Un mariage d’intérêt diplomatique décidé par leurs familles et permettant ainsi au prince de devenir le beau-frère de l’empereur d’Autriche marié à Sissi, sœur de Marie Sophie.
Marie Sophie n’a que 19 ans lorsqu’elle devient reine à la mort de son beau-père. Un an plus tard, le royaume est envahi par les troupes de Garibaldi dans la perspective de la réunification italienne qui verra le roi Victor Emmanuel devenir roi d’Italie.
La jeune reine passe des fastes du palais royal de Naples, de ceux de Capodimonte et Caserte à un casemate sur l’île de Gaète où le couple royal a trouvé refuge.
Un siège de plus de 100 jours sous le tir continu des obus de l’ennemi. Face à un mari indécis, peu sûr de lui et falot, la reine devient la « reine soldat ».
Parcourant les ruelles de cette île où typhus et dysenterie font des ravages, au chevet des blessés et forçant l’admiration par sa présence continue. Elle est à ce moment-là l’héroïne, la résistante. Sa popularité dépasse les frontières italiennes. Dans sa patrie bavaroise, on la surnomme désormais « L’Aigle de Bavière ».
Le siège de Gaète prend fin après que les bombardements aient fait exploser un entrepôt de munitions, ravageant en février 1861 ce qui restait encore. Les ex-souverains trouvent refuge à Rome où la famille possède le Palais Farnèse.
Marie Sophie qui a vécu sur le front, s’ennuie vite de cette nouvelle vie d’exilée et de mondanités. Son mariage est malheureux (il n’a alors pas encore été consommé). On établit que c’est entre juin et décembre 1861 qu’elle fait la connaissance d’Emmanuel de Lavaÿsse-Chateaubourg qui est engagé comme zouave pontifical.
De cet amour clandestin dans la Ville Eternelle naît une fille en novembre 1862 au couvent de Augsbourg. L’auteur de cet ouvrage « Le secret de la reine soldat. L’extraordinaire sœur de Sissi », Lorraine Kaltenbach a déniché des archives familiales à la faveur de travaux au château de Garrevaques, propriété de ses cousins. Son arrière-grand-mère était la cousine de Daisy, l’enfant cachée de la reine Marie Sophie.
Emmanuel de Lavaÿsse est né en 1837. Il mène une vie aristocratique au château de Camaldules près de Paris ou dans l’appartement familial du Faubourg Saint Honoré mais il a soif d’aventure et c’est ainsi qu’il se retrouve au service du pape à Rome.
Sans lever davantage le voile sur le récit, Daisy (de son nom officiel marie Louise) est morte avant sa mère qui assiste à ses funérailles à Paris. Marie Sophie retourna vivre auprès de son époux et vécut à Paris. Devenue veuve en 1894, elle mena une vie mondaine et s’éteignit en 1925.
Marie Sophie et Emmanuel gardèrent-ils le contact ? Qui éleva Daisy ? A découvrir dans cet ouvrage à la plume raffinée et élégante.
« Le secret de la reine soldat. L’extraordinaire soeur de Sissi », Lorraine Kaltenbach, Editions du Rocher, 2021, 304 p.
« Le secret de la reine soldat. L’extraordinaire soeur de Sissi », Lorraine Kaltenbach, Editions du Rocher, 2021, 304 p.
Maria
26 février 2021 @ 23:00
Interessante libro vorrei leggerlo, cercherò la versione in italiano ,che forse ancora non c’è?! Tanti bei libri in lingua italiana non ci sono purtroppo! Traduco con google:Livre intéressant que j’aimerais lire, je vais essayer la version italienne, qui n’est peut-être pas encore là?! Malheureusement, il n’y a pas beaucoup de beaux livres en italien! Je traduis avec Google
Maria
26 février 2021 @ 23:10
Italia unita si ma …ogni volta che leggevo di queste famiglie e in particolare dei Borbone due Sicilie di cui forse ho letto di più ,mi è dispiaciuto della perdita del loro paese e forse mi dispiace ancora di più oggi che ho capito che il risorgimento non era come certi hanno voluto fare sembrare ( e non alludo solo ai Di Savoia che non sono il peggiore di tutti i mali)! Traduco con google:L’Italie unie oui mais … chaque fois que je lis sur ces familles et en particulier sur les Bourbons deux Siciles dont j’ai peut-être lu plus, je suis désolé pour la perte de leur pays et peut-être je suis encore plus désolé aujourd’hui d’avoir compris que le Risorgimento n’était pas aussi certain qu’ils voulaient le faire paraître (et je ne parle pas seulement des Di Savoia qui ne sont pas le pire de tous les maux)! Je traduis avec Google
Florence Bouchy-Picon
11 mai 2022 @ 00:08
Si vous voulez vous plonger dans la fin du Royaume des Deux Siciles , vous pouvez revoir sur Netlix l’admirable « Guépard » de Lucchino Visconti d’après le livre de Lampedusa. Sur la fin d’une certaine société aristocratique et l’arrivée d’une autre plutôt profiteuse et sans scrupules « Nous étions des lions et des guépards, voici le temps des hyènes et des chacals » dit le Prince Salina. A mon avis le Risorgimento a été autant dommageable à la Sicile qu’à l’Italie du Nord.
Alvise Badoer
11 mai 2022 @ 13:09
Pour qui serait intéressé par la vie exceptionnelle de la reine Maria Sofia, se reporter au nouveau livre de Aurelio Musi (Maria Sofia, l’ultima regina del sud). Il écrit notamment «Le crépuscule du siècle fut très douloureux pour Maria Sofia qui perdit ses parents en 1888 et 1890, son époux François II des Deux Siciles en 1894, la duchesse d’Alençon en 1897… L’année suivante sa sœur Elizabeth est assassinée par l’anarchiste Louis Luchéni. Maria Sofia s’installe alors à Neuilly-sur-Seine y nourrissant une revanche contre les usurpateurs. Après l’assassinat d’Umbert Ier (29 juillet 1900), elle est soupçonnée d’avoir participé à la préparation de l’attentat qui réunit légitimistes bourboniens et anarchistes italiens (notamment le régicide Gaetano Bresci, Errico Malatesta). Le complot fut reconstitué en détail par Benedetto Croce dans un article publié dans « La Stampa » en 1926. Et sur la base de ces soupçons, le président du Conseil italien Giolitti obtint que Maria Sofia soit admonestée par l’empereur d’Autriche et par le gouvernement français. Lorsque la Grande Guerre éclate, elle retourna en Bavière et, après la bataille Caporetto, porta secours aux prisonniers italiens, dont beaucoup venaient du sud de la Péninsule»
Au risque de ne pas etre publié, l’invasion piémontaise des Deux Siciles (et autres etats de la péninsule) nous reporte à une horrible actualité…