Descriptif : « Une véritable saga à la découverte de 29 sultans et 3 rois racontée par Stéphane Bern. La monarchie marocaine est l’une des plus anciennes au monde. Elle trouve ses racines en 789 avec Idriss Ier et a été incarnée au fil des siècles par les figures de sultans de plusieurs dynasties – Almoravides, Almohades, Mérinides, Saadiens – jusqu’à l’ascension de la dynastie alaouite en 1666 avec Moulay Rachid, un descendant d’Ali, gendre et cousin de Mahomet, prophète de l’Islam.
C’est pour cette raison que l’actuel souverain du Maroc, le roi Mohammed VI, est commandeur des croyants, héritier d’une monarchie au pouvoir spirituel et temporel.
Stéphane Bern raconte ici l’épopée de la dynastie alaouite qui, en près de quatre siècles d’histoire, a façonné le pays, évoluant d’un sultanat traditionnel à un royaume moderne, notamment depuis l’indépendance du pays en 1956.
Grâce aux personnalités auxquelles il a eu accès au cœur du sérail, Stéphane Bern a pu dresser le portrait de Mohammed VI qui, en vingt-sept années de règne, a opéré des transformations profondes dans son royaume« .
« Mohammed VI. Héritage et destin de la monarchie alaouite », Stéphane Bern, Albin Michel, 2026, 368 p.
Auberi
8 octobre 2026 @ 12:33
Monarchie marocaine la deuxième plus ancienne au monde derrière le Japon
Passiflore
8 octobre 2026 @ 12:48
Sous le règne de Louis XIV d’intenses échanges diplomatiques se firent avec le sultan alaouite Moulay Ismaïl (1645-1727), en particulier le traité de 1682. Ce traité d’amitié et de commerce fut conclu pour apaiser les tensions liées aux attaques des navires français par la marine marocaine et pour négocier le sort des prisonniers des deux camps. L’article 7 du traité fixait, notamment, le rachat des captifs à 300 livres par pièce.
Moulay Ismaïl demanda la main de Marie-Anne de Bourbon (fille de Louise de La Vallière), princesse de Conti, fille légitimée de Louis XIV, que l’ambassadeur du Maroc avait admirée lors d’un bal à Saint-Cloud, en 1698. Louis XIV ne voulut pas unir sa fille à un souverain pratiquant la polygamie. Pour ne pas le froisser, le roi lui envoya des cadeaux dont quatre horloges comtoises, transmises par Colbert, qui se trouvent dans le mausolée de Moulay Ismaïl, à Meknès.