
Le 13 juillet 1842, le prince Ferdinand-Philippe d’Orléans, duc d’Orléans, fils aîné du roi Louis-Philippe et de la reine Marie Amélie, se rend en visite chez sa mère avant d’aller inspecter son régiment militaire à Saint Omer. Arrivé à la porte Maillot à Paris, ses chevaux s’emballent et le prince est projeté au sol. Inconscient, il est transporté à la maison la plus proche à savoir l’épicerie Cordier où il décède entouré par sa famille au cours de l’après-midi.

Le prince né à Palerme, était âgé de 31 ans. Marié en mai 1837 à Fontainebleau avec la duchesse Hélène de Mecklenburg-Schwerin, il était le père de deux jeunes enfants les princes Louis Philippe et Robert.
Le roi Louis-Philippe décide de faire construire une chapelle commémorative sur le lieu même du décès de son fils et héritier. Ainsi, la première pierre est posée le 21 août 1842. C’est Ingres qui dessine les vitraux, les saints sont représentés avec les visages des membres de la famille royale. Le cénotaphe du prince est quant à lui réalisé par de Triqueti. Celui-ci incorpore à la sculpture la statue de l’ange par la princesse marie d’Orléans.

La chapelle est finalement ouverte au public le 19 août 1843. Elle est classée monument historique en 1928, ce qui la sauva de la démolition.
En 1970, lors de la construction de la Tour de la porte maillot et du Palais des Congrès de Paris, la chapelle a été déplacée pierre par pierre jusqu’à la porte des Ternes.

La chapelle Notre Dame de la Compassion a été érigée en paroisse en 1993, selon le voeu du défunt comte de Paris.
C’est dans la chapelle qu’ont été célébrés le mariage de la princesse Diane d’Orléans, fille du prince Jacques, duc d’Orléans avec le vicomte Alexis de Noailles ainsi que les baptêmes des enfants du prince Charles-Louis, duc de Chartres.

