
Le prince Amaury de Bourbon-Parme se présentera en juin prochain aux élections législatives françaises dans la deuxième circonscription de l’Orne sous l’étiquette Reconquête.

Le prince Amaury de Bourbon-Parme se présentera en juin prochain aux élections législatives françaises dans la deuxième circonscription de l’Orne sous l’étiquette Reconquête.
Andromaque
9 mai 2022 @ 10:23
Bravo !
Enfin un prince qui a le souci de l’avenir de la France !
Caroline
9 mai 2022 @ 16:24
Andromaque,
Oui, pour redresser notre douce France d’ antan !!!
Gérard
9 mai 2022 @ 21:17
Le comte de Chambord puis tous les princes d’Orléans et surtout leurs chefs se sont passionnés pour la France, son passé et son avenir.
Karabakh
10 mai 2022 @ 17:44
Les idées politiques de Jean d’Orléans sont connues, comme l’étaient celles de son grand-père paternel. Une honte.
Gérard
11 mai 2022 @ 10:48
Qu’est-ce que c’est que cette honte dont vous parlez ?
Sébastien
11 mai 2022 @ 14:02
Euh…Henri l’ancien avait voté Mitterand et s’en vantait…
Sigismond
12 mai 2022 @ 14:35
Justement, quelle honte.
Gérard
14 mai 2022 @ 20:11
Il avait de l’admiration pour Mitterrand qui était un homme d’une grande culture et qui impressionnait. Il pensait aussi que toutes les tendances de la société devait pouvoir s’exprimer un jour.
PRINCE DE LU
9 mai 2022 @ 23:44
La France n’a nul besoin de princes pour décider de son avenir ! Heureusement ! ?
Gérard
14 mai 2022 @ 20:09
L’avenir n’est à personne. L’avenir est à Dieu.
Alix-Emérente
9 mai 2022 @ 10:29
En son temps, le Comte de Paris, Henri, grand-père de l’actuel, avait aussi « flirté » avec la politique… Encouragé, paraît-il par le Général de Gaulle…
Gérard
9 mai 2022 @ 11:21
On est libre de ses opinions et c’est bien ce qui fait de notre pays et d’une manière générale des pays d’Europe des havres de paix et de démocratie.
Dans ces conditions il est regrettable d’ostraciser tel prince parce qu’il est de gauche ou de droite.
Jean Pierre
9 mai 2022 @ 11:22
Les débuts d’Henri dans la politique sont bien antérieurs à sa relation avec De Gaulle.
Sa rupture avec l’Action Française est en elle-même un acte politique fort signifiant que le prétendant ne pouvait cautionner un parti politique même monarchique. Ensuite, la pensée d’Henri fût plus fluctuante, venant offrir ses services à Vichy, ce qui contraignit Pierre Laval à le menacer d’emprisonnement pour avoir enfreint la loi d’exil.
Gilles
9 mai 2022 @ 14:18
Alix-Emerente, il n’est comparable que ce qui peut l’être! Henri d’Orléans était chef de Maison. Il recevait et été reçu par toutes les classes politiques. Il était respecté et reconnu. Rien à voir avec ses successeurs. Et encore moins avec le monsieur concerné par cet article, bien que Bourbon Parme…comme quoi, un nom n’est pas gage de qualité! Et Henri d’Orléans, bien qu’ayant beaucoup de défauts, n’aurait certainement jamais adhéré aux thèses populistes et xénophobes de « reconquête « !
Gérard
14 mai 2022 @ 20:06
Les successeurs d’Henri VI comte de Paris ont été moins intéressés que lui par la politique.
Gérard
14 mai 2022 @ 20:08
Chacun des hommes politiques comme chacun des prétendants peut avoir une ligne directrice qui ne peut pas plaire à tout le monde. Mais pour qu’il y ait une démocratie il faut que toutes les idées puissent circuler.
Karabakh
9 mai 2022 @ 19:10
Encouragé par De Gaulle, c’est assez difficile à affirmer mais oui, l’Ancien a flirté avec la politique. Et pas une politique douce.
Ghislaine
10 mai 2022 @ 18:32
Oui Karabakh oui encouragé par Charles de Gaulle c’était assez visible à l’époque et vous ne deviez pas y être .
Lili
10 mai 2022 @ 19:46
Lisez donc les mémoires du prince et du général, la presse de l’époque .Et comme une fois de plus vous n’y étiez pas, ça devrait vous faire taire jusqu’à votre prochain commentaire docte.
Allez c’est l’heure de « faire un repas »avec la petite, va soupe va être mauvaise.
PRINCE DE LU
9 mai 2022 @ 23:48
Clairement encouragé par De Gaulle qui à l’époque n’était pas un républicain convaincu, avant d’être lâché par celui-ci qui a compris que le meilleur souverain pour la France, ce serait un monarque-Président, en l’occurrence : lui !!!
Nini Plume ?
10 mai 2022 @ 04:37
Oui, Alix-Emérente, il parait aussi que ce Comte de Paris là fut fort désespéré du revirement du Général de Gaulle.
Mais quand on pense à ce que ce désespoir engendra comme vomissures (pardonnez ce mot brutal) de sa part envers les siens, le Général fut probablement bien inspiré de tourner la tête à temps.
Karabakh
10 mai 2022 @ 17:47
Ce comte là fut, comme beaucoup d’autres personnes, emberlués par le « Grand Charles ». Grand par la taille mais petit par la morale.
Charlotte (de Brie)
12 mai 2022 @ 21:32
1964 : Le Général De Gaulle : » le comte de Paris à l’Elysée, pourquoi pas la Reine des Gitans ? »
Sans commentaire.
Charlotte (de Brie)
12 mai 2022 @ 21:39
Ah si un commentaire : on a dit que c’était Pompidou qui avait dit ça, tiens donc ! oui je sais l’amiral Philippe De Gaulle a démenti, prétextant l’attachement de son père à l’idéal monarchique, c’est certainement vrai, mais peut-être avec d’autre acteur. Sinon, il aurait soutenu le comte de Paris qui lui avait, je crois, demandé de le désigner comme son successeur.
