
Voici un gros plan sur Elisabeth, reine des Belges par Martine Gasquet et illustrations de Patrick Germain, issu de son livre « Les oubliées de la victoire« . Parler d’Élisabeth de Belgique est une gageure. Véritable icône de son vivant, elle est une des plus grandes figures de l’histoire belge avec Albert Ier « le roi chevalier ».
Les faits sont têtus : l’examen objectif de ses actions pendant la guerre de 14-18 permet de dire que, au-delà de la légende, il y a bien une femme à l’intelligence et au courage hors du commun.

Possenhofen
Comme dans une de ces histoires médiévales qu’elle écoute inlassablement, elle connaît une enfance heureuse et libre. Née en 1876 à Possenhofen, elle porte le prénom de sa tante, l’impératrice Élisabeth d’Autriche. Son père, Charles-Théodore (1839-1909) , duc en Bavière, aime la musique et la nature.

Les parents d’Elisabeth
D’esprit libéral, l’éducation qu’il donne à ses enfants est loin du protocole austère de la cour de Vienne qu’impose sa tante Sophie. Troisième de ses filles – il aura six enfants –, Élisabeth reçoit un enseignement peu commun pour une jeune fille de son époque. Sa mère, la duchesse Marie-Josèphe, née de Bragance (1857-1943), qui compte parmi ses ancêtres le roi du Portugal devenu empereur du Brésil, descend par sa mère en droite ligne de Louis XIV.

Elisabeth en 1888
Élisabeth est à la hauteur de ses ancêtres. Violoniste de talent, elle parle anglais et français en plus de sa langue maternelle et étudie les sciences et l’histoire. Dans ces grands espaces bavarois, elle s’adonne à l’équitation et devient une excellente cavalière à l’image de tous ses frères et sœurs.

Elisabeth en famille
Une passion partagée unit le couple heureux de ses parents : la médecine ! Charles-Théodore a détesté l’armée, parcours obligatoire d’un aristocrate. Tardivement, après avoir suivi consciencieusement les cours de la faculté, il devient médecin. Gynécologue, il accouche de nombreuses mères étonnées de voir le duc en Bavière à leur chevet. Mais sa réelle vocation est l’ophtalmologie : à plus de cinquante ans, il reprend des études et se spécialise. Généreux et humaniste, il crée des dispensaires pour soigner les yeux des indigents. Marie-Josèphe assiste son mari comme infirmière et amène ses filles dès que leur âge le leur permet pour accompagner les malades et parfois suivre des opérations.
Le bonheur n’est jamais sans nuages, le sort des Wittelsbach est de vivre avec la tragédie pour compagne. Élisabeth a treize ans quand son cousin Rodolphe meurt à Mayerling, l’empire austro-hongrois n’a plus d’héritier. Elle comprend vite les conséquences politiques de ce drame familial.

Tante Elisabeth d’Autriche (1837-1898)
Elle voyage, parfois avec sa tante, l’impératrice d’Autriche-Hongrie, dont elle cerne mal la personnalité et désapprouve la désinvolture avec laquelle elle traite ses obligations officielles. Pour la jeune Élisabeth, une reine, une impératrice, doit faire son devoir quoi qu’il arrive.

Tante Sophie d’Alençon (1847-1897)
Son autre tante, Sophie d’Alençon, connaît un sort dramatique. Sur place lors du terrible incendie du Bazar de la Charité à Paris en mai 1897, elle prend tout de suite part aux secours et ne ménage pas sa peine pour sauver le plus de monde possible dans la fournaise et l’affolement.
Quand, à son tour, elle veut quitter les lieux, il est trop tard. Élisabeth est envoyée à Paris pour représenter sa famille aux obsèques de la duchesse. Au milieu des larmes, des toilettes noires, de la foule silencieuse qui vient rendre un dernier hommage au courage de Sophie d’Alençon, elle aperçoit un jeune homme de son âge qui retient toute son attention. C’est un cousin par alliance.

Léopold II (1835-1909)
Albert est l’héritier du trône de Belgique : Léopold II n’a pas d’héritier mâle, c’est donc son neveu qui lui succédera. Dès le premier instant, leur attirance est réciproque. Malgré leur très jeune âge, les regards échangés comme leurs efforts pour se croiser à chaque occasion mondaine qui suit obligatoirement un tel enterrement ne trompent personne et encore moins eux-mêmes. Ils découvrent ensemble les premiers émois de l’amour.

