Béatrice, Marie, Guillemine, Huguette Pasquier de Franclieu est née le 24 octobre 1941 à Neuilly-sur-Seine, près de Paris. Elle est la fille du comte Bruno de Franclieu et de Jacqueline Terisse. La famille Pasquier de Franclieu est une Maison noble d’extraction connue depuis plus de quatre siècles en Ile de France puis en Bigorre, qui a reçu le titre de marquis en 1767. Béatrice de Franclieu est la seconde de trois filles. Sa soeur Chantal est née en 1939 et son autre soeur Yolande est née en 1943.
Béatrice est âgée d’à peine 3 ans lorsque son père est assassiné à la Libération par les FTP le 15 septembre 1944. Quelques années plus tard, la comtesse Bruno de Franclieu se remarie avec Monsieur Michel O’Neill, un homme d’affaires et directeur d’une entreprise de matériel électronique. Béatrice vit à Neuilly dans l’hôtel particulier de son beau-père, entourée de ses deux soeurs et de ses trois demi-frères Eric, Jacques et Pascal O’Neill.
Beatrice de Franclieu poursuit une scolarité classique d’abord au Couvent des Oiseaux, puis au Sacré-Coeur de Grenoble non loin du château de Longpra, propriété de sa grand-mère Franclieu puis au Sacre-Coeur de Lyon. Elle continue sa scolarité au couvent des Oiseaux et termine par l’école Merrymount de Neuilly-sur-Seine. A l’âge de 19 ans, Béatrice quitte la France pour l’Angleterre afin de perfectionner son anglais. De retour en France, Beatrice choisit de travailler et devient journaliste pour le compte du quotidien de mode americain « Women’s Wear Daily ».
A l’âge de 25 ans, la jeune fille rencontre lors d’un bal à Vaux-le-Vicomte le prince Michel de France ami d’un de ses cousins. Les jeunes gens tombent follement amoureux l’un de l’autre. En raison des circonstances de la mort du père de la jeune fille, le comte de Paris refuse de donner le consentement à son fils. L’oncle de Béatrice est reçu au Coeur-Volant et le prince lui assure qu’il n’a rien à reprocher à Béatrice ni a sa famille. Le prince Michel et Béatrice décident de passer outre et veulent se marier. La mère de Béatrice s’aligne sur la décision du comte de Paris et sa grand-mère ne lui permet pas de célébrer le mariage au château de Longpra.
Le prince Michel épouse Béatrice de Franclieu religieusement le 18 novembre 1967 en l’église Notre Dame des Flots d’Ain-Diab près de Casablanca au Maroc dans la plus stricte intimité. Seul le duc de Nemours (fils du duc de Vendôme et de la princesse Henriette de Belgique) a fait le déplacement pour entourer son petit-neveu. Après un court voyage de noces dans le sud marocain, le jeune couple s’installe à Casablanca où le prince Michel travaille comme attaché de direction.
La princesse Béatrice met au monde une fille prénommée Clotilde un an après son mariage et suit son mari en Angleterre. La princesse Adelaïde nait en 1971 suivi du prince Charles-Philippe en 1973. A cette date, les princes quittent l’Angleterre pour Madrid en raison d’une mutation professionnelle du prince Michel et se réconcilient avec le comte de Paris. Le 10 décembre 1976, Monseigneur accorde le titre de comte d’Evreux au prince Michel. La comtesse d’Evreux met au monde un second fils Francois le 10 février 1982 et débute une carrière professionnelle en 1985 chez Christian Dior.
Le comte et la comtesse d’Evreux se séparent en 1992, le prince Michel dépose une demande de séparation en 1994 et rentre en France. La princesse Beatrice reste a Madrid avec ses enfants et devient directrice générale de Dior pour l’Espagne et le Portugal.