Enfin, le chapitre est clôt.
Ghislaine
14 mai 2022 @ 09:52
Oui mais bien avant 1964 Charlotte de Brie , il a quand même bien tutoyé la famille Orléans , relisez les livres de la comtesse de Paris .
Gérard
14 mai 2022 @ 20:01
On sait que ce mot n’est pas de De Gaulle. Il semble qu’il soit de Pompidou. L’amiral De Gaulle a dit que jamais son père n’aurait pu dire une chose pareille.
Charlotte (de Brie)
16 mai 2022 @ 20:06
@Ghislaine
C’est un peu loin dans les commentaires, mais peut-être le lirez-vous.
Premièrement très honnêtement, j’ai tenté de lire un livre de la Comtesse de Paris et le livre m’est tombé des mains.
Là n’est pas le sujet, enfin, un peu.
La Loi du 24 juin 1950, détrompez-moi, abroge la loi du 22 juin 1886 relative aux membres de familles ayant régné sur la France.
et frappées d’exil.
Bien. cette loi de 1950 est signée par Vincent Auriol, Président de la République, Georges Bidault, Président du Conseil, René Meyer, Garde des Sceaux et Henri Queuille, Ministre de l’Intérieur.
Donc depuis 1950 les héritiers de nos rois, empereurs ont de nouveau le droit de résider en France et d’y exercer le droit de citoyens.
Donc encore, si des liens entre le Général De Gaulle et le prétendant Orléans, au moins entre 1958, date du retour aux affaires du Général et 1964, ont été tissés il semble qu’en 1964, le Général aurait pu s’effacer devant Henri et le proposer au suffrage universel.
Il n’en fut rien.
Alors deux possibilités :
Le Général avait ses ambitions propres
Le Général n’avait aucune confiance en Henri d’Orléans
A chacun de choisir !
Charlotte (de Brie)
16 mai 2022 @ 20:08
@Gérard, c’est ce que je viens de dire, mais il n’empêche qu’il y a eu « embrouille » sur ce coup là.
Gérard
14 mai 2022 @ 20:04
Là vous faites un rapprochement spatio-temporel qui n’a pas lieu d’être.
Charlotte (de Brie)
16 mai 2022 @ 20:09
Vous vous adressez à qui Gérard ?
Umbert
9 mai 2022 @ 10:49
Félicitations à un jeune Prince qui a conscience de l’état de la France et qui a le courage de se lever et de combattre le mondialisme et ses excès dévastateurs pour l’avenir du pays.
Leonor
9 mai 2022 @ 11:31
Despotes en vue à gauche, gauche toute, verdure y compris.
Despotes à droite droitissime , à genoux devant Vlad, tsar de toutes les Russies.
Que le Ciel nous vienne en aide.
Mais aide-toi, et le Ciel t’aidera.
Bref, réfléchissons, ayons du bon sens, et allons voter.
Sébastien
11 mai 2022 @ 14:06
He Léo…çà y est…on a voté…le 24 avril et début mai…çà y est…croyez vous que les Législatives vont changer grand chose ?
Actarus
9 mai 2022 @ 11:47
La 2e circonscription de l’Orne comprend les cantons de L’Aigle, Bretoncelles, Ceton, Ecouves (5 communes), Mortagne-au-Perche, Rai (sauf commune de Godisson), Tourouvre au Perche et Vimoutiers.
Il faut que je me penche sur les résultats de la présidentielle, mais à première vue, si le Rassemblement National le soutient (c’est-à-dire, ne présente pas de candidat), il a une chance d’être élu.
Pour mémoire, point n’est besoin de résider dans une circonscription législative pour y être candidat. Voyez Jack Lang, maire de Blois et député de la 1ère circonscription du Loir-et-Cher, parachuté dans la 6e du Pas-de-Calais en 2002 où il a fait deux mandats avant d’aller se faire voir ailleurs car il avait refusé de se soumettre préalablement au vote des militants socialistes, et cet ailleurs fut la 2e circonscription des Vosges où il fut battu au second tour en 2012. ?
Avel
9 mai 2022 @ 11:57
Et ben… pauvre France!
beji
9 mai 2022 @ 12:01
C’est une bonne nouvelle.
Sofia M
9 mai 2022 @ 12:06
Aujourd’hui un patriote qui aime son pays est systématiquement dénigré et c’est ça qui est intolérable.
Ghislaine
11 mai 2022 @ 13:26
Sofia M Je suis TOTALEMENT de votre avis . On a l’exemple d’un peuple patriote qui se bat avec une dignité absolue( non loin de chez nous ) qui force l’admiration mais chez nous c’est mal vu , surtout pas ça !
Folie François-Xavier
9 mai 2022 @ 12:09
Entre les positions sociétales rétrogrades des Orléans et les Bourbon qui se mettent à frayer dans les eaux nauséabondes d’une extrême droite qui ne dit pas son nom, le monarchisme français devient franchement glauque. La Couronne est censée représenter tous les citoyens. On mesure à quel point la restauration monarchique est illusoire en France. Les prétendants et leurs apparentés devraient prôner consensus et modération.
Gatienne
12 mai 2022 @ 13:10
« Qui se mettent à frayer… » L’Action Française qui prônait le redressement national » à sa sauce, une nouveauté ?
Récemment nous avons eu de la part des deux prétendants Orléans et Bourbon des prises de position sans équivoque de soutien aux Gilets Jaunes.
Alors, pour espérer autre chose qu’un positionnement aux extrêmes, on repassera !
Ce n’est tout simplement pas dans l’ADN des mouvement monarchistes et de ceux qui les incarnent sur deux siècles !
beji
9 mai 2022 @ 12:15
Pour compléter le commentaire d’Aristocrate,quelques temps après l’élection du
pape Benoît XVI,son secrétaire particulier Monseigneur Georg Gänswein a déclaré
avec une grande lucidité qu’il y a un risque d’islamisation de l’Europe; je ne veux pas ça pour mon pays, la France, malheureusement bien abîmée depuis les présidences Hollande et Macron;et Mélenchion en embuscade;pauvres de nous.
