
A Amman, le roi de Jordanie a reçu le prince héritier de Bahreïn Salman bin Hamad Al Khalifa avec qui il a évoqué la situation politique de la région. (Copyright photo : Petra News agency)

A Amman, le roi de Jordanie a reçu le prince héritier de Bahreïn Salman bin Hamad Al Khalifa avec qui il a évoqué la situation politique de la région. (Copyright photo : Petra News agency)
Panthelias
28 mars 2011 @ 13:56
Nemausus (26)
Concernant l’Iran, il faut tout de même tenir compte du contexte de l’époque. Je ne suis pas sûr que le soutien de l’occident aurait été suffisant pour maintenir durablement le shah au pouvoir, mais les nations occidentales auraient au moins du essayer et faire le maximum pour cela, voila ce que je voulais dire. Sans même parler de la façon indigne dont il a été traité durant son exil.
La révolution iranienne de 1979, elle m’a toujours fait penser à un mai 68 à l’envers qui aurait réussi. On avait une minorité d’anciens regroupés autour des religieux qui refusaient les réformes voulues par le shah et son gouvernement pour moderniser le pays. Cette minorité dirigée par les religieux a totalement instrumentalisé et manipulé la jeunesse iranienne de l’époque en jouant sur la pauvreté et la corde nationaliste. Vu que la nature même de la jeunesse la pousse à s’opposer à l’autorité, et vu que cette jeunesse constituait la part la plus importante de la population, la suite était pour moi inévitable, vu la taille du pays.
C’était d’autant plus prévisible que dans les années 79, il était clair que le communisme au niveau mondial était à bout de souffle, et que tous ceux qui voulaient s’opposer à l’occident, et en particulier aux Etats-Unis, devraient tôt ou tard se trouver un nouveau cheval de bataille, ce fût l’islamisme.
Les bases de cette idéologie sont aussi foireuses que l’étaient les bases du communisme, car dans les deux cas elles prétendent se construire et se développer au détriment des libertés individuelles. De nos jours cela peut fonctionner de façon temporaire, mais cela n’a aucune chance d’aboutir à un régime politique durable.
Quant à l’évolution pour les années à venir, elle sera à coup sûr la même, mais en plus rapide. On voit bien que la jeunesse iranienne d’aujourd’hui qui n’a connu que le régime des religieux, aspire à plus de modernité et de liberté. Ce n’est qu’une question de temps avant que le balancier n’aille dans l’autre sens et renvoit définitivement la théocratie iranienne au musée des idéologies néfastes ayant heureusement échoué.
Celle ci faisant fonction de référence pour les intégristes musulmans, comme à l’époque l’union soviétique pour les mouvements communistes, il est aisé de deviner par analogie que son échec portera un sérieux coup au potentiel d’attraction qu’elle exerce sur les peuples musulmans de par le monde. Alors certes il restera toujours quelques fanatiques jusqu’auboutistes, mais l’immense majorité, elle, cherchera à s’intégrer dans le concert des nations, plutôt que de faire la guerre au monde entier. C’est ce qu’ont fait tous les anciens pays ayant abandonné le communisme, il en sera demain de même pour ceux qui abandonneront la voie de l’islamisme radical.
Avec l’élection de Khatami, la tentative de libéralisation avortée, et le retour en arrière imposé par les durs du régime il y a quelques années, on peut dire qu’on a déjà assisté au « printemps de Prague » des iraniens. L’évolution, la prise de conscience sont bien plus rapides que pour le communisme, et cela on le doit aux paraboles et à internet.
Que les mouvement pour la démocratie entrainent temporairement une percée des islamistes dans ces pays, cela me semble inévitable, mais je doute que cela prenne l’ampleur que cela a pris en Iran, justement parce qu’aujourd’hui les populations ont accès à l’information, bien plus qu’avant, et le bouche à oreille est là pour tenir au courant ceux qui n’ont pas la chance d’avoir cette ouverture sur le monde.