Le prince Michel et la princesse Béatrice se retrouvent pour le mariage de leurs trois aînes et restent proches. La princesse Béatrice conserve des liens avec chaque membre de la Maison de France et participe aux événements familiaux en compagnie de ses enfants. La princesse Beatrice vit toujours à Madrid et reçoit ses huit petits-enfants dans sa demeure de vacances chaque été au bord de la mer. La princesse sera grand-mère pour la neuvième fois en février prochain puisque sa belle-fille Diane, duchesse d’Anjou et de Cadaval attend son premier enfant pour cette date. (Copyright photo : Getty images – Merci à Charles)

Charles
24 octobre 2011 @ 22:21
La famille Pasquier de Franclieu est illustre et le comte de Paris ne trouvait rien a redire concernant une alliance avec un membre de cette famille dont la filiation est prouvee depuis Charles, Seigneur de Franclieu, archer des Ordonnances du roi pour la compagnie de Monsieur de Montmorency qui servit dans les guerres d’Italie en 1520, 1530 et 1540, puis Gentilhomme ordinaire de Francois, duc d’Alencon, frere d’Henri III.
Jean, Charles Pasquier, ne en 1724, fut capitaine de cavalerie, Chevalier de Saint Louis et fut fait Marquis en 1724 par lettres patentes delivrees a Compiegne en juillet 1767 et enregistres au Parlement de Toulouse le 3 septembre 1767.
Il laissa deux fils Francois, capitaine au regiment de Bourbon-Dragons, mort sans descendance en Emigration et Jean Anselme, capitaine au regiment Royal-Cravatte, chevalier de Saint Louis qui fit toutes les campagnes de l’Emigration en Espagne.
A sa mort en 1761 le petit-fils de Jean Francois,, comte de Franclieu, Anselme (1804-1877) releva le titre de Marquis de Franclieu. Ce dernier fut elu royaliste des Hautes-Pyrenees a l’Assemblee Nationale et fut l’un des chefs de groupe catholique d’extreme-droite dit des « Chevaux-legers ». Il fut aussi senateur et grand ami du prince Henri d’Orleans, duc d’Aumale.
Cette Maison a donne des marechaux de camp, des Chevaliers de Saint Louis, un chevalier de Malte sous Louis XVI et un senateur sous Napoleon III.
On peut desormais ajouter qu’un membre de cette famille a ete l’epouse d’un
Fils de France.
Tonton Soupic
24 octobre 2011 @ 23:13
Actarus,
Je suis moi aussi un grand fan de Jennifer O’Neill, j’ai d’ailleurs vu de nombreuses fois Rio Bravo. Mais je ne vois pas ce qu’elle vient faire dans cette histoire, à moins qu’elle ait joué avec Eva Darlan, mais cela m’étonnerait…
Quoi qu’il en soit, vous avez bien raison et les enfants n’ont pas à subir les conséquences des actes de leurs parents. D’ailleurs, a-t-on jamais reproché au prince Michel l’affaire du panier de la chapelle ?
Charles
25 octobre 2011 @ 01:15
Les trois filles du feu Comte Bruno de Franclieu ont toujours su que les activites de leur pere durant la guerre et sa fin tragique les empecheraient de contracter certaines alliances. Beatrice n’est pas un cas exceptionnel, ses soeurs ont connu la meme situation.
C’est pourquoi Beatrice trouva non seulement normal que le Comte de Paris ne veuille pas entendre parler d’un mariage entre son fils Michel et elle-meme, mais n’aura aucune amertume pour le Chef de la Maison de France, qu’elle appreciait et respectait.
philippe h
25 octobre 2011 @ 15:19
Les commentaires de Charlanges et de Charles sont très clairs et l’on peut aisèment imaginer que , si la mère et la grand-mère de la comtesse d’Evreux ont suivi la position du comte de Paris, ce n’est pas par une quelconque allégeance ou une soumission passive au chef de la Maison de France, mais bien parce qu’il existait au sein de cette illustre famille un lourd contentieux en relation avec les événements de la dernière guerre. Les propos de la comtesse d’Evreux que rapporte dans son ouvrage Vincent Meylan illustrent bien cette réalité.