Passera,passera pas ?
Dom
9 mai 2022 @ 12:18
Par pitié pas de politique sur le site.
Le titre est Noblesses et Royautés
Nini Plume ?
11 mai 2022 @ 19:38
Si, si, Dom. Vous ne trouvez pas finalement que c’est très intéressant tout cela ? Moi qui ai tendance avoir des positions bien affirmées, aussitôt que j’en ai une, une part de doute s’en empare. Alors, savoir ce pensent mes frères en humanité de la politique m’intéresse véritablement. C’est une assez douce façon s’ouvrir ses oreilles après tout, si on accepte comme naturelle et enrichissante la controverse.,
Marie I
9 mai 2022 @ 12:20
Voilà un prince qui envisage un meilleur avenir pour la France et les français.
Bravo à lui
Esquiline
9 mai 2022 @ 13:00
Quand je vois ce genre d’article et les commentaires qui suivent je me demande si un site argentin par exemple serait immédiatement squatté par les Espagnols.
Être francophone non ?? quelle plaie!
Marie de Cessy
9 mai 2022 @ 13:13
Dieu merci je n’habite pas dans l’Orne et n’aurait donc pas à voter pour lui.
Fabi
10 mai 2022 @ 12:43
La France n’est pas un pays autoritaire et personne n’a le couteau sous la gorge lorsqu’il choisi son bulletin de vote dans le secret de l’isoloir donc vous n’aurez pas à voter pour le prince Amaury d’autant que vous ne résidez même pas dans sa circonscription !!!
Ghislaine
11 mai 2022 @ 13:29
Vous avez les mots qui faut vous Fabi , personne n’a le couteau sous la gorge , à toutes fins utiles je vous signale qu’un médecin militaire en civil allait chercher ses enfants à l’école et a été attaqué à Marseille par un déséquilibré (encore un) qui lui a planté plusieurs fois son couteau dans la gorge .
Douce France où es tu Pays de mon enfance .
Mayg
9 mai 2022 @ 13:13
« son programme s’inscrit dans la longue et glorieuse histoire de France”
Eh non pas vraiment. L’extrême droite n’a rien de glorieux et ne représente en aucun cas l’histoire de la France.
Universelle relokée
10 mai 2022 @ 13:24
Ce n’est pas la gauche non plus qui représente la France . La gauche seb nourrit de la victimisation .
Mayg
11 mai 2022 @ 16:07
Et en matière de victimisation vous en connaissez un rayon.
Cosmo
10 mai 2022 @ 17:14
En effet, Mayg, certains confondent tradition et extrémisme. On peut être traditionnel, conservateur, monarchiste légitimiste, monarchiste orléaniste, bonapartiste, globalement tous qualifiés à droite, sans être fasciste ni raciste et encore moins antisémite.
L’histoire de France est un mélange de conservatisme, de révolution, d’humanisme ou de schisme, mais les épisodes d’extrême droite y ont été rares et au pouvoir seulement de 1940 à 1945. Hélas, les choses changent.
Trianon
11 mai 2022 @ 12:19
La France me semblent tellement divisée , que je vois pas qui pourrait rassembler tout le monde …je trouve ça inquiétant Cosmo .
Il y a trop d’extrêmes .
Trianon
12 mai 2022 @ 11:23
Me semblE..
Mayg
11 mai 2022 @ 16:13
Effectivement Cosmo.
Karabakh
10 mai 2022 @ 17:50
Merci de rappeler que les extrêmes ne portent en rien l’Histoire de la France. Certains nobliaux, autoproclamés compris, l’ont oublié.
Isabelle Boito
9 mai 2022 @ 13:13
Bien, ce Prince à le courage de ses opinions. Lui ne vit pas aux crochet de la France….
Honte à ceux qui disent avoir honte, car en France il existe un mot …LIBERTE…
Et ce Prince est libre.
aubepine
9 mai 2022 @ 13:14
On ne peut dire que les Bourbons- Parme sont desargentés ,ils n’ont montré leur compte en banque à personne ; celà dit ils sont comme tout le monde et ont droit d’avoir les idées politiques qui leur conviennent , ce sont des citoyens comme les autres et s’ils sont de droite c’est qu’ils sont pour l’ordre et la paix en france !
Valérie R.
9 mai 2022 @ 13:23
Merci, Thibaut !
aubepine
9 mai 2022 @ 13:31
houps ! Bourbon – Parme …….France
Oriane
9 mai 2022 @ 13:38
Amaury a bien le droit de se présenter à des élections donc les remarques désobligeantes des uns et des autres sont en trop. Mieux vaut un prince qui lutte pour ses idées qu’un prince qui défile sur des podiums pour recevoir de l’argent facile et vivre dans un monde déglingué sans le moindre repère moral.
Universelle relokée
9 mai 2022 @ 14:29
Pourquoi certains blancs comme vous combattent des blancs qui tiennent à leur héritage ? Un peu de respect dans votre langage . En Asie, en Afrique, les gens font tout pour préserver leur héritage culturel, en Europe , des Européens se sont décidés à combattre leur héritage ,soit disant qu nom de l’universalisme . Tout excès es mauvais quand même . Respectez au moins ceux qui ne réfléchissent pas comme vous, au lieu de les dénigrer .
COLETTE C.
9 mai 2022 @ 15:21
Surprise !
prosper
9 mai 2022 @ 15:49
J’estime que l’on doit respecter le choix de chacun. On voit à quel point on s’acharne systématiquement sur « l’extrême droite » mais quand il s’agit de l’extrême gauche qui n’est pas mieux, on est bien plus tolérant. A lire certains commentaires, il faudrait une pensée unique.
E. de S.
9 mai 2022 @ 17:42
Cher Amaury,
Merci pour ton engagement et ta détermination et surtout, surtout
Vive la France !
Charlotte (de Brie)
11 mai 2022 @ 21:12
Pourquoi passer par N&R pour vous adresser à Amaury que vous semblez bien connaître ?
Ghislaine
14 mai 2022 @ 09:55
Je ne comprends pas Charlotte de Brie , mais pourquoi pas dès lors que E de S estime devoir soutenir son ami .
