
Le 22 juillet 1978 en la chapelle du château d’Artstetten, la duchesse Anne-Charlotte (dite Anita) de Hohenberg, fille de feu le duc François-Ferdinand de Hohenberg et de la princesse Elisabeth de Luxembourg, a épousé le comte Romée de La Poëze d’Harambure, fils du comte Bertrand de La Poëze d’Harambure et de Jeanne de Chabrillan.
Anita de Hohenberg descend par son père de l’archiduc François-Ferdinand assassiné à Sarajevo en 1914. Son père le duc François-Ferdinand est le fils du duc Maximilien (fils de l’archiduc François Ferdinand et de la princesse Sophie de Hohenberg) et de la comtesse Marie Elisabeth de Waldburg. Sa mère la princesse Elisabeth de Luxembourg est la fille de la grande-duchesse Charlotte et la soeur du grand-duc Jean de Luxembourg.
La père d’Anita étant décédé inopinément en 1977 des suites d’une crise cardiaque, c’est son oncle le duc George qui la conduisit à l’autel. Le duc qui est devenu suite au décès de son frère le Chef de famille, est à cette époque ambassadeur d’Autriche en Tunisie.
La mariée qui a hérité du château d’Artstetten où sont enterrés l‘archiduc François Ferdinand et son épouse, porte une création de Riffault et un diadème de diamants appartenant à la famille.
Parmi les invités, on notera la présence du grand-duc héritier Henri de Luxembourg, des princesses Margaretha et Marie Astrid de Luxembourg, de la comtesse de Clermont et de plusieurs membres de la famille impériale d’Autriche.
La duchesse Anita avait suivi l’année précédente des cours en ébénisterie à Paris, logeant durant cette période chez la comtesse de Clermont et étant devenue très proche de la princesse Marie de France.
Le couple aujourd’hui divorcé, a eu 4 enfants : Gaetan, Alix, Gabriel et Raoul.(Copyright photo : Point de Vue n° 1567)
palatine
1 juillet 2010 @ 09:04
Laurent F, ah je me marre, avec tous ces nombreux archiducs et archiduchesses, avec ma mémoire défaillante, je ne pouvais vraiment pas me rappeler qui etait qui. Naus c’est sur qu’il y en avait une belle floppée. Mais pour la montre, je suis pratiquement sure que j’ai raison. Je suis d’accord pour la dame, c’était une femme bien et l’empereur a fini par s en rendre compte.
palatine
1 juillet 2010 @ 09:04
pardon, Non, c est sur
palatine
1 juillet 2010 @ 10:12
Laurent F, ah je me marre, avec tous ces nombreux archiducs et archiduchesses, avec ma mémoire défaillante, je ne pouvais vraiment pas me rappeler qui etait qui. Naus c’est sur qu’il y en avait une belle floppée. Mais pour la montre, je suis pratiquement sure que j’ai raison. J’ai deux sources qui parlent d’une montre, et c est logique. Un homme ne met pas de medaillon. Je suis d’accord pour la dame, c’était une femme bien et l’empereur a fini par s’ en rendre compte.
Tout de meme, quelle époque ! Une comtesse tcheque de tres bonne et ancienne famille qui se voit traitée ainsi ! L’amoureux a bien fait de persister dans son choix, car vu ce qui est arrivé, il aura eu au moins une bonne dizaine d années de bonheur, qu’il n’aurait surement pas eu avec un mariage « arrangé » .
palatine
1 juillet 2010 @ 10:13
pardon encore, mon ordi cafouille ce matin
Hélène
1 juillet 2010 @ 10:44
Palatine et Laurent F
François-Ferdinand jouait au tennis,et avait retiré sa montre gousset
pour être plus confortable.Le serviteur qui range le vestiaire la retrouve et l’apporte à sa maîtresse.
Une montre en or, suspendue à une chaine à laquelle sont accrochées quelques breloques, un sceau,un coupe- cigares et un petit médaillon fermé.
Tiré du livre François-Ferdinand d’Autriche de Mayerling à Sarajevo de Jean-Louis Thiériot.
martine
1 juillet 2010 @ 10:48
Laurent F
Palatine a raison,ce n’est pas un médaillon,mais une montre à gousset(avec chaîne)que l’archiduc Français-Ferdinand avait oublié…chez cette femme(cousine par alliance,je crois)mère de 7 filles(une décédée jeune) et dont 3 à marier.
Mal lui en pris sa curiosité d’ouvrir la montre en croyant trouver une photo d’une de ses 3 filles à marier,la déception se transforma en haine et elle alla dénoncer »cette fréquentation…scandaleuse »à l’empereur François-Joseph 1er qui n’était pas au courant et à savourer jusqu’à la fin les humiliations faite à son ancienne dame d’honneur durant le mariage de cette dernière.
martine
1 juillet 2010 @ 10:52
Erreur de frappe:
« François-Ferdinand » et non…Français-Ferdinand,désolée
palatine
1 juillet 2010 @ 11:20
Le Regent-Marc, vous n’avez à vous excuser de rien. Impossible de se rappeler tout le monde.
