La British Library de Londres consacre une grande exposition à la plus célèbre romancière policière du monde, cinquante ans après sa disparition.

Qui était vraiment Agatha Christie (1890-1976), la mystérieuse créatrice d’Hercule Poirot et de Miss Marple ? À l’occasion du cinquantième anniversaire de sa mort, la British Library de Londres lui consacre une exposition intitulée « Agatha Christie: A World of Mystery », qui dévoile les multiples facettes d’une femme dont l’existence fut presque aussi romanesque que ses intrigues.

Manuscrits, carnets de notes, photographies privées et correspondances permettent de pénétrer dans les coulisses de son imagination. Parmi les pièces présentées figurent sa machine à écrire Remington de 1937, ses notes de pharmacologie datant de 1917, qui témoignent de sa connaissance des poisons, et une lettre adressée à son second mari, l’archéologue Max Mallowan, évoquant un voyage à bord de l’Orient-Express.

L’exposition entraîne également les visiteurs dans cinq décors immersifs, d’une demeure anglaise à une pharmacie de la Première Guerre mondiale, en passant par un wagon inspiré de l’Orient-Express, un chantier de fouilles archéologiques et un théâtre londonien.
Derrière la reine du suspense apparaît ainsi une grande voyageuse, passionnée d’archéologie, observatrice hors pair de la nature humaine. Une plongée fascinante dans l’univers de celle qui transforma le crime en art littéraire.
Elle fut titrée lady en 1971 par Elizabeth II. (merci à Bertrand Meyer)
Agatha Christie: A World of Mystery, British Library, 96 Euston Road, Londres. Du 30 octobre 2026 au 20 juin 2027. Billets de 20 à 25 £. Informations : www.bl.uk.
AliceMc
26 octobre 2026 @ 08:43
Merci, je vais aller voir cette exposition qui promet d’être très interessante. Sa belle maison de Greenway dans le Devon se visite aussi. Elle est maintenant gérée par le National Trust. Il y a 2 ou 3 ans un groupe de touristes s’y est trouvé bloqué une journée à cause de la chute d’un arbre …malgré le thé et le croquet sur la pelouse, certains, paraît-il, se voyaient les personnages involontaires et menacés de son fameux roman “And then, there were none”