Mary ?
9 mai 2022 @ 22:36
Tous des pingouins. Tous des bonimenteurs. Ils veulent se faire élire pour avoir argent, statut et illusion du pouvoir.
Florence Bouchy-Picon
9 mai 2022 @ 23:16
Je pense que l’engagement de ce Prince capétien et français très courageux.
Karabakh
10 mai 2022 @ 17:52
Étonnamment, on oublie que lui aussi est un descendant direct du roi Philippe V d’Espagne, lequel a renoncé (même contraint et forcé par Papy Louis) a toute prétention française. Et ça lui donne du « prince français »…
Gérard
13 mai 2022 @ 20:53
Disons qu’il est prince et qu’il est français.
Florence Bouchy-Picon
9 mai 2022 @ 23:17
Est très courageux. J’avais oublié ce verbe; Le Prince Amaury a toute mon estime.
Julie W.
10 mai 2022 @ 00:02
« Son programme s’inscrit dans la longue et glorieuse histoire de France”… !? Historienne de formation, j’ai failli tomber de ma chaise devant de telles âneries. Zemmour, le pluri-condamné [à compléter], un digne héritier de nos plus grands hommes !?
Lorsque l’on apporte son soutien à quelqu’un qui utilise honteusement et réécrit l’histoire à des fins politiques, soit on ne connaît rien à celle-ci, soit on ne la respecte pas. Dans un cas comme dans l’autre, on n’aime pas l’histoire.
Lorsque l’on apporte son soutien à un homme qui exècre tout ce qui fait la grandeur de notre pays depuis les Lumières (liberté, égalité, fraternité, démocratie, laïcité, etc.), on n’aime pas la France. On veut qu’elle aille dans le mur.
Ces individus aiment les légendes ; or les légendes ne sont pas l’histoire. Ce sont des nostalgiques d’une France qui n’a jamais existé. Des amoureux du passé uniquement parce qu’ils y étaient « du bon côté ».
Face à ces esprits étriqués et poussiéreux, comme les Jean-Christophe Napoléon et autres Emanuele-Filiberto di Savoia me semblent sympathiques ! Sains et bien dans leur époque.
Il reste à notre pays assez de gens capables : que ces Bourbon bien-nés et bien-sots retournent à leur anonymat !
Cosmo
10 mai 2022 @ 17:07
En effet, selon Zemmour, heureusement que les Juifs ont eu Pétain pour les aider…enfin, il a rectifié les Juifs français…donc les autres Juifs, pas français, polonais ou allemands, pouvaient donc être envoyés en camp de concentration…sauf que beaucoup de Juifs français y ont été envoyés et y sont morts, avec ceux qui s’opposaient au nazisme. Pour ne parle que d’elle, Simone Veil a été déportée avec sa famille, son père, sa mère et son frères y sont morts. 76000 Juifs, dont 11000 enfants ont été déportés avec l’aide active du gouvernement français.
C’est bien une réécriture de l’histoire de la part de Zemmour qui est allé pêcher dans les eaux troubles des nostalgiques de la francisque. Et il y en a encore.
Pascal HERVE
11 mai 2022 @ 11:16
Ca c’est un argument pertinent et je me demande bien ce qu’il est allé faire dans cette galère là .
C’est un polémiste plutôt brillant et plus cultivé que l’écrasante majorité de ceux qui l’interrogent ou débattent avec lui mais il s’est à mon avis fourvoyé en politique dans un système qui veut que l’on plaise au plus grand nombre .
Mais dans les débats on sentait bien que ceux qui étaient invités avait pour mission de le dézinguer à tout prix , c’était assez pénible de voir qu’à peine il commençait à répondre à une question (supposée dérangeante pour lui ) on lui en posait une autre pour l’épuiser et le désarçonner .
Même si dans cet exercice certains , à l’exemple de « notre » ministre de l’économie , se sont couverts de ridicule.
Mais enfin… tout ça n’aura pas servi à grand chose .
Julie W.
12 mai 2022 @ 06:47
@Cosmo : Vous faites bien, concernant Zemmour, d’entrer dans les « détails » – et pas des moindres ! De toute façon, ce n’est pas bien compliqué : sur les 74.150 Juifs déportés par Vichy, un tiers avaient la nationalité française (ceux qui venaient d’être déchus de leur nationalité française par Pétain – et ils étaient nombreux ! – ne sont probablement pas comptabilisés dans ce tiers). Par ailleurs, le document de 1940 qui définissait le « statut des Juifs » (et qui se trouve au Mémorial de la Shoah) est annoté de la main de Pétain… qui le durcit encore ! Dans ce texte, initialement, un paragraphe précise que les descendants de Juifs français sont exclus du « projet » (le projet étant le fichage, puis l’exclusion, puis la spoliation, etc.). Mais Pétain finit par rayer ledit paragraphe. Ainsi, tous les Juifs de France – qu’ils soient français ou étrangers – deviennent donc concernés. Et ce, sans aucune demande de l’Allemagne.
CQFD.
Si l’on sait l’écouter, Zemmour admet à demi-mot traficoter l’histoire… au nom de l’unité française. Car il ne faut « ni repentance, ni culpabilité » (ce sont ses termes). Imaginons un jeune homme qui aurait commis un acte grave et à qui l’on dirait : « Allez mon petit, ce n’est rien : tu ne dois surtout éprouver ni repentance, ni culpabilité ! » Quel avenir s’offrirait à ce jeune homme ? Aucun. Débauche et naufrage.
Amicalement !
Gérard
14 mai 2022 @ 20:25
On ne peut pas je crois se fonder sur la politique odieuse de Pétain il y a bientôt 80 ans et ressasser toujours les mêmes choses.
Il faut toujours être méfiant mais il y a aujourd’hui plus de garde-fous qu’autrefois.
Alors il importe que toutes les idées soient représentées au parlement sinon c’est la rue qui prendra le dessus.
Julie W.