Dans des pays ayant une population peu nombreuse, avec une proportion importante de personnes ayant eu accès à un bon niveau d’éducation (Tunisie, Lybie), au pire, il est possible d’imaginer une évolution à la turque. On peut être à mon avis plus inquiet pour l’Egypte où il y a une population bien plus nombreuse, pas de ressource pétrolière, et une proportion relative, plus faible, de personnes ayant eu accès à un certain niveau d’éducation. Ceci combiné à la présence déjà ancienne du mouvement des frères musulmans dans le paysage social et politique, on pourrait concevoir dans ce pays une évolution à l’iranienne, malgré les différences culturelles. L’avenir nous le dira.
Dans le cas de Bahrein, là c’est différent. Le déséquilibre démographique entre chiites et sunnites, et le contexte géo-politique sont tels qu’il est inimaginable à mon avis « d’expérimenter » une accession au pouvoir des chiites, le désastre est trop facilement prévisible, avec son cortège de cadavres qui ne se compteraient certainement pas en dizaines.
Agnes (29)
Pour ce qui est de la Lybie, au contraire, je pense que c’est beaucoup plus simple.
– Ce pays ne suscite pas la convoitise d’un de ses voisins.
– Même s’il est constitué d’un agrégat de tribus, il possède une certaine homogénéïté culturelle et religieuse.
– Il y a à sa tête un Iznogoud qui est parvenu à ses fins. Il a renversé le roi et a confisqué le pouvoir durant plus de 40 ans.
– Il n’a pas hésité à utiliser le terrorisme contre les autres nations, après avoir usurpé le pouvoir dans son propre pays.
– Il est probable qu’il ait encore plus pillé son pays que les dirigeants tunisiens ou égyptiens, vu qu’en Lybie il y a du pétrole et du gaz, et que lorsque vous regardez ce pays, vous ne voyez que très peu de différence avec des pays tels que le Maroc ou la Tunisie qui eux n’en ont pas. Où est donc passé l’argent issu de l’exploitation des ressources naturelles en Lybie pendant des dizaines d’années ?
On peut penser ce que l’on veut des monarchies du golfe, mais force est de constater qu’elles ont toujours massivement investi dans les infrastructures de leurs pays pour préparer l’après-pétrole, et aider à l’élévation du niveau de vie de leurs peuples en leur assurant un avenir par la diversification.
En Lybie, rien de tel. Avec des ressources qui ne sont peut être pas aussi considérables, mais qui restent tout de même colossales, on a vraiment l’impression qu’on s’est contenté de faire le strict minimum.
Alors, certains défenseurs de Kadhafi, ou détracteurs de l’intervention contre lui, ce qui entre nous soit dit revient au même, viennent nous dire : « oui, mais il a fait ceci, il a fait cela, la modernisation, la position des femmes… ». Je suis d’accord, mais au vu de ce qui se passe dans les monarchies du golfe, on ne peut que légitimement penser que la monarchie lybienne aurait fait aussi bien et probablement bien mieux pour développer ce pays si elle était resté au pouvoir et avait eu à sa disposition les mêmes ressources que lui.
Il était plus que temps d’intervenir car il n’était une garantie ou un atout pour personne, ni pour son peuple, ni pour la communauté internationale, juste un parasite qui poursuivait l’objectif qui était le sien lorsqu’il a renversé le roi Idriss une quarantaine d’années plus tôt, à savoir s’en mettre plein les poches, le tout sur le dos des lybiens, quite à marginaliser son pays, ce qui n’a pas manqué d’arriver.
Caroline (30) looooool
Pas de dispute entre Ahmed, Layla et moi ? :)
Et bien vu que nous sommes en gros tous les trois du même avis, j’imagine que c’est ce qui explique cette bizarrerie. Penser pareil et être d’accord sur l’essentiel, on peut dire ce qu’on veut, cela aide quand même à éviter les disputes. ;)
Après, il est évident que chacun d’entre nous ayant des origines et parcours différents, nos visions peuvent différer sur des points de détails, mais cela ne change rien sur le fond et les grandes lignes.
merci à vous
ainsi qu’à Lilian ;)
J’espère n’avoir oublié personne lol
Ahmed REDAH BEK
28 mars 2011 @ 18:20
Caroline, votre (le trentième sur ce sujet) commentaire pourrait être un très gentil point « final », pour le moment ! Mais à la lecture des messages précédents, je dois adresser à TOUS (sans exception) un GRAND MERCI. Je ne pensais pas que ce petit pays puisse retenir l’attention d’autant de personnes : c’est là l’utilité et le charme du site de REGINE !