Dites-vous aussi, que nous sommes tous ici pour nous procurer un maximum de plaisir. Chamfort et Beaumarchais ont dit des choses très justes sur les bienfaits du rire. Je connais pas mal d’histoires amusantes mais je ne suis pas un puits de science, loin s’en faut et sur ce site je m’instruis. Nous sommes tous assez complementaires. Chacun apporte sa petite pierre à l’édifice des connaissances et quand on peut rire un bon coup on ne s’en prive pas. Oui, le rire est une bonne therapie.
Merci à vous et Pierre-Yves pour vos compliments, mais on ne peut pas plaire à tout le monde. Ma fille, une juriste parisienne très BCBG , considere avec beaucoup de méfiance une mère qu’elle trouve trop excentrique. Heureusement, mon fils a l’air d’aimer ça et dit qu’il aime bcp parler avec moi.
Je pense que d’une façon ou d’une autre on est toujours seul et qu’il faut trouver sa sérénité et son bonheur en soi. Aller vers les autres aide beaucoup, et ce site est à mon avis plus qu’un rendez-vous de gens intéressés par les tenues et bijoux des princesses. Nous aimons etre entre nous et bavarder les uns avec les autres, nous amuser de nos différences voire nos petites manies, au besoin nous reconforter. Je remercie Régine qui à cet égard nous laisse bcp de marge et fait preuve de comprehension.
Bien amicalement
Palatine.
Sophie LbM
1 juillet 2010 @ 14:24
Laurent F
très juste votre remarque concernant Sophie Chotek. Il y a un siècle, Anita Hohenberg n’aurait pu épouser ni le comte Romée de La Poëze d’Harambure, ni le comte von Bardeau, sous peine de subir le même ostracisme que son arrière grand-mère. Dans le cas de celle-ci, la mise à l’écart dont elle faisait l’objet – elle ne pouvait par exemple pas assister à un spectacle à l’opéra dans la même loge que son époux – a probablement contribué à sa fin tragique car le service de sécurité à Sarajevo avait été réduit du fait de sa condition jugée « inférieure ». Et pourtant, il ne fallait pas être grand clerc pour comprendre que ce voyage était à haut risque politique, et qu’un service de sécurité renforcé était au contraire nécessaire.
Palatine, je suis d’accord avec vous sur le fait que François-Joseph appréciait la Princesse de Hohenberg. Compte tenu de la mentalité de son époque, il ne pouvait pas faire plus, car personne à la Cour n’aurait accepté de céder le pas à une dame d’honneur.
patricio
1 juillet 2010 @ 20:25
palatine,
j’ ai moi aussi lu l’ histoire de la montre mais je ne me souviens plus dans quel livre
Philippe
1 juillet 2010 @ 20:29
Je crois, Pierre-Yves, que c’est justement parce qu’on a 17 ans
qu’on est intransigeant… La maturité, et l’expérience de la vie, qui
se déroule rarement comme on l’avait prévu, rendent finalement,
et heureusement, plus conciliant…
Philippe
1 juillet 2010 @ 20:53
Marc Le Régent,
La lecture de votre dernier message ne m’as pas étonné. J’étais
certain qu’au fond vous vous sentiriez un peu blessé par les
échanges récents… et il ne le faut pas ! Vous n’avez rien dit
que vous ayez à regretter et vos messages étaient très dignes.
J’ai bien souri à votre commentaire doux-amer, à propos du
dîner africain des rois des Belges… Mais j’espère bien que,
contrairement à eux, vous n’aurez pas à trop réfléchir à ce
que vous pouvez dire ou ne pas dire… Eux sont, finalement,
en situation de travail, alors que vous, vous êtes ici avec des
amis !…
Bien à vous
Phil.
cisca
2 juillet 2010 @ 08:35
Merci Regine pour cet article sur Anita de Hohenberg. Je suis à la recherche de tout renseignement sur la vie de François-Ferdinand et de Sophie, livres, articles, photos etc…et j’envoie un appel aux amis du site par l’intermédiaire et avec l’aide de Regine.
Merci d’avance
palatine
2 juillet 2010 @ 08:43
Sophie LbM, 39, hier soir, j’ai réfléchi à votre commentaire qui était très « dense ».