15 mai 2022 @ 22:54
@Gérard : Il est parfois nécessaire de « ressasser » comme vous dites, si c’est en étant factuels et précis. Et lorsque cela concerne un sujet aussi grave que la déportation. Il y a même urgence – quand les Français connaissent si mal l’histoire de France (un collégien français ne reçoit qu’1 h 15 de cours d’histoire par semaine !), que les gens s’informent sur Facebook plutôt que dans les livres, que les populismes montent et que la désinformation fait des ravages… Si les Russes connaissaient mieux l’histoire, pensez-vous que Poutine tiendrait de tels propos au sujet des pseudos « Nazis d’Ukraine », et pourrait justifier ainsi son action ? Assurément, non.
Zemmour passe pour un expert en histoire (beaucoup pensent, à tort, qu’il a une formation d’historien) : les gens lui font donc confiance. Comment sauraient-il qu’il leur ment, puisqu’ils méconnaissent faits et chiffres ? Je serais étonnée d’apprendre qu’Amaury de Bourbon-Parme et son père connaissent les chiffres énoncés plus haut, lesquels prouvent que Zemmour raconte d’odieuses inepties… Laisser l’inculture gagner du terrain, c’est aller contre la démocratie. Car il n’y a pas de démocratie réelle si l’on vote en « méconnaissance » de cause.
Non, rien n’est jamais acquis : regardez ce qu’il se passe actuellement aux USA (pays moderne s’il en est !) au sujet du droit des femmes à disposer de leur corps…
Quant au Parlement, je suis de votre avis (bien que je ne pense pas que Zemmour soit représentatif de qui que ce soit… c’est un idéologue, pas un politicien). Pour cela, il faut passer à la proportionnelle intégrale (en espérant que nous ne revivrons pas le traumatisme de 1986 !).
Ghislaine
14 mai 2022 @ 09:57
Cosmo je me permets de citer aussi sa soeur aînée , Résistante .
Karabakh
10 mai 2022 @ 17:56
Merci Julie!
Notez quand même que la poignée de rigolos qui défendent ce prince sont des soutiens habituels d’un autre « prince » (il utilise ce titre), habitués des réécritures historiques. Personnellement, ça me fait un peu froid dans le dos, surtout quand je pense à la place que ce site donne à ces princes capétiens.
L’anonymat. Oui je crois que c’est encore ce qui leur correspond le mieux.
Julie W.
12 mai 2022 @ 07:46
@Karabakh : Comment s’en étonner ? Il y a des passerelles entre tous les extrémismes. Et les mêmes recettes (je suis en train de terminer le bouquin « Dans la tête de Poutine » : on y apprend qu’il s’est opposé à tout « travail de mémoire » sur les années soviétiques, au nom de l’unité nationale… tiens tiens !).
Nos arguments n’ouvriront pas les yeux des « rigolos » en question. Qui pensent davantage aimer la France que vous et moi. Et savoir comment la « sauver ». Mais qui oublient qu’avec copain Pétain, nous serions aujourd’hui tous allemands. Et qu’avec l’ami Zemmour, nous serions des vassaux de la Russie et de la Syrie. Charmants programmes.
Les capétiens d’aujourd’hui sont peut-être plus anachroniques qu’extrémistes, parce qu’on les maintient dans un monde confit duquel ils n’ont aucune raison de vouloir s’extraire (pour leurs supporters, en revanche, je serais moins optimiste…). Leurs ancêtres étaient, pour beaucoup de choses, en avance sur leur temps – pensons à Louis XVI qui, jusqu’à l’échafaud, se passionnera pour l’expédition scientifique de Lapérouse. Eux, hélas, se donnent le passé pour avenir !
Amicalement !
Ghislaine
13 mai 2022 @ 17:17
Julie W. Il y a de fortes chances pour que mon post ne passe pas – Puisque vous avez l’air d’être une exégète de l’Histoire en général et que vous avez raison de l’être pour le copain pétain , comment recevez-vous les essais de Daladier et du copain pétain de discutailler avec l’envahisseur de la France ? Cela m’intéresse beaucoup – Merci pour vos posts .
Julie W.
15 mai 2022 @ 07:30
@Ghislaine : Merci à vous ! J’espère que les modérateurs du site accepteront de publier ma réponse, longue et un peu « hors sujet ». Si c’est le cas, je les en remercie.
Il est normal et bon qu’un chef d’Etat ou un président du Conseil dialogue avec l’ennemi – puisqu’ils sont, par définition, également diplomates. On le voit nous-mêmes en ce moment : le président Macron (et même Volodymyr Zelensky) maintient le contact avec Poutine, sans partager aucun de ses points de vue.
Concernant Daladier, je pense que vous faites allusion aux « Accords de Munich », qu’il signe avec Hitler en septembre 1938, en tant que président du Conseil… Si l’on peut rapprocher Pétain et Daladier, pour avoir traité avec le Führer – dans le but de « sauver la paix » (pour Daladier) et de « sauver la France » (pour Pétain) – il me semble que la comparaison doit s’arrêter là.
Le 22 juin 1940, lorsque Pétain signe l’Armistice, il sait déjà parfaitement « qui » est Hitler et connaît certainement son but ultime. Le contexte est fort différent en 1938. Bien qu’il soit menaçant et qu’il ait déjà annexé l’Autriche, on croit encore qu’Hitler pourra s’arrêter là – d’autant que le peuple Allemand (traumatisé par la Première Guerre mondiale et le « Traité de Versailles ») ne veut pas d’un nouveau conflit mondial.
Par ailleurs, en signant l’Armistice, le « héros de Verdun » en dit long sur sa personnalité et son rapport à la France et aux Français (de Gaulle écrira dans ses « Mémoires » que c’est son grand âge qui lui a fait faire ces mauvais choix ; je le trouve bien gentil et personnellement, j’en doute…) : il ne respecte pas le traité d’alliance avec la Grande-Bretagne (qui interdisait de signer une paix séparée), il montre qu’il n’a foi ni envers les Alliés ni envers les forces françaises encore disponibles, il accepte un contrat qui saigne la France et la vassalise (paiement d’indemnités écrasantes, coupure du territoire français en deux, fin de la République et de l’Assemblée nationale, etc.) et fait entrer le pays dans la collaboration – s’asseyant au passage sur les valeurs de notre République. Tout cela, alors qu’un « autre choix » était encore possible – incarné, bien entendu, par de Gaulle et la Résistance.