Avec un certain regret, je dois dire que les longs et passionnés (devenant passionnants) commentaires de Panthelias (25,28) reflètent exactement situation politique de BAHREIN; d’autre part,ses comparaisons avec d’autres pays (Iran, Afghanistan,…) sont parfaitement justes. Son analyse est tellement « vraie » qu’elle pourrait servir de sujet d’étude à des étudiants français (journalistes notamment) en sciences dites politiques. Je viens de l’imprimer pour montrer à des amis que l’on peut lire des choses sensées sur ma chère terre de France !
Que l’on me comprenne bien ! Je suis âgé, profondément démocrate, continuant à défendre les « droits humains » (les « droits de l’homme » me semblent réducteurs, pardon Mesdames !) sur toute parcelle de terre sur notre souffrante planète. Je suis contre toute « répression » d’où elle vienne, de n’importe quel ordre. Faites souvent, en plus, avec « nos » armes de France, de Suisse (eh oui !). Comprenant l’arabe et connaissant les pays dont je parle, j’aimerais souhaiter la disparition complète de toutes ces armes dans les pays où des guerres fraticides se sont installées. Avons-nous commencer, nous, en Occident, à les faire disparaître dans nos pays se voulant en « démocratie », en paix civile ? Ne plus les produire serait déjà un premier pas ! Les êtres humains finiraient peut-être d’avoir honte de se battre à mains nues. Avec des armes dont l’objectif est de tuer, quoi faire, comment juguler les choses et les dérapages ? Au Bahreïn, le roi n’a jamais ordonné de tirer (il a même fortement condamné ces tirs-actuellement les balles sont en caoutchouc -et on utilise les gaz lacrymogènes, comme en Europe ou en France). Les quelques tirs,condamnés, émanent de l’armée ! Il faut supprimer les armées ! Malheureusement ce n’est pas pour demain.
Mon coeur saigne de voir ce qui se passe maintenant au Bahreïn, pour les raisons données par Panthelias. Un pays où la concorde aurait dû régner entre mes frères chiites et sunnites. Tout n’était pas parfait, mais tout aurait pu se poursuivre pour donner le pouvoir politique à la majorité chiite dans le cadre d’une monarchie parlementaire où le roi était aimé par l’ensemble de la population bahreïnie; on est en train d’installer, de l’extérieur, au départ, une haine religieuse entre deux populations appelées à se comprendre et même à se mélanger. Si Bahreïn était une île de l’Océan indien, tout serait parfait. Je ne reviens pas sur la situation géographique et politique !
Il y a seulement quelques jours,devant les députés européens, Robert Cooper « special adviser to E.U. foreign policy Chief Baroness Ashton » (conseiller spécial de Mme Ashton,notre « ministre européen des affaires étrangères ») a déclaré, après enquêtes sur place, au Bahreïn, « it’s a difficult task for the policemen, it’s not something we always get right in Western countries, and accidents happen » (je ne traduis pas !). Ce diplomate britannique chevronné reconnaissait le « caractère exceptionnel » de la situation au Bahreïn où son analyse rejoignait celle de Phanthelias. Où pourtant « Normally Bahrain is « a rather pleasant peacefuf place ». Pas de place pour un méchant tyran persécutant ses pacifiques sujets ! Et « notre » diplomate a salué les propositions de dialogue du prince héritier comme absolument admirables. Je ne change pas le texte disant : « He praised proposals for dialogue from Bahrain’s Crown Prince Sheikh Salman bin Hamad Al-Khalifa as « absolutely admirable ».
