté de devenir Philippe V d’Espagne, s’il ne pouvait renoncer à ses droits à la couronne de France. Sachant l’incompatibilité des deux, il a choisi l’Espagne, malgré lui sans doute, et sous la contrainte d’un traité, mais en connaissance de cause pour lui et sa descendance.
Mais là, le néo légitimisme oppose un silence radio.
Louis XIV, son grand-père, avait bien pris la précaution de le lui écrire. L’ensemble de ces discussions en 1712 mit un terme au doute, même si Philippe V eût encore par la suite des velléités et demanda son avis au Pape, qui semble s’être bien gardé de lui répondre.
Il fallut la rancoeur d’une vierge aigrie pour remettre un débat mortifère sur la place publique. La comtesse de Chambord dit un jour à Madame de La Ferronays que les royalistes devaient la détester. J’ignore s’ils la détestaient et la détestent encore mais, en tous cas, ils ne peuvent lui dire merci, sauf quelques illuminés qui probablement lui adressent avec leurs prières des pensées émues, le soir en s’endormant.
Amicalement
Cosmo
Sigismond
1 septembre 2013 @ 21:42
Cosmo,
La « croisade orléaniste », on aura tout lu ! Quel oxymore :-)
Silence radio ? La réponse à votre question se trouve dans le livre de Daniel de Montplaisir, page 95 : Philippe V argua auprès de son grand-père de l’importance stratégique de l’implantation de la Maison de Bourbon en Espagne, ainsi que de l’ingratitude qui serait la sienne d’abandonner les Espagnols. Et le duc d’Anjou ajouta, ce qui est un démenti cinglant à l’argumentation orléaniste : « Cela pouvait se justifier pour monter sur le trône de France mais dans nul autre cas » (29 mai 1712). Ce qui explique son attitude en 1728, quand Louis XV fut gravement malade.
« Louis XIV apprécia la noblesse du refus » (…) « et » (…) « demanda qu’on établit immédiatement l’acte » [de renonciation]. (toujours page 95)
Ce qui motiva la deuxième objection de la chambre des Lords (juin 1712), qui ne croyait pas à la validité d’une telle renonciation.
Et cette pauvre comtesse de Chambord, vous lui en voulez donc à ce point ? Son avis n’a pas dû peser bien lourd, surtout qu’elle détestait son beau-frère. Ce n’est pas elle qui l’a forcé à prendre le train pour Gorizia !
Sigismond
2 septembre 2013 @ 07:42
Une croisade, Cosmo ? Vous oubliez que votre champion Louis-Philippe voulut régner sans « la grâce de Dieu ». Et même, dès l’année suivante, sans les fleurs de lis ! Un genre d’apostasie, en quelque sorte ;-)
Cosmo
2 septembre 2013 @ 08:37
Je savais, Sigismond, que le mot croisade vous ferait réagir. J’aurais du le faire suivre d’un smiley… ;)
Ce n’est pas de Daniel de Montplaisir que j’attends une réponse mais de vous.
Vous savez comme moi que le retour en France de Philippe V, en 1728, était soumis à la double condition de l’acceptation par les partis signataires du Traité d’Utrecht et de la renonciation pour lui et ses descendants au trône d’Espagne. Son retour sans avoir rempli ces conditions aurait déclenché une nouvelle guerre.
Mais Louis XV a survécu et tout est rentré dans l’ordre. Philippe V et sa descendance sont restés en Espagne et donc exclus de la succession de France.
Ce n’est pas à son beau-frère que pensait la comtesse de Chambord. Elle le détestait en effet. Elle voyait plus loin, en la personne de son neveu Madrid.
Mes sentiments n’ont rien à voir avec le constat de l’attitude d’une princesse qui en aucun cas n’aurait du se mêler de ce qui ne la regardait pas. Archiduchesse d’Autriche, princesse de Modène, elle était à peine la femme du comte de Chambord. Il ne demanda pas l’annulation du mariage par grandeur d’âme et il a eu tort car s’il avait eu un fils, nous ne serions pas en train de nous quereller sur la succession dynastique en France.
Bonne Journée
Cosmo
HRC
27 août 2013 @ 21:28
je choisis de placer ici mon émotion à l’annonce du décès et des obsèques à Lyon d’Hélie de Saint-Marc. J’ai bien aimé lire ses entretiens avec August von Kageneck. Le 2ème REP y sera.
La réussite de sa rebellion l’aurait déçu, je le crois vraiment.
nb: cette remarque n’est pas sans lien avec le sujet, Régine, un combat franco-français…..
Sigismond
28 août 2013 @ 12:40
« Un combat franco-français », bigre, c’est bien de l’honneur que vous nous faites de nous qualifier de « français », HRC, grand merci à vous. Car pour certains de vos amis, les légitimistes sont des « étrangers dans l’âme » !
HRC
28 août 2013 @ 13:18
ceux qui s’intéressent à l’armée française et à l’histoire auront compris à quoi je faisais allusion. Les autres, tant pis.
Cosmo
28 août 2013 @ 21:51
Chère HRC,
Je comprends très bien ce que vous ressentez. Les blessures de l’histoire récentes ne sont pas encore refermées.
Amicalement
Cosmo
HRC
29 août 2013 @ 09:07
cher Cosmo, et pour le lecteur de passage.
LeMonde et le Figaro rivalisent de formes de respect dans leurs notices, ce qui correspond à ce que m’a dit un de ses anciens légionnaires, issu de l’europe du nord.
merci à vous.
Laure2
2 septembre 2013 @ 08:15
contente de voir que ce grand militaire est évoqué ici même très brièvement