Parmi les pièces les plus attendues figurent une coupe offerte au roi Louis-Philippe, un objet provenant de la collection Rothschild et de précieuses archives de la famille impériale de Russie.
L’une des curiosités de cette vacation sera une coupe en porcelaine de Sèvres datant de 1845, offerte au roi Louis-Philippe. Avec son décor ajouré, ses motifs gothiques dorés et sa couronne de fleurs peinte à l’intérieur, cette pièce témoigne de la virtuosité des artisans de la manufacture royale. Rarissime, elle est estimée entre 20 000 et 30 000 euros.

Autre provenance prestigieuse : celle de la baronne Alix de Rothschild, dont la collection abritait une délicate nef en cristal de roche sculpté et gravé, montée sur or jaune émaillé. Cette pièce d’orfèvrerie, ornée d’arabesques et de figures allégoriques, pourrait atteindre 30 000 à 50 000 euros.
Mais les passionnés d’histoire dynastique s’intéresseront surtout à un ensemble d’archives de la famille Romanov. Lettres, photographies et documents évoquent notamment le grand-duc Nicolas Nikolaïevitch et la grande-duchesse Anastasia Nikolaïevna, ainsi que les milieux de l’émigration russe en France après la révolution de 1917.
Certains documents concernent également la célèbre affaire Anna Anderson, qui prétendait être la grande-duchesse Anastasia, fille de Nicolas II, tandis que d’autres évoquent la mort de l’impératrice douairière Maria Feodorovna. Ces ensembles d’archives sont estimés chacun entre 8 000 et 10 000 euros.
Enfin, les amateurs de mobilier royal pourront admirer une somptueuse commode d’époque Louis XIV, signée de l’ébéniste Nicolas Sageot. Réalisée en bois noirci, écaille de tortue, laiton et étain, dans la tradition de la marqueterie Boulle, elle est estimée entre 40 000 et 60 000 euros. (Merci à Bertrand Meyer)
Vente : The Classics, jeudi 5 novembre 2026, Bonhams Cornette de Saint Cyr, Paris.