
Longtemps réduite à l’image de la favorite scandaleuse de Louis XV, Jeanne du Barry retrouve enfin sa véritable dimension historique.
Réunissant près de 150 œuvres, objets d’art, meubles, dessins, sculptures et documents d’archives, cette exposition proposera de redécouvrir celle qui fut bien davantage que la dernière favorite de Louis XV.
Jeanne Bécu, devenue comtesse du Barry, apparaîtra ici comme une véritable femme de goût, collectionneuse, mécène et grande commanditaire artistique, dont l’influence sur les arts décoratifs et la mode du XVIIIe siècle fut considérable.

S’appuyant sur les recherches les plus récentes, (notamment celles de l’historien Emmanuel de Waresquiel), le parcours reviendra sur l’ascension exceptionnelle de cette jeune femme née dans un milieu modeste avant de rejoindre la cour de Versailles.
Loin des clichés entretenus pendant plus de deux siècles, l’exposition montrera une personnalité cultivée, habile et soucieuse de construire son image publique.

Le visiteur découvrira également son rôle de protectrice des arts. Jeanne du Barry s’entoura des plus grands créateurs de son temps, parmi lesquels Jean-Honoré Fragonard, Augustin Pajou, Jean-Baptiste Greuze, Élisabeth Vigée Le Brun et l’architecte Claude‑Nicolas Ledoux, auquel elle confia l’édification du célèbre pavillon de musique de Louveciennes, l’un des chefs-d’œuvre du néoclassicisme français.
Au-delà de son destin personnel, cette manifestation s’intéressera également à la naissance de la célébrité moderne. Portraits, bijoux, costumes et objets précieux illustreront la manière dont Jeanne du Barry façonna sa réputation et imposa un style qui continua d’inspirer les générations suivantes, bien après sa disparition sur l’échafaud en 1793.
Un des grands rendez-vous patrimoniaux de la saison 2026-2027. L’occasion de redécouvrir une femme dont l’histoire, longtemps déformée par la légende, retrouve aujourd’hui toute sa complexité et son éclat ». (Merci à Bertrand Meyer)
MB
30 juin 2026 @ 05:39
Merci pour l’information, cette exposition est désormais inscrite à mon agenda !
Le personnage de la comtesse du Barry m’a toujours fasciné. Hélas, la récente biographie d’Emmanuel de Waresquiel ne m’a pas apporté grand’chose : très bavarde sur la généalogie des Bécu et des Vaubernier (quasiment la moitié du livre !) elle passe en revanche très très rapidement (à peine une page !) sur les épisodes que je guettais avec ‘gourmandise’ : ses relations avec Marie-Antoinette, sa retraite à Louveciennes ou ses dernières heures avant de monter sur l’échafaud…
J’espère en apprendre davantage avec cette exposition
ISA
30 juin 2026 @ 05:53
À écouter aussi le long podcast que France Inter a consacré à cette amie très éclairée des arts.
Brimbelle
30 juin 2026 @ 06:52
Son amants, le comte du Barry, marié, lui fait épouser son jeune frère Guillaume pour la faire accéder à la noblesse . Son but est de l’ introduire à la cour, la faire rencontrer Louis XV et profiter des largesses du roi !
Marie- Antoinette la déteste, et à la mort de Louis XVI lui fait quitter la cour. Elle meurt guillotinée en 1793.
particule
30 juin 2026 @ 08:19
A mon humble avis une des favorites royales les plus sympathiques.
Déchy
30 juin 2026 @ 09:30
Elle a sauvé le roi de son état dépressif et de ses travers quasi-pedophiles au Parc au Cerf du quartier Saint Louis de Versailles. Grace à elle, il a repris son moral et son énergie à régner.
Sigismond
30 juin 2026 @ 09:49
Jeanne BQ
Kalistéa
30 juin 2026 @ 10:33
Elle devait aimer aussi le foie gras , si vous voyez ce que je veux dire . (pas sûr , mais peu importe)
Antoine1
30 juin 2026 @ 10:38
Madame du Barry avait des qualités certaines. Contrairement à d’autres favorites royales (ce fut loin d’être la pire), elle était plutôt discrète, pas arrogante, protectrice des arts et assez intelligente. Le roi l’ayant comblé de tout, elle était richissime. Sa grande erreur a été de rentrer de son exil doré pour récupérer les bijoux qu’elle avait enterrés dans le parc de Louveciennes. Ce retour inopportun lui fut fatal.