Par ailleurs, je ne peux que recommander la visite du château de Longpra, en Isère, demeure de la famille Pasquier de Francleu.
Sylvie-Laure
25 octobre 2011 @ 07:05
Une belle rétrospective, de la vie de Madame la Comtesse d’Evreux, qui a de beaux enfants.
Ma mère avait une phrase, qui fait réfléchir, sur les hommes et les femmes sous l’occupation Nazie..
Elle disait « il y a eu autant chez nous à cette époque, autant de bons Allemands que de mauvais Français » et je crois que ma mère formulait ainsi, ce que beaucoup pensaient bien sincèrement.
Sophie2
25 octobre 2011 @ 10:57
Quelqu’un serait-il si ces deux soeurs sont mariées?
Tonton Soupic
25 octobre 2011 @ 13:13
Oui, quelqu’un le sait-il ? Cela m’intéresse aussi. J’en prendrais bien une comme seconde épouse.
Actarus
25 octobre 2011 @ 16:02
Tonton Soupic, êtes-vous veuf ou polygame ? ;-)
Palatine
26 octobre 2011 @ 00:35
il y a aussi la solution « back street » .
JAusten
25 octobre 2011 @ 18:02
Qu’en penserait Tata Soupic ?
Palatine
26 octobre 2011 @ 18:08
Alexandre Dumas fils disait que la chaine du mariage est si lourde qu’il faut etre deux et parfois trois pour la porter.
HRC
25 octobre 2011 @ 11:33
pour Gustave.
Audouin donne 120000 morts par ce qu’on appelle « l’épuration », les chiffres officiels sont de 12000. Ce dernier chiffre est probablement inférieur à la réalité, le chiffre d’Audouin probablement très supérieur à la réalité, il serait bien en peine de donner le nom des victimes, alors que les 12000 ont un nom. Je répète que ce chiffre de 12000 est inférieur très probablement à la réalité.
les FTP : francs tireurs partisans, étaient les résistants-combattants à direction communiste mais certainement pas tous communistes ! certains de leurs dirigeants ont été d’ailleurs exclus après la guerre, pas pour leurs combats mais pour divergences idéologiques, politiques.
Officiellement les FTP ont fusionné avec les FFI en 1943, mais la fusion réelle ne s’est faite complètement que dans l’armée régulière constituée fin 44. Pendant la libération de Paris, le même brassard recouvrait des engagements différents, des comportement différents souvents.
L’été 44 a été une période complexe avant que l’autorité du gouvernement provisoire ne s’installe vraiment. Des groupes, parfois dits « corps-francs », parfois pas bien connus ont eu aussi des actions pas toujours revendiquées.
et ceci, Gustave, n’est pas spécifique à la France : les pays occupés comme Belgique Danemark Novège ont connu les mêmes problèmes avec des variantes, bien sûr, et la même difficulté à en faire une étude historique sérieuse, partout il a fallu attendre que le temps permette plus d’objectivité.
je dis bien plus d’objectivité, ce qui est très difficile pour les périodes qui ressemblent à des guerres civiles.
HRC
25 octobre 2011 @ 14:08
je crois devoir préciser que le mot « corps-francs » s’applique à des groupes de combat de choc, pas à un choix politique. On dirait aujourd’hui commandos, je crois.
Audouin
25 octobre 2011 @ 15:26
Vous avez raison, HRC. J’ai commis un lapsus calami: le chiffre de 120 000 concerne, non le nombre d’exécutions sommaires mais celui des personnes jugées à la Libération par des cours de justice constituées à la hâte.
L’épuration sauvage n’en demeure pas moins impressionnante: entre 8000 et 12000 Français et Françaises, selon les sources, passées par les armes sans jugement.
Audouin
HRC
25 octobre 2011 @ 19:24
j’apprécie la rectification.
*Gustave
25 octobre 2011 @ 16:13
Je vous suis reconnaissant, merci de m’éclairer. Je lis en ce moment La Vie des Français sous l’Occcupation de H Amouroux. J’en ai des cheveux gris.
