A l’invitation de l’association Oriflamme, le comte et la comtesse de paris et le duc d’Anjou ont assisté à Notre-Dame de Paris à une grande procession en l’honneur du Roi St-Louis. Le comte de Paris et le du d’Anjou ont eu un échange chaleureux devant la cathédrale avant d’y pénétrer côte à côte. (merci à Quentin – Source et copyright photos : blog La Couronne)


Livia
23 mai 2014 @ 03:55
@Sigismond : je viens de lire l’article.
-Que les royalistes et les légitimistes aient manqué une occasion historique de restauration est impossible à affirmer mais c’est un argument compréhensible : la IIIe république erratique a trouvé dans cette affaire une solidité c’est du moins le souvenir que j’ai gardé.
-que le président du conseil soit désigné comme l’instigateur du complot par Mr de Montplaisir est surprenant.Quelles preuves a t-il?
-qu’il nie l’antisémitisme de la France à cette époque est une méconnaissance totale du sujet. Qu’a t-il besoin pour regretter « l’aveuglement » des royalistes de proférer une telle contre-vérité?
Je trouve cela extrêmement surprenant et si vous pouviez me donner votre avis j’apprécierais.
Enfin et pour l’anecdote et pour vous indiquer que cette affaire m’intéresse vraiment j’ai dans un coin de mon bureau une photo du Colonel Picquard (et de Jean Moulin).Une certaine idée de la France donnée par des français certains.
Ps : quoique j’ai pu faire le pitre avec le petit prince de Condé du site en lui demandant si j’avais manqué un épisode d’édition sur l’affaire de » l’espagnolette » que certain ont peut être pris au premier degré(seigneur!) j’espère que vous comprendrez que cette affaire là m’intéresse vraiment…
Sigismond
25 mai 2014 @ 08:01
Vous avez certainement raison, Livia, sur les préjugés de certains Français de l’époque, hélas. J’apprécie votre choix de photographies, j’y ajouterais Gaston Monnerville, Edelmira Sampedro-Ocejo et Rama Yade, ainsi qu’une ministre dont je dirai pas le nom pour ne pas donner de l’urticaire à certain(e)s lecteur(rice)s de N&R. Une certaine idée de la France donnée par des Français certains (dont une dauphine de France, donc une Française ipso facto).
Livia
27 mai 2014 @ 00:28
@Sigismond je note votre hélas…et ils étaient plus nombreux que « certains » le laisse à entendre…regardons plus tard notre glorieux gouvernement de Vichy et son administration pour en être sûrs…
Si vous appréciez l’honneur absolu de Picquard et de Jean Moulin c’est très bien que vous en soyez d’accord.Je vous laisse le reste de la liste.Ces tenants n’ont rien fait qui leur permettent de rejoindre la mienne mais on peut être un très bon français sans être né en France je vous l’accorde…
Livia
24 mai 2014 @ 21:42
@Sigismond : je vois que vous préférez faire de l’histoire-fiction plutôt que de répondre à 2 questions précises…et que vous préférez la république aux Orléans donc votez bien demain citoyen!
Sigismond
25 mai 2014 @ 17:25
Livia, j’ignore quelles preuves a M. de Montplaisir pour désigner le président du conseil des ministres comme l’instigateur du complot, il faudrait lui poser la question.
J’apprécie en tout cas la comparaison de Lyautey avec la haine contre la noblesse un siècle plus tôt. C’est la même tourbe qui a forcé la famille royale à quitter Versailles le 6 octobre 1789…
À propos de Lyautey, je me demande toujours si le duc d’Orléans lui a vraiment « conféré » en 1921 son faux « ordre du Saint-Esprit », comme on peut le lire dans le livre « Lyautey, maréchal de France » (page 216), publié en 1954 par les « Cahiers Charles de Foucauld ».
Livia
27 mai 2014 @ 00:30
Sur ce point interrogez Charles il aura sûrement la réponse.
Sigismond
30 mai 2014 @ 11:28
Lyautey a assisté aux obsèques du duc d’Anjou et de Madrid, en 1931 à Paris. Aurait-il accepté dix ans plus tôt une décoration orléaniste ?