Les cousins de Parme, Zita est assise à droite
Vienne et Bruxelles, en harmonie sur le plan politique, sont moins chanceux quand il s’agit d’affaires familiales. La seconde fille de Léopold II de Belgique, Stéphanie, a épousé Rodolphe, le fils unique de Sissi. L’aînée, Louise, épouse Philippe de Cobourg, son oncle du côté de son père et son cousin germain par sa mère !
Élisabeth d’Autriche n’aime pas Stéphanie, elle la trouve laide et la surnomme méchamment « le chameau ». La belle Sissi ne lui facilite en rien ses premiers pas à Vienne, elle qui pourtant avait souffert du changement radical que le mariage avait apporté dans sa vie.
Stéphanie accouche d’une fille sans avoir aucun espoir d’avoir d’autres enfants. La succession n’est en effet plus assurée car Rodolphe mène joyeuse vie et lui a transmis la syphilis, la rendant stérile. C’est avec Philippe, le mari de Louise, qu’il court les guinguettes et les filles faciles. Loin de plaindre ces jeunes femmes, la cour de Vienne les surnomme avec sarcasme « les deux paysannes belges ».
Louise va être chassée de la cour pour adultère, ce que l’on permet au mari n’est pas possible pour une femme. Après dix ans de veuvage, Stéphanie épouse un Hongrois, le comte de Lonyay, avec l’accord de son beau-père, l’empereur François-Joseph, qui lui a toujours témoigné une grande affection. Mais pour leur père, c’en est trop, elles perdent leur rang impérial ! Léopold II renie ses deux filles, il ne voudra même pas qu’elles viennent le voir sur son lit de mort tant sa rancune est tenace.

Les fiançailles en 1900
Malgré ce passif, le mariage entre Albert et Élisabeth reçoit les approbations des deux familles. L’union a lieu à Munich en décembre 1900. Le couple suscite l’admiration. Albert est grand, blond, il porte avec fierté l’uniforme de grenadier. Élisabeth apparaît à ses côtés plus fluette et fragile qu’elle ne l’est en réalité. Ses immenses yeux bleus embués par l’émotion mangent son visage. Les photos parues dans la presse renvoient l’image d’un couple de rêve. Le voyage de noces en Italie leur permet, loin du protocole, de s’apprécier et de s’aimer sincèrement.

L’hôtel van der Noot d’Assche où résident Élisabeth et Albert de 1901 à 1909.
Le retour à Bruxelles est difficile pour celle qui ne connaissait que la liberté des forêts bavaroises. Ses trois grossesses successives l’épuisent. Elle étouffe dans l’atmosphère confinée de la capitale. Albert à ses côtés est souvent angoissé par la tâche qui l’attend. « Serai-je à la hauteur ? » est la question lancinante qu’il se pose.
Avec ses enfants Léopold, Charles-Théodore et Marie-José, Élisabeth vient se reposer à Saint-Raphaël, sur la Riviera. Albert rejoint sa famille, toujours tenaillé par l’inquiétude à l’idée de devenir roi : il ne partage pas l’autoritarisme de Léopold II ni ses convictions colonialistes.
Que devra-t-il faire une fois souverain ? Après ces quelques jours passés au bord de la Méditerranée, il part se lancer à l’assaut des sommets dans les Alpes. L’alpinisme et les courses automobiles sont ses sports préférés. Le risque physique lui permet d’oublier un instant ses tourments.

La famille royale
À Bruxelles, que petit à petit Élisabeth apprécie, elle reçoit des artistes, peintres et écrivains. Sa passion est la musique. Elle fait découvrir à Albert Richard Wagner, son compositeur préféré, dont elle connaît par cœur les principaux airs d’opéra, elle aime le romantisme des sombres légendes allemandes.
Albert se prépare à son futur métier de roi. Il est favorable au suffrage universel, encore un sujet de discorde avec son oncle Léopold II. Il veut tout mettre en œuvre pour que les couches populaires bénéficient de l’extraordinaire développement du pays auquel s’ajoutent les richesses du Congo.
Lors d’un séjour à Ostende, il découvre la misère des pêcheurs : il crée « l’Œuvre royale de l’Ibis ». C’est son premier acte autonome, déjà un signe de son empathie avec son peuple.
Le 23 décembre 1909, à la mort du roi Léopold, la couronne lui échoit. Albert Ier et Élisabeth deviennent roi et reine des Belges. Plus unis que jamais, ils affrontent ensemble les doutes d’Albert. Leur premier voyage officiel les conduit à Berlin, le kaiser est un Hohenzollern, comme la mère du roi, et Élisabeth est bavaroise.
Cela suffit à accréditer la rumeur que font circuler les milieux allemands.