Toujours en ce qui concerne Pétain, parler de « collaboration contrainte » est, à mon sens, tout à fait malhonnête. Outre tout ce qui précède, trop d’éléments sont là pour le prouver. Sa politique démontre que sa vision du monde est compatible (attention : j’ai bien écrit « compatible », et non « similaire » !) avec celle du Troisième Reich : il pénalise à nouveau l’homosexualité (alors qu’elle est dépénalisée depuis la Révolution française), il crée des « catégories » de Français (avec le « statut des Juifs », que j’ai déjà abordé), il est à l’origine de la « Section spéciale » en 1941 (laquelle va combattre les réseaux de Résistants ; dans le même esprit, en 1942, il ordonnera à ses troupes d’attaquer les Alliés en Afrique du Nord), il approuve la création de la Milice en 1943, il remplace « La Marseillaise » par le chant « Maréchal, nous voilà ! », il modifie le drapeau français en y ajoutant la francisque, il instaure le culte de « sa » personnalité (via une propagande extrêmement intensive). Et cætera. En octobre 1940 – lors de l’entrevue de Montoire, où il retrouve Hitler – Pétain « passe la cinquième » question collaboration… Sur les photos prises à cette occasion, on n’y voit pas un homme abattu – mais un homme souriant et détendu. Il dira d’ailleurs : « C’est dans l’honneur et pour maintenir l’unité de la France que je rentre aujourd’hui dans la voie de la collaboration ! » Voilà donc un homme qui collabore avec l’Allemagne nazie « dans l’honneur » et qui, après s’être évertué à diviser les Français, parle d’unité du pays !
A l’inverse, après la signature des « Accords de Munich », lorsque Daladier est acclamé par la foule à l’aéroport (il recevra d’ailleurs des cadeaux venus de toute la France, le pays étant rassuré par la promesse de paix qu’il est allé décrocher), il déclare : « Ah, les cons ! S’ils savaient ! ». Il rentre donc d’Allemagne profondément inquiet et lucide, sentant bien qu’Hitler n’est pas homme à tenir ses promesses. Sur toutes les photos de l’entrevue, son visage est blême – à l’inverse de Chamberlain (le ministre anglais qui a également signé les « Accords »), dont la mine est réjouie et qui déclare que le Führer est un homme de parole.
En 1933 déjà, Daladier – qui avait compris que l’Allemagne blessée et humiliée représentait un danger pour la paix dans le monde – avait tenté de maintenir celle-ci au sein de la « SDN » et de l’inclure dans une conférence pour le désarmement. Tentatives vaines (Hitler choisissant de faire cavalier seul et de travailler, au contraire, au réarmement de l’Allemagne). Dès le lendemain des « Accords de Munich », Daladier fait son possible pour dynamiser l’industrie de guerre et tente de commander un grand nombre d’avions militaires aux USA. Ceci afin de protéger la France et de dissuader – encore et toujours – Hitler d’attaquer. Il se heurte à une partie de son gouvernement, qui rejette ces mesures au nom de l’apaisement.
Alors, en effet, les « Accords de Munich » signés par Daladier ont en partie conduit à la Seconde Guerre mondiale… Puisqu’ils ont quasiment « offert » la Tchécoslovaquie à Hitler – lequel s’est ensuite cru tout permis, et a envahi la Pologne le 1er septembre 1939 (entraînant l’entrée en guerre de la France, notre pays ayant garanti l’intégrité de la Pologne lors de la signature des « Accords »). Mais qui aurait pu prédire l’invasion de celle-ci ? Hormis un visionnaire comme Churchill – qui avait déclaré en octobre 1938 : « Ils [Daladier et Chamberlain] ont accepté le déshonneur pour avoir la paix, ils auront le déshonneur et la guerre ». On peut donc critiquer Daladier, et l’on ne s’en prive pas ! Toutefois, il a, à mon sens, réellement tenté de maintenir la paix. Par des moyens, certes, pas toujours formidables. Mais sans vendre son âme. Ni, surtout, l’âme de la France.
Amicalement !
Gérard
14 mai 2022 @ 20:20
C’est un peu simpliste.
Ghislaine
18 mai 2022 @ 13:52
Ah non Gérard c’est formidablement bien expliqué , Merci Julie W. Merci vraiment pour ce travail de synthèse car ma question pouvait être prise un peu en chausse-trappe .
Bien amicalement et je suis admirative .
Julie W.
20 mai 2022 @ 02:14
@Ghislaine : Merci pour vos adorables mots… Vos questionnements m’ont donné l’occasion de me replonger dans cette partie de notre histoire que je connais relativement peu, alors je vous dis également « Merci » ! :)
Baboula
11 mai 2022 @ 10:01
Julie W. , vous devriez nous donner plus souvent votre avis . Les personnes qui savent de quoi elles parlent sont les bienvenues .
Julie W.
12 mai 2022 @ 18:45
@Baboula : Je n’ai qu’un modeste master II en Histoire moderne et contemporaine – ce qui ne me donne aucune légitimité. Honnêtement, j’en ignore plus que j’en sais, et bien des lecteurs de N&R sont plus calés que moi !
En revanche, les gens qui sacralisent l’histoire, s’érigent en propriétaires de la chose (parce que nés « ceci » ou « cela ») mais prouvent qu’ils n’y connaissent RIEN (curieux paradoxe, non !?) me hérissent le poil…
Lorsque l’on entame des études d’histoire, on apprend que celle-ci est neutre, factuelle, froide. Il s’agit d’une science (dite « molle ») – pas d’une religion. Ni d’une arme. Un historien qui la « sentimentaliserait » cesserait de faire de l’histoire.
Amitiés !
Pascal Hervé ?
13 mai 2022 @ 13:27
Neutre ? Factuelle ? Froide ??
Pascal Hervé ?
13 mai 2022 @ 13:29
Je n’avais pas lu votre réponse à Nini Plume?