Gérard
6 juin 2014 @ 12:27
Henri, comte de Paris, dans ses Mémoires d’exil et de combats, au service de la France, Paris, Atelier Marcel Jullian, 1979, évoque bien sûr son enfance marocaine, il écrit :
« Mes parents entretenaient avec Lyautey d’excellents rapports. D’aucuns disaient que le général était légitimiste. J’ai appris cela beaucoup plus tard. Ainsi que l’anecdote selon laquelle, pour ses quatre-vingt ans, l’aïeule de Lyautey aurait rassemblé sa nombreuse descendance et leur aurait
déclaré :
« Vous êtes ici plusieurs centaines, et je bénis le Ciel que, s’il y a parmi vous des légitimistes, des orléanistes, des bonapartistes, il ne se trouve pas un seul républicain. »
Il me semble bien que, dans ma famille, on trouvait Lyautey plus attaché, comme certaines familles lorraines, aux princes de Habsbourg que légitimiste ou orléaniste. En tout cas il a été un grand serviteur de la France qu’il a aimée et à laquelle il a donné le meilleur de lui-même.
Il est certain que le résident appréciait l’installation au Maroc de M. et Mme Orliac [le duc et la duchesse de Guise] et leurs enfants. Il leur savait gré de l’effort entrepris pour les récoltes qui, nous semblait-il, étant utiles à la métropole, l’aidaient dans son combat.
Demeurée seule, ma mère, outre la surveillance des fermes, s’est employée avec succès à faciliter, à entretenir et à développer les rapports de Lyautey avec la monarchie d’Espagne. Le général-résident nous a rendu de fréquentes visites.
Je me souviens l’avoir vu au Maroc, en ce qui me concerne, à sept ou huit reprises. Il arrivait aussi que ma mère allât à Rabat, pour des séjours assez longs. Ainsi s’étaient établis entre Lyautey et ma famille des rapports de confiance et d’amitié qui ne se sont, ensuite, jamais démentis. »
Le général de Boisboissel, Yves de Boisboissel, 1886-1960 (Dans l’ombre de Lyautey, préface du Maréchal Juin de l’Académie française, A. Bonne éditeur, Paris, 1953, réédition Les Introuvables, Éditions l’Harmattan, 1998) évoque le cadre matériel de la vie journalière de cet homme raffiné :
« Dans sa chambre à coucher, dans son bureau, ses fanions de commandements successifs, ses bibelots préférés, ses gravures : la Grèce, l’Italie, ses photographies : le comte de Chambord, le pape Léon XIII, sa famille, « ses jeunes et ses morts », ses amis et ses amies. Une vitrine renfermait les pièces les plus précieuses : la plaque de l’ordre du Saint-Esprit offerte par le duc de Vendôme le jour où il fut élevé à la dignité de Maréchal de France, la médaille militaire de Canrobert donnée par sa fille, et la médaille de Sainte-Hélène du grand-père d’un de ses paysans
lorrains : la synthèse de toutes les gloires militaires de la France ».
Le grand-père, dit-on, destinait cette médaille à son fils mais celui-ci mourut à la guerre.
L’Ordre du Saint-Esprit a été remis par le duc de Vendôme à la demande du duc d’Orléans qui à l’époque était en exil.
Lyautey était de famille très orléaniste et à cet égard il n’était pas en accord avec son père sur le légitimisme ; on a pu dire qu’il était légitimiste par romantisme, mais outre ses liens d’amitié, il appréciait les Orléans et l’orléanisme pour leur modération.
Gérard
6 juin 2014 @ 21:55
Dans Un échec occulté de Lyautey: L’affaire du Tafilalet – Maroc Oriental (1917-1919) L’Harmattan, Paris 2008, Paul Doury
estime que chez cet homme si paradoxal la sensibilité légitimiste venait de sa famille maternelle.
Sigismond
7 juin 2014 @ 11:23
Merci beaucoup Gérard pour toutes ces précisions. Ainsi le maréchal était de famille paternelle très orléaniste. Tout s’explique.