Guillaume II en 1910
En cas de conflit, la Belgique soutiendra l’empereur Guillaume. Albert Ier, Saxe-Cobourg depuis des générations, n’est pas dupe du jeu de « leur cousin ». Quand le kaiser rend la politesse en venant en visite d’État à Bruxelles, le mot d’ordre de la cour est « pas de drapeaux allemands ! Il ne faut pas qu’en étant chez nous il se croie chez lui ». La position royale est claire.
Pendant ce temps, Élisabeth continue de découvrir la richesse artistique de la Belgique. Les écrivains comme Émile Verhaeren, un socialiste, mais surtout des musiciens sont reçus à la cour. Camille Saint-Saëns devient un ami fidèle. Élisabeth joue elle-même du violon avec talent et le grand Eugène Ysaye lui donne quelques leçons.

La reine Élisabeth donne une leçon de violon au prince Léopold vers 1909.
Elle se tient au courant de toutes les expositions qui ont lieu dans le pays et encourage les sociétés de peinture et les cercles musicaux. Elle noue une autre amitié surprenante avec l’excentrique Pierre Loti qui saura être à ses côtés dans les pires moments de la guerre.

Émile Verhaeren (1855-1916)

Pierre Loti en 1917
Albert Ier, soucieux de bien faire son métier de roi, lit beaucoup et consulte encore plus. Il sait que l’Allemagne se prépare à la guerre. Le kaiser va jusqu’à lui faire une sorte de chantage : pour sauver la Belgique, il doit rejoindre son camp, « celui du plus fort ! » s’écrie- t-il. Albert Ier, avec calme, répond à son cousin : « Je suis Saxe- Cobourg, je suis aussi Orléans, mais je ne saurais oublier que je suis surtout belge. »
Le roi tient plus que tout à sauvegarder la neutralité du pays en cas de conflit. Lucide, il laisse son gouvernement décider de réorganiser l’armée belge après avoir mis en place le service militaire obligatoire. La Belgique est plus prudente que d’autres nations. Attentif, Albert suit de près la réunion à Bruxelles de la IIe Internationale socialiste. Il se fait rapporter les propos de Jaurès et de Rosa Luxemburg qui pensent encore que la guerre n’est pas inéluctable. Peut-il croire à cet élan pacifiste ?

La famille royale pendant la guerre
Mais après Sarajevo, la guerre apparaît de plus en plus probable. Avant les autres capitales, Albert décrète la mobilisation générale. Élisabeth lui traduit les journaux allemands. Il écrit au kaiser pour tenter de le ramener à la raison et d’éviter le pire qui se rapproche car il pressent que la Belgique sera en première ligne.
La reine s’assure auprès de la princesse de Merode, présidente de la Croix-Rouge belge, que tout sera mis en place en cas de conflit. Elle décide que le Palais royal servira d’hôpital : les meubles et les lustres sont retirés, l’espace est libéré pour recevoir les lits et le matériel sanitaire. Elle veut donner l’exemple, tous ceux qui ont la chance d’avoir de grandes maisons doivent se préparer à accueillir des blessés en cas de guerre.

Lettre de la reine aux femmes de la Croix-Rouge belge
Août 1914 : la Belgique est envahie. Les troupes allemandes affrontent l’armée belge dont le courage est grand et la capacité de résistance remarquable. Les Belges retardent l’avancée des « Boches », permettant ainsi à la France de se préparer sur ce front qui n’était pas prévu. C’est un déferlement d’hommes, de troupes, d’artillerie. La mitraille pleut, le petit pays est à feu et à sang dans le bruit et la fureur. La Belgique sait se montrer efficace et héroïque même si elle finit par s’incliner.
Le roi et la reine ne veulent pas partir à l’étranger – ce serait fuir. Ils quittent Bruxelles et s’installent à Anvers. Ils ne suivront donc pas le gouvernement belge réfugié près du Havre. Les enfants royaux sont envoyés à l’abri en Angleterre chez lord Curzon. L’ensemble des nations, en particulier la France, est étonné par cette volonté de résister.
La Belgique est un pays neutre et les souverains sont d’ascendance allemande, le roi aurait pu choisir de laisser passer les troupes allemandes sans coup férir. La Belgique ne capitule pas, ne signe pas de traité de paix séparé, elle résiste.
Bien que sa famille soit autrichienne, Élisabeth se sent belge jusqu’au bout des ongles. Elle est triste en pensant aux siens, mais sans concessions. Son propre frère commande un régiment à Ypres à quelques kilomètres contre l’armée belge !
Elle écrit à ses fils : « Les Allemands se conduisent de plus en plus comme des sauvages, des fous furieux. Il paraît qu’il y a aussi beaucoup d’Autrichiens maintenant en Belgique. » Elle parle comme la reine des Belges. Sa patrie, c’est la Belgique.