La chapelle est la propriété de la Fondation Saint Louis. (Un grand merci à Charles pour les photos et les renseignements)
Charles
20 octobre 2009 @ 18:31
Brigitte – Anne,
Je me souviens de ce reportage paru dans Point de Vue.
De mémoire je dirais l’année 1984.
Que le temps passe….
Colette C.
20 octobre 2009 @ 18:39
Cette chapelle n’aurait pas du être déplacée, et il n’aurait plus manqué qu’elle soit détruite : on ne respecte plus rien de nos jours!
JAusten
20 octobre 2009 @ 19:13
Je vois que nous avons les mêmes lectures Pierre-Yves !
Didier 34
20 octobre 2009 @ 20:21
EXCELLENT article ….émouvant!
Caroline
20 octobre 2009 @ 20:35
Impossible de connaitre presque tout Paris,meme pour une native de Paris comme moi-meme!Je ne connaissais pas cette histoire tragique ! Drole qu’il n’y avait pas de ‘casques’ d’antan pour se proteger la tete! pas etonnant qu’il y avait beaucoup d’accidents d’equitation,meme pour les plus doues!
yatilunfauvedanslaren
20 octobre 2009 @ 20:48
Petit Belge (20), vous avez énormement de chance d’avoir visité le Chateau d’Eu, je le trouve magnifique avec sa grande facade !
C’est surement l’un de mes chateaux préférés, de part par sa beauté mais aussi par son histoire relié aux Orléans.
Lord Mickaël
20 octobre 2009 @ 21:36
Charles, puis-je vous demander une précision : le comte de Paris a-t-il encore un contrôle sur la fondation Saint-Louis ? en d’autres termes, a-t-il la possibilité de résider au château d’Amboise ou dans d’autres lieux légués à la fondation ? Est-il rémunéré du fait de sa qualité de président d’honneur ? je n’ai jamais bien compris le tour de passe-passe que le feu comte de Paris a fait à ses héritiers …
Charlanges
20 octobre 2009 @ 21:46
On peut supposer que le duc d’Orléans n’aurait pas régné sous le prénom de Ferdinand s’il avait accédé au trône. Peut-être Louis-Philippe II ?
Sa biographie reste à écrire ainsi que celle de son épouse, Hélène de Mecklembourg-Schwerin. Il n’existe que des ouvrages anciens. Une idée pour Philippe Delorme ou pour Dominique Paoli qui a déjà beaucoup écrit sur les Orléans …
Charles
20 octobre 2009 @ 23:43
Lord Mickael,
En tant que président d’honneur, Mgr le comte de Paris dispose très peu de pouvoir et ne reçoit pas de rémunération.
Le prince n’a pas la possibilité d’habiter Amboise car ce château n’est pas dote du confort moderne.
Le comte de Paris pourrait un jour occuper un appartement appartenant a la Fondation Saint-Louis contre un loyer.
Ce qui est le cas du comte d’Evreux a Paris ou la duchesse de Montpensier a Dreux.
Charles
20 octobre 2009 @ 23:53
Charlanges,
Il est aussi possible que le prince ait règne sous le nom de Philippe VII.
La dernière biographie du prince royal intitule « L’espoir brise » de Joelle Hureau date de 1995.
Charles
21 octobre 2009 @ 00:23
Caroline,
Lors de son accident, le prince n’était pas a cheval mais etait dans une petite voiture a cheval decouverte a deux places, conduite par son postillon. Les deux chevaux conduisant l’attelage se sont emballes sans raison évidente, le prince est alors projete hors de la voiture et sa tête aurait heurte avec force le pave.
jean-marie
21 octobre 2009 @ 06:53
Lord Mickael.37
Le comte de Paris actuel n’a aucun contrôle sur la fondation Saint-Louis,il n’est que le président d’honneur à la différence de Feu le comte de Paris son père qui était le président effectif du conseil d’administration.
Le président effectif du conseil d’administration à l’heure actuelle est Mr Damien,ancien maire de Versailles et à titre provisoire.
Désormais les chefs de la Maison de France seront président d’Honneur sans en être rétribué.
Le feu comte de Paris a voulu que ces biens immobiliers reste Français ce qui n’aurait pas été le cas si cela avait fait parti de la succession à sa mort.
Ses enfants auraient tout vendu comme pour les derniers biens.
Maintenant ces châteaux,immeubles et églises et oeuvres d’Arts ne pourront plus tomber dans des mains étrangeres.
Ils feront parti du patrimoine Français à jamais.
Alors disons merci Monseigneur!
Charlanges
21 octobre 2009 @ 18:18
Jean-Marie, vous avez entièrement raison. Il faut toutefois admettre qu’en ayant une aussi nombreuse famille, le comte de Paris ne pouvait laisser qu’une succession compliquée à régler. Cela n’excuse toutefois pas certaions comportements de ses héritiers./
Brigitte - Anne
21 octobre 2009 @ 19:29
Charles ,
Dans certaines familles , le droit d’aînesse est toujours en vigueur comme chez le duc de Brissac il me semble . Avec bien évidemment tous les devoirs qui incombent à l’aïné …
Savez vous pourquoi il n’était pas en vigueur dans le famille d’ Orléans ?
Ainsi et à mon sens ( qui n’est pas vérité biblique ) cela aurait évité toutes ces dispersions .
Bonne soirée
Caroline
21 octobre 2009 @ 20:58
A Charles,merci pour vos explications sur ce stupide accident,en effet,quelle horreur!,le pave parisien etait forme en briques bien dures!.De nos jours,en general,les rues de Paris sont goudronnees.
jean-marie
22 octobre 2009 @ 09:00
Caroline.45
Pas des briques mais des pavés.
Cela existe encore des routes pavés de nos jours,dans le Nord par exemple.
Caroline
22 octobre 2009 @ 12:43
A Jean-Marie [mess 46],vous avez bien raison,c’est plutot normal dans les villes provinciales! Mais,a Paris,tout est en general goudronne!
Charles
22 octobre 2009 @ 13:08
Brigitte – Anne,
En France le droit d’aînesse n’existe plus (code napoléon). Les biens sont partages en fonction du nombre d’héritier. Ainsi le comte de Paris, aîné des fils de France a reçu la même part d’héritage que princesse Chantal, 6eme princesse de France.
Il existe tout de même une part de la succession qui peut être donnée en plus a l’un des héritiers ou a tout autre personne. C’est ce qu’on appelle la quotité disponible.
Ainsi le duc de Vendome a reçu la quotité disponible sur la part de la comtesse de Paris défunte, soit 25 pour cent de son patrimoine.
Brigitte - Anne
22 octobre 2009 @ 19:27
Merci Charles ,
Peut on le regretter ?
Bien à vous
Charles
26 octobre 2009 @ 23:48
Napoléon a aboli le droit d’aînesse afin de détruire petit a petit les grandes familles de France.
C’est dommage car le patrimoine a été partage a chaque génération. Le droit d’aînesse permettait au chef de famille de conserver un patrimoine important digne de son nom et symbolisant la grandeur d’une famille.
D’un autre côte, le code napoléon est plus juste pour les fils cadets et les filles. Autrefois les filles recevaient une dot au moment de leur mariage et ne touchaient pas de part d’héritage au décès de leur parent.
La dot pouvait être constituee d’une simple chemise de nuit pour les moins bien nés ou d’un capitale plus ou moins important selon le niveau de fortune du père de la mariée.
Sylvie-Laure
29 décembre 2009 @ 18:54
J’avoue que nous avons un Maitre sur l’histoire des Titres appartenant à la famille de France. J’en suis très heureuse. Les réponses de Charles, sont claires, et ne peuvent être discutées. Quant à ses reportages sur les chateaux, ou monuments religieux, c’est surprenant ce qu’on y apprend. Et en plus, ca donne des idées de visite, ensuite, pour les vacances. J’aime ces reportages, car ils sont de la meilleure qualité.
Sophie2
30 décembre 2009 @ 14:02
oui mais la suppression du droit d’ainesse entraine la vente de chateau qui était dans des familles depuis des siècles (comme les Sabran-Pontevès) et éparpille le patrimoine d’une famille.
Hélène de Ct-Fd
12 mars 2010 @ 07:57
Bonjour à tous,
Dans l’incontournable « Point de Vue », le n° hors-série Histoire « Ces princes amoureux de Paris », consacre 4 pages à cette chapelle. C’est ce qui me l’a fait connaître. Bonne lecture, il est toujours en kiosque.
Amitiès
Xavier
17 mai 2010 @ 06:18
Bonjour,
Une jolie photo de cette chapelle :
http://www.facebook.com/photodujour#!/photo.php?pid=95294&id=117005481671460