Le prince Louis de Bourbon a assisté à la messe le samedi 25 janvier en l’honneur de Louis XVI en la chapelle Expiatoire à Paris. Puis, le prince a prononcé un discours avant le déjeuner avec les Français le soutenant dans un restaurant parisien.
Comme souvent dans ses interventions, le prince a tenu à rappeler l’importance des traditions de la Royauté pour le présent et l’avenir de la France : racines chrétiennes, souveraineté et justice.
Evoquant ses ancêtres les Rois Louis IX (Saint Louis) et Louis XV, mais aussi le Roi Louis XVI, il aussi rappelé en quelques mots aux Légitimistes le souvenir de son père le Prince Alphonse, Duc d’Anjou et de Cadix, disparu il y a 25 ans : « Souvent, on me demande si je suis prêt à reprendre la place que la tradition donne à l’aîné des Bourbons. Je réponds toujours à cela, comme mon père l’a fait avant moi, que notre position est d’une nature différente. Nos droits sont incontestables et viennent du fond des âges et ils reposent sur cette union entre une dynastie et un peuple. Nous assumons ces droits, étant disponibles. » (Merci à Pierre B. et Jul)


Sigismond
2 février 2014 @ 13:06
Si Régine le permet, de nouvelles photos de la cérémonie, ici (en bas de la page) :
http://realeza.foros.ws/t486/luis-alfonso-de-borbon-duque-de-anjou/2865/
Et ici :
http://realeza.foros.ws/t486/luis-alfonso-de-borbon-duque-de-anjou/2880/
Sigismond
5 février 2014 @ 16:53
« Des associations auto proclamées « Ordre Militaire et Hospitalier de Saint Lazare de Jérusalem », issues de la division en fractions ennemies d’une ou plusieurs précédentes organisations » et « aucune de ces associations n’est reconnue par le Vatican, ni ne jouit bien entendu de la protection spirituelle de Rome ». Voilà en quels termes Henri d’Orléans parle maintenant (31 janvier) de ces associations. Madame la duchesse d’Anjou et de Ségovie avait toujours dit qu’il fallait « refuser la fiction d’une grande maîtrise de l’ordre de Saint-Lazare », car cet ordre a été « éteint par les papes et les rois de France ». L’aîné des Orléans devient enfin raisonnable sur ce sujet, on peut espérer qu’il le deviendra aussi sur d’autres sujets… Espérance !
R-N
6 février 2014 @ 16:47
Madame la Duchesse d’Anjou et de Ségovie ne faisait que répercuter les idées, que je ne partage pas, de la mouvance Légitimiste sur un certain nombre de sujets dont les Ordres de Chevalerie.
Les rois de France n’avaient pas d’autorité sur Saint-Lazare. Cet Ordre est légitime dans sa forme actuelle.
Tout d’abord, un Ordre de Chevalerie n’a pas besoin d’être reconnu par le Saint-Siège, et ensuite, Saint-Lazare bénéficiant des très hautes protections dans l’Eglise, est donc bien reconnu par nécessité, indirectement, par le Saint-Siège.
En l’occurrence, Henri d’Orléans plonge une nouvelle fois dans la contradiction car c’est lui qui avait mandaté son conseiller, le défunt Marquis de Thoran pour former une unité qui dépendrait de Charles-Philippe, à l’époque où il comptait beaucoup sur son neveu, d’où cette scission provoquée après les élections au sein de l’Ordre qui n’avaient donné qu’à peu près 10% de voix à celui-ci.
http://royaute-news-archives.eklablog.com/entretiens-avec-le-marquis-de-thoran-a80902150
Sigismond
5 février 2014 @ 17:54
Le beau catalogue de l’exposition « Rois sans trône », qui a eu lieu en 2012 à Estella (en Navarre), au musée du Carlisme, avec de très rares photos de nos Princes, notamment du comte de Montizon en 1856, et du duc d’Anjou et de Madrid en 1930, au balcon de son appartement parisien :
http://issuu.com/museocarlismo/docs/catalogo_expo_reyes_sin_trono_05?e=5511643/2589044
Sigismond
6 février 2014 @ 09:51
Avec le lien qui fonctionne :
http://www.navarra.es/home_fr/Temas/Turismo+ocio+y+cultura/_Museos/Museos+y+colecciones+permanentes/Museo+del+Carlismo/Exposiciones/Catalogo.htm
Sigismond
5 février 2014 @ 18:09
Les belles et résonnantes paroles du révérend père Augustin Pic, dans son homélie du 25 janvier à la Chapelle expiatoire : « ne jamais céder, par réaction, à la reviviscence des vieilles idéologies, païennes et idolâtres, de la nation ou de la race ». On ne saurait mieux dire.
HRC
6 février 2014 @ 11:16
la nation, c’est un autre nom pour l’état.
bien sûr, vous allez dire qu’il critique le nationalisme, mais on lit un rejet de la devise « le Roi, la Nation, la Loi » de la première monarchie constitutionnelle jusqu’en 1792.
c’est nation qui est écrit, pas nationalisme.
Livia
6 février 2014 @ 18:12
Tout à fait HRC pour que la phrase soit acceptable il faudrait lire nationalisme mais vous l’avez si bien exprimé qu’il n’y a rien à rajouter!