La résidence du roi et de la reine à La Panne
Les Allemands continuent d’envahir le pays. Comme dans un cauchemar, il faut quitter Anvers qui capitule le 10 octobre 1914. C’est à La Panne qu’ils passeront la guerre. Ni Albert ni Élisabeth ne se découragent. Ils doivent montrer l’exemple. Le roi est le chef des armées, il assume pleinement ses responsabilités. Oui, il veut aller sur le front, il commande en vrai chef de guerre et inquiète son entourage par les risques qu’il prend pour lui et la royauté. Quand il n’est pas au front, il défend pied à pied le principe – violé – de la neutralité belge : il ne veut donc pas mettre ses régiments sous l’autorité des Alliés. Pour le moment, il n’y a qu’un chef militaire, il est belge et c’est le roi.
La reine Élisabeth s’inquiète des nombreux blessés. Elle multiplie les ambulances (petits hôpitaux), donne de l’argent sur sa cassette personnelle pour les équiper. Elle visite les soldats, les félicite pour leur courage et se préoccupe du sort de leur famille. Elle constitue un formidable réseau de solidarité. Fille de médecin, mieux que les responsables sanitaires, elle saisit les enjeux dans leur globalité.
Élisabeth tient à la création d’une salle de chirurgie près du front. Elle a entendu parler d’un médecin qui a amélioré les conditions des amputations. Elle va le chercher à Calais où il a ouvert un hôpital.

Le docteur Antoine Depage (1862-1925), pilier de la Croix-Rouge dans le premier quart du XXe siècle
Le Dr Depage a exercé durant la guerre des Balkans et a l’expérience des champs de bataille. Elle le ramène avec elle et réussit à créer des salles chirurgicales sur le front pour que les opérations aient lieu sur place, le transport des blessés les tuant aussi sûrement que les balles. Le diagnostic doit être rapide, il faut savoir qui garder et qui évacuer.

Marie Curie (1867-1934)
Élisabeth demande à Marie Curie de bien vouloir venir sur le front belge à l’occasion d’une de ses visites dans la zone occupée française pour lui faire une démonstration de radiographie. Ces deux femmes vont se comprendre immédiatement, unies par leur simplicité et leur volonté de sauver les blessés.
Le Prix Nobel a mis en place avec sa fille Irène des ambulances permettant de pratiquer des radiographies, les fameuses « petites Curie ». Dans un souci d’efficacité, la reine demande au Dr Depage de former à la chirurgie de guerre les médecins qui arrivent à l’hôpital, et à Marie Curie de former des infirmières à la manipulation des appareils de radiothérapie. Pour tout, elle veut le meilleur. Sa vive intelligence lui fait saisir avant les autres comment organiser les soins. Elle va faire du nouvel « hôpital de l’Océan », un établissement aux techniques ultramodernes.

La reine-infirmière

La Reine assistant le chirurgien Antoine Depage durant une opération à l’Ambulance de l’Océan pendant la Première Guerre mondiale. Toile de Fernand Allard l’Olivier.
Il faut trouver de l’argent, Élisabeth ne veut pas quitter la Belgique. L’épouse du Dr Depage, Marie, se propose d’aller à sa place aux États-Unis plaider la cause des blessés. De conférence en conférence, les dons affluent ; en effet le couple royal belge est très populaire en Amérique. Mais la tragédie rôde : la réussite de cette tournée est endeuillée par la mort de Marie ; la malheureuse avait embarqué sur le Lusitania qui va être coulé par les sous- marins allemands. Étreinte par un cruel sentiment de culpabilité, Élisabeth est inconsolable, mais elle continue à orchestrer les secours en Belgique. C’est le moins qu’elle puisse faire pour que le sacrifice de Marie ne soit pas vain. Typhus, choléra, pas plus que les bombes ou le canon, ne la dissuadent de rester près des malades.

Au chevet d’un malade
Élisabeth s’inquiète car son fils Léopold, qui a à peine treize ans, veut s’engager. Bravement, elle s’incline devant son sens des responsabilités. Albert pense qu’un futur roi se doit de vivre les moments difficiles avec son peuple. Léopold part, sans son père, sur le front. Une expérience dure et courageuse qu’il vivra dans une grande solitude affective et qui le marquera à jamais.
Les enfants orphelins ou abandonnés attirent l’attention de la reine. Elle met en place un orphelinat de trois cents enfants où elle vient en personne leur apporter le goûter le plus souvent possible. Son ami Pierre Loti racontera plus tard ces retrouvailles joyeuses avec cette jeunesse à qui la guerre avait tout pris. La reine dispense une infinie tendresse, sans aucune raideur protocolaire. Ses relations sont franches et naturelles.

