
Mariae Gloria, Ferdinanda, Gerda, Charlotte, Teutonia, Franziska, Margarethe, Frederike, Simone, Johanna, Joachima, Josefine, Wilhelmine, Huberta, comtesse de Schönburg-Glauchau voit le jour le 23 février 1960 à Stuttgart. Elle est la fille du comte Joachim de Schönburg-Glauchau et de la comtesse Beatrix Széchenyi de Sarvar-Felsövidek.
Gloria a une soeur aînée Maya et deux frères Carl-Alban né en 1966 et Alexander né en 1969. De 1965 à 1970, son père le comte Joachim qui a vu ses propriétés et ses terres confisquées en 1945, est journaliste-correspondant au Togo et en Somalie, pays où naîtront d’ailleurs ses deux fils.
De retour en Allemagne, la famille ne roule pas sur l’or et Gloria effectue comme tous les jeunes de son âge des petits boulots notamment comme serveuse.

C’est dans un bar estudiantin de Munich qu’elle rencontre le prince Johannes von Thurn und Taxis, héritier de la famille princière qui est à la base du transport de la correspondance. Le prince âgé de 54 ans, est le fils du prince Karl August et de l’Infante Marie Anna du Portugal.
Le mariage a lieu le 31 mai 1980 à Regensburg. Gloria porte une longue robe avec des volants, son voile est retenu par l’une des plus belles pièces de l’imposante collection de joyaux de la famille princière, un diadème de diamants et perles ayant appartenu à l’impératrice Eigénie.

Le couple aura rapidement 3enfants : Maria Theresia voit le jour le 28 novembre 1980, Elisabeth le 24 mars 1982 et Albert le 24 juin 1983.
Gloria mène aux côtés de son époux une vie princière dans leur château de Ratisbonne mais aussi une vie mondaine très intense, assistant à des réceptions, cocktails, défilés de mode à Paris,…

Le couple passe aussi du temps à bord de son yacht, parcourt la mer Méditerranée, la Mer Egée et les Caraïbes, organise des fêtes somptueuses à thème dans son château. La princesse est aussi une fidèle cliente des couturiers parisiens dont Christian Lacroix.




Le milieu des années 80 est rythmé par toutes ces grandes fêtes où la princesse Gloria porte des tenues de Haute Couture plus somptueuses et extravagantes les unes que les autres, le tout parée des plus beaux joyaux de la famille Thurn und Taxis. On surnomme alors la princesse, la princesse « TNT ». Elle teint ses cheveux, demande parfois même l’impossible à ses coiffeurs, notamment de lui réaliser une coiffure représentant la Tour Eiffel (ce qui ne sera d’ailleurs au final pas possible).
Mais tout s’arrête lorsque le prince Johannes est hospitalisé à l’automne 1990. Le 14 décembre 1990, le prince décède à l’âge de 64 ans. La princesse troque ses tenues de fête,son look de « punk » et prend le deuil. Elle supervise les funérailles et entoure au maximum leurs 3 enfants restés orphelins à l’âge de 10 ans, 8 ans et 7 ans.
En plus de la douleur d’avoir perdu celui qu’elle aimait et admirait tant, Gloria von Thurn und Taxis se retrouve aussi à gérer la fortune familiale jusqu’à la majorité de son fils Albert. Une fortune estimée à l’époque à 2 billions $.

Pour faire face aux droits de successions, la princesse doit prendre des décisions parfois drastiques qui lui sont sévèrement reprochées par les proches collaborateurs du prince Johannes et par la presse allemande. Mais Gloria n’en a cure, elle entend se battre pour préserver au maximum le patrimoine de son fils, quitte à sacrifier certains fleurons familiaux. Elle organise également une vente aux enchères de certains bijoux dont le diadème de l’impératrice Eugénie qu’elle portait lors de son mariage. A nouveau, la presse crie au scandale.


Mais la princesse est devenue une autre femme, plus responsable, totalement vouée à la famille Thurn und Taxis, encore davantage à ses enfants. Désormais vêtue d’élégants tailleurs classiques sombres de Chanel, un fin rang de perles autour du cou, les cheveux sagement coiffés, elle trouve la sérénité dans la Foi catholique.