Baboula
13 mai 2022 @ 18:03
Julie votre modestie est un éloge à votre pensée . Mûrissez sagement .
Julie W.
15 mai 2022 @ 07:37
@Baboula : Je vais y tâcher… Merci pour votre gentillesse !
Nini Plume ?
11 mai 2022 @ 19:44
Mais Julie W, y a-t-il de l’objectivité dans l’histoire ? Dites-moi si je fais une erreur : ne pensons-nous pas en système ? Et la lecture de l’histoire y échappe -t-elle ?
Julie W.
13 mai 2022 @ 01:40
@Nini Plume : Question essentielle, mais difficile… L’histoire étant faite par des hommes, eux-mêmes traversés par des émotions et héritiers d’une histoire personnelle, peut-elle être « absolument » objective ? Je ne pense pas. Fénelon disait que l’historien devait écrire comme s’il n’était « d’aucun temps, ni d’aucun lieu ». Faire son boulot d’historien, c’est collecter puis interpréter… Or comment interpréter sans y mettre un peu de soi-même ?
Mais cela nous empêche-t-il de faire l’histoire ? Non ! Car il y a bien des éléments totalement objectifs et neutres dans l’histoire : les dates et les faits. Et si les historiens doivent s’effacer, être sans jugement, dépassionnés et aussi objectifs QUE POSSIBLE pour éclairer les faits, en général, ils y parviennent.
Enfin… depuis que des historiens et sociologues (dont ceux de « l’Ecole des Annales ») ont révolutionné la façon de faire l’histoire, entre la fin du 19e siècle et les années 20. En effet, auparavant, les historiens servaient le pouvoir (construisant le fameux « récit national » cher à l’Extrême-Droite, c’est-à-dire une construction mythologique de l’histoire de France), et se contentaient de recopier les ouvrages des générations précédentes… Sans se soucier ni des sources, ni de vérité (donc si vous avez chez vous des ouvrages d’histoire antérieurs à cette époque, comme ceux de Michelet, sachez qu’ils n’ont que peu de valeur historique…).
Nos ouvrages contemporains, tant qu’ils sont rédigés par de véritables historiens (et non des journalistes politisés se frottant à l’histoire, comme Jean Sévillia), sont fiables. Quoi qu’en disent tous les « -istes » (extrémistes, complotistes, etc.). Je ne pense pas que, dans 5 siècles, les historiens remettront en question ce que les nôtres ont écrit sur – par exemple – la Shoah. Encore une fois, le « récit national », c’est terminé ! N’en déplaise aux Zemmour et autres Lorànt Deutsch.
Rappelons que « faire l’histoire », c’est travailler en scientifique rigoureux et non en idéologue. C’est enquêter (« histoire » signifie « enquête » en grec), en s’appuyant sur des sources brutes : orales, écrites ou matérielles (la numismatique par exemple). C’est mentionner sans cesse et précisément les dites sources. Tout cela constitue une sorte de « garde-fou », qui empêche l’historien de sortir de son rôle et de délirer. Car faire l’histoire, ce n’est pas écrire « ce qu’on veut lui faire dire » – sinon, ce n’est que de la propagande ou du roman.
En espérant vous avoir (un peu) éclairée…
Amicalement !
Charlotte (de Brie)
16 mai 2022 @ 11:42
Ayant lu attentivement vos différentes réponses, ce qui explique mon retard à réagir, je tiens à vous en remercier pour leur clarté, précision, professionnalisme, le tout avec modestie et souci du partage.
J’apprécie particulièrement cette définition de l’histoire que vous donnez : travailler, enquêter.
On a souvent tendance à mélanger histoire et actualité.
L’actualité, nous la vivons et à vitesse accélérée en ce siècle, émotionnellement, épidermiquement, passionnément parfois. Ce qui explique certains avis à la fois tranchés et partiels.. Cette actualité fera l’histoire de demain, avec l’étude de données que nous ne connaissons pas ou imparfaitement.
Bonne semaine
Julie W.
17 mai 2022 @ 06:44
@Charlotte : Merci pour votre message, qui me touche beaucoup !
Vous avez parfaitement compris les choses… En effet, l’historien ne se penche pas sur les évènements « tout frais » (ça, c’est le travail des journalistes et des experts, du type politologues ou sociologues). Il faut un peu de temps pour qu’une actualité devienne « de l’histoire » : en général, au moins 40 ans. Cependant, le point de vue d’un historien est particulièrement utile pour éclairer notre présent – car les faits historiques ont tendance à se répéter et à rester brûlants (le « passé » est-il vraiment passé ? une famille autrefois victime de la Shoah considère-t-elle que tout cela est « classé » ? la guerre d’Algérie pourtant terminée depuis 1962 est-elle vraiment un « sujet mort » ?). Et l’histoire, nous le voyons chaque jour, tend à être instrumentalisée.
L’historien est donc à la fois un garde-fou, un éclaireur du passé et, dans une moindre mesure, du présent.
Douce semaine à vous aussi ! Bien amicalement !
Nini Plume ?
14 mai 2022 @ 06:56
Julie W,
Merci pour cette réponse étoffée. Je m’en vais la lire à nouveau et peut-être bien plusieurs fois.
Baboula
14 mai 2022 @ 19:17
Pour moi aussi plusieurs fois .
Julie W.
15 mai 2022 @ 07:41
@Nini Plume : Je vous en prie ! Je suis heureuse d’avoir pu vous apporter un début de réponse…
Gérard
14 mai 2022 @ 20:29
Contrairement à son père le prince Napoléon ne tient aucun propos politique. Je crois qu’il en est ainsi aussi en Italie du prince de Venise. Mais entre un prince qui ne dit jamais rien et un prince qui dit tout ce qui lui passe par la tête il faut peut-être trouver un compromis.
Julie W.
15 mai 2022 @ 23:22
@Gérard : Figurez-vous que je viens de découvrir qu’Emanuele-Filiberto di Savoia a créé son parti politique (« Realtà Italia ») en 2020 – en réaction à ce que vivait alors l’Italie avec la COVID. Son objectif étant de… restaurer la monarchie en Italie ! Bon, le garçon semble avoir moins les pieds sur Terre que je ne le pensais (surtout quand on connaît l’attachement des Italiens à la république).