Le couple royal en 1917
Les derniers mois de la guerre, en septembre 1918, Albert Ier commande personnellement les armées alliées belge, française et anglaise sur le front des Flandres. Le roi se défait de tous ses titres allemands, ni celui de duc de Saxe, ni celui de prince de Saxe-Cobourg-Gotha n’apparaîtront plus dans les titres officiels. Le retour des souverains à Bruxelles, la guerre enfin gagnée, est un véritable triomphe.


Retour à Bruxelles le 22 novembre 1918
Une foule enthousiaste et affectueuse les acclame dans la rue. Ils entrent dans la légende, lui, « le roi chevalier », comme dans un opéra de Wagner. La reine est la consolante, la bien-aimée de tout un peuple reconnaissant qui lui voue une adoration que rien ne viendra ternir.

La princesse Maria-Pia de Savoie, la reine d’Italie, Marie-José, la reine des Belges, Élisabeth et la duchesse en Bavière, Marie-Josèphe de Bragance vers 1939.

Une reine chez les Soviets en 1956
Extraits du livre « Les oubliées de la victoire » par Martine Gasquet – Editions Gilletta – 2015
Régine ⋅ Actualité 2021, Bavière, Belgique, Portraits 63 Comments
Leonor
8 février 2021 @ 20:56
Lu tranquillement ce soir. Merci, Cosmo.
Le moins qu’on puisse dire, c’est que la reine Elisabeth n »est pas restée les bras croisés .
Caroline
8 février 2021 @ 23:14
Très intéressant avec beaucoup d’ illustrations !
J’ ai eu le plaisir d’ avoir appris des détails sur la belle personnalité de la reine Elizabeth, reine des Belges. ??
Carolibri
8 février 2021 @ 23:50
Article intéressant mais quelques erreurs en plus de Sophie sa tante . On parle de sa famille qui était autrichienne alors qu’elle était bavaroise, en dehors du mariage de sa tante Elisabeth, et d’un coup de foudre immédiat à l’enterrement de sa tante Sophie d’Alençon, mais si elle eu ce coup de foudre son futur mari lui l’a eu pour une Orléans qu’il ne pu épouser à cause du veto du roi Léopold . Ensuite ils s’aimeront grâce à l’entêtement d’Élisabeth…
Sigismond
9 février 2021 @ 09:42
Cette reine des Belges, alors douairière, avait assisté le 8 mai 1956 en la basilique Saint-Denis, à la cérémonie de remise du nouveau reliquaire de saint Louis, présidée par Monseigneur le duc d’Anjou et de Ségovie, chef de la Maison de France (qui portait pour cette grande occasion le collier de l’ordre du Saint-Esprit, dont il était le souverain grand maître depuis 1941) accompagné par son fils aîné le duc de Bourbon (« de jure » dauphin de France et prince de Viane) et célébrée par le cardinal Feltin, archevêque de Paris :
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5702831m/f139
Un inévitable Parmesan avait un peu trop joué les vedettes ce jour-là (pour ne pas changer) et retenu l’attention des journalistes, mais il avait tout de même eu la décence de laisser la préséance protocolaire à l’aîné des Capétiens et des Bourbons. Une de ses proches parentes parmesanes est d’ailleurs qualifiée comme il se doit par Hervé Pinoteau ici (écouter à 1:00:59) pour son comportement « monstrueux » (dixit notre vénéré chancelier lui-même) :
https://www.youtube.com/watch?v=nGs9CTNyM3w
Esquiline
9 février 2021 @ 14:50
Je suis très intriguée par la dernière photo que malheureusement aucun texte n’explique.
Benoite
10 février 2021 @ 09:28
A sa demande , la reine visita et fut invitée par les membres du Kremlin, avec sa fille à voir la Russie. Elle en avait exprimé le désir, le chef du Kremlin lui remit un certain diadème, qui lui était personnel, et qui avait été volé par les Nazis. Elle fut enchantée de ce voyage, comme elle était une personne très volontaire, elle fit aussi le voyage semi-officiel en Chine. Je ne sais plus si sa fille Marie José, qui l’accompagnait l’était pour la Russie ou la Chine, peut être les deux : tant qu’à faire..