
À 94 ans, Nadine de Rothschild reprend la plume. Le 4 novembre prochain, Fayard publiera « Femmes, femmes, femmes – Lettres choisies », un livre dans lequel elle s’adresse aux grandes figures féminines qui ont traversé sa vie ou éveillé sa curiosité.
De Jackie Kennedy à Kim Kardashian, de Maria Callas à Brigitte Macron, la baronne n’a manifestement rien perdu de son goût pour les femmes de caractère.
On la croyait devenue discrète, retirée du grand théâtre médiatique qu’elle avait si longtemps fréquenté. Mais à 94 ans, Nadine de Rothschild n’a pas dit son dernier mot.
Le 4 novembre prochain, elle effectuera un retour remarqué en librairie avec Femmes, femmes, femmes – Lettres choisies, publié chez Fayard.
Le titre lui ressemble. Trois « femmes », comme une déclaration d’amour à celles qu’elle a observées toute sa vie, mais aussi comme un clin d’œil à une existence passée au milieu de personnalités hors du commun.
Le principe du livre est original : et si les femmes les plus célèbres du monde recevaient une lettre de Nadine de Rothschild ?
La galerie promet d’être étonnante. Jackie Kennedy, Maria Callas, Audrey Hepburn, Catherine Deneuve, Sylvie Vartan, Brigitte Macron, Melania Trump ou encore Kim Kardashian figurent parmi les destinataires annoncées.
Certaines appartiennent à l’Histoire, d’autres à notre époque ; certaines ont croisé personnellement la route de Nadine de Rothschild, d’autres ont simplement éveillé son intérêt.
Il ne s’agit donc ni tout à fait de Mémoires ni d’un traité de savoir-vivre supplémentaire. À travers cette correspondance imaginaire, Nadine de Rothschild convoque ses souvenirs et ses rencontres, livre des confidences et porte son regard sur la célébrité, le pouvoir, la séduction et l’art de vivre.
Fayard promet une Nadine qui « s’enthousiasme ou égratigne ». Une formule qui laisse espérer quelques coups de griffe derrière les bonnes manières. L’éditeur souligne également qu’elle a personnellement connu la plupart de ces femmes, certaines ayant même compté parmi ses amies.
Car Nadine de Rothschild possède un privilège devenu rare : elle peut raconter de l’intérieur un monde qui, pour une large part, n’existe plus.
Née Nadine Lhopitalier en 1932, elle avait commencé comme actrice sous le nom de Nadine Tallier avant que son mariage avec le baron Edmond de Rothschild ne fasse basculer son existence. Elle allait désormais évoluer au cœur d’une société internationale où se côtoyaient têtes couronnées, milliardaires, artistes et célébrités.
Avec les années, elle s’est elle-même imposée comme une personnalité populaire, notamment grâce à ses livres consacrés au savoir-vivre, à la séduction et aux relations entre hommes et femmes.
C’est peut-être là que réside la surprise de « Femmes, femmes, femmes ». Nadine de Rothschild ne se contente pas de regarder dans le rétroviseur.
Faire cohabiter dans un même livre Jackie Kennedy et Kim Kardashian, Maria Callas et Brigitte Macron, Audrey Hepburn et Melania Trump revient à parcourir plusieurs générations de célébrité féminine.
Et qui mieux qu’elle pour observer la transformation de ce monde ?
Nadine a connu l’époque où la réputation d’une femme se construisait dans les salons, les dîners et les pages des magazines. Elle assiste aujourd’hui à celle des réseaux sociaux, des influenceuses et des célébrités planétaires instantanées. Entre ces deux univers, elle demeure une spectatrice privilégiée.
Le livre entend justement faire apparaître, derrière les icônes, des femmes avec « leurs forces, leurs fragilités, leurs victoires et leurs blessures ».
Ce retour est d’autant plus savoureux que Nadine de Rothschild semble avoir trouvé une formule parfaitement adaptée à son personnage : écrire aux autres pour, finalement, raconter aussi un peu d’elle-même.
Car derrière chacune de ces lettres se profile nécessairement son propre parcours : celui d’une jeune femme partie de très loin, devenue actrice puis baronne de Rothschild, qui aura traversé plusieurs époques sans jamais perdre son goût de la repartie.
À 94 ans, elle revient donc avec un livre de rencontres, de mémoire et de portraits féminins.
Et lorsque Nadine de Rothschild décide de parler des femmes qu’elle a connues, admirées — ou simplement observées —, on peut raisonnablement s’attendre à ce que la conversation ne soit pas ennuyeuse. (Merci à Bertrand Meyer)
« Femmes, femmes, femmes – Lettres choisies », Nadine de Rothschild, Fayard, 2026, 250 p., 21,90 €
Régine ⋅ Actualité 2026, France, Livres, Rothschild 10 Comments
Dom06
28 septembre 2026 @ 06:55
Elle a du mérite à son âge un tel dynamisme elle qui a perdu son fils unique il y a quelques années.
A t elle des petits enfants?
Marie-Caroline de Bretagne *
28 septembre 2026 @ 09:29
Oui Dom, la baronne a quatre petites-filles avec lesquelles elle est fâchée ou en froid à la suite de son conflit avec la veuve de son fils, Ariane.
ISA
28 septembre 2026 @ 06:58
Trump, Kardashian, Macron, Vartan etc. Dubitative quant au choix des Femmes qui ne volent quand même pas très haut …
Kalistéa
28 septembre 2026 @ 08:14
Et on espère qu’elle n’a pas oublié SM la reine tout court , grande lectrice et influenceuse , cavalière intrépide et patiente , un bon numéro !
CAROLINE VM
28 septembre 2026 @ 08:33
Une fin de vie bien solitaire…
Je doute que la baronne ait compté beaucoup d’amies parmi elles…les relations humaines ne semblent pas son fort…
Roxane
28 septembre 2026 @ 08:40
Est-ce que cet article a été rédigé avec l’aide de l’IA ? …. 🤔
Gilles de Bise
28 septembre 2026 @ 08:43
Nadine vit l’enfer avec les refus de sa belle-fille. Elle n’a pas pu voir ses petites-filles depuis des années. Nadine réclame une partie de la précieuse collection d’œuvres d’art de son défunt mari Edmond de Rothschild (située au château de Pregny à Genève) pour y créer un musée public. Refus systématique d’Ariane.
Louise.k
28 septembre 2026 @ 08:52
Non, merci, les éditions Fayard ne rentrent pas chez moi, c’est un choix , je m’y tiens et je l’assume.
Bonne journée ensoleillée à tous.
* cela dit, j’aime beaucoup Nadine de Rotchild.
Marie-Caroline de Bretagne *
28 septembre 2026 @ 09:30
Avis partagé chère Louise… Et la lecture de ce livre de la sympathique baronne ne me donne pas l’impression d’être indispensable.
Robin des Bois
28 septembre 2026 @ 09:36
J’ai lu son premier opus , autobiographique. J’en ai déduit qu’elle aimait l’argent.