C’est vrai que Francois Joseph était au fond un brave homme qui devait louvoyer avec les conventions de son temps et de son milieu. Moi j’ai trouvé très chic de sa part qu’il permette à sa bru Stephanie de se remarier avec son comte hongrois qu’il a d’ailleurs fait prince plus tard. Inversément, le père de Stephanie a été trop dur en n’acceptant pas ce remariage. Comme vous le savez, il n’a jamais voulu revoir sa fille. Il aurait sans doute préféré que Stephanie , veuve vers les 25 ans, vive dans ses voiles de veuve impériale jusqu’à sa mort. Alors que lui, avait une vie privée …pas du tout monacale.
Leopold II fut un grand roi pour son pays, mais quel mauvais père . Et cette obstination. de ne les faire hériter de rien de plus que ce qu’il avait reçu, lui, de Leopold Ier . Je pense que cet homme était profondément misogyne et il avait des cotés mèchants. Quand il etait jeune, Victoria sa cousine et meme le futur Edouard VII remarquent dans leur correspondance comme le jeune duc de Brabant a un caractère desagreable. Quand il fut roi, il eut un chagrin fou de perdre son fils unique, soit, mais était-ce une raison pour etre si dur avec Stephanie, et meme Clementine.
Quant à l’argent dont il a largement pourvu sa maitresse, j’en discute sur la rubrique « Dynastie Belge ». Fin édifiante !
corentine
2 juillet 2010 @ 12:56
un peu plus sur le contenu de ce pdv, reportage d’Arnaud Chaffanjon
« La princesse Anita de Hohenberg est une princesse peu connue. Son père, le duc de Hohenberg, petit-fils de l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche, est décédé subitement l’an dernier au mois d’août (aout 77 donc), le mariage fut célébré dans l’intimité familiale au château d’Arstetten en Autriche.
Anita qui aura tout juste 20ans dans quelques jours était fort jolie dans sa robe d’organza, crée à Paris par Riffault avec son diadème en brillants, souvenir de la Famille de Hohenberg, qui retenait son long voile de tulle.
C’est son oncle, le duc de Hohenberg, frère de son père et qui vient d’hériter du titre, qui la conduisit à l’autel de la petite chapelle familiale du chateau d’Artstetten (où sont enterrés l’archiduc François-Ferdinand et son épouse la comtesse Sophie Chotek, princesse de Hohenberg).
Le comte Romée de La Poeze d’Harambure, le marié, arrive au bras de sa mère, la comtesse Bertrand de La Poeze d’Harambure, née Jeanne de Chabrillan, en robe de jersey de soie drapé vert d’eau de Nina Ricci. Derrière eux, la famille entre en cortège dans l’église. C’est l’abbé Maxime de la Serre, ami de la famille qui officie.
Derrière les mariés et leur famille, un parterre d’archiduc, un bon nombre de princes du saint Empire, la comtesse de Clermont et sa ravissante fille, la princesse Marie d’Orleans, le duc Ferdinand de Wurtemberg et sa soeur la duchesse Sophie de Wurtemberg, des princes d’Arenberg, d’Auersperg et de Bavière, des princes de Croy, des princes de Ligne et des comtes de Holstein, des princes de Metternich, de Waldburg et de Schwarzenberg, des Rohan, des La Rochefoucauld, des Damas et des Villeneuve.
Après la ceremonie, avait lieu au château un déjeuner suivi d’une réunion fort sympathique qui rassembla tout le monde après le départ des mariés.
La veille, un bal familial avait déjà réuni les mariés et leur famille.
C’etait là une consécration pour une idylle qui avait vu le jour à Paris. La jeune princesse travaillait à Paris et résidait chez la comtesse de Clermont chez qui elle avait trouvé du réconfort après la mort de son père. C’est à ce moment là qu’elle fit la connaissance de Romée d’Harambure dont le sérieux et les qualités profondes fit naitre en elle des sentiments durables.
les fiançailles furent célébrées dans l’intimité au palis grand ducal de Luxembourg au mois de janvier dernier et il fut décidé d’un commun accord qu’en raison du deuil familial, le mariage serait célèbré dans l’intimité. Mais le mariage civil eut tout de même lieu à Luxembourg le samedi 15 juillet, en présence des jeunes princes de Luxembourg.
Aujourd’hui, Anita et Romée sont partis en voyage de noces. Bientôt, ils s’installeront à Paris où Romée reprendra sa place de conseiller juridique dans une banque parisienne et Anita ses études d’ébénisterie à l’école Boulle. »
les témoins d’Anita de Hohenberg sont la comtesse de Clermont et le duc de Hohenberg.
sur les photos, on reconnait : les princes Henri et Jean de Luxembourg ainsi que les princesses Marie-Astrid et Margaretha. On croise aussi une veille Dame : la comtesse Frederic de Nostitz-Rieneck, née princesse Sophie de Hohenberg, qui n’est autre que la fille ainée de l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche.