Maintenant,une révolution entendant prendre le pouvoir seulement pour le pouvoir, un pouvoir religieux dirigé de l’étranger, la population chiite regrettera demain sa participation à cette sulfureuse explosion politique dont elle sera la première à pâtir. Le Shah a commencé à perdre le contrôle de son pays,lorsqu’il a voulu s’en prendre aux possessions financières et de terres des riches mollahs iraniens. En Afghanistan, le meilleur des rois organisait tranquillement de profondes réformes constitutionnelles et sociales dans un pays pauvre, aux ethnies multiples; les « étrangers » sont venus de toutes parts ! Il vient, il y a peu, d’y terminer ses jours,avec le titre de « Père de la Nation » dans une république déchirée par une guerre sans fin ! Qui a remplacé le jeune roi d’Irak (cousin de Hussein de Jordanie) assassiné par des militaires ambitieux et cruels ? En Libye,on regrette le bon temps du roi Idriss, sage entre les sages, chef d’une confrérie pacifique et tolérante, la sénoussia, décimée depuis. En Tunisie, la France républicaine a combattu toutes les réformes sociales, « modernes » imposées par les Beys, souverains âgés, souvent précurseurs et visionnaires. On a connu la suite avec la dictature républicaine de Bourguiba et celle de son successeur. Quant à l’Egypte, mon second pays, toute l’histoire politique reste à écrire, avec honneteté !
Chers amis, arrêtons ensemble de tout mélanger ! Demandons d’avoir, en France, des informations internationales vraies, proches des peuples et de leurs aspirations profondes et non de celles de nos gouvernants. Un exemple, comment peut-on supporter de voir, dans nos librairies,le Courrier international, un journal en principe intéressant et sérieux, profiter de la crise actuelle dans le monde arabe, pour récemment parler, en couverture des « Despotes » et glisser en dessous le mot « Maroc », avec d’autres. J’ai feuilleter tout « l’intérieur » du journal, plus rien concernant le « despote » (?) marocain ! Mais mes concitoyens français qui ne lisent que le titre, allez ensuite leur expliquer la réelle situation politique et sociale de ce pays (où j’ai fait une partie de mes études et que j’aime profondément) ! Cela en devient insupportable et profondément écoeurant. J’ai honte souvent, excusez-moi !
layla
29 mars 2011 @ 01:08
Panthelias (mess28),
Peut être que je m’exprime mal en français (je commence à avoir la fâcheuse habitude de ne plus parler cette langue « fluently » du fait de mon travail où on n’utilise que l’anglais)….Ce que je voulais dire, c’est de montrer à Anne-Cécile que ces revendications des fois frôlent le ridicule, l’impensable et l’innaplicable et qu’on a l’impression qu’ils veulent juste trouver de quoi « crier ». « je veux ça, ok » / « je veux aussi ça, ok » / « et ça, ok » / « so je veux la lune :-) »
J’ai vu ça il y a 2 semaines peut être ou moins, c’était aux infos d’Al Arabiya, ils ont questionnés certains chiites manifestants et y en a qui ont dit on n’est pas contre le système monarchique mais on ne veut pas des Al-Khalifa, ils ont pillé le peuple (le comble hhhhh) on veut d’autres, et juste après il y a eu des personnes qui piétinaient les photos du Roi Hamad….Je ne dit pas que c’est général ou que c’est fort possible, mais je dit que c’est quoi ce délire et où va la bêtise humaine pour dire « je ne veux pas cette famille régnante, je veux une autre »!!!!!! au moins, on dit on ne veut pas de la monarchie, on veut republic, ça au moins c’est cohérent.
Je vous remercie encore une fois vos posts instructifs, que j’ai lu avec un réel plaisir.
agnes
29 mars 2011 @ 07:38
Me voilà rassurée sur la Lybie. Dans mon esprit, j´avais à tort assimilé les diversités tribales aux diversités religieuses.
En revanche, je n´avais aucun doute sur la nocivité du mafieu et sa famille.
Au Danemark oú j´habite, le fils aîné, celui qui a acheté son diplôme à Londres et a réussi à leurrer ses professeurs, a laissé de mauvais souvenirs de tabassages de plusieurs personnes lors de son dernier séjour dans l´une de leurs nombreuses propriétés. 2800 internautes voulaient se réunir devant leur domaine vendredi dernier mais la Police a refusé que cette « fête » ait lieu.
Votre passion à tous pour les pays arabes est contagieuse, je vais m´y intéresser davantage à la lumière de vos « enseignements ».
JAusten
29 mars 2011 @ 18:41
J’en connais un qui doit se retourner dans sa tombe !
Panthelias
29 mars 2011 @ 21:00
Ahmed (32)
C’est toujours un plaisir de vous lire, vous êtes une mine d’informations, et merci pour vos mots si gentils à mon égard.