HRC
25 octobre 2011 @ 19:28
le vivre fut pas mal non plus….
Michael
25 octobre 2011 @ 16:36
http://www.vanitatis.com/noticias/2011/10/25/rios-de-champan-en-el-cumpleanos-gitano-de-beatrice-dorleans-16283/
voici un lien qui relate l’anniversaire de Madame la Comtesse d’Evreux. On y apprend que Madame a décrété quatre jour à Marbella pour fêter son anniversaire en compagnie des ses quatre enfants. Ces derniers sont venus de France, d’Angleterre, de Portugal et des Etats-Unis. La fête était intime, il ne faut pas oublier les deux chiens beagle de la Princesse avec lesquels elle voyage. Parmi les cadeaux qu’elle a reçu, on peut voir des livres, un bouquet de fleurs, un pendentif et un billet pour l’opéra de Gênes. La petite s’est rendue à club de Marbella où le responsable du lieu a offert un menu français à la Princesse. Ils ont alors ouvert une bouteille de Champagne, veuve Cliquot.
Il ne nous reste plus qu’à souhaiter un joyeux anniversaire à la princesse Michel de France.
Charles
25 octobre 2011 @ 19:25
La famille de Franclieu entretient d’excellents rapports avec la Maison de France.
Le prince Michel de France etait d’ailleurs un grand ami du propre cousin de sa future epouse.
Le 8 octobre dernier Yolande de Franclieu, propre soeur de la comtesse d’Evreux, a tenu a participer aux festivites Eudoises en hommage a la comtesse de Paris defunte.
Yolande de Franclieu etait assise lors de la conference et de l’assemblee Generale au premier rang du theatre du chateau au cote de la famille royale. Elle etait placee a la droite du baron Francois-Xavier de Sambucy lors du diner de cloture.
Yolande s’est entretenue un long moment avec le Chef de la Maison de France et a dit l’attachement que sa mere Mme O’Neill et elle avait pour la defunte comtesse de Paris.
La soeur de la comtesse d’Evreux a meme achete a la boutique du chateau quelques souvenirs lies a la comtesse de Paris.
Un petit Belge
25 octobre 2011 @ 21:02
Même s’ils gardent de l’estime et du respect l’un pour l’autre, je ne comprends pas pourquoi ce couple ne divorce pas. La situation est désormais bien connue de tous. Le prince Michel a refait sa vie et apparaît régulièrement en public aux côtés de sa nouvelle compagne.
Caroline
25 octobre 2011 @ 23:33
A ‘Un petit Belge’,je me suis pose la meme question que vous dans mon commentaire precedent! Peut-etre,la comtesse d’Evreux ne veut pas perdre son titre de noblesse si elle divorce officiellement de son mari!
marie-françois
25 octobre 2011 @ 23:13
Et pourquoi voulez vous qu’ils divorcent à 70 ans ? pour se remarier ?
Soyez un peu sérieux !
Caroline
26 octobre 2011 @ 10:30
A Marie-Francois,ils devaient divorcer depuis 19ans puisqu’ils se sont deja separes en 1992!
Nemausus
31 octobre 2011 @ 21:25
Ben la duchesse d’Albe l’ayant fait, pourquoi pas Béatrice d’Orléans ? :D
surtout qu’il me semble que l’éphèbe qui l’accompagnait à la dernière soirée de la Jet-set ferait très bien l’affaire non ? ;)
Mary
27 octobre 2011 @ 18:41
Bon Anniversaire!
Et quelle jolie femme,à 70 ans!
Gilles
31 octobre 2011 @ 14:48
S’ils ne divorcent pas…c’est peut etre aussi tout simplement qu’ils ont le respect du rang auquel ils appartiennent….c’est un peu demodé…mais Mon Dieu, si le Comte de Paris actuel en avait fait autant, le Maison de France n’en serait pas là…