@Sigismond comment l’entendez vous?
Cosmo
6 février 2014 @ 23:28
Sigismond,
Que veut dire le Père Pic ? Quel est le contexte de cette phrase ? Qui incrimine-t-il ?
Mettre sur le même pied « des vieilles idéologies, païennes et idolâtres, la nation ou la race »me semble étonnant.
Cosmo
Guilain
9 mars 2014 @ 01:06
Cela faisait bien longtemps que je ne m’étais pas replongé dans les diatribes dynastiques franco-françaises, mais j’ai quelques démangeaisons en lisant certaines inepties, et je voudrais rappeler quelques évidences incontestables :
– Le traité d’Utrecht est un traité de droit international signé par les puissances de l’époque, toujours en vigueur. Il est ahurissant d’entendre certains dire qu’il n’est « pas valide ». Ou alors, dans ce cas, il faut rendre Gibraltar à l’Espagne et l’Acadie à la France… Ou bien, il faut saisir la Cour internationale de La Haye en lui demandant de l’annuler !
– Même sans traité d’Utrecht, les descendants de Philippe V d’Espagne ne seraient pas dynastes en France, en raison du « vice de pérégrinité » ou « droit d’aubaine » qui faisait que tout Français, quel que soit son rang, perdait tous ses droits en France, pour lui et ses descendants, s’il partait s’établir à l’étranger. Contrairement à ce que j’ai pu lire ici ou là, il ne s’agit pas d’une « invention orléaniste » : Charles IX a signé des lettres patentes (on dirait aujourd’hui un moratoire) pour en exempter son frère Henri lorsqu’il a été élu roi de Pologne, sachant qu’il s’agissait d’une monarchie élective donc aléatoire, et de fait lorsque Charles est mort, Henri devenu Henri III a vite quitté Cracovie pour Paris ; Louis XIV a fait de même lorsque son petit-fils est devenu roi d’Espagne, pour sauvegarder ses droits en France, mais le Parlement, qui jouait en l’occurrence le rôle de notre Conseil constitutionnel, a cassé ces lettres comme contraires au droit. Or, si le vice de pérégrinité était une blague, pourquoi Charles IX et Louis XIV auraient-ils voulu en exempter l’un son frère, l’autre son petit-fils ?
– Les rois légitimes, à partir de Louis XIV, n’ont jamais considéré les descendants de Philippe V comme princes du Sang donc dynastes en France. Les listes des princes de la Maison de France publiées sous la Restauration citent les Orléans et les Condé, pas les Bourbons d’Espagne et leurs branches cadettes. Les princes du Sang étaient pairs de droit, ces derniers ne l’ont jamais été. Louis XVIII et Charles X, qui avaient de bonnes raisons de ne pas porter les Orléans dans leur coeur, les ont néanmoins maintenus au rang de premiers princes du Sang, c’est-à-dire premiers dynastes après la famille royale immédiate. C’est d’ailleurs pour cette raison que lors de son abdication, Charles X a désigné Louis-Philippe comme lieutenant-général du royaume.
– Le titre de duc d’Anjou n’est pas, comme on le lit parfois, héréditaire dans le descendance de Philippe V d’Espagne : à l’avènement de celui-ci, il est revenu à la Couronne et a été porté par deux princes français, dont le futur Louis XVIII. C’est un titre français qui ne peut être porté par un étranger.
– Le qualificatif d' »aîné des Bourbons » n’a aucune signification et n’en a jamais eu sous la royauté. D’ailleurs, le véritable aîné des Bourbons est le comte de Busset, voire l’hypothétique cousin du Bhopal, Balthazar-Napoléon. Certes, le premier a un ancêtre illégitime et le second une généalogie incertaine, donc il vaut mieux ne pas parler d’aînesse, le terme est inapproprié.
– Le titre de chef de la Maison de Bourbon n’a plus de sens non plus dans sa dimension « internationale », il était lié au Pacte de Famille et a disparu avec la chute de la monarchie française, sa dernière manifestation étant l’intervention française en Espagne (duc d’Angoulême) en 1823. Aucun chef des maisons bourboniennes actuelles ne revendique son appartenance à la « Maison de Bourbon », et tous les chefs des branches capétiennes reconnaissent les Orléans comme héritiers légitimes de la couronne de France : Espagne, Parme, Luxembourg, Deux-Siciles, Brésil, Portugal. Il y a quand même dans la liste deux souverains régnants, obligatoirement soucieux du droit international.
– La preuve que L.A. de B. y M.B. n’est pas prince français, c’est justement qu’il s’appelle Borbón (ou Bourbon grâce à sa double nationalité). Les seuls à porter le nom de Bourbon en France étaient les bâtards royaux, ou les princes appartenant à une lignée bourbonienne créée avant l’avènement d’Henri IV (Condé, Conti). Les princes du Sang portaient comme nom celui de l’apanage donné à leur créateur (Orléans, Artois). Si donc L.A. et ses ancêtres étaient restés princes français, ils s’appelleraient « Anjou » et certainement pas Bourbon. Philippe V a pris le nom Borbón et non Francia pour respecter les clauses du traité d’Utrecht interdisant la fusion des deux couronnes. C’est donc un nom spécifiquement espagnol !
C’est tout pour aujourd’hui… :)