Je précise que je ne suis pas journaliste, et que je n’ai jamais rêvé de l’être. C’est à mon avis un métier abominablement frustrant où l’on ne peut jamais traiter d’un sujet à fond comme on le souhaiterait, en plus du fait de décevoir et mécontenter tout le monde, si l’on veut être objectif.
En revanche, je partage à 200% votre opinion sur la presse et ses carences, déjà soulignées par Nemausus dans son post (26). En France malheureusement, plus encore qu’ailleurs, en raison de la Révolution qui sert de mythe fondateur à notre République, les journalistes tout comme d’ailleurs l’immense majorité de la population, continuent à penser que s’il y a des problèmes dans une monarchie, c’est justement parce que c’est une monarchie. A les écouter, la première chose à faire serait d’abolir celle ci pour entrer dans la modernité et que tout se solutionne comme par magie. J’ai bien peur que ce genre de raisonnement stupide ne soit pas près de disparaitre.
Je suis moi aussi toujours très choqué de voir le Maroc mis dans le même sac que ses voisins, de la même façon que je suis consterné de voir les monarchies du golfe comparées à l’Iran ou à la Syrie, même si tout n’y est pas rose. En effet, il ne s’agit pas non plus de tomber dans l’excès inverse.
La source du problème vient assurément de la formation de ceux ci. Je ne sais pas exactement en quoi elle consiste, mais j’ai l’impression qu’elle met beaucoup trop l’accent sur la forme et pas assez sur le fond, qu’elle est également bien trop pauvre en enseignement de l’Histoire qui est pourtant indispensable pour aborder la géopolitique. En outre, on voit encore trop souvent des journalistes colporter des lieux communs, des clichés, des idées toutes faites, sans prendre le recul nécessaire pour les relativiser et éventuellement les corriger, tout cela à cause d’un manque évident de culture générale.
Comme vous le soulignez, c’est exaspérant au possible.
Layla (33)
Effectivement, je comprends mieux à présent. De mon coté, je n’avais pas connaissance d’anecdote de ce genre. J’avais juste entendu qu’après les concessions faites par la famille royale, les manifestants chiites se sont mis à demander l’abolition de la monarchie sous prétexte notamment que le premier ministre n’avait pas été renvoyé.
Mais ce que vous me dites ne me surprend pas, car comme je le disais dans mon post (28), je ne crois pas du tout à la compatibilité des revendications politiques des manifestants chiites avec l’existence d’un régime monarchique. Je suis convaincu que les manifestants chiites veulent le pouvoir pour eux seuls. Ils savent parfaitement que réclamer l’abolition de la monarchie serait extrêmement mal perçu et les couperait tant de la minorité sunnite que de la frange des chiites fidèle au roi, du coup, ils misent tout sur les revendications démocratiques, sachant parfaitement que l’application au pied de la lettre d’une démocratie à l’occidentale, leur donnerait un pouvoir absolu leur permettant de se débarrasser de la monarchie.
C’est pour cela qu’on peut parler de jeu de dupes, avec l’influence de l’Iran que l’on devine en coulisses.
Voila pour ce soir… et pour moi aussi, cela a été un plaisir d’échanger avec vous ;)
Agnes (34)
Ce que vous me dites de la progéniture Khadafi ne m’étonne pas du tout. C’est une illustration supplémentaire du proverbe disant que « les chiens ne font pas des chats ». Evidemment, chaque règle a ses exceptions, mais je pense qu’ici, on n’est pas près de les trouver. lol
Bonne soirée à tous ;)
Panthelias
29 mars 2011 @ 21:15
Jausten (35)
Qui donc ? et pourquoi ? :)
Khomeiny ? Si c’est à lui que vous pensez, je suis d’avis que de son vivant, il savait déjà que ce qu’il faisait était mal, mais l’obsession du pouvoir chez certains peut être tellement forte, qu’il n’existe plus aucun garde fou efficace.
De là où il est, je suis sûr que ce qui se passe actuellement ne le surprend pas le moins du monde.
Si par contre vous pensiez au Shah, là aussi, il savait sûrement de son vivant que l’avenir lui donnerait raison. Qui était mieux placé que lui pour savoir cela… personne.