MARQUIS DE CARAMBA
10 mai 2022 @ 01:38
María Teresa de Borbón Parma dans son livre Así fueron, así son : « … Un prince ne peut pas être à la tête d’un parti politique. »
Lorsque Xavier de Bourbon Parme renonce à ses droits dynastiques en faveur de son fils Carlos Hugo, qui avait déjà été à l’avant-garde du mouvement carliste, bien qu’avec une orientation idéologique différente de la traditionnelle. Le prince, aujourd’hui décédé, prônait un socialisme autogéré, très éloigné du traditionnel Dieu, pays, privilèges, roi, que le parti carliste a repris à son compte, avec peu de succès lors des élections générales de la période démocratique. En 1974, ce parti a rejoint la Junte démocratique, qu’il a quittée en février 1975 pour rejoindre la Plate-forme démocratique, et l’Assemblea de Catalunya, et a bénéficié d’une reconnaissance importante au sein du mouvement ouvrier.
La dérive gauchiste n’a pas été et n’est pas suivie par tous les carlistes (la Communion traditionaliste est d’une ligne conservatrice). Et Carlos Hugo a vu comment son jeune frère Sixto, à la tête de ses partisans, parmi lesquels se trouvaient des éléments d’extrême droite, a affronté ses partisans lors du rassemblement de Montejurra en 1976, au début de la démocratie, entraînant deux morts. Cet épisode trouble a laissé une marque particulière sur le carlisme et sur l’histoire de l’Espagne à ce moment historique.
L’activité politique menée en Espagne par le prince Charles Hugo et son père agace Franco, qui n’apprécie guère les interférences politiques échappant à son contrôle. En conséquence, la famille Bourbon Parma est expulsée en décembre 1968 ; elle n’a pas la nationalité espagnole. Le Prince Xavier voyage avec un passeport de l’Ordre de Malte ; ses enfants ont la nationalité française.
Avec la démocratie, le carlisme ne s’est pas implanté en Espagne malgré la ligne pluraliste adoptée par le prince Charles Hugo et son mouvement, qui a pris la forme du parti carliste, qu’il a ensuite présidé. Lors des congrès de 1970-71 et 1972, le socialisme d’autogestion globale a été adopté. En tant que tête de liste de ce parti, il a obtenu la nationalité espagnole le 5 janvier 1979. Carlos Hugo a conduit la liste du parti carliste en Navarre lors des élections générales de mars 1979, les premières avec l’approbation de la Constitution, mais il n’a pas été élu député. L’espace défendu par ce carlisme (il a obtenu 50 552 voix dans toute l’Espagne) a été occupé par d’autres forces. Le 24 novembre 1979, après la mort de son père, le duc de Parme et de Plaisance démissionne de la présidence du parti, et le 28 avril 1980, il quitte le parti.
Après la fin de 1978, la relation entre le parti carliste et la dynastie a été momentanément mise en sommeil. Ou, comme le souligne la princesse María Teresa de Borbón Parma dans son livre « Así fueron, así son, »un príncipe no puede estar al frente de un partido político.
LSC
13 mai 2022 @ 12:05
Le prince Xavier n’était d’ailleurs devenu duc titulaire de Parme qu’à l’âge de 85 ans lors du décès de son neveu le prince Robert en 1974, lequel neveu avait autorisé rétroactivement le mariage de son oncle en 1959 lorsqu’il était devenu chef de maison.
En effet, le prince Elie était brouillé avec ses demi-frères. A ce sujet aucun souverain de Parme n’a légiféré en matière successorale, celle-ci étant uniquement régie par le traité de Paris de 1817 ( succession à la couronne ducale dans la descendance masculine de Charles II et , en cas d’extinction , réversion dans la maison d’Autriche, cette clause reprenant une disposition du traité d’Aix la Chapelle de 1748)
Ghislaine
18 mai 2022 @ 16:01
marquis de Caramba mon propos n’est pas de me lancer dans une analyse politico-historique , non mais il se trouve que j’ai encore des amis dans le Val de Baztan et que les Carlistes sont encore très présents dans cette région au pied des Pyrénées espagnoles . Ce val des sorcières (femmes de conquistadores revenues des Amériques avec des plantes qui permettaient de soigner bien des maladies , leurs femmes les utilisaient pour soulager les habitants et furent suppliciées et brûlées pour ce fait .) Il reste encore dans les montagnes des caches de carlistes pendant les guerres qui y furent menées.Je ne pense pas que les rassemblements au Montejura soient encore de mise Les Bourbon-Parme y ont été fêtés et je pense que Charles-Hughes de Bourbon-Parme a été un temps le chef incontesté de ces carlistes .
Universelle relokée
10 mai 2022 @ 06:39
» They get away with this because not enough of us stand up for our own. We act cowardly and even profess hatred for ourselves. All because the color of our skin doesn’t fit what’s cool, mainstream and edgy. Our own people use words like white guilt and white supremacy. We are attacking ourselves from within and that’s a major weakness that every other race is exploiting. »
Cet extrait en Anglais décrit très bien les partis de gauche en Europe . Ils haissent leurs histoire , leur heritage, leur frères de race, au nom de l’universalisme . Au nom de l’Universalisme, les blancs de gauche sont devenus de » self haters whites « .
Karabakh
10 mai 2022 @ 17:59
Vous faites une fixette sur la gauche surtout extrême mais ouvrez vous l’esprit (et le reste) pour bien analyser les idées de vos amis d’extrême droite. Vous verrez qu’eux aussi haïssent ce pays. Ils n’ont seulement pas la franchise de leurs idées, ce qui leur permet de récolter les votes de pleu-pleus comme vous.
Universelle relokée
11 mai 2022 @ 12:45
Je pense c’est plutôt la gauche qui fait une fixette sur le dénigrement
d la droite au lieu de s’ouvrir l’esprit . La gauche n’a aucune vision de loin à part de nourrir de la victimisation .