« un portrait des mariés :
Anita de Hohenberg, romantique et artiste.
La princesse Anne-Charlotte de Hohenberg, surnommée Anita dans sa famille, est née au chateau de Berg, dans le grand duché de Luxembourg, le 18/8/1958. Fille de françois-Ferdinand, duc de Hohenberg et de SAR la princesse Elisabeth de Luxembourg. Elle a une soeur Sophie née en 1960.
Anita est blonde, gaie, enjouéequi a beaucoup souffert de la mort brusque de son père, lété dernier. Le duc de Hohenberg n’avait pas 50ans quand il mourut d’une crise cardiaque le 16/8/1977. Anita a fait ses études successivement en Allemagne puis à l’école européenne de Luxembourg, enfin en Grande-Bretagne.
ses études terminées, elle est venue s’installer à Paris chez la comtesse de Clermont pour se consacre à sa passion : l’ébénisterie. Elle est entrée en 1ere année à l’école Boulle où elle aprrend l’ébénisterie, la marqueterie et la restauration des meubles anciens. C’est un choix assez inattendu pour une jeune princesse. Mais c’est tout ce qu’aime Anita. »
« Romée d’Harambure : un bucheur et un sportif :
Romée de la Poeze d’Harambure est le dernier enfant du comte Bertrand et de la comtesse née Jeanne Guigues de Moreton de Chabrillan. Il est né à Dusseldorf le 15/7/1949. Après son bac, il obtient sa licence de droit de l’université de Paris I, puis son diplôme d’études supérieures en droit privé, option « droit comparé des affaires ». Il présente deux mémoires. Il parle couramment l’anglais et l’allemand. Il a fait des stages divers dans le département international d’une grande banque de Munich en 1972, puis a été chargé de travaux dirigés à l’université Paris X. Il a crée une entreprise de presse spécialisée et d’exportation sur le Moyen orient. Il a été membre d’un cbinet de conseil juridique et fiscal international et depuis un an il est dans une grande banque privée parisienne.
mais c’est un sportif qui après s’être engagé volontaire dans les fusiliers marins, a effectué son sevice militaire comme neseigne de vaisseau au commando Trepel du gouvernement des commandos Marine. C’est un passionné de pilotage, de voile, de parachutisme, de plongée, de sports de combat.
Romée a trois frères :
-Charles-Henri, imprimeur à Nice, marié à Anne de Givel et père d’Alyette, Aymeric et Thibaud
-Guy-Raoul marié à Daisy de Montesson (fille du proprietaire de chevaux de course, le comte Pierre de Montesson) dont il a trois enfants : Marie-Astrid, Aude et Hélier. Guy-Raoul travaille avec son beau-père dans une des premières entreprises européennes de conditionnement alimentaire crée il y a 30ans par Monsieu de Montesson.
-Dominique, qui vient d’ouvrir un cabinet d’expert comptable et qui a épousé la princesse Gilonne de Caraman-Chimay d’où Etienne et Alexis.
Sophie LbM
2 juillet 2010 @ 14:09
Palatine
En effet, François-Jospeh était un homme conciliant, et de pardon. Il l’a prouvé, comme vous le rappelez justement, dans le cas de la veuve de Rodolphe, mais aussi pour d’autres membres de sa famille comme sa petite fille Elisabeth, dont la fuite et le mariage secret avec un « simple » baron fut un scandale retentissant. Frrançois-Joseph accorda à Otto von Seefried auf Buttenheim le titre de comte, en 1904 si ma mémoire est bonne. Quel contraste avec l’attitude de Leopold Ier que vous décrivez !
palatine
2 juillet 2010 @ 16:33
Corentine,45, quel exposé impressionnant, quel « name dropping », quel déballage d’altesses, d’aristocrates de haut rang, et puis les explications sur les jeunes époux qui ont vraiment tout pour s’entendre. Un vrai conte de fées à la sauce Chaffanjon-PDV. Et puis patatras, le divorce… Je n’en dirai pas plus.
Sophie LbM, je ne connais pas l’histoire de la petite-fille Elisabeth dont vous parlez, mais cette bonté à son egard ressemble bien à François-Joseph. Pouvez-vous nous en dire plus ? Cela semble très romanesque comme histoire.
Je crois que votre ordi a fourché avec les chiffres, vous vouliez surement parler de Leopold II ensuite.
Bon WE mesdames et merci pour ces explications
Palatine
Sophie LbM
5 juillet 2010 @ 19:21
Chère Palatine,
Si cela vous convient, je vous propose de répondre au travers d’un petit article. Quand au roi Léopold Ier, je le remercie de sa contribution involontaire, et m’excuse de l’avoir mêlé à une histoire dans lequel il n’avait rien à faire. En effet, il s’agit de Léopold II, comme vous l’avez souligné.