La princesse a écrit plusieurs ouvrages dont l’un avec le cardinal Meisner. En 2006, la princesse Gloria crée à Ratisbonne une congrégation mariale de femmes. Unanimement saluée comme une brillante femme d’affaires, polyglotte, la princesse se consacre aussi avec enthousiasme aux arts et à la culture. Chaque année, le château Saint Emmeram de Ratisbonne accueille un festival théâtral et un marché de Noël. Le musée du trésor princier a aussi ouvert récemment ses portes.

Tous les ans, et en toute simplicité, la princesse accompagne des malades lors de pèlerinages. Elle soutient aussi la fondation « Stiftung Ja zum Leben » et la fondation « Bayerische Stiftung Hospiz ». Comme du temps du prince Johannes, des repas sont servis quotidiennement au château pour les personnes défavorisées.




Au sein du Gotha, la princesse entretient d’excellentes relations avec le duc et la duchesse de Bragance, la famille de Bavière mais aussi avec les souverains bulgares. Elle est la marraine de l’archiduchesse Gloria, fille cadette de l’archiduc Karl et de l’archiduchesse Francesca d’Autriche. (Un grand merci à Patricio – Copyright photos : Getty images, Bunte, Press Agency, Reuters, Hola, D.R.)
Anne
7 mars 2010 @ 13:19
Merci pour ce portrait et pour toutes les précisons apportées par les internautes
A Alix ,
vous évoquez ( mess 52) la foi de la duchesse Hélène en Bavière qui semble reconnue .. est-ce de la soeur de la princesse de Liechtenstein dont vous parlez .. pourriez vous précisez quels engagements religieux cette princesse a pris? Est-ce pour cela qu’elle n’est pas mariée ( consécration ?) ?
Alix
7 mars 2010 @ 18:56
Non il s’agit d’Hélène en Bavière, princesse de Thurn et Taxis, soeur de l’Impératrice d’Autriche Elisabeth.
Laure-Marie Sabre
7 mars 2010 @ 22:20
J’ignorais qu’Hélène duchesse en Bavière fût particulièrement religieuse : pouvez-vous nous en dire plus ?
Sophie2
12 mars 2010 @ 16:41
Depuis la mort de son père, ce n’est pas son frère ainé Carl-Alban le chef de la maison de Schonburg-Glauchau (il a renoncé à ses droits lors de son mariage morganatique avec Juliet Fowler) mais Alexander qui a épousé la princesse Irina de Hesse-Cassel.
Richard L
2 mars 2011 @ 15:08
J’ai l’histoire très peu ordinaire d’une nuit extra-ordinaire que j’ai passée, avec Gloria, la « Princesse Punk », au château de Versailles, en 1987. Je peux éventuellement la raconter, mais cela sera un peu long. Je ne le ferai donc que si cela vous intéresse. Richard L.
aggie
2 octobre 2013 @ 07:01
Richard ça m’intéresse énormément mais je lis votre message avec énormément de retard ; ça m’étonnerait donc beaucoup que je connaisse un jour cette histoire….
Cordialement
Emilie convers
23 août 2017 @ 10:16
Son Altesse adore porter des Gants blancs. J’aimerais tant m’agenouiller à ses pieds et me mettre à ses ordres.
LAZINIER
1 juillet 2020 @ 09:57
Bonjour,
pour plus d’infos, 2 frères Taxis, Adolph (1850-1890) et Franz (1850-1890) ont épousé 2 soeurs Grimaud von Orsay, le 1 er la ctesse Francoise (1857-1919) et le 2 ème la ctesse Thérèse (1861-1947), famille d’origine francaise des Grimaud d’Orsay.
Bien à vous.
antoine LAZINIER, descendant de cette famille
Jacmé
28 octobre 2020 @ 19:42
Le « …ils en ont bien profité… » relevé dans pas mal de commentaires me semble gros d’une forme de jalousie malsaine et d’une méconnaissance totale de l’histoire de cette famille: n’oublions pas que, depuis une époque ou la noblesse (en général) s’enrichissait en faisant la guerre (pillages, rançons, etc.), les Turn et Taxis ont crée (ou recrée puisque cela avait déjà existé dans l’antiquité) et tenacement développé un service postal, activité éminemment pacifique vouée à la communication entre les hommes. Il y a de bien pires façons de faire fortune!