Résumé : « 1969, Verrières-le-Buisson. Louise de Vilmorin accueille André Malraux dans sa demeure familiale. Trente ans après leur relation passionnée, l’écrivain, ancien ministre gaulliste, isolé et fatigué, trouve refuge auprès de son amante. Celle dont il avait encouragé la vocation littéraire est à présent devenue poétesse et romancière, et reçoit le tout-Paris dans son mythique salon bleu.
Entre passé et présent, le roman retrace la naissance de leur liaison dans le Paris mondain des années 1930, où l’on croise Saint-Exupéry, Gide, Cocteau… tandis que l’Europe glisse vers le chaos. Tous deux engagés dans des vies conjugales parallèles, ils durent se quitter et affronter des drames avant de renouer des décennies plus tard.
Dans la maison de Verrières, ils essaient de reconstruire une complicité entre nostalgie et illusion romantique, mais l’humeur sombre de Malraux, toujours hanté par ses démons, épuise le coeur de Louise, qui exige une présence perpétuelle et une légèreté que l’écrivain est incapable de lui offrir.
À travers cette relation faite de fascination, d’orgueil, de désir et de blessures, Les Amoureux de Verrières dresse le portrait incandescent de deux figures majeures du xxe siècle ».
« Les amoureux de Verrières. Louise de Vilmorin-André Malraux. Une passion au long cours », Maryline Martin, Editions du Rocher, 2026, 208 p.
milou
19 octobre 2026 @ 06:04
Pour ma pile en attente!
Merci!
Visder
19 octobre 2026 @ 07:33
Au dela de l image du vieux couple qui se « retrouve » , il s agit plutot de deux epaves qui pour des raisons differentes trouvent interet a terminer ensemble le parcours. elle,sans argent,finance son train de vie de Verrieres et profite de la reputation du ministre lui, vieilli et valetudinaire trouve un cadre pour terminer ses jours dans le cenacle de Louise la mondaine ou il peut perorer a l envie, entre deux tics et cigarettes Verrieres fut une residence senior avant la lettre
Marie-Caroline de Bretagne *
19 octobre 2026 @ 09:07
Les quelques biographes de Louise de Vilmorin s’accordent pour dire que, derrière l’éternel sourire de façade, la romancière ne fut finalement pas si heureuse durant ces dernières années à Verrières, aux côtés d’André Malraux. Dépressif depuis la mort de ses fils, agacé par l’apparente superficialité de Louise, le grand homme n’était ni très attentionné ni très facile. Cela ne l’empêcha pas de s’effondrer à la mort de la si charmante Louise. Une nièce de cette dernière, Sophie de Vilmorin, petite-fille supposée du roi Alphonse XIII, devint son ultime compagne. Son livre, Aimer encore – André Malraux 1970-1976, Paris (Gallimard), 1999, démontre que Malraux, solitaire et malheureux puis de nouveau amoureux, s’était adouci auprès de cette belle compagne dévouée qui, sans être dénuée de personnalité, était plus réservée que sa tante et n’avait pas comme elle ce besoin d’exister et de plaire qui rendait Louise parfois exaspérante aux yeux de certains.